Splinter Cell Pandora Tomorrow (PC/PS2/XBOX/NGC)

 






 

 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

Sortie du jeu : mars 2004 (Xbox) - avril 2004 (PC) - juin 2004 (PS2) - juillet 2004 (NGC)
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : infiltration

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC-PS2) / 1 mini-DVD (NGC)
Moteur graphique : Unreal Engine 2.0
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 à 4 joueurs (sauf version NGC, compatibilité GBA à la place)

Titre alternatif : Splinter Cell 2
Prix au lancement : 60€ (consoles) - 50€ (PC)
Score des ventes : 2.4 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : 1.8Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : avec 128Mo de VRAM

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Tom Clancy's

Splinter Cell

Pandora Tomorrow



Née en 2002
Le scénario n'est pas spécialement passionnant mais les vidéos ont gagné en qualité
sur Xbox, la série Splinter Cell devait être une exclusivité à la console de Microsoft. Mais la tentation était trop forte, surtout pour un Ubisoft avide et peu prompt à ne pas sortir ses jeux sur tout ce qui existe, voilà pourquoi on l'a revu entre 3 et 7 mois plus tard sur les supports manquants. Bien que très imparfait, ce premier opus ce sera bien vendu (plus de 5 millions d'exemplaires) et nous aura proposé autre chose que du Metal Gear Solid 2, au demeurant exclusif à la PS2 (tout du moins jusqu'à la sortie de la version Substance). Un an et demi après la sortie de l'opus initial, Splinter Cell revient, je dirai presque "naturellement". En effet, si vous connaissez bien Ubisoft, vous savez déjà qu'ils sont du genre à essorer leurs licences les plus prolifiques, avec en gros une sortie annuelle mais un jeu qui évolue trop peu pour ne pas lasser : les Lapins Crétins, les Prince of Persia, les Assassin's Creed… bref jusqu'à ce que la licence s'épuise et lasse. Heureusement nous n'en sommes pas (encore) là, puisque Pandora Tomorrow n'est que le 2e épisode mais peut-être aurait-il mérité de mûrir encore un peu. Sorti avant tout sur Xbox, puis de quelques semaines à 4 mois plus tard sur les autres supports (GameCube, PS2 et PC), cette séquelle veut avant tout démontrer les progrès d'un développeur prêt à tout pour détrôner la concurrence.


Ca commence
Même s'il reste encore quelques lourdeurs, le gameplay a été largement amélioré
par une vidéo d'intro qui n'a plus rien à voir avec la précédente : la qualité est bien meilleure. Pour ce qui est de l'écriture, on nous sert un scénario à base de menace toxique et si ce n'est pas super original, ça a au moins le bon gout d'être dans les cordes de mister Clancy. On retrouvera comme autrefois le zapping du journal TV, quasiment aucune cut-scènes mais quand même quelques vidéos, encore une fois sympathiques. C'est loin d'être du niveau d'un jeu Kojima mais les progrès sont là, et sont notables. Après, la "formule" ne change pas. On aura toujours des messages à lire (bien qu'ils sont moins nombreux), des communications vocales et même des choix cornéliens : sauver un innocent ou obéir aux ordres, tuer une femme qui vient de nous aider ou la laisser partir… ça donne du piment à l'histoire et quelques embranchements rapides mais appréciables. Au niveau du gameplay c'est sûr, il y avait beaucoup d'améliorations à apporter et si tout n'est pas encore réglé, je peux quand même dire que l'effort consenti en ce sens fait plaisir à voir. Et je commencerai par le fait que Sam Fisher sait désormais ouvrir les portes tout en portant un ennemi (dans l'optique de le mettre hors de vue, bien entendu). Rien que ça déjà, c'est énorme ! Ensuite l'IA semble un peu moins bête, avec entre autre des gardes qui ont souvent des réactions et des trajectoires plus aléatoires, moins robotisées. De même la difficulté n'a pas été revue à la baisse mais le jeu semble plus abordable. Moins frustrant, Pandora Tomorrow est un peu plus conciliant que le premier opus et même si l'apprentissage par l'échec lassera les moins patients, il est clair qu'on avance quand même un peu plus vite. Toujours est-il que la durée de vie est encore une fois d'un bon niveau avec une dizaine d'heures au compteur et on appréciera également l'ajout d'un mode multi-joueurs jusqu'à 4 (sauf sur GameCube, mais cette dernière profite de petites exclusivités comme par exemple l'écran de la GBA qui sert à avoir une vue d'ensemble ou la position des ennemis).


Autre nouveauté,
Pandora Tomorrow est bien plus beau que le premier opus
même suspendu on pourra sortir son flingue et dézinguer du vilain (ça sert peu mais c'est appréciable), après le grand écart entre 2 murs, il y a désormais le demi-écart (le principe est le même) et Sam peut désormais siffler pour attirer l'attention d'un garde. C'est pas mal pour justement, lui tendre un piège. On notera également qu'il n'y a plus de trousse de soins mais des armoires à pharmacie qui remplacent très bien, et nous permettent de nous soigner partiellement ou totalement. Dernier bon point de Pandora Tomorrow, le système d'action contextuelle a été amélioré et l'inventaire a été profondément modifié : désormais on peut switcher entre divers objets à la volée, le tout est plus clair, plus simple d'accès et par exemple lorsqu'on arrive à un digicode, l'ATH nous montre le code à saisir (si on le connait déjà), et on peut utiliser la caméra serpent sans s'en équiper. Reconnaissons qu'on nous facilite la vie, ce qui rend le jeu que plus agréable à entreprendre. Malheureusement, il subsiste encore quelques niaiseries qu'il aurait été préférable de ne plus avoir et je commencerai par cet ordre de mission qui, encore une fois, passe son temps à apparaitre et disparaitre. C'est pénible car si on voulait savoir quoi faire, on regarderait sa montre-terminal non ? Ensuite, ce qui m'a le plus gêné dans cet opus, c'est que bien souvent l'alarme se déclenche de façon incompréhensible. Le mec n'a pas le temps de passer l'appel qu'on le tue, mais l'alarme se déclenche quand même. Ou alors on le zigouille, il n'y a pas de témoin mais bam! encore une alarme ! Pareil, les ennemis sont soit aveugles (et nous passent à côté comme si de rien n'était) soit ils ont subis une greffe de yeux bioniques car ils nous calculent de super loin, parfois même dans le noir, alors que c'est humainement impossible. Ca nuit à l'expérience de jeu car ça nous force à faire, refaire et refaire encore certains passages qui sont au demeurant tout simples.


Derniers points sensibles,
La bande-son et le doublage sont également de meilleure qualité
certains personnages n'ouvrent toujours pas la bouche en parlant (c'est minable !), les portes se ferment toujours toutes seules et s'ouvrent en touchant à peine la poignée (c'est minable !) et Sam vise toujours comme un pied (c'est re-minable !). Avec son flingue, en tirant sur une lampe à 3m de lui, il arrive qu'on rate le tir (?). D'ailleurs ne cherchez pas à tuer un ennemi avec le flingue, à moins d'être presque sur lui, c'est impossible à faire en une balle. C'est quand même affligeant de voir ça, je suis sûr qu'un clodo en manque de rouge ferait mieux !! Pour finir sur une note plus optimiste, il est clair que la réalisation a progressée. Les intérieurs sont un peu plus détaillés et les extérieurs sont parfois somptueux. Une fois encore je félicite Ubisoft pour la gestion admirable des éclairages et des ombrages, mais aussi de la physique. Plus fort qu'autrefois, il faut voir les herbes se pousser sur notre passage pour être bluffé par tant de maitrise ! Pour un jeu de 2004, c'est impressionnant ! On apprécie également que les animations soient plus fluides, plus travaillées (même si beaucoup sont reprises du précédent opus) et côté son, malgré quelques bugs (comme parfois des coupures) il y a aussi un plus. La musique est plus présente, elle souligne mieux l'action et le doublage est un peu plus professionnel : on y reconnait la voix de Jean-Pierre Michaël (qui double habituellement Timothy Olyphant ou Keanu Reeves) et de Xavier Fagnon (le doubleur de Matthew Fox) ainsi que le duo originel composé de Daniel Beretta (le doubleur d'Arnold Schwarzenegger) et Antoine Tomé.



Splinter Cell : Note
Pandora Tomorrow est une très bonne suite. Si on peut lui reprocher une première moitié d'aventure un peu molle, la suivante est nettement plus aboutie et accrocheuse, avec entre autre des décors et des situations originales (la jungle, un sous-marin…). Si on déplore encore quelques lourdeurs, il est quand même clair qu'Ubisoft a cherché à rendre son jeu le meilleur possible et à nous éviter au maximum les passages gonflants. C'est une bonne chose. En bref, ses évolutions et ses corrections compensent ses faiblesses, ce qui fait de cette suite un jeu au moins aussi bon que le premier, bien que moins surprenant. Un bon titre, dont il me tarde déjà de m'attaquer à la suite, j'ai nommé Chaos Theory.



Les -

  • Des déclenchements d'alarme encore
    bien relou
  • Fisher est toujours aussi manche
    avec une arme
  • Un scénario pas très passionnant
  • Encore quelques incohérences
  • Encore quelques lourdeurs
  • Les +

  • Pas mal d'améliorations du gameplay
  • Une bande-son mieux travaillée,
    et un meilleur doublage
  • Des vidéos de meilleure qualité
  • Une 2e moitié d'aventure plus
    nerveuse et plus originale
  • Plus beau que le premier


  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2012