Resident Evil 6 (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu (consoles) : octobre 2012
Sortie du jeu (PC) : mars 2013
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : TPS

Version testée : Française
Doublage : FR ou US (au choix)
Textes à l'écran : FR

Support : DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 16Go (PC) / 1Mo sur X360 / 8Mo sur PS3 (sur consoles, comptez environ 1Go de plus pour le pack langage)
Moteur graphique : MT Framework 2.0
Définitions HD max : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en local / 4 joueurs online (PC) - 4 joueurs online (consoles)

Abréviation : RE6
Titre alternatif : Biohazard 6 (JAP)
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 30€ (PC)
Score des ventes : 5 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.8Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800GTS)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Ultra






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Resident Evil 6








En 2005,
3 scénarios intimement liés (plus un à débloquer) et une mise en scène explosive !
Capcom et Shinki Mikami (le génial créateur de la série) nous sortaient l'excellentissime Resident Evil 4, une nouvelle vision de leur survival horror. Evidemment on pouvait déjà critiquer la tournure de la licence vers l'action, le troc de la peur au ventre pour de l'angoisse dû à cette même action, ou encore une jouabilité ayant le cul entre 2 chaises et faisant le grand écart entre le TPS lambda et la vieille prise en main des anciens épisodes. Quelques défauts certes mais ça n'a pas empêché son succès, un succès mérité tant le jeu était excellent (il existe par ailleurs un remake HD pour celles et ceux qui ne s'y seraient pas encore frottés). Il aura quand même fallu attendre 2009, 5 ans plus tard, pour pouvoir enfin jouer à une vraie suite de Resident Evil. Si entre temps Shinji Mikami a quitté Capcom, c'est Jun Takeuchi qui a pris sa place et on le sait, le petit gars derrière Onimusha 3 et Lost Planet ne fait pas spécialement dans la dentelle. Son truc à lui c'est l'action brute de décoffrage et effectivement, Resident Evil 5 n'est plus vraiment un survival horror, mais un jeu d'action à part entière. Terminant le chemin pris par l'épisode 4, ce 5e opus a quelque peu déçu pour ça. Mais entre nous, si avec Aquel on a bien compris que le survival horror de notre adolescence ne sera plus jamais ce qu'il était, on a surtout regretté le peu d'évolution du gameplay. Avec la sortie des consoles HD, les plus grands TPS ont émergés (Red Faction Guerrilla, Just Cause, Stranglehold, Lost Planet, Gears of War) et le genre, comme leur prise en mains, ont naturellement évolués… mais pas chez Resident Evil. Résultat une jouabilité imprécise, trop raide pour un jeu encore trop inspiré de celui qui a relancé la série 5 ans auparavant. Suite au succès de Resident Evil 5 (oui, avec plus de 8 millions de ventes on peut appeler ça un succès), Capcom s'est de suite remis au travail avec une promesse : "un retour aux sources", comprenez un retour au survival horror, aux ambiances flippantes et chargées. Le développement fut long (plus de 3 ans) mais Resident Evil 6 sort enfin sur consoles (encore 5 mois supplémentaires pour la version PC), et ce suite aux épisodes Revelations et Opération Racoon City. Si le premier est sorti sur 3DS et nous proposait (contre toute attente) un jeu de bonne qualité, le second est déjà plus mitigé. Preuve qu'un nom ne suffit pas et que la licence Resident Evil n'est pas forcément bien placée pour jouer dans certaines cours (dans ce cas-là, celle du multi-joueurs).


Dans le jeu nous sommes en 2013,
Depuis RE5, la jouabilité s'est grandement améliorée
voilà maintenant 15 ans que Racoon City (la ville) a été rayée de la carte. Après avoir vaincu le virus-T, le virus-G puis le virus Plagas/Uroboros, voilà qu'une nouvelle saloperie débarque sous le nom de virus-C (vachement original !). Très vite on entend parler de Neo-Umbrella (vachement original !) et les têtes les plus appréciées de la licence font un retour en force : Leon S. Kennedy, Chris Redfield, Sherry Birkin et la belle Ada Wong. En réalité, chaque personnage important fera équipe avec un nouveau venu, formant ainsi de nouveaux couples (car je suis sûr que vous n'avez pas oublié la belle Sheva :). Chris fera équipe avec Piers Nivans (tous 2 faisant parti du BSAA), Leon fera équipe avec la charmante Helena Harper, quant à Sherry Birkin (qu'on n'avait pas revu depuis Resident Evil 2), elle sera accompagnée par Jake Muller, le fils illégitime d'un certain Albert Wesker. Tout ça donne déjà de belles idées (comme avant tout le fait de pouvoir choisir quel personnage on veut jouer, ça c'est bien) et si je vous dis que le président des Etats-Unis s'est transformé en zombie, que le virus se propage au cœur de la Chine ou encore que le fils de celui qui a failli anéantir notre civilisation, est devenu l'unique lueur d'espoir du monde (une belle ironie quand on y pense)… là c'est sûr, les fans ont déjà la bouche pleine de salive. Malheureusement, il ne faudra pas (non plus) trop en attendre. Si RE5 a terminé la "saga Wesker", ici on part sur de nouvelles bases et au final il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Commençons déjà par se demander ce que sont devenus Claire Redfield (qu'on n'a pas revue depuis un bon moment), Jill Valentine, Ashley (la fille du président) ou même Sheva. Et bien vous n'en saurez rien ! Ça, passe encore, mais il est regrettable que le fond de l'histoire soit si maigre car une fois le jeu terminé, il ne reste pas grand-chose à mettre sous la dent. A côté de ça, nous profitons d'une mise en scène à 2 vitesses dont la réalisation est étonnante. En effet d'un côté nous avons des cut-scènes gérées en temps et de l'autre des vidéos créées avec le moteur du jeu (ça permet de ne pas subir de cassures avec le rendu "in game" tout en proposant des scènes plus travaillées). Le résultat est souvent criant de réalisme (il faut dire que les animations sont de grande qualité et les modélisations sont assez bluffantes) et nous propose des scènes parfois "oufesques".


Je dirai même que c'est souvent
Des QTEs, beaucoup de QTEs, trop de QTEs...
n'importe quoi, loi du "plus plus" oblige, le jeu cherche toujours à nous en mettre plein les yeux, au point que ça en devient ridicule, à l'image de ces boss qui reviennent d'entre les morts 4, 5 parfois même 6 fois ! Non seulement c'est débile mais en plus c'est pénible et répétitif. Bref, l'aventure globale est composée de 3 binômes, dont les scénarios s'entrecroisent, et lorsqu'on a tout fait, on débloque le chapitre réservé à Ada (depuis la sortie de la version PC, en mars 2013, toutes les versions ont été patchées et le chapitre d'Ada est accessible de suite). Le fait qu'il y ait des intersections scénaristiques nous rappelle évidemment Resident Evil 2, et nous propose une façon assez agréable de comprendre les tenants et aboutissants de tout ça. Chaque scénario est découpé en chapitres (5 généralement) durant environ une heure chacun, ce qui nous amène a une très belle durée de vie d'approximativement 20 heures. 20 heures si on joue en facile, mais bien plus si on entreprend le jeu dans un niveau de difficulté plus élevé (le niveau hard étant d'ailleurs assez rude) et qu'on cherche à bien fouiller chaque recoin pour récolter les habituels items (soin, munitions, nouvelles armes) et/ou dénicher les symboles qui débloquent des bonus. Bref, une très belle durée de vie, diamétralement opposée à tous ces jeux dont les modes campagne sont de plus en plus courts. En guise de sucrerie, un mode "extra" nous propose l'habituel "Mercenaries" ainsi que "Chasse à l'Homme" qui permet de faire du 2 contre 2, en prenant entre autre les ennemis. Evidemment ce ne sont pas ces modes de jeu-là qui vont faire perdurer le titre (après tout, on reste loin des modes multi d'un Battlefield 3 ou d'un Call of Duty), mais ils restent de sympathiques bonus. Evidemment, vous vous doutez bien que si tout le jeu (hors le chapitre avec Ada) se fait en duo, c'est parce qu'à l'image de Resident Evil 5, le jeu est largement ouvert sur le coop'. Bien sûr on peut toujours jouer en solo, auquel cas le second personnage est géré par l'IA. En parlant de ça, je n'ai pas bien saisi la grogne des joueurs envers Sheva. S'il est vrai qu'elle faisait quelques erreurs de jugement (comme nous soigner ou nous filer des trucs sans qu'on lui demande), après ça je trouvais son IA assez remarquable. Elle se débrouillait toujours avec les pires armes qu'on lui laissait et elle s'auto-gérait plutôt bien. Pourquoi tout le monde s'insurge en disant qu'on se trainait un boulet… c'est faux !


Vous croyez vraiment
RE6 est un sympathique TPS mais niveau ambiance, c'est raté. Trop d'action tue la peur...
que l'IA qui gère vos coéquipiers dans Gears of War est meilleure ? Mass Effect, The Witcher 2, Halo Reach, Vanquish, Lost Planet²… croyez-vous vraiment que ces jeux là font mieux ? Non mais faites-moi rire ! Je ne dis pas que Sheva était la mieux du lot, mais à bien regarder ailleurs, elle n'était finalement pas si mal. Tout ça pour dire que nos personnages secondaires sont plutôt bien gérés. Ils ne nous demandent pas trop de les aider (faut dire qu'on a déjà assez à faire de notre côté), ils s'auto-gèrent assez efficacement et ne tardent pas à réagir lorsqu'une action coop' doit être réalisée. En somme, c'est pas mal du tout, voire même un cran au dessus que ce qui se faisait précédemment. Maintenant au niveau de l'ambiance, on peut le dire, pour du Resident Evil c'est zéro pointé ! En effet, même si avec Leon l'action est un tout petit peu plus calme et posée, que l'atmosphère se veut un cran plus chargée, ce RE6 reste avant toute chose un TPS, un jeu d'action pur souche. Ça n'arrête qu'à de très rares moments, sans ça les armes crachent le plomb sans vraiment discontinuer (à vrai dire, seul le chapitre avec Ada pose une ambiance plus soignée avec notamment plus d'énigmes). Ainsi Capcom a tout faux en termes d'ambiance et sans dire qu'il fallait qu'on revienne à une jouabilité archaïque pour apprécier l'aspect flippant de la situation, il est clair que certains passages auraient pu nous mettre en condition. Finalement, si Dead Space est arrivé à marier les 2 mondes (action et trouillomètre), je suis sûr que Capcom aurait pu en faire de même. 3 ans de développement et la promesse d'un retour aux sources… moi je réponds : "où ça ?". Finalement le développeur nippon a repris l'acquis du 5e opus, l'a peaufiné et nous sort là un jeu d'action pur jus. Ainsi la promesse d'un retour aux sources, d'un véritable renouveau pour la série, c'était du flan, juste des mots en l'air histoire de faire du buzz. Bien sûr, la jouabilité a été améliorée, grandement même ! Désormais plus proche des canons du genre, Resident Evil 6 se veut nerveux, pêchu et ce, avec son cortège de nouveautés pour la série : une mise à couvert totalement dispensable et de toute façon ratée, un inventaire assez merdique à gérer et qui ne met pas la pause (même s'il est 100 fois mieux que celui de l'épisode 5), des glissades, des esquives, on peut même être touché et tirer tout en restant à terre (ça c'est bien).


Bien sûr on retrouve les
Même si ce n'est pas constant, le jeu est magnifiquement réalisé
fondamentaux de la série (herbe verte/rouge, munitions à trouver dans les caisses), ainsi que de vraies nouveautés comme une touche dédiée aux soins, des attaques au corps à corps scriptées (et qui tuent l'ennemi en un coup), une jauge d'endurance qui permet de ne pas abuser de certaines actions ou encore ces points de compétences qu'on récupère tout au long du jeu et qui permettent d'upgrader son personnage de diverses façons (stabilité de la visée, armes plus puissantes, plus de munitions, plus puissant au corps à corps, etc…). Malheureusement, toutes ces belles initiatives (souvent pompées sur d'autres jeux) s'accompagnent aussi de lourdeurs. Je commencerai par ces QTEs qu'on nous colle à toutes les sauces et qui excusez-moi du peu, sont chiantes à réaliser. Les QTEs, personnellement je déteste ça et c'est une mode qui commence à disparaitre. Maintenant, nous mettre une action ou 2 durant une vidéo mouvementée, ça reste sympa mais que Capcom nous inonde de QTEs tout le long de l'aventure et ce, pour la moindre action (de la plus banale à la plus primordiale), non, là c'est pénible ! Tout aussi gonflant, lorsqu'on entreprend une attaque au corps à corps, notre personnage ne se "locke" pas sur l'ennemi. Résultat, on fait son attaque dans le vide, souvent au risque de prendre un sale retour de flammes en pleine poire. Et puisque j'en suis à râler, finissons-en avec ça : je tiens à dire que se retrouver bloqué par des murs invisibles, en 2012, c'est juste ridicule ! Voir les armes ennemis "s'évaporer" sous notre nez (surtout lorsqu'on n'a plus de balles) c'est vraiment trop con, l'inventaire rapide est mignon mais bordélique (choisir une arme n'est pas des plus rapide et pour lancer une grenade, il faut "encore" s'en équiper), ne pas pouvoir défoncer un ennemi avant que le script ne finisse son travail (genre en pleine transformation) c'est débile, il faut valider 14 fois lorsqu'on joue en coop' (oui oui j'ai compté ! lancer une partie est vraiment trop long) et le fin du fin, on subit de très gros problèmes de caméra (c'est relou !). En effet, il arrive que la vue se bloque sous un angle, ce qui est souvent pénalisant, et encore, c'est sans parler de ces incessants mouvements de caméra lors des scènes cinématiques. C'est censé dynamiser la séquence mais ça se révèle plus fatigant pour les yeux qu'autre chose (cette "mode" de l'effet "caméraman bourré" est vraiment lourd-dingue). En plus, Resident Evil 6 est alourdi par un nombre incroyable d'incohérences, comme l'équipe de Chris, censé stopper la progression du virus-C et qui perd un temps fou à sauver 3 otages, alors que la ville toute entière est en proie aux zombies (non mais WTF !), ou encore Ada qui meurt noyée si l'eau la rattrape, et qui à la séquence d'après, fera volontiers trempette.


Le pire étant Léon,
Dommage que les musiques ne soient pas meilleures. Le doublage par contre, est excellent...
qui nous dit que la porte est bloquée de l'autre côté alors qu'il suffirait de passer le bras entre les barreaux, pour enlever la barre. On nous prend vraiment pour des cons !! A côté de ces mauvais écueils, il faut reconnaitre que la réalisation fait des étincelles. Déjà évoqué, les modélisations sont de très bonne qualité et les animations sont particulièrement travaillées. Si en plein jeu on n'y fera pas vraiment attention, il faut reconnaitre que ce sont les cinématiques qui en profitent le plus (avec entre autre, de "vrais" cheveux, et pas des casques de Playmobil). Quoique, c'est bien la première fois qu'on a entre les mains des personnages aussi alertes, capables de se mouvoir rapidement, de sauter par-dessus les obstacles… Capcom a bien compris que les lourdauds de Resident Evil 4 et 5, ont fait leur temps. Si le gameplay n'est pas tellement varié (malgré quelques sympathiques phases de recherches en zones ouvertes), finalement l'éclectisme est surtout situé au niveau des décors. Même si parfois le jeu manque de gout (comme ces boss en forme de T-Rex ou de mouche géante… n'importe quoi) et même si parfois on passe un peu du coq à l'âne sans prévenir, difficile de dire qu'on traverse toujours les mêmes décors. Les Etats-Unis, la Chine, l'Europe de l'Est… un cimetière, des ruines, une ville, un building, des sous-terrains, un pseudo-manoir chinois, un sous-marin… c'est étonnement varié ! Après c'est vrai, toutes les textures ne sont pas top niveau mais l'ensemble est flatteur pour nos yeux, d'autant que le nouveau bestiaire est vraiment fourni (avec des ennemis toujours plus crades) et les effets sont particulièrement réussis. Mon préféré restant les zombies de l'épisode Léon/Helena, qui se disloquent sous les balles : saisissant ! A contrario, si l'aspect graphique est très convainquant, la partie sonore est déjà 2 crans en dessous avec en premier lieu des musiques vraiment nulles. Livrées par toute une batterie de compositeurs, à part une ou deux qui sortent du lot, aucune musique n'est remarquable, voire même on les trouve vraiment mauvaises. Les bruitages quant à eux sont corrects pour le genre, rien à redire là-dessus, et pour la 3e fois, Resident Evil nous propose un doublage français. Si on peut toujours y jouer en anglais, il faut reconnaitre que le doublage français est de grande qualité. Certes on peut toujours montrer du doigt quelques élocutions maladroites, mais globalement le doublage francophone est excellent. Une bien belle surprise pour un développeur/éditeur qui s'est mis à notre belle langue que depuis cette année (2012). Enfin dernier détail, on a particulièrement apprécié d'avoir des ennemis doublés dans leur langue naturelle (chinois en Chine, anglais aux Etats-Unis…), ce qui donne plus de crédibilité à l'ensemble. Au final, il est juste dommage qu'on n'ait pas des musiques plus épiques, plus impliquées car la partie sonore a été bien travaillée.


Resident Evil 6 Note
n'est ni la daube infâme que certains testeurs essaient de nous faire croire, ni le super méga-jeu que d'autres tentent de nous faire avaler. Il faut être clair, l'instigateur du genre survival horror n'est plus ce qu'il était et à l'image des virus qu'il met en scène, il a lui-même muté. Muté vers toujours plus d'action, des scènes toujours plus impressionnantes, et ce parfois au détriment de la crédibilité et du réalisme. Si le gameplay a légèrement évolué, c'est surtout la jouabilité qui s'est grandement "allégée" et ce, pour le plus grand bien de la licence. Maintenant, ce RE6 est encore trop loin de ce qu'on espérait de lui, sans doute parce que les vieux routards du pad ont tellement pris une grosse claque à l'époque de la première PlayStation, qu'aujourd'hui cette ambiance leur manque. Tant pis pour eux, tant pis pour nous, après tout il faut regarder vers l'avant et ne pas voir qu'un simple jeu d'action avec tous ces défauts, mais aussi y voir des qualités, comme cette excellente durée de vie, ce scénario en 4 phases imbriquées, une excellente réalisation (le MT Frameworks 2.0 fait un travail admirable) ou encore qu'à part quelques bugs (surtout de caméra), le coop' est particulièrement bien travaillé (même si on aurait préféré un split vertical). Bref, ce 6e "grand épisode" de la plus prestigieuse série de Capcom n'en finit plus de nous décevoir, de nous surprendre, de nous faire profiter d'une action toujours plus survoltée, de nous ravir… en somme de nous divertir. Il n'est donc pas le meilleur opus de la série, mais il est loin d'être le pire (voir les Outbreak, les Survivor ou le récent Opération Racoon City), c'est juste un bon jeu d'action dans l'univers de Resident Evil. Et je crois que désormais, il faudra se contenter de ça…



Les -

  • Les boss reviennent, reviennent et reviennent encore… c'est chiant
  • Un jeu d'action, pas le RE qu'on attendait
  • QTEs trop nombreux, inutiles et pénibles
  • Attaques au corps à corps à revoir
  • Des soucis de caméra par moment
  • Des incohérences par douzaines
  • Mise à couvert inutile
  • Les +

  • Beaucoup de clins d'œil à la série, c'est agréable
  • Une mise en scène travaillée
  • Un bon doublage français
  • Plus de 20 heures de jeu
  • Un coop' vraiment sympa
  • Une bonne réalisation
  • 4 scénarios imbriqués


  • Vidéo-test



    Test réalisé par Aquel & iiYama

    décembre 2012 (mise à jour : avril 2013)