Ridge Racer Unbounded (PC/X360/PS3)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : mars 2012
Développeur : Bugbear Entertainment
Editeur : Namco Bandaï
Genre : courses

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 6Go (PC) / 1Mo (X360) / 5Mo (PS3)
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 8 joueurs online

Abréviation : RR8 - RRU
Titre alternatif : Ridge Racer 8
Prix au lancement : 45€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 300.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800GT / Radeon 4850)


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Ridge Racer

Unbounded



Ridge Racer
Désormais Ridge Racer joue la carte de la destruction ! Une trahison pour la série T_T
a toujours divisé les foules. Il faut dire que sa prise en mains, à base de drift "obligatoire" ne plaisait pas à tout le monde mais elle aura toujours fait partie du line-up d'une PlayStation, de la première à la 3e, avec une infidélité marquée sur la sortie de la Xbox 360. Véritable vitrine technologique des performances des consoles Sony (et Microsoft dans un cas), la saga Ridge Racer s'est pourtant essoufflée tel un asthmatique qui gravit le Mont Blanc. Il faut dire que sur la 7e génération (celle des PS3 et Xbox 360), les jeux de courses comme les TPS/FPS ont été surexploités, allant vers toujours plus de réalisme, une prise en mains plus naturelle et des graphismes toujours plus poussés. Ainsi Namco, le développeur initial de la série, s'est vu dans l'incapacité de faire mieux que la concurrence et a confié l'une de ses licences fétiches (mythique même, diraient certains) au studio finlandais de Bugbear Entertainment. Ce petit développeur, qui compte moins de 100 employés, est connu pour sa série FaltOut ou encore pour SEGA Rally Evo sur PSP… bref, c'est pas un cador. D'ailleurs, vous l'avez sûrement remarqué mais lorsqu'une licence est sur le déclin, généralement les développeurs initiaux laissent la place à un studio bas-de-gamme dans l'espoir qu'ils fassent mieux, or ce n'est que trop rarement (jamais ?) le cas ! Car premièrement ils n'ont pas la maitrise ou le potentiel pour relever un grand titre aujourd'hui déchu, ensuite il s'évertue à dénaturer l'aura même de la licence, puisqu'ils n'ont pas le savoir-faire pour la pérenniser. Et ce 8e épisode de Ridge Racer, est une nouvelle pièce qu'on peut précieusement mettre au dossier des jeux qui ont perdus quelque chose en chemin : ce qui faisait généralement leur identité ! On arrive donc dans la ville imaginaire de Shatter Bay, en tant que recrue du gang des Unbounded. On doit participer à des courses dans les rues de la ville, le but étant de prouver à Kara Shindo, chef des Unbounded, que vous méritez de dominer la ville. Passionnant…


Ainsi on
La jouabilité est vraiment désagréable car les dérapages sont loin d'être faciles à mettre en oeuvre
participe à des courses tout ce qu'il y a de plus banals, sur des circuits urbains totalement fermés. Pas d'open-world, pas de flics, pas de représailles et ce, malgré le vacarme et le fait qu'on saccage les rues. Car la grande nouveauté de cette itération, c'est que désormais on va pouvoir presque tout bousiller sur notre passage ! Le mobilier urbain, les murs, les barricades, les concurrents bien entendu, mais aussi des choses bien plus improbables comme les pilonnes d'un parking sous-terrain (?) ou carrément le pied-porteur d'un pont suspendu. 0_0 C'est cela oui… En effet grâce au boost, la voiture prend une vitesse folle, au point qu'on traversera un bar, un cinéma, un magasin dans le but de tout défoncer à l'intérieur ! Evidemment ça rappelle de suite Split/Second Velocity ou Burnout Paradise, qui faisaient de la destruction leur plus-value. Ici tout démolir permet de s'octroyer des points supplémentaires mais ouvre aussi un raccourci pour le tour suivant. Evidemment, lors de ces destructions (bien évidemment) scriptées, nous avons un très joli ralenti, qui a l'avantage de ne pas couper le rythme de la course. Finalement, le vrai problème du jeu est là : où a-t'on vu ce genre de choses dans un Ridge Racer ? Je suis d'accord, après 7 épisodes (sans parler du spin-off sur Nintendo 64 ou des versions portables), la saga n'avait que 2 choix : soit évoluer vers d'autres directions, soit continuer sur le même chemin mais après un Ridge Racer 7 qui est allé au bout du concept, je voyais difficilement la licence poursuive sur le même chemin. La meilleure solution est alors de laisser la licence dormir, pendant quelques temps, pour revenir une ou 2 générations plus loin, ou alors passer définitivement à autre chose. Cependant les markéteux de Namco Bandaï, comme tous ceux des autres sociétés d'ailleurs, savent qu'un "patronyme" fait vendre. Je vais même dire mieux, un mauvais jeu avec "un nom" se vendra mieux qu'un bon jeu anonyme. Ainsi, celui qu'on aurait pu appeler n'importe comment, a fini par prendre le titre de Ridge Racer, alors que ça n'en est pas un ! Parce que quitte à tout broyer sur son passage, pourquoi n'y aurait-il pas d'armes comme dans Full Auto tant qu'on y est ?


Et pour
L'éditeur de circuits est la seule véritable bonne nouveauté de ce 8e Ridge Racer...
entériner mes dires, la prise en mains si particulière des Ridge Racer (souvenez-vous, pour "drifter" il faut lâcher l'accélérateur, tourner et réappuyer à fond sur la pédale !) n'est plus qu'un souvenir. Désormais, pour déraper il faut jouer avec le frein à main. Non, ne croyez pas qu'en freinant ça fonctionnera, le jeu est tout sauf réaliste (pas de transfert de masse donc), donc pour prendre un virage comme un claqué du volant, il faut déraper à tout prix. Mais je tiens à dire que la jouabilité est exécrable et que le maintien (ne serait-ce qu'une demi-seconde de trop) sur le frein à main, et c'est le tête-à-queue ! Exécrable je vous dis… Alors certes on a 3 vues, c'est vrai que sur le moment on peut trouver ça fun de tout casser, mais l'irréalisme de la conduite et cette jouabilité toute pourrie, vont très vite vous gâcher le plaisir. 5 modes de jeu sont disponibles mais finalement, le plus intéressant reste l'éditeur de circuits. Plutôt complet et permettant de réaliser ses propres courses, l'éditeur est la vraie bonne idée de cette trahison à la série. Techniquement, Unbounded est sans âme. La ville de Shatter Bay est un patchwork sans identité, mais à côté de ça, l'ensemble est plutôt joli. Le moteur 3D tourne bien, on a de bonnes sensations de vitesse (surtout lors de l'utilisation du boost), on a même de jolies incrustations comme dans Splinter Cell Conviction. Non le vrai problème encore une fois, c'est le réalisme. Lors des crashes, comme lorsqu'on entre dans un mur par exemple, pas de soucis, la voiture se disloque superbement sous nos yeux. Mais lorsqu'en pleine course on démolit tout, la carrosserie ne subit aucune déformation. On défonce des piliers de béton comme s'ils étaient fait de carton, on détruit des bâtiments entiers et notre bagnole ressort de là intacte ! Bravo, belle performance, nous voilà revenu au réalisme de l'âge de pierre du jeu vidéo… Finissons par la bande-son qui propose, comme toujours, des sonorités Electro. Pour une fois c'est "moins mauvais" que d'habitude mais pas de quoi s'extasier non plus. Ce n'est pas du PGR 3, ni du WipEout 2097 pour autant. Quant aux bruits moteurs, ils sont très corrects, donnant suffisamment de punch aux courses. Non finalement ce qui pêche, c'est TOUT le reste…



Ridge Racer Unbounded Note
sera sûrement vu comme une trahison pour les fans de la série. D'ailleurs il ne cumule même pas 1/2 million ventes, ce qui confirme. Comme quoi, c'est bien beau de poser "un nom" sur un jeu, encore faut-il ne pas en trahir l'âme ! Et justement, c'est bien de ça qu'on parle : cette 8e édition du célèbre jeu de courses de Namco, n'a plus rien à voir de ce qu'il a toujours été ! La prise en mains a été massacré, modifié, ce gameplay qui prône la destruction est si loin des arcanes de la série que finalement, il ne reste absolument rien de Ridge Racer ! Moi qui est testé presque tous les épisodes depuis la sortie du tout premier opus sur la première PlayStation, qui ait vu et apprécié (dans la plupart des cas) l'évolution de la licence, je me retrouve devant ce produit bâtard, qui traine le nom Ridge Racer dans les caniveaux de cette ville virtuelle. Sous prétexte de changer "la recette" pour de faire "des recettes" sur un nom qui a longtemps fait rêver bien des joueurs, Namco a permis la pire des perfidies en laissant un studio miteux, pervertir ce qui fut jadis, le porte-étendard de la marque sur Arcade. Alors certes ce produit malpropre n'est pas dénué de qualités (bons graphismes, bonnes sensations de vitesse, éditeurs de circuits…) en attendant ce jeu est d'une banalité affligeante, on s'ennuie très vite et pire que tout, à mes yeux Ridge Racer est mort...



Les -

  • Trop éloigné du gameplay de la série
  • Ce n'est pas un Ridge Racer !
  • Jouabilité exécrable
  • Réalisme à la rue
  • En s'ennuie :(
  • Les +

  • Bonnes sensations de vitesse
  • L'éditeur de circuits
  • Jolis graphismes


  • Test réalisé par iiYama

    février 2014