Soldier of Fortune Payback (PC/X360/PS3)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : Cauldron
Editeur : Activision
Genre : FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.1 (PC) / 1.0 (consoles)
Doublage : US
Textes à l'écran : US

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 3.5Go (PC) / 1Mo (X360) / 12Mo (PS3)
Moteur graphique : Cloak NT3
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 12 joueurs online

Abréviations : SoF 3 / SoF Payback
Titre alternatif : Soldier of Fortune 3
Prix au lancement : 40€ (PC) / 50€ (consoles)
Score des ventes : 330.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1600Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Max


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Soldier of Fortune

Payback



Pourquoi le monde
Le scénario est bidon et la mise en scène se résume à 3 fois rien. Une déception :(
s'acharne-t-il sur certains jeux et pas d'autres ? Et bien parce que tout est question de subjectivité ! Aucun test, et je dis bien AUCUN, ne sera jamais objectif car l'avis du testeur sera toujours assujetti à une certaine façon de voir les choses, un certain ressenti par rapport à l'aventure vécue, l'influence des autres points de vue et même des préjugés. Difficile donc de faire un test en bon et due forme dans ces conditions-là donc il faut bien comprendre que lorsqu'on lit le test de quelqu'un, on lit son avis, son point de vue, ce dernier étant bien entendu influencé par diverses choses. Bref, en l'espace de seulement de 2 épisodes, Raven Software (qui depuis Quake 4 a bien du mal à briller à nouveau) a su imposer une licence forte qui résonne encore aujourd'hui, alors que le second épisode, Double Helix, a aujourd'hui plus de 10 ans. D'ailleurs, 5 ans après cet opus majeur, ce FPS violentissime qui nous aura fait jubiler, Activision (détenteur des droits) a décidé de remettre la licence sur les rails. Nous sommes alors en novembre 2007, la 7e génération est enfin lancée et l'éditeur s'est dit qu'il était peut-être temps de ressortir du placard cette ancienne gloire plus ou moins connue que sur PC (même si quelques adaptations consoles existent). La question qui se pose alors, c'est pourquoi ne pas avoir donner le travail à Raven, tout en mandatant son ancien héros, afin de reprendre tout le sel de la licence ? Allez savoir ! A la place, on retrouve le développeur de Cauldron (ce qui veut dit "chaudron", c'est dire le niveau) qui est derrière de petites productions, généralement aux ventes intimistes, à l'image de la récente série des Cabela's. Ce développeur ultra modeste, qui ne comptait à l'époque que 25 membres, a reçu un budget misérable et un planning serré, afin de produire un 3e opus à un nom qui aura fait vibrer bien des joueurs à la fin des années 90/début 2000. Un pari risqué et si le jeu n'est pas aussi mauvais que la presse en dit, il faut reconnaitre que Soldier of Fortune : Payback ne partait pas avec les meilleurs espoirs. Malgré tout, si la tâche première d'un jeu est de divertir, alors ce 3e épisode remplit son contrat. Cependant, avec un meilleur studio aux commandes, un plus gros budget et sûrement plus de temps pour le développer, sans doute aurait-il été plus émérite.


Soldier of Fortune : Payback
Linéaire, hyper scripté, level design antédiluvien... Payback nous ramène bien des années en arrière
nous propose un scénario prétexte pour perpétrer de violents meurtres, cependant, la trame de fond s'avère super faible. Il n'y a pas d'intro, de très rares cut-scènes en vue à la première personne (et malheureusement d'une qualité vraiment faiblarde) et seulement un briefing avant chaque niveau. Dans tout ça on apprend que notre boucher du jour se nomme Thomas Mason et qu'il doit une fois de plus faire face au terrorisme mondial, notamment parce qu'il se fait rouler dans la farine au tout début de l'aventure (d'où le titre Payback, qu'on peut ici traduire par vengeance). Entre temps, il poursuivra les frères Wall pour leur piquer une précieuse mallette (qui semble avoir un rapport avec des armes nucléaires), mais une fois récupérée, on se la fera voler par une espionne qui nous remerciera d'avoir fait le boulot à sa place et le jeu se terminera ainsi ! Grosse déception donc, déjà très léger sur le plan de la trame, on n’a pas vraiment de fin, un épilogue qui en plus, arrive sans même qu'on s'y attende. Après les super scénarios des 2 premiers Soldier of Fortune, le fan (ou même le simple amateur de FPS) ne peut qu’être déçu. En plus de ça, on ne joue même plus Johns Mullins, ce qui est navrant, puisqu'il était jusqu'ici lié à la licence et qu'il apportait un certain réalisme, une certaine crédibilité à l'histoire. Autre détail absolument impardonnable : le jeu est entièrement en anglais ! Seule la boite et la notice sont dans notre langue, tout le reste, que ce soit le doublage, les sous-titres et même les simples textes "in game", sont restés en version originale. Si bien sûr, il est bien plus déplorable de voir ça sur un RPG ou assimilé (souvent du fait de la complexité des dialogues) ici on ne peut pas dire que ça aurait pris beaucoup de temps de traduire le peu de contenu qu'il y a. De plus, Activision double toujours ses jeux dans notre langue, c'est donc assez incompréhensible, même si avouons-le, le niveau est tellement bas, que de simples notions d'anglais vous permettrons de très bien cerner les maigres tenants et aboutissants de l'aventure.


Retour plus de
La violence atteint des sommets et le dynamisme des bruitages rend hommage à la puissance des armes
10 ans en arrière, Payback nous propose un gameplay arriéré, en contradiction avec les productions actuelles. Se contentant du minimum syndical, les interactions se limiteront à dessouder tout ce qui se pointe au bout du fusil. Pas de fouille de placard, on ne rentre pas dans une maison si ce n'est pas dans le script, le mode accroupi et le saut ne servent pour ainsi dire pas, on grimpe quelques échelles et c'est tout ! Autant dire qu'on n'avait pas vu ça depuis la vieille époque des DOOM-like, en somme le level design est "à l'ancienne", clairement peu inspiré et il n'y a aucune exploration, l'avancée étant extrêmement linéaire. Avant chaque mission, on aura le choix de son arsenal : 2 fusils, une arme de poing et des grenades. Plus réaliste que son prédécesseur sur ce plan-là, Mason est ainsi plus humain, comme le fait qu'il ne puisse pas courir indéfiniment et qu'il ne porte pas tout un attirail sur le dos. Cependant l'arsenal est impressionnant ! Evolutif au fil du jeu, on aura très vite à disposition une masse étonnante d'armes, toutes plus puissantes les unes que les autres. Divers fusils à pompe, l'incontournable AK47, des fusils d'assaut, des fusils de sniper, des pistolets mitrailleurs, le puissant Desert Eagle, le lance-grenades M40 et même un lance-roquettes sont au menu. De plus, on pourra y adjoindre divers gadgets comme un module lance-grenades, une poignée tactique ou un viseur reflex. Si on tombe en rade de balles, on aura aussi la possibilité d'échanger son arme contre une laissée par les ennemis. Je regrette juste qu'on n’ait pas des fiches détaillées sur chacune car visiblement, les développeurs en connaissent un rayon sur le sujet. Les grenades sont réellement efficaces (c'est rare pour être souligné) et les armes accusent une puissance démesurée ! Toujours aussi promptes à arracher quelques membres (la marque de fabrique de la série), les jambes, les bras et la tête pourront être désolidarisés de leur tronc. Ne soyez pas choqués, après tout les 2 précédents épisodes offraient déjà cette touche de "poésie sadique" et croyez-moi, sur un vrai champ de bataille, si un gars prend un coup de fusil à pompe en pleine tête et à bout portant, ça doit être aussi moche que ça. Faut dire que pour jouer à Soldier of Fortune, il ne faut pas être sensible sur le fait de tuer 30 gars à la minute dans un véritable bain de sang.


Si la violence peut être
Il est vraiment regrettable que le jeu n'ait pas été localisé...
désactivée, c'est tout de même un jeu déconseillé aux plus jeunes. Car les missions ne sont que des prétextes pour se livrer à une véritable boucherie ! Le "démembreur" est de retour et ce qu'il faisait de mieux l'époque, il l'a décuplé et cette violence passe aussi par des dialogues assez crus. Mais s'il y a une facette qui ne s'est pas amélioré avec le temps, c'est bien la destruction des décors, et c'est bien dommage. J'aurai adoré faire comme dans Frontlines : détruire la moitié des bâtiments au lance-grenades afin de me frayer un chemin. Mais non, à part des bidons d'essence qui feront un vrai carnage, quelques éléments destructibles comme des charrettes ou des pylônes en plâtre, au final ça reste rare. Les voitures explosent mais aucune n'assument de dégradation de la carrosserie et finalement notre arsenal digne de Rambo, n'a de réel pouvoir destructeur que sur les mercenaires. On visitera quelques pays où la guerre est monnaie courante comme l'Afghanistan, la Chine, le Congo ou la Russie. Le nombre de décors est limité mais relativement varié, ce qui nous fera pardonner une légère redondance de certains passages. Ce qui est moins pardonnable par contre, ce sont des niveaux totalement cloisonnés et des scripts hyper voyants. Ainsi, impossible de traverser une grotte si un esclave (qu'il faut d'abord libérer) ne vous montre pas le chemin. Les cartes paraissent grandes mais ce n'est que poudre aux yeux, en fait elles sont plutôt petites et on est en permanence tenu par la main, notamment par des objectifs à remplir, sans quoi la suite ne se débloque pas. Autre détail sensible, Payback nous oppose parfois à des boss à la crédibilité à revoir. Qu'un Hind (un puissant hélico de combat russe) résiste, ça se comprend, mais qu'un mec en chemise (même pas avec un gilet pare-balles) doive prendre plusieurs chargeurs en pleine poire avant de mourir, là non, c'est ridicule ! Enfin je crois qu'on tient l'IA la plus idiote de tous les temps ! Les ennemis nous passent devant sans nous voir, se jettent bêtement sur nous pour nous frapper (j'ai d'ailleurs trouver sympa que Mason se tourne automatiquement vers celui qui l'agresse), le tout dans une incohérence notable. L'appellation chair à canon a certainement dû être inventée pour eux ! A contrario n'essayez surtout pas de jouer finement, c'est peine perdue (oubliez donc les fusils de sniper !) puisque les ennemis sont capables de nous voir dans le noir et même de dos ! L'infiltration n'a donc pas sa place ici...


Si les 2
Les bugs sont légions et pourtant, les graphismes sont juste dans la moyenne
premiers épisodes fonctionnaient sous les moteurs id Tech 2 et 3, cette fois Cauldron a préféré utiliser un moteur maison, le Cloak NT3, couplé au moteur physique Havok. Le moteur Havok justement, fait souvent n'importe quoi. Entre autre bizarrerie, j'ai vu un gars prendre un tir dans le pied, se mettre à littéralement sauter comme s'il avait marché sur une mine ! J'ai vu des corps prisonniers d'un mur (!) ou pire, on tire sur un gars juste devant et les balles le traversent, allant toucher celui de derrière. Autant de réglages que Soldier of Fortune Payback n'a pas eu droit (le patch 1.1 est sorti sur PC, réglant pas mal de bugs, mais les consoles n'y ont pas eu droit). Payback propose tout de même des graphismes sympatoches. Si on met à part sa pléthore de bugs, il nous offre des effets bien réalisés (notamment les flammes et les fumées) ainsi que des décors suffisamment travaillés. Il subsiste toujours des sprites taillés à la serpe mais les textures sont plutôt bien finies. Les grottes Afghanes, la jungle Chinoise, le désert... on peut dire ce qu'on veut mais c'est pas si mal que ça, même si bien entendu, on reste loin des meilleures productions. Cependant il faut se remettre dans le contexte : novembre 2007, la PS3 a tout juste un an au Japon (à peine 9 mois chez nous) et la Xbox 360 a tout juste 2 ans. Bref, on est loin des titres de fin de génération et pris dans ce contexte, le jeu n'est finalement pas si moche (rappelez-vous de la vieille tête qu'ont des titres comme Perfect Dark Zero ou Call of Duty 2). Si les loadings sont un peu longs sur consoles, au contraire ils sont très courts sur PC. Seul bémol, les modélisations sont insuffisantes et les PNJs sont un peu tous identiques. Par exemple, les Africains ont tous la boule à zéro et sont presque tous habillés pareil : on affronte une armée de clones ! Comme déjà évoqué, le doublage est essentiellement en anglais. Il a tendance à être surjoué (surtout lorsque notre héros à la grosse voix rauque ouvre la bouche) et plus regrettable encore, la plupart des ennemis parlent la langue de Shakespeare : hormis les asiatiques, les musulmans et plus globalement les africains, ne parlent pas dans leur langue natale et question immersion, c'est bien dommage. D'ailleurs, une fois encore je regrette vraiment qu'Activision n'ait pas pris la peine de réaliser une localisation en bon et due forme (au minimum les textes et sous-titres). Les musiques s'adaptent à l'action, elles sont d'une qualité agréable, et donnent du corps à l'action. Enfin les armes sont de véritables tueries acoustiques ! Et dire qu'il y a des jeux comme Turok où le fusil à pompe fait un vieux pouf à peine audible... Ici chaque arme possède son potentiel destructeur et se fera entendre ! Pas forcément réalistes mais très puissants, les armes et les explosions sont parfaitement rendues, la qualité et le déchaînement audio étant de mise. Un véritable régal qui renforcera la violence visuelle.



Il est Note
difficile d'attribuer une bonne note à ce Soldier of Fortune Payback, mais difficile de le saquer outre mesure, comme l'a fait une presse semble-t-il encore trop attachée à leur Call of Duty 4 qui leur sert de comparaison à tout va. Mais je ne suis pas idiot pour autant, si ce 3e opus de Soldier of Fortune n'arrive pas à la cheville du titre cité, c'est sans doute parce qu'il faut aimer littéralement repeindre en rouge les décors. Les ennemis pissent le sang par hectolitres entiers et leurs membres joncheront le sol tels des trophées qu'on arrache avec leur vie. Je l'accorde, c'est peut-être trop... Pourtant "oui" j'ai apprécié le jeu, pour ce qu'il procure de violence et d'adrénaline, de puissance acoustique et de déchaînements létaux. Une violence brute, décomplexée et certains diraient même, décérébrée ! Ajoutons à ça un gameplay sommaire qui semble remonter aux fondations du genre, des bugs graphiques à foison, une aventure franchement courte (environ 5 heures) et il y aura de quoi vous rebuter. Malgré tout, ses bruitages ravageurs, ses graphismes sympathiques (quand ils ne buguent pas) et sa bonne dose d'action (même si cette dernière est cloisonnée, dopée par une IA débile) vous feront passer un bon moment. Après c'est sûr, Payback ne tient pas la comparaison avec Call of Duty 4, ni même avec un Double Helix autrement plus fin. Plus de Raven, ni de John Mullins, certains pensent que de Soldier of Fortune, ce jeu n'en a que le nom et ce n'est pas tout à fait faux. Mais si on le prend au second degré, avec juste dans l'idée de se défouler, alors il est un bon client.



Les -

  • Les textes, sous-titres et doublage sont intégralement en anglais !
  • Durée de vie faible (5h environ) et multi sans âme
  • La santé remonte vite, très vite, trop vite peut-être
  • Scénario bidon et mise en scène... inexistante !
  • Level design d'une autre époque
  • Des boss tout sauf réalistes
  • Pas de John Mullins :(
  • Les +

  • Les démembrements, marque de fabrique de la série
  • Des armes d'une puissance jubilatoire
  • Des bruitages hyper dynamiques
  • Un choix d'armes impressionnant

  • Test réalisé par iiYama

    mai 2015