Syndicate (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2012
Développeur : Starbreeze Studios
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 11Go (PC) / 10Mo (X360) / 1.8Go (PS3)
Moteur graphique : Starbreeze Engine
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 4 joueurs online
Titre alternatif : Syndicate 3
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Dual Core 2.5Ghz
RAM : 2Go (3Go sous Windows 7/Vista)
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800GT / Radeon 4650)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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Syndicate









Syndicate
L'histoire n'est pas terrible et ce héros qui ne parle pas, c'est juste affligeant
est un jeu de d'action et de stratégie, sorti en 1993 sur Amiga et PC sous DOS. Le succès a été fulgurant, au point que des portages (Mega Drive, Amiga CD32, Super Nintendo et 3DO) ont suivis, enchainé par un add-on (l'équivalent de nos DLCs actuels) : American Revolt. Développé par Bullfrog, on retrouve un certain Peter Molyneux aux commandes du projet (quelqu'un le connait ? :), un projet qui accouchera d'une très bonne suite, Syndicate Wars, en 1996. Et depuis cette date, la licence était passée sous silence. Mais vous le savez, il y a toujours des érudits pour nous mettre leurs vieux titres en pleine poire dés qu'on parle de culture ludique (Deus EX vous dites ?), et c'est ainsi que presque 20 ans après l'épisode fondateur, Syndicate renait de ses cendres. Personnellement, je veux bien croire que le premier opus était un bon jeu mais laissons le phœnix couler des jours heureux dans sa tombe car 20 ans après, je doute qu'un jeu garde la même sympathie auprès des joueurs. Bien sûr, je ne parle pas de ces mêmes érudits, mais de l'actuelle masse des joueurs, surtout ceux qui n'ont pas connus le titre à l'époque. Car même si moi je voue toujours un certain culte à des titres comme Axelay, Thunder Force IV, le premier Resident Evil ou le premier Tomb Raider, force est de reconnaitre que tout ça vieillit beaucoup et que la génération actuelle serait peu enclin à découvrir ces perles du passé. Pour Syndicate ou Deus EX j'estime que c'est pareil, ce n'est pas parce qu'une licence a eu du succès, qu'il faut la ressortir en se disant que le nom est toujours porteur. Moi le premier, le nom Syndicate ne m'évoque absolument rien, aucun sursaut hormonal, aucune pulsion larmoyante de nostalgie, aucune envie de revoir cette gloire poussiéreuse refaire surface. Mais que voulez-vous, tant que l'argent gouvernera notre belle passion (et ce n'est pas prêt de s'arrêter), nous aurons encore et encore des HDisations de hits, des compilations et ce qui nous intéresse ici, des reboots.


Bon trêve de blabla inutile,
Le design futuriste est sympa mais un peu vide
le Syndicate nouveau c'est quoi ? Et bien c'est devenu un FPS linéaire et scénarisé, dans la bonne vieille tranche de ce qui fait le plus recette actuellement. Et oui, fini les stratégies et les vues de dessus, place à la subjectivité et aux cracheuses de plomb. Ce changement est-il contre-nature ? Pour moi non, je ne connais pas les anciens titres et j'estime que, quitte à faire un reboot, autant chercher à faire quelque chose de différent... Et puis moi j'aime bien les FPS :) même si je me doute que les puristes de la première heure, doivent s'égosiller, crier au parjure. Bref, nous voilà donc en 2069, le monde n'est plus dirigé par les gouvernements mais par des corporations appelés "syndicats". Ces syndicats ont créés des implants neuraux qui ont changé la face du monde... du moins pour les gens qui sont assez fortunés pour se les payer (en gros les pauvres peuvent, comme d'habitude, rester dans leur merde et crever la bouche ouverte). Une guerre a donc lieu entre ces syndicats pour dominer le marché et ainsi, le monde moderne. Dans ce contexte pas si différent de notre époque, où les politiques sont corrompus jusqu'à l'os et les industriels font déjà la loi, nous jouons l'agent Miles Kilo (c'est un nom ça ?), un employé "haut de gamme" de la société EuroCorp. Malheureusement, très vite on subira les faiblesses d'un développeur peu doué pour raconter les histoires. Pour rappel, Syndicate est développé par Starbreeze, à qui on doit les adaptations des Chroniques de Riddick et le premier Darkness. 2 jeux sympathiques mais que personnellement, je ne porte pas haut dans mon estime (contrairement à certains). Et avec ce nouveau jeu, on voit bien que Starbreeze ne sait toujours pas raconter ses histoires avec en premier lieu, un personnage jouable dont on ne sait rien au départ (et si peu à la fin) et surtout qui ne parle pas ! Arf, encore cette histoire de personnage aphone, une solution de facilité qui devient vraiment agaçante, surtout avec les avancées technologiques actuelles. De même, l'univers ne sera pas du tout étoffé, les cut-scènes ne sont vraiment pas terribles, les modélisations sont moches... en somme il n'y a pas grand chose à sauver.


Après c'est vrai,
Syndicate est devenu un FPS basique, un peu mou du genou et sans génie
il y a beaucoup de documents (inintéressants !) à lire et l'univers cyberpunk, futuriste, reste malgré tout agréable. Mais ça ne sauve pas une mise en scène bâclée et un scénario faiblard (ça mis à part, l'intro est superbe !). Kilo, notre personnage sans voix/sans traits de caractère/sans charisme (ne rayez aucune mention, toutes sont utiles) est muni d'une interface DART 6, à savoir une bio-puce, une sorte d'implant neural qui sert à tout un tas de choses. Et je commencerai par le fait que cette interface nous parle, elle nous tutoie (plutôt que d'employer des expressions génériques comme dans Crysis 2) et il faut voir l'intonation employée : bref on n'y croit pas du tout. On jurerait une opératrice téléphonique, le genre qui s'en balance de son travail... La puce DART 6 permet avant toute chose d'améliorer un gameplay ultra basique. En effet Syndicate est un FPS lambda, ultra linéaire et relativement court (environ 8 heures). Alors c'est vrai que le futur nous offre quelques armes sympas (comme ce fusil dont les projectiles contournent les obstacles pour toucher sa cible) mais dans l'ensemble, ça sent le déjà vu. Même mieux, je trouve étonnant que certaines armes soient si archaïques ! Le fusil à pompe se recharge "à l'ancienne" cartouche par cartouche (autant dire que ça met des plombes !) ou encore ce fusil d'assaut Kusanagi dont le chargeur contient à peine 24 balles. Plus de 50 ans après notre ère, je doute que ce genre de choses existe encore... Pour en revenir au DART, elle permet d'obtenir des upgrades (santé, recharge du bouclier, vitesse, piratage...) à certains points précis du jeu ou en récupérant de façon peu appétissante, une bio-puce sur une personne (déjà morte ou qu'on aura au préalable tuée). Une bonne idée, reprise des RPGs, ça va de soi. Vous l'aurez sans doute compris, la grosse nouveauté du jeu c'est le piratage : contourner un système de sécurité, pirater des terminaux ou des tourelles de défense (qui du coup, se retournent contre nos ennemis) voire même carrément épuiser les défenses ennemis (comme les boucliers). Mieux encore, on peut activer l'interface pour obtenir diverses infos mais aussi ralentir le temps (comme dans FEAR) et la cerise sur le gâteau, reste sans conteste les attaques virales. Forcer un ennemi à se suicider ou à rejoindre nos rangs malgré lui, ça fait parti des petits bonus particulièrement délectables qu'on nous propose.


En plus, tout ce
Le piratage est la vraie nouveauté du jeu et force parfois les ennemis à se suicider
qui est piratage se fait le plus simplement du monde, uniquement en visant et en pressant une seule touche. Cette automatisation permet de pirater tout ce qui nous passe sous les yeux, même en plein combats et ce, sans perdre en nervosité (au contraire, ça apporte un petit côté tactique vraiment pas désagréable). Cependant, Syndicate aurait vraiment gagné à être un TPS branché infiltration, plutôt qu'un shooter lambda. En effet, c'est extrêmement linéaire (une seule route possible) et à part le piratage, il n'y a pour ainsi dire aucune subtilité. Quelques interactions se font à base de QTEs, alors qu'on en voit de moins en moins et c'est tant mieux ! Ce phénomène de mode est passé de mode, et entre nous, je ne l'ai jamais aimé ! Et puis à quoi bon nous gonfler avec des QTEs pour ouvrir une porte ou arracher une plaque : ce guignol n'est pas capable de le faire tout seul ? Ajoutons à ça une IA déplorable où on subit un mollasse tir aux pigeons, avec des ennemis qui abusent des grenades alors que nous n'avons même pas de touche dédiée pour les lancer (et encore, il faut d'abord les pirater avant qu'elles n'explosent à nos pieds). Si la campagne est jouable en solo comme en co-op' (unique plus-value du titre), d'autres détails viennent encore alourdir l'ardoise, à commencer par cette désagréable sensation de flottaison (comme dans FEAR 2, sauf qu'ici c'est moins accentué et on finit par s'y habituer). On subira aussi quelques scènes percutantes qui cherchent à choquer, où la violence gratuite est permise et l'abattage d'innocents semble tout à fait normal. Et après on viendra nous faire un scandale pour chaque nouveau GTA ou pour la fameuse scène de l'aéroport de Modern Warfare 2. Plus étrange et plus directement lié à notre plaisir de jouer, Starbreeze s'est amusé à saturer à mort presque tous les éclairages ! Comprenez bien qu'avec les épisodes de Riddick, il était facile de cacher la misère graphique dans la pénombre, au contraire ici ils ont appliqués l'effet strictement inverse. Ainsi l'éclairage nous en mettra plein la gueule en permanence, ce qui fait mal aux yeux et devient vite extrêmement désagréable, voire gênant (ça nous empêche de voir l'ennemi et donc de le viser correctement).


Mieux encore,
La luminosité est constamment saturée, ce qui est vraiment pénible !!
on subit un "floutage" des bords de l'écran, comme si notre personnage avait les yeux sales... Que ça arrive au réveil, je veux bien le croire mais là c'est parfaitement débile ! C'est à croire qu'à la moindre occasion, Kilo a des saletés plein les yeux et que sa vision n'est plus optimale. Mais pourquoi faire ? Pourquoi les développeurs sont-ils allés nous pondre un concept pareil ? Ce sont-ils dit que c'était une bonne idée, plus immersive ? Et bien sachez les gars que c'est raté, tout simplement. Selon les développeurs de jeux vidéo, le futur sera toujours vu selon 2 modèles : soit c'est sale, poisseux, crasseux, pollué et déprimant, soit tout est hi-tech, d'un blanc clinique où tout est lisse et aseptisé. Syndicate est de cet ordre-là, ce qui personnellement, ne me déplait pas. Ajoutons à ça un design plutôt agréable et une interface qui scanne tout ce qu'on regarde (rendant l'ensemble que plus futuriste) et on a vite fait d'être séduit. En plus de ça, on démembrera pas mal d'ennemis (surtout à la minigun !), les corps sont pour la plupart persistants (ce qui évite de se retrouver avec une arène vide en fin de combat) et les animations sont dans l'ensemble correctes (à part quelques problèmes de collision). Maintenant, il faut reconnaitre que l'ensemble est vraiment vide niveau détails et pire encore, chaque "sous-niveau" est entrecoupé d'une pause loading et/ou une pause scoring. Alors déjà le scoring c'est minable dans un shooter scénarisé (tu veux du score ? va jouer à un vrai jeu d'Arcade bon sang !) et puis ces coupures cassent un rythme déjà pas très élevé. Oui il arrive qu'on s'ennuie mais je ne comprends pas pourquoi Starbreeze n'a pas utilisé le streaming, pour plus de fluidité, pour avoir une continuité dans l'aventure. Le plus fort étant la version PC, qui propose une misère d'options graphiques, et qui se permet de nous offrir une image floue ! Oui, floue ! En jeu ça ne se remarque pas, mais les textes sont vraiment pénibles à lire parce que l'image n'est pas nette. Une explication ? Et bien la seule que j'ai trouvé, c'est que le jeu n'est pas adapté aux écrans 16:10 comme le mien, et au lieu de placer des bandes noires, l'image est étirée. Encore une brillante idée n'est-ce pas ? Enfin la partie sonore s'en sort déjà mieux : les quelques rares musiques sont vraiment sympas, les bruitages sont dynamiques comme j'aime (surtout les armes), et le doublage est tout à fait correct. En clair, il n'y a pas grand chose à redire sur la partie sonore.



Même si je ne connais Note
pas les 2 premiers épisodes de Syndicate (donc je ne pourrais donc vous dire si l'univers est bien respecté), en toute humilité je pense que niveau FPS, je connais bien mon sujet. Et pourtant, voilà un jeu qui aurait gagné à offrir une expérience différente mais le développeur en était-il seulement capable... Toujours est-il que Syndicate respire à fond Deus EX : Human Revolution. On y retrouve des similitudes dans l'univers, dans l'ambiance... le génie créatif en moins, les jolis décors en moins, la narration en moins. En devenant un FPS bourrin et simpliste, je ne suis pas sûr que le Syndicate 2012 rende vraiment hommage à ses 2 illustres prédécesseurs. Car la scénarisation est bancale, la réalisation n'a pas grand chose pour elle et finalement si on enlève le piratage (seule véritable innovation du jeu) et son ambiance hi-tech, il ne reste plus grand chose. Bon j'exagère un peu c'est vrai, pris hors contexte Syndicate peut être un FPS sympatoche qu'on parcourra non sans plaisir, mais on est loin des standards de la génération, et encore plus loin du hit mémorable dont tout le monde se souviendra. En conclusion, c'est à voir en occasion pour vraiment pas cher et il faut le prendre pour ce qu'il vous offrira. N'en attendez surtout pas plus ou ce sera la déception...



Les -

  • Une image légèrement floue sur les écrans PC au format 16:10
  • Une luminosité toujours saturée, c'est désagréable !
  • Un héros aphone... à croire que c'est une mode
  • Un gameplay de shooter lambda
  • L'histoire est vraiment bof-bof
  • Des QTEs sans intérêt
  • Les +

  • Le piratage apporte un petit plus
  • Un design futuriste assez réussi
  • Un univers cyberpunk sympa
  • Une jolie intro


  • Test réalisé par iiYama

    avril 2013