Splinter Cell Conviction (PC/X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : avril 2010
Développeur : Ubisoft Montreal
Editeur : Ubisoft
Genre : action / infiltration

Version testée : Française
Version PC : 1.0.2
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD
Espace disque nécessaire : 10Go (PC) / 1Mo (X360)
Moteur graphique : LEAD Engine (un Unreal Engine 2.5 profondément remanié)
Moteur physique : Havok
Définition HD max (X360) : 1080p

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible 3D (X360) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs

Abréviation : SCC
Titre alternatif : Splinter Cell 5
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 2.2 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 1.8Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 256Mo de VRAM (type GeForce 7800 / Radeon X1800)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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La dernière
La mise en scène est explosive et le scénario accroche. De plus, les interrogatoires n'ont jamais été aussi violents !
fois qu'on a vu Sam Fisher, il apprenait que sa fille était morte et qu'il était trahi par son propre gouvernement, qui l'accusait d'être un terroriste, alors qu'il venait tout juste de sauver des milliers vies innocentes. Nous sommes alors en 2006 et Splinter Cell Double Agent fait comme son héros : le grand écart entre 2 générations. Comprenez qu'il existe en réalité 2 versions de ce jeu, avec d'un côté un épisode assez classique sorti sur les supports de 6e génération (PS2, Xbox et GameCube), et un épisode plus ambitieux, voulant quelque peu renouveler la formule, sorti sur les consoles de 7e génération (Xbox 360 et PS3) et sur PC. Se laissant la porte grande ouverte, Ubisoft nous prévenait avec un élégant "à suivre" que Sam ne partait pas encore à la retraite. Et en effet, dés 2007 le bougre refait parler de lui. A cette date, on voyait un personnage barbu, aux cheveux longs (limite un clodo !) et on nous parlait de possibilités telles que renverser des tables ou se servir de l'environnement direct comme arme de fortune. Or ça n'a pas plu à ces messieurs-dames et les premiers retours ont été assassines, obligeant Ubisoft a tout reprendre depuis le début. Ainsi le Splinter Cell Conviction tel qu'on le connait, aura mis 4 ans à voir le jour, le développeur franco-canadien ayant mis 3 ans supplémentaires pour en venir à bout. On ne peut décemment pas parler d'arlésienne mais il est clair que les fans ont eu peur de jamais voir le jeu tant l'accouchement s'est fait dans la douleur. Ainsi, le premier Splinter Cell uniquement dédié à la 7e génération, a repris ses droits d'exclusivité. Souvenez-vous qu'à l'origine, le tout premier Splinter Cell devait rester exclusif à la Xbox. Mais l'avarice sans limite d'Ubisoft l'a poussé à faire naitre le jeu sur d'autres supports (tous les autres supports je devrais dire !), or cette fois Microsoft a sorti le chéquier et Conviction restera la propriété des produits de la marque (Xbox 360 et PC sous Windows… une version Mac sortira quand même, quelques 10 mois plus tard). En somme, si Solid Snake a toujours fait les beaux jours des PlayStation, Sam Fisher est son pendant sur les produits Microsoft. Avant de rentrer dans le vif du sujet et de ce qui m'intéresse personnellement (à savoir le solo) il faut savoir que le contenu de cet opus est tout à fait remarquable. Si le solo se boucle assez vite (moins de 7 heures), le jeu dispose de modes multi repensés, où 2 joueurs en coop' peuvent s'adonner à des missions spéciales.


Dans le mode "Prologue"
Bizarremenent, Sam et Grim n'ont plus du tout le même visage
(qui se déroule avant l'histoire du solo) on joue Archer et Kestrel, qui doivent retrouver des ogives nucléaires en Russie. Ensuite il y a les Opérations Spéciales où les 2 partenaires doivent s'aider l'un l'autre (ça change de l'habituel mode compétitif). Maintenant, pour ce qui est de l'édition PC, la version 1.0 est assez chiante en soi. Le système de DRM est très contraignant (obligé de rester connecter au Net sous peine de quitter la partie instantanément) et le jeu souffre d'un gros manque d'optimisations. Pas plus beau que sur Xbox 360 (ce qui est étonnant), on subit quelques disgracieux bugs trahissant la volonté du développeur de nous sortir une version console peaufinée, et une version PC convertie un peu à la va vite. Heureusement les divers patches ont corrigés tout ça et surtout, ont débloqué le DRM qui n'oblige plus la connexion Internet qu'au lancement du jeu. Ouf ! Maintenant entrons à pieds joints dans ce qui fait le corps de ce 5e Splinter Cell: son mode solo et son tout nouveau gameplay. Alors qu'il se sirote un petit café tranquille, Sam Fisher est contacté par Grimsdottir (Grim pour les intimes) qui l'aide à s'échapper d'un traquenard et lui avoue que sa fille est encore en vie… Je n'en dis pas plus, les tenants et les aboutissants donnant évidemment beaucoup de mordant à l'affaire. Le scénario se dévoile par quelques vidéos mais aussi et surtout via des cut-scènes. Les vidéos ont le bon gout de n'être que des cut-scènes retravaillées off-line, pour éviter les cassures, seulement le rendu est pixelisé suite à la compression BIK, afin que le tout rentre sur un seul DVD. On se demande alors pourquoi ne pas avoir réalisé des cut-scènes tout au long du jeu... L'autre bémol c'est que lors de ces passages-là, la caméra se met à batifoler dans tous les sens. A croire que le caméraman est bourré et qu'il ne tient pas en place ! C'est très pénible et me rappelle le fiasco de la mise en scène d'un certain Battlestar Galactica (la série TV) ou des 2 derniers épisodes cinématographiques de Jason Bourne (La Mort dans la Peau/La Vengeance dans la Peau), eux aussi gâchés par une prise vue branlante. Il parait que ça donne du dynamisme, perso je trouve ça très chiant et quand bien même la caméra est tenue à l'épaule, moi un cadreur qui fait aussi mal son boulot, il pointe à l'ANPE aussi sec ! Sans ça, je regrette également que Sam Fisher et Grim n'aient plus du tout la même tête. Grim était blonde/châtain clair, désormais elle est rousse (!) et surtout, ces 2 personnages n'ont plus du tout la même la gueule ! Déjà que dans Double Agent, Fisher avait déjà pas mal changé, là c'est n'importe quoi, au point de se demander si c'est bien lui. Heureusement sa voix, elle, ne fait pas de doute, et puis Grim est belle comme un cœur donc ça aide à faire passer la pilule. Dans tous les cas l'histoire est rondement menée, avec une construction à base de flashbacks qui n'est pas sans rappeler quelques bons films d'action du type La Mémoire dans la Peau (tien tien :) ou Ennemi d'Etat.


De même, la qualité
Le dépot permet de faire le plein de munitions, d'upgrader ses armes et bien entendu, de choisir son arsenal
de la mise en scène n'a plus rien à voir avec le passif de la série et même s'il a mis beaucoup de temps à voir le jour, les cuts-scènes ont de la gueule. Il suffit de voir comment Fisher interroge ses captifs (avec diverses interactions, qui changent selon le décor et selon comment on se positionne) pour se dire que beaucoup de choses ont été modifiées. Désormais plus mature et plus violent, les interrogatoires justement sont particulièrement brutaux, ça pisse le sang, on éclate le décor avec la tête du gars, on lui pète un bras ou 2… non vraiment on sent que Sam à la rage et c'est très bien retranscrit à l'écran. Et il est vrai qu'avec Conviction, on peut légitimement se demander si on joue encore à un Splinter Cell. Fini la belle époque où on prenait tout son temps et où on sauvegardait tous les 2 mètres, désormais le jeu est bien plus nerveux et sauvegarde automatiquement. Parfois trop espacés, les checkpoints sont un peu pénalisants mais comme l'aventure est loin d'être difficile, on s'y fait. Car c'est un fait, si on retrouve avec plaisir les affres un peu obtus de l'infiltration pure et dure (se déplacer à couvert, faire gaffe de ne pas se faire repérer, tirer sur les sources de lumière pour passer incognito… d'ailleurs il est marrant de voir que l'image passe en noir et blanc lorsqu'on est "invisible" aux yeux de l'ennemi) à côté de ça Conviction est désormais plus proche du Third Person Shooter (TPS) que du jeu d'infiltration brut et exigeant. Voilà aussi pourquoi la durée de vie est si courte. Basé sur le gameplay de Gears of War (véritable référence dans le genre) Sam se met à couvert derrière n'importe quel objet dés qu'on presse LT. On peut passer d'une planque à l'autre (car bien souvent, elles ont le bon gout de se disloquer sous le feu adverse), tirer au jugé, viser précisément, quitter sa position de toute urgence en passant par-dessus… bref le célèbre hit d'Epic a donné quelques leçons. Sam peut porter 2 armes (un flingue et une arme d'assaut), des gadgets (mini-bombe IEM, caméra-serpent…) ainsi que des grenades. Malheureusement j'ai 2 gros regrets à formuler. D'abord, il est vraiment dommage qu'on ne puisse pas reconfigurer ses touches (sur console) car c'est loin d'être idéal. Il faut dire que les vieilles habitudes ont la peau dure et si X permet de lancer une grenade, en général c'est une touche qui sert à recharger (surtout dans les FPS). Au lieu de ça, on recharge sur L3, ce qui est loin d'être confortable. Se lever ou se baisser est positionné sur LB (alors que ça a toujours été sur B) et comme d'habitude, le mode visée de précision est sur R3, ce qui là aussi, n'est pas pratique. Bref, la configuration est loin d'être optimale mais ce n'est pas le pire. Dans tous les jeux on peut modifier la sensibilité du stick de visée sauf dans celui-ci ! Alors il est vrai qu'on s'y accommode avec le temps mais à cause de ce manquement, il est clair qu'on trouve le jeu assez imprécis, là où justement, il réclame pas mal de dextérité.


Tien j'en parlais à l'instant,
La mise à couvert offre un gameplay plus dynamique, plus porté sur l'action même si l'infiltration a encore son mot à dire
les grenades sont aussi une source de frustration. Si les armes ont un bon feedback (très bon même !) les grenades ont une puissance qui n'agit quasiment que sur nous. Si elles explosent à moins de 5 mètres, on meurt instantanément, par contre il arrive (et ce souvent) qu'une grenade explose aux pieds d'un ennemi sans que celui ne bouge et donc, ne meurt. C'est quand même assez anormal. Sans ça, cet épisode de Splinter Cell a énormément gagné en terme de fun et de dynamisme. Fini l'époque où on prenait le temps de cacher les corps, désormais on les laisse là où ils sont et on passe à la victime suivante. Là encore c'est idiot, surtout lorsqu'on est encore en mode furtif. Ça ne coutait rien de pouvoir déplacer les corps (on n'a pas arrêté de le faire dans les 4 précédents opus) car s'il y a une caméra ou un garde pas loin, ça peut être problématique. A côté de ça, les combats ont une pêche jamais vue pour la série et si Sam est limité sur le nombre de pétoires, il a désormais le bon gout de pouvoir les échanger avec les armes ennemies et de prendre les munitions des armes compatibles. Enfin, il était grand temps car je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé à sec dans les 4 précédents opus. C'est bon pour le fun mais c'est aussi d'une logique et d'un bon sens, qui semble avoir mis beaucoup de temps à atteindre le cerveau des employés d'Ubisoft. Autre point bien agréable, il arrive qu'on puisse tendre des pièges aux ennemis. Par exemple faire tomber un moteur d'avion ou un énorme lustre sur ses ennemis, c'est un moyen simple et rapide de s'en débarrasser. Encore un changement, Conviction nous impose des "défis SPEC" (genre faire 5 headshots) qui donnent à leur tour des points d'améliorations. Ces points sont ensuite utilisable pour booster ses armes : précision, puissance, stabilité… ça rappelle Resident Evil 4, les critères sont variés et dépendent de l'arme choisie. D'ailleurs, les "dépôts d'armes" sont une belle nouveauté. Si Sam est limité à 2 armes, le flingue a des munitions infinie (ça a de bons côtés et un mauvais côté : la cohérence) mais l'arme d'assaut non. Revenir au dépôt sert donc à faire le plein mais aussi avoir la possibilité de changer son arsenal. Et pour la première fois, on ne nous imposera plus nos pétoires : au fil du jeu on aura de plus en plus de choix entre armes réellement puissantes (fusil à pompe M3, Famas, M4, SC3000…) et d'autres plus silencieuses et précises (MP5, MK23…).


Enfin 2 autres points
Malgré quelques passages à vide, la réalisation est superbe, avec notamment des modélisations et des animations de premier ordre
marquent le gameplay. D'abord Sam Fisher est plus agile que jamais : il saute par-dessus n'importe quoi, s'agrippe un peu partout, se met à couvert… même si on subit encore quelques limitations, il est clair qu'Assassin's Creed a donné quelques idées. Ensuite, une fois qu'on a exécuté un ennemi au corps à corps, on débloque les attaques ciblées. En bref, on "marque" un ou plusieurs ennemis, on presse Y et Sam exécute la sentence avec un parfait headshot. C'est pas forcément super utile, mais ça reste spectaculaire. Sur un plan purement technique, Conviction fonctionne toujours sous le moteur Unreal Engine 2.5, mais ce dernier a été profondément remanié en apportant divers effets (comme pas mal d'objets interactifs, d'autres destructibles ou encore le HDR) et se rapproche à présent des performances d'un Unreal Engine 3. Reste qu'il prône activer un bon coup de FSAA 2x (anti-aliasing) or sur Xbox 360, les effets d'escalier sont quand même bien présents. En parallèle de ça, si on se demande pourquoi Ubisoft n'est pas directement passé à l'Unreal Engine 3 (ça aurait été plus simple non ?), il faut reconnaitre que les graphismes emballent. Les modélisations sont excellentes, les décors sont jolis dans l'ensemble (il y a quand même des passages à vide comme en Irak où là c'est carrément moche avec entre autre un ciel figé et un décor lointain particulièrement mal fait) mais ce qui impressionne le plus, c'est la qualité des animations. Le développeur franco-canadien nous prouve encore une fois sa maitrise dans le domaine. On notera également que Conviction est l'un des premiers jeux à implanter les notifications de didacticiel et les ordres de mission directement en incrustation sur le décor. C'est stylé et très joli, et le concept va assez loin puisque les souvenirs (sous forme de vidéos) sont également implantés, tout comme ses pensées et son état d'esprit (cette fois sous forme de texte). Autant dire que c'est la grande classe mais étonnement, moi qui pensais que ça ferait cas d'école, au contraire peu de jeux reprennent cet effet de style. Dernier point, la partie sonore a entièrement été retravaillée. Les armes ont de bons bruitages (un peu timides pour certaines mais après tout, ce n'est pas un FPS), les musiques sont évolutives et toujours en accord avec l'action et le doublage est d'une qualité sans pareille pour la licence. Et c'est avec plaisir qu'on retrouve Daniel "Schwarzenegger" Beretta derrière la voix de Sam Fisher, mais aussi quelques voix connues du doublage français comme Patrick Borg (la voix officielle de David Boreanaz) et il me semble aussi que Grim a la même voix depuis le début de la série. La qualité est là et fait vraiment plaisir à entendre.



Avec ce Note
Splinter Cell : Conviction, Ubisoft a pris un gros risque en modifiant profondément le gameplay des Splinter Cell originaux, au point que ce n'est plus vraiment un Splinter Cell. Mais si on veut faire évoluer les choses, proposer des nouveautés, il faut bien prendre des risques, sans quoi on délaye la même expérience à l'infini, au risque de lasser les joueurs. Et avec son nouveau gameplay, ses checkpoints en lieu et place des sauvegardes manuelles, son action moins réfléchie, plus nerveuse, plus spontanée, il est clair qu'Ubisoft Montréal a cherché à intimement modifier l'expérience que peut apporter le jeu, ce que Double Agent n'avait finalement pas réussi à faire. Personnellement je trouve que c'est très réussi puisque sa première source d'inspiration (Gears of War) est un jeu que j'adore. Et encore là, je n'évoque pas une réalisation de très bonne facture (surtout au niveau des animations, qui sont incroyables), une excellente bande-son ou encore un superbe scénario, parfaitement mis en scène, qui revient sur le passif du héros et de sa fille, et dont la trame accrochera n'importe quel amateur de film Hollywoodien un tantinet musclé. Alors certes Conviction est l'épisode le plus controversé de la série, certes de Splinter Cell il n'est plus que le lointain parent (finalement, puisque Fisher n'a plus la même tête, il ne reste plus l'histoire pour faire le lien), certes ce n'est plus un jeu d'infiltration pur et dur mais plus une sorte d'action tactique (là c'est Rainbow Six VEGAS qui a donné des idées), et après quoi ? Personnellement, j'ai adoré vivre cette aventure car j'aime les jeux d'action et je reconnais que la formule action/infiltration (un peu comme Deus EX : Human Revolution qui aura vu le jour 16 mois plus tard) est pour moi très attrayante. Alors oui je plaide coupable, après 4 épisodes aux évolutions timides (le Chaos Theory restant à mes yeux le meilleur opus de l'ancienne formule), je suis bien content de voir que les choses bougent enfin, même si c'est au détriment des fondements même de la série. Il n'empêche que ça reste un très bon titre, qu'il serait vraiment dommage de rater.



Les -

  • Encore quelques limitations et murs invisibles
  • Mouvements de caméra parfois pénibles
  • Sam et Grim n'ont plus le même visage
  • Sensibilité de la visée non réglable
  • Plus de sauvegarde manuelle
  • Le level en Irak est moche
  • IA un peu dans les choux
  • Les +

  • Un gameplay réinventé, plus dynamique sans sacrifier l'infiltration
  • Très jolis graphismes dans l'ensemble
  • Sam est plus mobile que jamais
  • Moteur physique bien utilisé
  • Enfin un véritable arsenal
  • Excellente bande-son


  • Vidéo-test



    Test réalisé par iiYama

    septembre 2012