Remember Me (PC/PS3/X360)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : juin 2013
Développeur : DONTNOD Entertainment
Editeur : Capcom
Genre : action/aventure (beat-them-all / plate-formes)

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 9Go (PC) / 1Mo (X360)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : ADRIFT (bêta)
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 510.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2.7Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (type GeForce GTX 560)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GTX 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : max + supersampling


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Remember Me









Remember Me
Nilin est une très jolie femme, son histoire est intéressante mais on ne s'y attache pas :(
est le premier jeu vidéo développé par DONTNOD Entertainment. Ce modeste studio parisien est né en 2008 et compte en son sein quelques vétérans ayant travaillés sur des licences prestigieuses comme Splinter Cell, Rainbow Six ou encore Heavy Rain. A l'origine, le jeu portait le nom de ADRIFT mais très vite, il prit son patronyme définitif. De même, Remember Me devait être une exclusivité à la PS3 (il faut dire que le jeu lui sied bien puisqu'il est tout à fait dans l'esprit de la console) mais Sony a lâché sa "main-mise" et heureusement pour DONTNOD, c'est Capcom qui en a repris les raines. Résultat, il est sorti en juin 2013 sur PS3, mais aussi sur Xbox 360 et PC. Présenté durant la Gamescom 2012 de Cologne, ce jeu d'action-aventure fut en gestation durant 4 longues années. Remember Me se déroule dans la ville de Neo-Paris, en 2084. A cette époque, la ville fut déjà ravagée par une terrible guerre, puis reconstruite (d'où le "neo" dans le nom de la capitale française qui d'ailleurs, est méconnaissable… heureusement il trône encore une Tour Eiffel et quelques noms évocateurs comme la Bastille ou St Michel pour nous rappeler où nous sommes). La population est désormais sous le contrôle de la société Memorize, qui équipe les gens de Sensen (contraction de Sensation Engine), un artéfact capable de numériser et de partager les sensations et les souvenirs de chacun. Ce qui partait d'un bon sentiment, a littéralement asservi la population ! Sans parler de ces monstres qui rôdent dans les soubassements de la ville (les Leapers), beaucoup sont devenus dépendants, certains vendant leurs souvenirs au risque d'en perdre toute identité, d'autres étant devenus toxicomanes du passif des autres. A toute technologie, sa mauvaise utilisation me direz-vous, comme ces détenus qu'on rend à l'état de légume en leur privant de tous leurs souvenirs (et donc de leurs désirs, de ce qu'ils sont en tant que personne), avec la promesse d'une restitution à la sortie (entre temps, les autorités ont des bagnards bien sages qui ne feront pas d'histoire). Dans ce monde étrange, nous suivons la destiné de Nilin, une jeune femme de 25 ans qui faisait parti d'un groupuscule luttant contre Memorize.


Etant prisonnière,
Le Combo Lab part d'une bonne idée mais il est trop peu accessible...
sa mémoire vient d'être effacée mais grâce à une aide extérieure, elle s'échappera de ce milieu carcéral qui n'a plus rien d'humain. Son but sera alors de comprendre ses anciens objectifs en recouvrant la mémoire, elle qui était autrefois, la plus brillante des "voleuses de souvenirs", une Erroriste. Cette (t)Erroriste devra donc parcourir le tout Paris à la poursuite de ce qu'elle était… mais comme beaucoup de films le suggèrent, il arrive qu'on n'apprécie pas forcément ce qu'on était avant (un peu comme dans Total Recall). Remember Me pose là un scénario assez hypnotisant, bien qu'un peu téléphoné au début. Mais ce qui fascine, c'est bien l'univers proposé ! Neo-Paris nous offre une vision du futur, qui ne donne vraiment pas envie d'y être. Un monde où l'être humain est aidé par des robots à-tout-faire (ce qui rappelle iRobot, le film avec Will Smith), un monde où les classes sociales sont encore plus dissociées. Pour mettre l'histoire en place, le jeu alterne de rares vidéos en images de synthèses et de classiques cut-scènes gérées en temps réel. Les vidéos (comme celle de l'intro) sont techniquement dépassées (à peine digne du début de la 7e génération), quant aux cut-scènes, elles manquent parfois de précision et de travail. Malgré tout, l'ensemble tient la route et DONTNOD a même étoffé son background grâce à des documents à trouver en chemin. Mais déjà à cet étage-ci, on trouve à redire, surtout au niveau des incohérences. Commençons par le Sensen : moi ça me fait penser à senseï (qui veut dire "maitre" en japonais) mais en moche ! Franchement, ils n'auraient pas pu trouver un nom mieux que ça ? Les robots ont tous un design féminin (bizarre non ?), la synchro labiale est à la rue la plupart du temps (seule l'intro échappe à ça), les PNJs parlent en ouvrant à peine la bouche (quand ils le font !) et vous allez me faire avaler que TOUT LE MONDE a un Sensen ? Absolument tous ? Personne n'a refusé la technologie ? De même, il est frustrant de se balader dans une cité futuriste et de voir les annonces publicitaires, les flashes télévisés ou même les appels en visiophone avec des images fixes. Finalement, DONTNOD aimerait nous faire croire qu'en 70 ans, la technologie des communications n'a pas évolué, voire même a régressé. De même, nous sommes à Paris, mais trop de choses sont écrites en anglais (oui je sais, je pinaille). Enfin, dans ce monde futuriste, tout le monde se bat à mains nues ! Vous êtes sérieux là ? Alors que l'actuel univers prône de plus en plus les armes à feu, à tel point qu'elles remplaceront bientôt les doudous des gosses, ils veulent me faire gober qu'en 2084, plus personne ne s'en servira ? Non désolé mais là, c'est peu crédible et vraiment peu probable.


Malgré tout,
... d'autant plus que les combats deviennent longs et pénibles sur la fin
on y trouve une justification. En effet, Remember Me aurait pu être un TPS, un jeu d'action mais les développeurs ont choisis la voie du beat-them-all. Ainsi, la plupart des ennemis devront être battus à mains nues, grâce à des combos. Vient ici la première originalité du gameplay : on peut littéralement "modeler" ses combos grâce au Combo Lab. En débloquant petit à petit de nouveaux coups et de nouvelles fonctionnalités (comme restaurer un peu de santé ou régénérer la jauge de furie plus vite), on peut configurer la façon dont Nilin se bat. Enfin ça, c'est dans la théorie. Car ce système est à la fois confus, obscur et pas très bien mis en place. J'entends par là que la plupart des joueurs (et moi le premier !) ne se servira que de l'attaque de base et la plupart de celles et ceux la jouant "bourrin", n'iront pas cherchés plus loin que les 2 premiers enchainements et encore, c'est bien parce que le second peut restaurer de la santé. Evidemment pour celles et ceux qui s'intéresseront à fond au Combo Lab (qu'on configure à base de "pressens"… un bien joli mot qui noie le poisson), on peut adapter ses compétences à chaque combat mais entre nous, qui s'en donnera vraiment la peine ? Ceci dit, les combats au corps à corps ne sont pas désagréables, puisque la succession d'attaques et d'esquives donnent un certain punch aux affrontements. La tuile, c'est que Nilin affrontera souvent des ennemis en surnombre et que d'une part le ciblage est un peu à l'ouest (puisqu'elle ira "tenter" de cogner le mec immunisé, au lieu de s'en prendre à celui qui est vulnérable) et surtout, la caméra batifole un peu trop, nous imposant des angles de vue totalement obstrués ! Et puis il y a les boss, plus rares évidemment, qui sont un peu plus épiques et où la jouer bourrin est inutile. Non ici il faudra être malin et terminer le bestiau à coups de QTEs (des Quick Time Events peu nombreux et faciles à faire, bref agréables : on est loin de God of War). L'autre originalité, c'est la séquence de modification des souvenirs : le Memory Remix. Comme aux commandes d'un magnétoscope (oui je suis assez vieux pour connaitre un appareil aussi archaïque ^_^) on pourra avancer ou reculer la séquence et changer quelques données, pour véritablement modifier le souvenir de la personne. Ainsi il est tout à fait possible de changer l'état d'esprit d'une personne : quelqu'un qui veut votre peau, peut très bien vouloir s'associer avec vous la minute suivante, car le changement des souvenirs est souvent lourd de conséquences. Cet "effet papillon" pose bien sûr la question morale du jeu, à se demander si la fin justifie les moyens, les répercutions à long-terme, la relation de cause à effets, la frontière entre le bien et le mal…


Ça c'est vraiment
Quelques décors sont très réussis mais techniquement, il n'y a rien d'exceptionnel
la partie qui selon moi, est une totale réussite ! C'est techniquement bien fait (même si on y passe du temps puisqu'on tâtonne, on fait des essais avant de trouver la bonne formule) et c'est aussi très original. Ce qui, par contre, est bien moins original, c'est que le jeu est loin d'être open-world. Etant donné qu'on évolue dans une ville immense, j'aurai tant aimé pouvoir le faire sans être bridé. Oui je l'admets, j'ai secrètement espéré que Remember Me nous propose un gameplay ouvert à l'image d'Assassin's Creed. Et bien dites-vous que ce sera exactement l'inverse ! Si on croise pas mal de monde, n'espérez aucun dialogue direct avec les PNJs et le plus frustrant, c'est d'évoluer dans un long couloir, durant une dizaine d'heures. Impossible de faire marche arrière, les portes se ferment sur notre passage, de même Nilin refuse catégoriquement d'explorer les chemins annexes (elles qui fait des sauts surhumains la plupart du temps, fera dans ces cas-là des sauts de puces… c'est vachement crédible !). Bref, si ce n'est pas prévu, elle ne le fait pas ! Ainsi le jeu est hyper dirigiste, cloisonné comme jamais, un peu comme un Call of Duty… l'intensité de l'action en moins. Oui, entre ça, un Combo Lab loin d'être accessible et surtout des combats qui finissent par être chiants, c'est sûr, la déception nous guette. D'ailleurs, les phases de plate-formes s'inspirent largement de Prince of Persia : c'est très facile, un peu simpliste diront certains et les angles de vue (parfois vertigineux) sont sympas. Je regrette juste que certaines animations manquent de fluidité, de réalisme, mais personnellement j'ai apprécié ces phases de jeu. On en vient donc à évoquer la réalisation graphique. Une réalisation dont le design est très bon (avec en autre quelques panoramas qui valent le coup d'œil) mais sur un plan purement technique, le jeu est dépassé. D'abord testé sur PC (puis sur consoles), nous avons un joli menu mais les options graphiques sont assez limitées. Mon PC commence un peu à dater (et je pense qu'avec la génération PS4/Xbox One et les nouveaux moteurs graphiques qui arrivent, les choses ne vont pas s'arranger) et pourtant, j'ai pu pousser tous les détails au max, plus l'option de "supersampling". Moi qui pensait que cette option allait mettre mon vieil ordinateur à genoux, comme l'a fait The Witcher 2 qui en devenait alors magnifique, ici ça n'apporte finalement que peu de choses aux graphismes. Au final Remember Me sur PC, est très proche des versions consoles, à ceci près que le framerate est plus élevé. Tournant sous Unreal Engine 3, le moteur se montre assez paresseux avec des textures pas toujours bien nettes, quelques pop-ups (la grande maladie du middleware d'Epic) et comme je le disais à l'instant, des animations pas toujours de la première fraicheur.


Ainsi à
Les Memory Remix sont les phases de jeux les plus réussies ! Dommage qu'on en compte si peu...
l'image d'un Bioshock Infinite, il est facile d'être séduit par le design mais si on gratte le vernis, on s'aperçoit que dessous, la technique est vétuste. Beaucoup on écrit que la bande-son du jeu est géniale. Ah oui, où ça ? Composées par le français Olivier Derivière, j'ai été au regret d'entendre des musiques assez timides et j'estime, pas toujours dans le ton. Je suis désolé pour celles et ceux qui pensent que la bande-son est bonne, mais j'ai personnellement été déçu. J'attendais des compositions à l'image de Deus EX : Human Revolution, avec des sonorités futuristes, hypnotiques, tout à fait dans l'ambiance de ce Neo-Paris au design avant-gardiste. Au lieu de ça, les musiques sont plus symphoniques, banales et au final, elles passent inaperçues. Si ça c'est une bande-son proche de la perfection, je vous invite à jouer au jeu d'Eidos Montréal et vous verrez ce qu'est une bande-son qui souligne un design fantastique et une ambiance hi-tech encore inégalée ! Quant aux bruitages, il est clair que les combats manquent un peu de dynamisme à cause de coups à l'impact trop feutré. Enfin le doublage, tout en français (je précise au cas où certains en douterait encore) il nous fait profiter du travail de quelques noms de la voxographie, mais pas les plus connus (qui sont sans doute aussi plus chers). A l'image d'un Heavy Rain, le jeu a d'abord été développé en anglais pour ensuite être traduit en français et ça se voit ! Ainsi, malgré une création française, ce sont encore les anglophones qui profitent d'un doublage synchro, et nous d'un décalage frisant souvent ridicule. Oui, c'est une déception, même si dans le fond, on peut comprendre la démarche. Quant au doublage en lui-même, la qualité est correcte. C'est Marie Zidi qui double Nilin (elle est connue pour être la voix de Luke Triton dans les jeux Professeur Layton ou Cortana dans Halo 4), et on retrouve aussi Caroline Klaus (Inazuma Eleven, Mass Effect 3 : Leviathan, Dragon Age II, Dungeon Siege III et bien d'autres jeux…) ainsi que Gabriel Bismuth-Bienaimé (un petit jeune qui a beaucoup travaillé dans le milieu du doublage de séries US et dont la carrière commence à faire son chemin). Bref, un doublage de qualité mais qui aurait pu être bien meilleur tant les artistes vocaux semblent être "hors de leur personnage" par moment. Ainsi, avec l'excellent Dishonored, ShootMania Storm, Cities XL, Heavy Rain et Trackmania², le jeu vidéo made in France redore son blason et nous prouve qu'on est tout aussi capables que les autres. Un peu de chauvinisme ne fait évidemment pas de mal, mais si je dois être honnête et objectif, il faut admettre que Remember Me échoue sur beaucoup de détails, alors que la promesse d'un hit de fin de génération était avérée. DONTNOD aimerait en faire une saga, mais visiblement les ventes sont assez confidentielles (à peine un demi-million d'exemplaires vendus). Je suis d'accord, c'est false pour eux. Espérons que si suite il y a, elle corrige les écueils de ce premier essai.



Les souvenirs font Note
ce que nous sommes, ils modèlent notre état d'esprit, notre façon de penser, d'aimer ou de détester. Je le dis souvent, mais la vie est une question de point de vue et il est vrai que notre perception des choses, font qu'on va prendre telle ou telle décision. Remember Me nous propose donc de faire ce genre de voyage-là : une plongée initiatique au cœur des souvenirs et donc, de la psyché humaine. Malheureusement, ce qui aurait pu être un chef-d'œuvre, échoue malgré de bonnes intentions. 4 ans de développement pour faire un jeu alternant beat-them-all et plate-formes à la Prince of Persia, c'est beaucoup (d'autant plus que les graphismes n'ont rien d'exceptionnels). Si Remember Me était un RPG façon Mass Effect ou Deus EX : Human Revolution, avec ses maps ouvertes, ses sympathiques combats, son univers dense et hypnotique ainsi que son gameplay 4 étoiles, on tenait là un hit à coup sûr ! Malheureusement, DONTNOD a sacrifié toute la liberté de jeu au service d'une histoire intéressante, à défaut d'être passionnante. La faute à un univers un peu sous-exploité et à des personnages qui ne suscitent pas du tout l'empathie. Pour tout vous dire, seules les dernières heures de jeu sont vraiment captivantes mais on s'ennuit pour arriver jusque-là. S'ajoutent à ça une ambiance sonore en demi-teinte, un gameplay des combats peu avenant (50.000 combinaisons sont possibles mais qui prendra la peine d'en explorer ne serait-ce que la moitié ?) pour des affrontements qui finissent par être pénibles et quelques défauts qui nous ramènent à notre place de simple joueur, au lieu de nous immerger en profondeur dans ce Neo-Paris malgré tout digne d'intérêt. En clair, nous sommes en présence d'un jeu sympathique, mais qui ne nous fait pas rêver. Je conclurai en disant que le jeu est bien, mais son grand défaut c'est qu'on n'est jamais passionné alors que le sujet (la manipulation des souvenirs) aurait dû être passionnant ! Et puis l'histoire nous propose une héroïne plutôt jolie sans être stéréotypée, mais qui obéit comme un chien-chien à sa mèmère, alors qu'on voit clairement qu'elle doute du bien fondé de ses actes. Je le redis, un RPG aurait été de bien meilleure augure. Au final Remember Me aimerait qu'on se souvienne de lui, mais je ne suis pas sûr qu'on y arrive. Le temps et notre mémoire nous le diront...



Les -

  • Beaucoup d'incohérences et de détails qui ne collent pas à l'univers proposé
  • Des combats qui deviennent gonflants au bout d'un moment
  • La mise en scène n'est pas de première qualité
  • Caméra à la gestion souvent catastrophique
  • Nilin est jolie mais on ne s'y attache pas
  • Une bande-son géniale : ah oui, où ça ?
  • Jeu français, synchro labiale US
  • Une partie technique dépassée
  • Linéaire au possible !
  • Les +

  • Les dernières heures de jeux et donc, les révélations finales
  • Enfin on parle d'autre chose qu'une ville américaine
  • Partie plate-formes simpliste mais agréable
  • Le Combo Lab partait d'une bonne idée
  • Les séquences de Memory Remix
  • Un univers intéressant
  • Un superbe design

  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2013