Stubbs The Zombie (PC - Xbox)

 





 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2006
Développeur : Wideload Games
Editeur : Aspyr Media
Genre : action

Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (Xbox/PC) ou en téléchargement (Steam/Xbox Live Arcade)
Espace disque nécessaire : 6Go (PC)
Moteur graphique : Halo Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en local (Xbox seulement)
Abréviation : StZ
Prix au lancement : 40€ (PC) / 60€ (Xbox)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : 2Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : avec 64Mo de VRAM


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Stubbs the Zombie

in Rebel Without a Pulse



Il est
La réalisation rétro est une réussite niveau ambiance
des moments, dans la vie d’un joueur, où l’on pourrait se sentir fatigué, lassé des jeux à gros budget, au gameplay fade, au scénario bateau, le genre de jeux qu’on finit avec un goût amer en bouche. Et puis, lorsqu’on ne s’y attend plus, arrive une perle, un petit ovni vidéoludique, qui viendra illuminer la journée des plus blasés des gamers. C’est le cas ici avec Stubbs the Zombie in Rebel without a Pulse, un jeu d’action à la troisième personne, développé par Wideload Games et publié par Aspyr Media en 2005, basé sur le Halo Engine. Soyons honnêtes, on ne trouvera pas en Stubbs the Zombie le jeu triple A qui pourrait exploser les ventes et balayer d’un revers de la main toute la concurrence. Soyons encore plus honnêtes et poussons encore un peu le vice, il faut admettre que ce qui fait la force de ce jeu, c’est surtout son univers ultra-décalé et son gameplay basé sur un principe simple et efficace : « Braaaaaains ». En effet, dans Stubbs the Zombie, fini de jouer les tueurs de morts-vivants, puisqu’on incarnera Stubbs, zombie affamé en quête de revanche envers Punchbowl, ville au design futuriste des années 50. On y trouve notamment des voitures volantes, des lasers et des robots tous plus délirants les uns que les autres. Mais je ne spoile pas plus l’intrigue, qui suit un crescendo d’éléments idiots et invraisemblables au possible jusqu’à atteindre son paroxysme dans la scène finale. Vous incarnez un zombie, donc, disais-je. Et nous savons tous qu’un zombie, contrairement à l’Homme, est une créature extrêmement simple à satisfaire, puisque le seul but réel de sa vie est de manger nos tendres petits cerveaux. C’est donc ce que propose le gameplay extrêmement simple (peut-être un peu trop diront certains), mais terriblement efficient : un bouton pour taper, un bouton pour manger le cerveau de la victime sonnée par le coup susnommé, et c’est tout, nous avons là les bases du jeu. Et avec de telles bases, comment ne pas prendre son pied sur un jeu pareil ? Chaque personne que vous amputerez de toute fonction cérébrale se relèvera pour rejoindre votre petite meute de morts-vivants cannibales, et vous aider à dévorer vos ennemis de plus en plus nombreux et dangereux par la surenchère, en étant encore plus nombreux et dangereux qu’eux. Sur le papier, diriger une armée de zombies, c’est plus qu’attirant, c’est le job dont on a tous rêvé un jour, l’ambition secrète de monsieur tout le monde. Mais en pratique, les zombies qui arrivent à survivre les vagues d’ennemis sont rares, et l’on se servira surtout d’eux pour dévier les balles des nombreux policiers, militaires ou autres qui voudront ramener Stubbs droit dans sa tombe. Mais un gameplay aussi simple serait, à force de temps, lassant. C’est pourquoi les développeurs ont ajouté certains « pouvoirs », déblocables au fur et à mesure de l’intrigue, et que l’on chargera en se nourrissant des délicieuses cervelles des divers habitants de Punchbowl.


Parmi ces capacités
Décalage, humour noir et gore sont les maîtres mots dans ce jeu
spéciales on retrouve le pancréas-grenade (le nom est, je pense, assez explicite) mais aussi une main détachable qui pourra prendre le contrôle d’un ennemi en se fixant sur son crâne. Stubbs pourra aussi, tout en finesse, lâcher un "pet toxique", qui étourdira momentanément les vivants autour de lui, ou encore décrocher sa tête et l’envoyer rouler au sol telle une boule de bowling prête à faire tomber toutes les quilles humaines sur son passage. Subtilité, quand tu nous tiens ! Ajoutons à cela des phases en véhicules comme la moissonneuse batteuse ou encore l’hovercraft "lance-purin", et on obtient au final un gameplay violent, pas forcément très subtil mais extrêmement défoulant, et qui permet un assez bon niveau de difficulté. Car oui, si les passages qui nous bloqueront réellement se feront, au final, assez rares, il faudra souvent varier les tactiques pour arriver à ses fins. La fin, parlons-en, il ne faudra qu’une demi-douzaine d’heures, peut être une ou deux en plus pour les moins doués en management zombie d’entre nous, pour faire le tour du jeu. D’un premier coup d’œil on pourrait trouver ça faible, mais avec un tel gameplay, faire durer le jeu plus longtemps serait prendre le risque de lasser le joueur, et c’est à ce niveau-là que l’alchimie durée de vie/simplicité du gameplay opère. Et sinon, côté technique, ça donne quoi ? Eh bien, pas de grande prise de risque ici, on retrouve des graphismes assez simples, pas spécialement beaux, pas spécialement laids non plus, mais le travail apporté au design et à l’ambiance générale du jeu et de Punchbowl, avec son futurisme inspiré des concepts des années 50 et ses personnages hauts en couleurs compense largement la légère faiblesse graphique. Les bruitages, quant à eux, sont réussis, et entre deux répliques cultes lâchées par nos victimes comme «That was my favourite arm !» ou encore «Stop eating my brain !», on retrouve, pour nous accompagner et nous immerger un peu plus dans l’ambiance des early-50es, des chansons et une bande son plutôt rétro : Mr Sandman, Lollipop, ou encore Stranger in the Night, de quoi passer de bonnes soirées entre amis mangeurs de cerveaux ! En parlant d’amis, on a également un mode coopération, en écran splitté (sur Xbox uniquement), ce qui permettra de faire ou refaire l’aventure à deux, et, vraiment, je ne connais de plus grand plaisir que de partager avec un proche les succulents cerveaux que Punchbowl a à offrir.



Stubbs the Zombie Note
est un jeu qui tient plus du hold-up vidéoludique que de qualités à proprement parler, avec son ambiance en décalage totalement assumée, sa jouabilité très simple à aborder, et son design globalement réussi, tout ceci contrebalançant une réalisation assez datée et une assez faible durée de vie. Jeu à conseiller, car si 7 heures seulement sont nécessaires pour en faire le tour, il s’agira de 7 heures de pur délire et d’action intense, du début à la toute fin.



Les -

  • Techniquement pas au top
  • Assez répétitif
  • Court
  • Les +

  • L'ambiance d'un futur rétro
  • Fun, surtout à deux
  • Défoulant


  • Test réalisé par Kusny

    Mai 2012