Rogue Warrior (PC/X360/PS3)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2009
Développeur : Rebellion
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : FPS / infiltration

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 5Mo (X360) / 8Go (PS3)
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 240.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 88000GT / Radeon HD2900 PRO)


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Rogue Warrior








Après avoir reçu
Le scénario est complétement bidon, et je ne vous parle même pas de la mise en scène :(
des notes et des appréciations absolument calomnieuses de la part de la presse mondiale (avec entre autre, une moyenne Metacritic d'à peine 29%), Rogue Warrior est considéré par beaucoup comme l'un des plus mauvais jeux de la 7e génération. Si bien sûr il subsiste un (tout petit) noyau de fans, qui viendront défendre contre vents et marrées ce titre, en disant de lui qu'il est fun et loin d'être aussi moche qu'on le dit, personnellement je conseillerai à ces personnes visiblement peu avisées, de consulter un bon ophtalmologiste en premier lieu, et d'enrichir au plus vite leur culture ludique. Car vous le savez sans doute, l'une des règles d'or lorsqu'on teste un jeu vidéo, c'est de se remettre dans le contexte de sa sortie et de prendre en considération son prix d'achat initial. Et Rogue Warrior a vu le jour fin 2009 et fut vendu au prix fort de 60€ sur consoles. D'ailleurs, si 2009 a vu naitre quelques jeux sympathiques comme Wolfenstein, Resident Evil 5, l'explosif Red Faction Guerrilla, l'imparfait FEAR 2 ou le mélodieux Halo 3 ODST, à côté de ça le bonhomme s'est également frotté aux poids-lourds que sont KILLZONE 2, Borderlands et Call of Duty : Modern Warfare 2. Entre nous, sortir un jeu tel que celui-ci, quand les autres proposent de tels hits, faut avoir des couilles !! Ou alors il faut se dire que dans le marasme des fêtes de fin d'année, il devrait quand même s'en écouler quelques-uns. Les ventes justement s'élèvent à même pas 250.000 pièces dans le monde, donc c'est clairement un fail, preuve que si on fait de la merde (tout du moins, le fait que ça se "voit autant") les joueurs finissent par le voir. Développé par le studio anglais de Rebellion (qui généralement ne produit pas de gros titres), Rogue Warrior reprend une partie de la biographie d'un homme bien réel : Richard Marcinko, aussi connu sous le nom de Dick. Né en 1940 et décoré de la fameuse Silver Star, l'homme a fait la guerre du Vietnam, puis il a rejoint les Neavy SEAL, pour finir sa carrière au NSCT (aussi connu sous le nom de Red Cell). Bref, un gars au menton carré, avec une belle grosse fossette au milieu, et qui a visiblement bien servi son pays. Cependant le jeu ne lui rend pas vraiment hommage. L'exercice n'est d'ailleurs pas nouveau puisque les 2 premiers épisodes de Soldier of Fortune reprenaient (en partie et en fiction) l'histoire du vétéran John Mullins. Sans doute que dans cette optique, Rebellion s'est dit que ce serait une bonne idée d'en faire de même avec "Dick", ce patriote américain qui se met au garde-à-vous dès qu'une bannière étoilée se pointe à l'horizon (oups, ça y est, j'ai la gerbe x_x).


Bref, l'histoire
Les éxecutions sont le seul point positif du titre
du jeu se déroule en 1986 et notre héros du jour part en mission en Corée du Nord, afin d'enquêter sur une potentielle menace. Comme bien évidemment dans les années 80 on était en pleine Guerre Froide, tout ce qui était "rouge" était donc foncièrement "méchant" (merci le cinéma amerloque pour nous avoir inculqués ces merveilleux clichés) donc on va manger du "cocos" coréens et russes. Et oui, quitte à manger du gros cliché dégoulinant, autant reprendre le jargon de l'époque avec une finesse qu'on a depuis pris plaisir à oublier. Bien entendu le jeu ne fera en aucun cas la biographie de son personnage, on débarque en pleine mission sans vraiment de prologue et on enchaine les niveaux grâce à un scénario digne des meilleures productions Hollywoodiennes des années 80... oui celles avec Dolph Lundgren ou Chuck Norris (par contre je réclame un peu de respect pour ces héros de mon enfance que furent Bruce Willis, Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone, merci :). Dans tout ça, vous vous doutez bien que la mise en scène est proche du zéro pointé ! C'est minable à souhait, avec des cut-scènes faites à l'arrache (donc une qui se permet de saccader à mort !), comme pour souligner le plus magistralement possible, une écriture de très haute tenue. Niveau gameplay, on nous propose un FPS qui peut se jouer infiltration comme bourrin. Pour ça on pourra réaliser des exécutions plutôt sympathiques et bien faites, neutraliser ses ennemis au flingue à silencieux ou encore couper le courant pour plonger le secteur dans l'obscurité afin de mieux surprendre ses victimes. Malheureusement l'infiltration est très rudimentaire comme vous vous en doutez. Etant donné qu'on ne peut pas déplacer les corps et que tirer sur les lumières les fait éclater certes, mais ne sert strictement à rien (n'est pas Splinter Cell ou Hitman qui veut), au final on fera joujou avec l'infiltration jusqu'à ce qu'un garde nous repère et qu'il mette une partie de la base en branle. Oui une partie seulement, car il n'est pas rare que les tirs échangés à quelques pas de là, n'éveillent aucun soupçon chez les autres mercenaires. On aura donc tôt fait de passer en mode bourrin, puisque de toute façon, l'infiltration n'est guère plus gratifiante. Dick dispose de 2 armes et étrangement, à chaque début de mission, il aura toujours les mêmes : un 9mm avec silencieux et un Mp5. Heureusement qu'on peut en changer pour n'importe laquelle trouvée en cours de route, même s'il faut reconnaitre que l'arsenal tourne vite en rond. Comment ça vous auriez voulu un magasin à chaque début de niveau, histoire de choisir son matos ? Allons ma p'tite dame, ce n'est pas bien joli de rêver toute éveillée !


On a quand même
Jouabilité imprécise, gameplay ultra rustique, infiltration gâchée par une IA misérable... et encore, l'aventure ne dure qu'au max 3h ! Une honte !
une (mini) subtilité : on peut se mettre à couvert (auquel cas la vue passe à la 3e personne). Cependant, la santé remonte tellement vite (en moins de 2 secondes, top chrono !!) que finalement, il suffit de se planquer un tout petit peu, pour repartir en guerre et sulfater tout ceux qui se pointent. A ce propos le jeu accuse de gros soucis d'IA puisque les initiatives ennemies sont extrêmement rares, ce qui revient à faire du tir aux pigeons (rouges) ! Mais moi ce qui me gêne le plus, c'est que la jouabilité est imprécise (ce qui est désagréable), on évolue dans un long couloir même pas maquillé (sans doute que les développeurs assument leur choix, allez savoir) et pire que tout, les 8 niveaux que comptent l'aventure, se bouclent en 2 à 3 heures (selon le niveau de difficulté). Oui vous avez bien lu, ce jeu qui se vendait 50 à 60€, a une durée de vie de moins de 3 heures !! Et après, on peut venir se foutre de la tronche des Call of Duty... D'ailleurs Rogue Warrior possède son propre mode multi, mais il est encore plus infâme que le mode solo. Aller, on se fait plaisir, on termine par la réalisation. Selon Rebellion, le jeu a été en développement pendant 4 ans. 4 ans pour 3 heures de jeu et des graphismes comme ça ? A moins que l'équipe soit composée de gibbons qui codent avec les moignons de la main gauche (alors qu'ils sont droitiers), je ne vois pas comment il est possible de mettre 4 ans pour faire... "ça" ! Quoique, j'ai peut-être une explication : étant donné que leur précédent jeu était le gentillet Rogue Trooper, je me demande si Rogue Warrior n'était pas à l'origine un jeu de la précédente génération, qu'ils auraient transposé (au lance-pierres) sur la nouvelle. Car il faut être honnête, les graphismes sont à peine meilleurs que s'ils tournaient sur PS2 ! Les angles sont mal dégrossis, les animations sont affreuses, les décors sont redondants et vides... et puis il faut voir la tronche des explosions pour le croire ! Sortir un jeu avec un tel niveau technique, 2 ans après Call of Duty 4, franchement faut se douter de rien ! Ce n'est finalement pas 4 ans de développement, mais bien 4 ans de retard technique (au bas mot !).


Enfin la partie sonore
La réalisation est datée et le doublage accuse une vulgarité sans pareille !
nous offre des bruitages corrects et des musiques assez passe-partout. Par contre le doublage est une véritable ode à la poésie française. Si aux Etats-Unis le héros est doublé par Mickey Rourke, chez nous on entendra surtout la voix de Marc Alfos, qui est bien connue. Je vous parle de la voix du héros car on entendra principalement que celle-ci, les ennemis ayant le bon gout d'être resté en VO (même si comme d'habitude, ils débitent les mêmes âneries 10 fois de suite). Et de la poésie, vous allez en entendre puisque Dick est capable de lancer, en moyenne, un gros mot bien glavioteux, par phrase ! Avec un langage aussi fleuri et jovial (sans parler des discriminations, des cocos, des rouges et j'en passe), c'est sûr, on appréciera que mieux la précision de l'écriture, la justesse de ce scénario ô combien passionnant. Je ne sais pas comment est le doublage d'origine, ou si c'était pour se donner un côté irrévérencieux façon Duke Nukem (auquel cas c'est loupé), mais si l'ami Richard Marcinko a accepté ça, c'est sans doute qu'il doit trouver que le titre est assez ressemblant de ce qu'il était et de ce qu'il a vécu. En clair c'est un gros con d'amerloque sans cervelle, le genre qui tire d'abord et pose les questions après, un spécimen de cette race de moins en moins rare, qui a un pois-chiche qui se noie dans toute l'eau qu'il a entre les oreilles, et dont la gueule est forcément plus grosse que la cervelle. Espérons pour lui que je me trompe...



Quand on lit Note
sur la pochette arrière "je suis le dieu implacable du combat", d'abord on se dit "what the fuck ?", ensuite on se dit que la modestie ne les étouffe pas et enfin que si cette phrase vient du personnage qui a inspiré le jeu (Richard Marcinko), c'est sans doute que ce type doit être un putain de gros con, sacrément imbu de sa personne. Car pour être honnête, si j'étais décoré comme lui, que j'avais fièrement rendu service à mon pays, jamais j'aurai donné mon aval pour que mon nom soit trainé dans une telle boue purulente ! D'ailleurs Rebellion et Bethesda n'ont-ils pas eu honte de sortir un tel jeu ? Car avec sa mise en scène ridicule et peu travaillée, son scénario complètement bidon et cliché, ses caricatures que ne renieraient pas les Guignols de l'Info, ses dialogues vulgaires au possible, sa jouabilité imprécise, son gameplay arriériste, ses animations datées, ses graphismes à peine digne d'une PS2 et accusant un retard technique à peine quantifiable... tout ça dans un shooter insipide et à la durée de vie ne dépassant pas les 3 heures, c'est à se demander si certains ne devraient pas changer de métier. Bref vous l'aurez compris, Rogue Warrior est une belle saloperie, qui m'aura d'abord fait rire (contre son gré), puis qui m'a affligé pour enfin m'ennuyer (en moins de 3h, c'est quand même un comble !). Un titre à oublier d'urgence (moi le premier !) et qui ne vaut même pas qu'on dépense 5€ en occaz' au Micromania du coin. C'est dire le niveau...



Les -

  • De gros soucis d'IA (ce qui gâche aussi l'infiltration, soit dit en passant)
  • Scénario bidon et mise en scène pourrave
  • Vulgaire à un point à peine immaginable
  • Gameplay bourrin, sommaire, arriériste
  • Durée de vie honteusement ridicule !
  • Les graphismes... c'te blague !
  • Jouabilité loin d'être précise
  • Une infiltration rudimentaire
  • Mode multi sans intérêt
  • Les +

  • Les exécutions furtives
  • Heu... je cherche encore :/

  • Test réalisé par iiYama

    mars 2015