Resident Evil 4 HD (PS3/X360)

 










Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2011
Développeur : Capcom
Adaptation : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : action / survival horror

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement sur PSN et XLA, ou inclus dans la compilation Resident Evil Revival Selection (au Japon uniquement)

Espace disque nécessaire : 3.4Go (PS3) / 3.6Go (X360)
Moteur graphique : MT Frameworks
Définitions HD max : 720p
Compatible 3D : non
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : RE 4
Titre alternatif : Bio Hazard 4
Prix au lancement : 20€


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Resident Evil 4 HD








Pas besoin que
La mise en scène est restée de très bonne facture, preuve que le jeu vieillit bien
je revienne sur le fait que les compilations HD sont très à la mode ces derniers temps, pas vrai ? Ceci dit, moi j'aime bien les compilations et autre remasterisations HD car elles nous permettent soit de découvrir un jeu (ou ensemble de jeux) jusque-là inconnus (comme ce fut mon cas pour Hitman) soit tout simplement de rejouer à des titres qu'on adore et qu'il est de toute façon plus agréable de revoir dans un enrobage plus flatteur et plus à même de tourner sur des machines contemporaines et des télés haute-définition. Bref, le sujet du jour porte sur Resident Evil 4. Après l'épisode Code Veronica dont la HDisation se révèle très timide, voyons si le pilier des TPS modernes nous offre une réalisation plus à la hauteur de nos attentes. Sorti en premier lieu sur GameCube en mars 2005, Capcom ne tarda pas à porter son titre sur PlayStation 2, où c'est d'ailleurs là qu'il réalisera ses meilleures ventes (3.6 Millions d'exemplaires sur les 7 Millions écoulés au total, tous supports confondus). Le jeu s'est ensuite vu porté sur PC et Wii, mais depuis 2007, c'était le silence radio. Laissant toute la place aux Resident Evil 5 et Resident Evil 6, qui pêle-mêle, sont très réussis techniquement, mais dont le coop' n'est pas des mieux mis en place, avec une réalisation impressionnante mais des scénarios pas terribles et surtout une action tellement mise en avant, qu'il y sera impossible d'avoir peur. La faute à qui ? Et bien la faute à Resident Evil 4 mes amis !! Allons, soyons honnête, ce jeu fait-il vraiment peur ? Non, c'est un fait ! Il est stressant, il est même angoissant par moment, mais on est loin d'avoir la frousse comme ce fut le cas dans Resident Evil Rebirth par exemple. Et comme cet épisode 4 s'est bien vendu (très bien même !) Capcom a jugé bon de continuer dans cette voie alors que finalement, on aurait tous préféré qu'il reste un épisode marginal dans la saga. Car on le sait, la série Resident Evil s'était passablement embourbée dans son propre rôle et avec cet opus, Shinji Mikami (le créateur de la série) s'est décidé de mettre un bon coup de neuf à la saga. C'est réussi mais entre nous, après cette expérience-là, il aurait été préférable que le développeur nippon revienne aux fondements de son succès. Bref, c'est en septembre 2011 que Resident Evil 4 refait surface, environ un an avant la sortie de Resident Evil 6. Au niveau de l'histoire, on nous raconte que la fille du président Américain a été enlevé et c'est donc à Léon Scott Kennedy (le héros de Resident Evil 2) qu'il incombe de la ramener. Même si elle est légère, ça n'empêche pas la narration d'être captivante. De plus, le moteur 3D de Capcom est si performant que les développeurs se sont passés des habituelles images de synthèses. Entièrement à base de cut-scènes, les séquences sont dynamiques et particulièrement soignées (merci la motion capture !). Et pour qu'on reste accroché au pad sans interruption, Capcom a succombé à ce qui allait devenir une véritable mode : les QTEs.


Quant aux personnages,
Je regrette vraiment de retrouver cette vieille et inconfortable jouabilité. Par contre tout le contenu et les modes bonus, répondent présent à l'appel !
hormis Léon, on retrouve quelques visages connus et qu'on n'avait pas revus depuis bien longtemps. Quant à cette adaptation, on ne peut pas trop venir râler. La mise en scène se faisant surtout à base de cut-scène, forcément le lifting HD sévit également ici. On peut d'ailleurs féliciter la minutie de la mise en scène, qui plus de 6 ans après, tient encore admirablement la route. Délaissant la vieillissante jouabilité 3D des anciens épisodes, Resident Evil 4 propose (à la façon du Dead Aim) de jouer avec une vue à la 3e personne, finalement proche d'un Third Person Shooter. Je vais vous dire mieux, il a réinventé les codes de la série et a servi de bases à bon nombre de jeux d'action et de survival horror sorti après lui, tel que Dead Space. Cependant, et c'est ma plus grande déception envers ce portage HD, la jouabilité est restée identique à celle de 2005. Qu'ils la proposent en option, je veux bien mais c'était surtout une occasion rêver de nous proposer une prise en mains alternative, plus proche de ce qui se fait de nos jours. Et moi je pensais dur comme fer que Capcom allait nous régaler, rendant ainsi le jeu que plus accessible, précis et souple. Mais ce ne sera pas la cas ! Ainsi on retrouve cette prise en mains malcommode où on se met en joue en pressant une gâchette et on tire avec une touche. Pendant ce temps on vise avec le stick gauche et il est impossible de se déplacer. Viser avec le stick gauche, s'il y a bien une vieillerie qui a disparue depuis longtemps, c'est bien celle-ci ! Alors certes une jouabilité proche des TPS actuels aurait grandement facilité le jeu, mais bon sang, on y aurait gagner en précision et en confort. C'est vraiment ce qui me déçoit le plus dans ce portage… Après on retrouve naturellement les bons côtés du jeu avec en premier lieu un arsenal de folie, évolutif ainsi que cet inventaire réorganisable et vraiment sympa. De même les armes ont une pêche incroyable, ce qui donne une dynamique sans pareille aux affrontements. On retrouve bien sûr cette excellente localisation des dégâts, le marchand, des milliers de babioles à dénicher pour mieux le revendre et un jeu certes plus linéaire, mais qui nous évite aussi les allers-retours si chers aux anciens épisodes. Pourtant, un Resident Evil n'a jamais été aussi long ! L'aventure principale prendra à elle seule 15 heures de votre temps mais en plus de ça, Capcom a eu le bon gout de réinjecté tous les modes bonus des anciennes éditions. On retrouve donc le mode Mercenaries, devenu un classique de la série, le mode Assignment Ada où on jouera Ada pendant une courte mission de 1 heure, ainsi que l'excellent mode Separate Ways. Cet add-on apparu avec la version PS2, nous offre 4 heures de jeu supplémentaires. On y joue encore une fois Ada, dans un scénario parallèle et imbriqué à celui de Léon. En somme chacune de ses apparitions, et chaque zone d'ombre du scénario initial, trouvera ici des réponses. Un bien bel ajout, qu'aujourd'hui on aurait payé en DLC à prix d'or (si Resident Evil 4 était bien entendu sorti sur cette génération).


Techniquement,
Contrairement à beaucoup de jeux, ici le lifting HD lui fait plus grand bien : si ce n'est pas parfait, RE4 retrouve une seconde jeunesse méritée !
le jeu ne tourne pas sur MT Frameworks comme le Code Veronica mais sous CRIware, un moteur polyvalent et bien adapté à nos consoles (on le connait pour avoir officié entre autre sur Bayonetta, Vanquish, Sonic Generations ou SoulCalibur V). Bien entendu entre la PS3 et la Xbox 360, on notera très vite quelques différences, avec par exemple une image mieux contrastée sur la console de Microsoft, mais aussi des sauvegardes plus rapides. Après quelques soit la version, les chargements sont très rapides (merci les disques durs), il y a un peu d'aliasing et on retrouve ces couleurs ternes et grisâtres qui ont toujours donner ce ton, cette ambiance particulière au titre. On ne peut évidemment pas le blâmer pour ça, puisqu'il a toujours été comme ça. Maintenant il faut être honnête, la mise à niveau graphique est vraiment très réussie ! Si bien sûr il subsiste encore des textures floues et bien crades, j'ai par contre été étonné de voir le jeu si beau ! Pour être tout à fait franc, j'ai même redécouvert ce hit mythique m'apercevant pour la première fois que le ciel n'est pas figé, que l'eau est superbement retranscrite ou encore que globalement, c'est vraiment beau. Resident Evil 4 n'a jamais été aussi "net" et détaillé qu'aujourd'hui. Vous me direz, c'est le but d'une remasterisation HD… oui mais c'est rarement le cas en fait. Rares sont les jeux à être aussi bien remis au gout du jour, même si une nouvelle fois, il subsiste encore quelques vétustés et textures qui auraient mérité d'être retouchées. Car j'ai beau avoir été bluffé, il n'y a pas de miracle non plus avec entre autre, des angles parfois mal dégrossis. Maintenant cette mise à niveau HD, colle parfaitement avec des animations qui n'ont pas du tout vieillies. Il suffit de voir les cut-scènes pour s'en convaincre : le rendu de l'époque était si performant qu'aujourd'hui encore, Resident Evil 4 pourrait donner des leçons à bien des jeux récents tant en terme de mise en scène, d'expressions faciales ou de design. Finissons par le son qui sait être assez discret par moment, mais n'en demeure pas moins soigné et de grande qualité. Chaque bruitage a reçu un soin tout particulier, afin de donner une crédibilité innée à l'image : les armes sont sans doute les bruitages les plus dynamiques du jeu, percutants et réalistes au possible. De son côté le doublage n'a pas pris une ride et reste d'une qualité admirable. Enfin, la musique, si on peut parler de musique, suit le fil de l'action. Plutôt discrète lors des phases d'exploration, une vague angoissante se fera de plus en plus présente, que le danger sera proche. Il est clair qu'on ne peut pas vraiment parler de musique mais étrangement, les mélopées au violoncelle si belles et feutrées des autres opus, auraient été de trop dans cet épisode.


Resident Evil 4, Note
qu'il soit en HD ou pas, reste un modèle pour bon nombre de ses successeurs, voire d'un genre dont il a su poser les bases. Ce fut l'épisode du changement, un très grand hit qui malheureusement, poussa la saga vers le fond car les épisodes 5 et 6 n'ont pas réussis à reproduire le rythme et l'ambiance de ce jeu mythique. Je vais même aller plus loin, il est sans réfléchir le dernier grand jeu d'un Shinji Mikami qui depuis, a du mal à renouer avec le succès (même si Vanquish reste sympa, Shadows of the Damned l'est déjà moins). Après c'est vrai, cette édition coute quand même 20€ et beaucoup sont venus pester contre ce tarif jugé prohibitif. Mais je vous rappelle que la durée de vie est au bas-mot de 20 heures (15 heures d'aventure principale et il faut ajouter 5 heures de jeu bonus sans parler du Mercenaries !) et peu de jeux peuvent se vanter d'en faire ne serait-ce que la moitié, avec un ratio de 1€/h ! Et puis il n'y a pas de mode multi, pas de coop' non plus… mais Resident Evil 4 n'a jamais proposé ce genre d'option, pourquoi ça aurait changé ? Cependant, niveau changement j'aurai vraiment apprécié que Capcom fasse l'effort de nous proposer une prise en mains plus contemporaine, plus proche des jeux actuels. Il aurait définitivement fini d'être un incontournable, même sur nos consoles actuelles. Malheureusement ce n'est pas le cas et il faudra s'habituer à cette vieille et très inconfortable jouabilité où la visée se fait avec le stick gauche. Encore une fois, c'est la seule chose qui me déçoit vraiment dans cette adaptation. Car il faut le reconnaitre, le dynamisme du jeu, sa mise en scène de folie, son design ainsi qu'une mise à niveau graphique tout à fait satisfaisante, remettent bien en selle ce hit des années mi-2000. Bien sûr il n'y a pas de miracle non plus, le jeu garde ses défauts comme ces QTEs toujours un peu chiantes à réaliser, ces zones où il y a un pic de difficulté qui nous forcera à reprendre plusieurs fois, ce manque assez évident de checkpoints à certains endroits, la rigidité de la jouabilité ou encore ce scénario très bien mis en œuvre mais dont le fond s'avère quand même très léger. Pourtant je ne saurai que trop vous conseiller ce chef-d'œuvre d'action (oui d'action car à mes yeux, Resident Evil 4 n'est plus vraiment un survival horror au sens où on l'entend) car par delà ses quelques défauts, il nous fait vivre une aventure passionnante, avec un rythme effréné. Bien sûr si vous n'êtes pas adepte de repayer pour quelque chose que vous avez déjà sur une autre console, vous pouvez très bien passer votre chemin. Maintenant le contenu répond présent et la remasterisation HD m'a vraiment séduit, rendant le jeu plus propre et précis que jamais. Et ça, je vous promets que c'est vraiment agréable, surtout si jouez sur une télé HD. Bref, plus encore que pour le Code Veronica, cette énième conversion du hit (originellement sorti sur GameCube) lui redonne une seconde jeunesse bien méritée et personnellement, je suis très heureux de mon achat et d'avoir parcouru, une fois encore, ce jeu qui au final laisse beaucoup de (belles) séquelles.



Les -

  • La jouabilité n'a pas été réadaptée
  • Couleurs toujours aussi ternes
  • Scénario léger
  • Les +

  • Très grosse durée de vie pour le genre
  • Une bonne mise en scène
  • Excellente qualité du son
  • Un lifting HD réussi
  • Un arsenal de folie
  • Les modes bonus

  • Test réalisé par iiYama

    avril 2013