SoulCalibur V (X360/PS3)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2012
Développeur : Namco
Editeur : Namco Bandai Games
Genre : combats

Version testée : Française
Voix dans le jeu : US ou JAP (au choix)
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : PS3 = 13Mo (saves) ou 2,2Go (install facultative) / 7Mo (X360)
Moteur graphique : CRIware
Définitions HD max : 720p (PS3) - 1080p (X360)

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Compatible 3D : non
Multi-joueurs : 6 joueurs online
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.3 Millions (tous supports)






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SoulCalibur V









Après
Non seulement l'histoire est nulle, mais en plus elle se cantonne à 2 personnages et le développement scénaristique est décevant
un SoulCalibur IV qui n'est pas passé par la case Arcade (et c'était une première dans la série) et qui s'est acoquiné avec des Maitres Jedi, la célèbre licence revient sur les devants de la scène, quelques 3 ans et demi plus tard. Cette fois non plus, l'Arcade n'aura pas son SoulCalibur nouveau, le secteur étant malheureusement de moins en moins porteur. Ce sont donc les consoles HD qui en profitent pleinement, et ce, avec un opus plein de promesses. Et la première d'entre elles, c'est d'avoir enfin un vrai scénario, construit et mis en scène. Malheureusement, c'est la première déception du jeu. Si l'intro en met plein les yeux, on s'aperçoit vite qu'elle est gérée en 3D temps réel, en lieu et place des habituelles images de synthèses, ces séquences en CG qui nous explosaient les mirettes, tant les japonais sont doués dans le secteur. Or ici nous avons une très belle scène, mais qui se cantonne à de la simple 3D, même si avouons le, le combat opposant Nightware à Siegfried (la SoulCalibur à la Soul Edge) est splendide. D'ailleurs c'est là qu'on voit le héros pourfendre le vil conquérant et quelque part, écrire le début de la fin. 17 ans plus tard, le mode histoire nous raconte les péripéties de Patroklos et Pyrrha, les 2 enfants Sophitia. Et là le bas-blesse, puisqu'à part quelques gus de passage comme ZWEI (dont l'histoire semble déjà plus intéressante), on ne contrôlera que ces 2 là. C'est donc une énorme déception de connaitre et vivre l'histoire que de leur point de vue, puisque tous les autres protagonistes sont mis au placard, mettant ainsi de côté l'énorme passif de la série. La question se pose : qu'est-ce qui est passé par la tête des développeurs ? Comment peuvent-ils justifier le sacrifice de tout un pan de la mythologie SoulCalibur, tout ça pour suivre la vie (loin d'être intéressante) de 2 inconnus. Comment ? Et bien comme tous ces développeurs qui se moquent des histoires et qui, souvent, se foutent de la gueule des fans : ils ne le font pas !! Souvent sous prétexte de faire repartir l'histoire et la série sur de nouvelles bases, ils nous pondent "ça" ! Et c'est pas fini. Si l'intro et quelques cut-scènes sont en 3D (la qualité est d'ailleurs impressionnante, malgré ma petite déception), la plupart du temps nous aurons des images fixes. Oui, tel un vulgaire jeu dématérialisé, nous avons des images fixes avec voix off, des images crayonnées et franchement banales.


Alors certes
La création de personnages répond encore présente et permet de créer des combattants vraiment originaux
c'est facile et rapide à faire, mais on aurait sans doute fini par accepter la maigreur maladive du solo, si seulement ces planches fixes avaient été des cut-scènes, si on avait quelque chose à se mettre sous les yeux. Et pour finir le tableau, l'histoire n'est pas passionnante. Certes elle se soulève un peu vers la moitié mais entre nous, il n'y a pas grand-chose de captivant. Alors c'est vrai, Namco a fait l'effort de développer une histoire, ce que la plupart des jeux de combats ne font pas. D'accord, j'accepte la critique mais entre le fait que cette même histoire soit banale, quelle se cantonne à 2 personnages (nouveaux certes, mais pas les meilleurs), qu'elle est développé à trois-quarts via des images, qu'il y a des combats qui servent de "remplissage" (comme les sous-fifres ou Tira qu'on affronte 2 fois de suite et qui par ailleurs me fait penser à Harley Quinn) tout comme le fait d'affronter un adversaire en 3 rounds, uniquement pour que le solo dure un minimum, je suis désolé mais je dis non ! En plus de ça l'IA est très oscillante. Tantôt on va faire des perfects, tantôt le jeu va nous poutrer d'une façon hyper rageante ! Heureusement, finir le solo permet d'en savoir un peu plus sur la suite de l'histoire globale et surtout, permet de débloquer 4 nouveaux personnages. Tien en parlant de personnages, ils sont encore une fois un bon nombre et 12 sont nouveaux ! Même s'il y a des doublons (comme Pyrrha et Pyrrha Omega ou Patroklos et Alpha Patroklos), les grands noms répondent bien entendu présents et hormis les DLCs à venir, la guest star du jour se nomme Ezio. Effectivement, le héros d'Assassin's Creed II fait une entrée remarquée et il faut reconnaitre qu'il a plus sa place dans un SoulCalibur que Yoda ou Vador. Malheureusement vous le remarquerez assez vite, certains sont également aux abonnés absents comme Yun-Seong, Talim, Zasalamel ou Hwang. Question gameplay, plus que jamais SoulCalibur réunit 2 écoles. Comme le font presque tous les jeux de combats de ces dernières années, on peut aussi bien jouer comme un sagouin, ou tout en finesse. 2 prises en mains diamétralement opposées et qui pourtant, fonctionnent aussi bien l'une que l'autre… tout du moins dans les niveaux de difficulté les plus faibles. Et puis il faut l'avouer, si les fines lames s'en sortent toujours avec classe, en réalisant des combos bien placées et les attaques les plus impressionnantes, il est clair que la majorité bourrinera les touches comme des gorets.


Car loin de la
Ezio, d'Assassin's Creed II est la guest star de cet épisode. Par contre, s'il y a beaucoup de nouveaux, on regrette aussi les absents
simplicité et de l'efficacité d'un Street Fighter IV, SoulCalibur V ne se dompte pas facilement. Tout d'abord parce que c'est un beat-them-up dit 3D et non 2D. Rien à voir avec les graphismes, un jeu de combat 3D permet tout simplement de se déplacer sur la profondeur. Ainsi lorsqu'on presse la touche "haut", le personnage ne saute pas mais se déplace en "strafe" vers le haut. Pratique pour faire des esquives, mais encore faut-il en avoir l'habitude. Car personnellement, j'ai été nourri aux jeux de combats 2D, et ce, au sens propre comme figuré (à savoir les jeux de combats 16-bits, de Street Fighter II à Mortal Kombat, de King of Fighters à Samuraï Shodown). Donc les vieilles habitudes ont la vie dure, tout comme cette garde via une touche. C'est déjà une gageure sur les Mortal Kombat et c'est ici, au moins aussi pénible. Ceci dit, cette garde se justifie puisque les 4 directions de la croix (ou du stick) permettent un déplacement fluide de notre avatar et de toute façon, elle ne sert à rien ! En effet, les puristes vont me maudire mais la garde est d'une inutilité exacerbée ! Qu'on se protège en haut ou en bas, on prend quand même cher puisqu'il existe 20 façons de la contourner. Ainsi le bouclier de Patroklos n'est vraiment là que pour la déco et la solution payante est de rentrer dans le lard de notre opposant, histoire qu'il n'ait même pas le temps d'y réfléchir. A côté de ça, certaines facettes de la licence perdurent, et ça ce n'est pas un mal. Par exemple les sorties de ring peuvent être (pour nous) pénalisantes, mais avouons qu'elles apportent un petit plus, tout comme ses extensions de surfaces de combat, qui peuvent se déclencher sous certaines conditions. De fait, on a moins l'impression d'être emprisonné dans son aire de combats. Derniers points sur le sujet, si le menu des options nous permet de configurer nos touches (ce qui en soi est une excellente chose), j'ai par contre trouvé débile qu'on laisse la dénomination ancestrale des touches. Pour moi K, G, A et B ça ne veut rien dire ! Obligé de prendre la notice pour comprendre qu'on parle de Guard, Kick, et coups horizontaux/verticaux. Comme si mettre un petit addendum quelque part à l'écran, était trop difficile à faire (et ça, je pense que ça touche surtout ceux qui ne connaissent pas la licence).


Enfin,
Techniquement, ce 5e épisode est magnifique ! Les décors, les effets, les animations, les modélisations... c'est impeccable !
je pesterai contre la portée rachitique des coups. Patroklos, encore lui puisqu'il est le héros du mode solo, possède une épée à peine plus longue qu'un cure-dents ! Si lors de l'intro, Nightmare et Siegfried sont équipés des "Soul", des épées monstrueuses et hyper longues, dites vous que de votre côté, vous serez obligé constamment d'aller au corps à corps. Alors je pose la question, les épées c'est pour quoi faire ? Etant donné leur inutilité (puisque se battre à l'arme blanche, c'est justement pour ne pas être au corps à corps), pourquoi les laisser ? Pour éviter de ressembler à Tekken et Dead or Alive… oui, c'est pas faux ! Ceci dit il est particulièrement agaçant de brasser de l'air parce qu'on manque un coup et qu'il faille toujours être si proche. Bien sûr ce n'est pas le cas de tout le monde, mais beaucoup de personnages ont ce problème là et vous ragerez quelques fois en jouant en solo. Techniquement, il faut être clair, SoulCalibur V est le digne descendant d'un épisode IV déjà tout feu tout flammes. Fonctionnant sous le moteur CRIware, qui tourne particulièrement bien sur nos consoles de salon (comme dans Vanquish ou Bayonetta), le jeu affiche des modélisations de toute beauté (surtout les filles, qui sont vraiment magnifiques !), une animation hyper fluide et bien entendu, des décors variés et étonnamment détaillés. En plus de couleurs bien gérées, de cut-scènes rares mais bien conçues et de quelques effets très réussis, il faut aussi souligner que l'aliasing se fait très discret. Quant à la version PS3, j'ai été agréablement surpris que le jeu nous laisse le choix d'installer ses données ou pas. Qu'on ne nous l'impose pas, c'est une option que j'apprécie beaucoup, même si le faire raccourcis de façon significative les temps de chargement, ça va de soi. Dernier point, la bande-son nous balance ses flonflons habituels et ça colle assez bien au jeu même si, comme d'habitude, on n'en retiendra pas une seule et qu'en plein combat, on n'y prêtera même pas attention. Les bruitages sont quant à eux très corrects et dynamiques, et les options nous permettent d'apprécier un doublage 100% japonais ou anglais (auquel cas, la synchro labiale fait bien son travail).



SoulCalibur V est un bon Note
jeu mais Namco a fait l'erreur, la grave erreur de trop délaisser le solo au profit des modes multi. En effet, si comme moi vous jouez seul ou uniquement hors ligne avec un pote, vous allez vite faire le tour du jeu. Le versus a évidemment une place de roi dans un tel titre, mais le mode histoire est une vaste blague. Après c'est vrai, le mode création de personnages répond toujours présent (il est d'ailleurs excellent et permet d'aller assez loin dans la confection de son avatar), une fois le mode histoire terminé on débloque le mode Ames Légendaires et de toute façon, même seul on peut très bien affronter l'IA sans passer par l'histoire et ainsi prendre qui on veut. Ceci dit, après des épisodes qui sont allés crescendo dans la qualité du solo et surtout après les modes Maître d'Arme de SoulCalibur II ou Chroniques de l'Epée de SoulCalibur III, on ne peut qu'être déçu par le solo. Car il serait grand temps que les développeurs comprennent qu'il n'y a pas que le multi qui compte car nous sommes encore nombreux à privilégier les modes solos, surtout pour des titres tels que celui-ci. Ce 5e opus reste donc un bon jeu, surtout si vous jouez en ligne. Car en solitaire, le contenu est chiche, limite radin et le mode histoire n'intéressera personne. Après c'est sûr, il y a l'inépuisable versus, sans parler de ses qualités techniques assez exceptionnelles.



Les -

  • Trop souvent obligé de se battre au
    corps à corps (et les épées alors?)
  • Des personnages manquants
  • Difficulté et IA mal équilibrées
  • Mise en scène et contenu du
    solo minable !
  • L'inutilité de la garde
  • Les +

  • 2 écoles de gameplay : technique
    ou bourrin
  • Au choix, doublage JAP ou US
  • La création de personnages
  • Graphiquement magnifique !


  • Test réalisé par iiYama

    février 2012