Terminator Renaissance (X360/PS3)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2009
Développeur : GRIN
Editeur : Warner Interactive
Genre : TPS

Support : 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Diesel Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : co-op' à 2 en splitté
Titre alternatif : Terminator Salvation (US) - Terminator Redemption (ALT)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 870.000 (tous supports)


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Terminator
Renaissance







Il fallait
A vieux moteur 3D, graphismes dépassés. Il est temps de mettre le Diesel Engine au placard les gars
s'en douter, qui dit gros budget cinématographique dit adaptation en jeu vidéo. Et c'est encore une fois GRIN qui s'y colle, un petit suédois qui a beaucoup fait parler de lui en 2009, avec la sortie de 3 pseudo-gros jeux en 6 mois : WANTED, Bionic Commando et le présent Terminator Renaissance. Malheureusement à être sur tous les fronts en même temps et avec un développement éclair (même si le jeu a été annoncé en novembre 2007), Terminator Renaissance n'a rien du grand jeu. Pourtant, la licence promettait de grandes choses mais comme le développement n'a pas excédé l'année, le résultat est à la hauteur du travail fourni. Après WANTED sorti à la même période, voilà donc que le développeur récidive sur le thème de l'adaptation cinématographique et il est évident que Terminator Renaissance adapte sur nos machines actuelles, le film du même nom. On retrouve donc John Connors mais pas à la date du long-métrage puisque l'histoire se déroule 2 ans auparavant et qu'on verra ainsi l'ascension du futur leader. Premier regret, notre héros n'a ni la voix ni le visage de Christian Bale. 2e regret, jamais la marge entre PC et consoles n'aura été aussi mince et pourtant, quelque soit le support, les graphismes sont loin de faire l'unanimité (même si le menu des options est fort niveau design, avec sa chaîne de montage de T-800). Bourré anti-aliasing, avec des textures peu détaillées, un design vraiment peu inspiré, des animations datées... bref ce n'est pas la panacée. Allez on se dit que ce n'est pas grave, qu'après tout ce ne sont pas les graphismes qui font un jeu. On passe donc à la configuration des touches et seulement une petite poignée d'entre elles sont réclamées. Et effectivement, ça augure d'un gameplay ultra simpliste. On lance son jeu et GRIN nous offre une magnifique intro en images de synthèses, digne d'un petit spin-off de la saga. Seulement voilà, tout le budget a dû passer dans cette scène-là car toutes les autres vidéos font peine à voir. Elles sont pixélisées et franchement mal réalisées. On a aussi quelques cut-scènes en 3D pour égayer les combats et là on est littéralement scié sur place : les PNJs parlent sans ouvrir la bouche ! Oui c'est énorme. Que le visage reste figé, je dis pas mais le coup du mec qui cause par télépathie, je n'avais pas vu ça depuis… oui, depuis très longtemps puisque même un vieux jeu PS2 ne nous fait pas cet affront. Et s'il est vrai que l'écran de loading est magnifique, les graphismes eux, sont misérables. On retrouve encore une fois le moteur maison du studio, le Diesel Engine, un moteur touche à tout et vieux. En effet GRIN l'a développé en association avec nVidia pour être optimisé avec les cartes GeForce 3. Donc ce moteur existe depuis 2001 et son premier jeu a été Ballistics.


Depuis il a bien sûr évolué,
Le gameplay est simpliste et se résume à du WANTED... le fun en moins. C'est dire le niveau
notamment lorsqu'est sorti Ghost Recon : Advanced Warfigter (la version PC, pas celle sur consoles). On le retrouve quelques années plus tard dans Bionic Commando et Bionic Commando Rearmed ou encore dans le petit et récent WANTED. Tout ça pour dire que le bonhomme en a fait du chemin et se retrouve aujourd'hui très limité (8 ans d'âge pour un moteur graphique, pensez donc…). L'effet haute-définition donne un petit charme à l'aspect graphique mais on sent bien que la réalisation a été vite torchée : les ennemis disparaissent instantanément, les animations sont ridicules, il y a quelques bugs persistants et les cut-scènes sont affligeantes de nullité. Dans le développement d'un jeu, ce qui prend le plus de temps ce sont les détails, la volonté de rendre son jeu le plus réaliste et immersif possible. GRIN, de son côté, a totalement zappé cette phase et le résultat fait peine à voir. Ok c'est sympa d'affronter les sbires de Skynet, T-600 et T-7-T en tête de liste (bien que le bestiaire ennemis soit vraiment trop restreint mais comment pouvait-il en être autrement ?), mais ça ne fait pas tout. Côté son, Terminator Renaissance s'en sort honnêtement avec des explosions valables, des armes qui donnent assez bien et des voix (en anglais) doublées par les acteurs originels du film (hors John Connors). Seul problème, les dialogues se coupent constamment et il ne nous reste plus que les sous-titres pour comprendre ce qui se dit (même si entre nous, les dialogues sont facilement compréhensibles). Et on retrouve bien entendu les fantastiques musiques de la licence. Certaines ont été mixées mais le résultat est là, c'est excellent ! Retrouver le grand thème du Terminator ou celui du T-1000 (entendu dans Terminator 2 le film) ça reste un vrai régal. Enfin abordons le sujet du gameplay, un gameplay de misère comme je l'ai annoncé. Jouable en solo ou en co-op' sur écran splitté, Terminator Renaissance ne dispose d'aucun vrai mode multi-joueurs, ce qui parait aberrant vu le type de jeu proposé (il aurait été tellement sympa de contrôler un Terminator en chasse de chair humaine à exterminer). Et question gameplay, on reprend un peu celui de WANTED avec sa sympathique mise à couvert, on vise, on tire, on réalise des actions contextuelles et puis... c'est tout. John ne sait pas se baisser, ni même sauter, on est constamment cloisonné et le jeu s'en trouve vite répétitif. Façon Gears of War (toujours et encore la grande référence des TPS) on a de l'action brute de décoffrage, le fun artistique en moins. John ne peut porter que 2 armes (du coup on en change souvent) et on aura quelques petites phases faussement originales comme lorsqu'on est à l'arrière d'une jeep, canon de 30mm à la main. Evidemment la jouabilité ne pose aucun problème mais est-ce vraiment une si bonne nouvelle, lorsqu'elle est noyée dans une action ennuyeuse et enveloppée d'un gameplay qui n'a strictement rien d'original ?



Terminator Renaissance Note
tient du plus nanar que du grand hit annoncé, un pur produit de consommation vite torché qui ne ravira même pas les fans de la saga. Une déception ? Evidemment non… car on s'y attendait ! Si GRIN a des coups de génie de temps en temps comme GRAW (sur PC, les versions consoles étant développées par Ubisoft) ou Bionic Commando Rearmed, le reste du temps ils ne se foulent pas trop, surtout avec des "produits de commande" tels que celui-ci. Et c'est bien dommage car Terminator aurait pu offrir ce qu'aucun autre TPS ne pourrait prétendre, eu égard à son univers richissime et particulièrement attrayant. Mais c'est ainsi, les lois du markéting nous gâchent tout espoir et nous offrent, une fois encore, un jeu mauvais, ultra basique, moche et scénaristiquement inintéressant. On sait depuis longtemps que les adaptations de gros budgets ciné ne font que rarement de bons jeux et on en a encore (malheureusement !) la preuve…



Test réalisé par iiYama

aout 2015