Splatterhouse (X360/PS3)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2010
Développeur : Namco Bandaï
Editeur : Namco Bandaï
Genre : beat-them-all

Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 1Mo (X360) / 1Mo (PS3)
Moteur graphique : Gamebryo
Moteur physique : Havok
Définitions HD max : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Titre alternatif : Splatterhouse 4
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 300.000


Les sites partenaires :





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Splatterhouse








Splatterhouse
L'histoire est malheureusement sans grand intérêt :(
est un jeu d'action de type beat-them-all développé par Namco, sorti tout d'abord en 1988 sur borne d'Arcade. Il a ensuite été adapté sur NES en 1989 et fut intitulé Splatterhouse : Wanpaku Graffiti. Puis ce fut au tour du FM Towns en 1989 et de la PC-Engine en 1990 d'avoir son adaptation. Ce même jeu a été suivi par Splatterhouse 2 (1992) et Splatterhouse 3 (1993), qui ont fait les choux gras d'une Mega Drive résolument tournée vers l'action et les contenus matures. Enfin en 2010, la série revient après quelques 17 ans d'absence (et 3 générations plus tard !), en faisant l'objet d'un reboot. Il signe le grand retour d'un des classiques de l'horreur et de la baston, que je vous parlerai dans ce test. Pour commencer disons que le synopsis en lui même n'est pas très fournis et qu'il tient plus de prétexte à l'histoire qui pourrait quasiment tenir sur une feuille de papier toilette... En même temps vous me direz que ce genre de jeu ne se joue pas forcément pour le scénario et vous auriez raison. Le héros du jeu, Rick Taylor, accompagne sa ravissante petite amie Jennifer, rédactrice du journal de son lycée, au manoir du Dr West. Rick est alors loin de se douter dans quelle terrifiante aventure il est en train de s'embarquer lorsque le machiavélique Dr West décide d'enlever Jennifer en laissant Rick qui fut mortellement blessé et laissé pour mort. Alors qu'il est à l'agonie notre héros n'a d'autre choix que de croire les promesses d'un mystérieux masque parlant. Lorsqu'il le pose sur son visage, il se transforme alors en une montagne de muscle à la force surhumaine et aux capacités exceptionnelles de régénération. Grâce aux pouvoirs de ce même masque, Rick est fin prêt à déchiqueter et broyer tous les monstres qui croiseront son chemin, pour sauver sa bien aimée et laisser moi vous dire que ça charcle sévère !!!


Au niveau du gameplay,
Les gameplay est bourrin, mais le gore rend l'ensemble assez jouissif
Splatterhouse reste fidèle à lui-même en nous offrant ici un beat-them-all pur jus. Le jeu comporte ainsi 11 chapitres où on ne vous demandera qu'une seule chose : dégommer tous les ennemis à l'écran et ce, dans des gerbes de sang ! Le sang qui prend ici toute son importance car plus il y en a, plus le masque pourra devenir puissant et il vous demandera même parfois de "repeindre les murs" comme il le dit si bien (car oui, de temps en temps Rick aura des conversations avec le masque qui le possède). Grâce à ce même sang que vous récolterez dans une sorte de jauge, celle-ci vous permettra (via l'écran du menu) d'upgrader votre personnage pour débloquer des combos, améliorer votre santé ou encore d'enrichir les pouvoirs du masque. Cette même jauge permettra également à Rick de se régénérer en appuyant communément sur les touches L1/LB et rond/B du pad. Le level design est quant à lui déjà vu, tout en restant simple et efficace. Vous avancerez en gros dans des couloirs pour finir sur une arène puis de nouveau un couloir et ainsi de suite jusqu'à arriver au boss. Malgré cette redondance, l'ambiance horrifique du soft fait quand même son petit effet même si ça reste assez "nanaresque" par moment. Certaines séquences viendront tout de même casser le rythme avec une vue de côté en 2D qui rappellent celle des premiers jeux de l'époque. Voyez-y ici une sorte d'hommage à ses prédécesseurs. Bien évidemment dans ces séquences ça reste la même chose : vous n'aurez qu'à avancer en défonçant tout ce qui bouge. Il faut tout de même noter que le jeu nous offrira de temps en temps des phases de plate-formes sympa mais pas très folichonnes ou originales pour autant. Elles auront au moins le mérite d'exister. Vous l'aurez certainement déjà compris, le jeu se veut très classique dans son approche. Ainsi la touche croix/A vous servira à sauter, la touche carré/X à donner des coups rapides et la touche triangle/Y pour les coups puissants (que vous pourrez charger en maintenant la touche enfoncée). La touche rond/B quant à elle, sert de prise au corps à corps. Du grand classique vous dis- je ! : )


En parlant
Les graphismes sont corrects... même si nos machines ont déjà fait bien mieux
de corps à corps sachez justement que tout le jeu se joue quasiment à main nue ! Droite, gauche, direct et uppercut seront donc de la partie. Vous aurez tout de même de temps en temps la possibilité de ramasser des armes telles que des machettes, les membres arrachés de vos ennemis, des planches de bois cloutées, des fusils à pompes ou encore votre propre bras qui finira par repousser de lui-même ! La santé s'affiche dans une jauge mais se voit également directement sur le corps musclé de Rick qui perd de la chair et des morceaux de muscles petit à petit, à force que les ennemis lui infligeront des dégâts. On pourra même voir jusqu'à ses os ! Une autre jauge à prendre en compte est celle de la rage qui permet à notre héros (une fois celle-ci remplie) de rentrer dans un mode "berzerker" pendant une dizaines de secondes, histoire de bien trancher, exploser et déchiqueter tous les ennemis à l'écran. Tout cela est bien beau mais malheureusement le jeu souffre aussi de quelques chutes de framerates qui viennent ternir la progression de l'histoire et le manque de "lock" des ennemis rend la précision des coups assez aléatoire. Du point de vue des graphismes, c'est plutôt beau pour un jeu de 2010. Les décors sont très variés mais les textures en cel-shading ne sont pas top niveau. Le gore est bel et bien au rendez-vous mais le jeu ne fait pas peur pour autant car encore une fois, cela tient plus du nanar d'horreur qui prête à sourire que du jeu d'horreur qui effraye. Les modélisations sont bien travaillées et la réalisation est pas mal. Après il faut quand même savoir que ce n'est pas pour autant une tuerie visuelle. Disons que le jeu se suffit à lui même sans vous décrocher la rétine. Les finish-moves sont plutôt bien réalisés mais souffre de temps en temps de bug visuels, comme par exemple le personnage qui attrape l'ennemi dans le vide alors qu'il est juste à côté de lui...


La bande-son
Malgré des bruitages un peu mous, les musiques sont à-propos
pour sa part joue extrêmement bien son rôle. En effet le son nous plonge dans du bon vieux rock métal et même si je n'en suis pas fan, elle se marie vraiment bien avec les combats et l'univers du jeu. Pour les connaisseurs (moi je l'ai lu sur la jaquette :p) vous aurez droit à du Lamb of God, du Five Finger Death Punch et bien d'autres encore ! Quoi de plus agréable pour démembrer d'abominables créatures. Quand aux doublages vous n'aurez que les voix américaines et les sous-titres en VF mais c'est déjà pas si mal et en plus ça fonctionne bien. Les différents bruitages par contre sont un peu médiocres et manquent parfois de punch. Pour finir parlons de la durée de vie qui elle, oscille entre 7 et 8 heures en mode normal. Par contre si vous désirez compter trouver tous les bonus cachés, cela pourrait vous prendre bien plus longtemps. Bonus qui par ailleurs sont très intéressants puisqu'il s'agira ici de retrouver des morceaux de photos de la belle Jennifer en petite tenue voire topless ! Regardez sous le spoil, juste ci-dessous. ^_^ Vous pourrez également refaire le jeu dans plusieurs niveaux de difficulté, même si ça ne sera pas très intéressant. Enfin il est possible de débloquer les jeux originaux, des épisodes 1 à 3. Un bonus sympa, même si après tant d'années, ça a forcément beaucoup vieilli.



Bonus : cliquez pour ouvrir



Splatterhouse Note
est un jeu qui souffre du syndrome du retard. C'est à dire que s'il était sorti sur PS2 ou sur Xbox à l'époque, il aurait pu avoir son petit succès. Malheureusement pour lui ce n'est pas le cas et il faudra se contenter d'un remake certes réussi dans son ambiance mais complètement bâclé au niveau des textures en cel-shading. Le gore est bel et bien là et les combats restent jouissifs malgré des finish-moves parfois bugués et souvent répétitifs (tout comme le jeu d'ailleurs). La durée de vie reste convenable et les différents bonus sont attractifs. Le manque de lock est regrettable mais le soft reste tout de même jouable. Les quelques petits problèmes de caméra eux sont parfois saoulants mais ne terniront pas pour autant votre avancée dans l'aventure. Bref, vous l'aurez sans doute déjà compris, le jeu à quelques qualités mais également beaucoup (trop?) de défauts, ce qui en fait au final un beat-them-all lambda et sans grand intérêt... Un jeu à acheter en occaz' pour les amateurs du genre qui n'aurait plus rien à se mettre sous la dent.



Les -

  • Temps de chargements beaucoup trop longs
  • Quelques bugs dans les finish-moves
  • Les ennemis meurent trop vite
  • Un bestiaire pas très folichon
  • Pas de lock sur les ennemis
  • Checkpoint mal placés
  • Caméra pas au top
  • Visée aléatoire
  • Trop linéaire
  • Les +

  • Une ambiance de film d'horreur "nanaresque" mais travaillée
  • Jolis graphismes malgré un cel-shading pas si remarquable
  • Plein de combos et d'améliorations à débloquer
  • Plus gore que ça, tu meurs !
  • Des bonus intéressants
  • Des décors variés
  • Souvent jouissif !
  • Le masque


  • Test réalisé par Mugiwara

    octobre 2014