Red Faction II (PS2/PC/XBOX/NGC)

 






 

 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2002 (PS2) / juin 2003 (PC, Xbox, NGC)
Développeur : Volition
Adaptation consoles : Volition
Adaptation PC : Outrage Entertainment
Editeur : THQ
Genre : FPS

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (PS2, PC, Xbox) - 1 mini-DVD (NGC)
Moteur graphique : Geo-Mod Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs en splitté (consoles) / 4 joueurs en LAN local (PC)

Abréviation : RF2
Prix au lancement : 40€ (PC) / 50€ (consoles)
Score des ventes : 1.66 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : 1Ghz
RAM : 256Mo
VIDEO : avec 32Mo de VRAM (type GeForce 2 GTS)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 2Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows XP (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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Red Faction II









Pour la
L'écriture n'est pas mauvaise mais la mise en scène est mollasse à bailler d'ennui...
petite histoire, Red Faction II est le tout premier test que j'ai réalisé. C'était en mai 2005 et sur une PlayStation 2 que j'ai sauvé in-extremis de la poubelle (les gens sont fous, ils ne savent plus ce qu'ils jettent !). Si le premier Red Faction était avant tout un jeu PC, qui a ensuite été porté (avec beaucoup de justesse) sur PS2, cette fois, Volition a vu les choses autrement. Sony aurait-il arrosé le développeur (et l'éditeur au passage) pour obtenir une exclusivité temporaire ? Il est trop tard pour se poser la question, mais Red Faction II est tout d'abord sorti en novembre 2002 sur PS2 et c'est seulement en juin 2003 (quelques 7 mois plus tard) qu'il voit le jour sur les supports restants : PC, Xbox et GameCube. Alors dans ce test, j'évoquerai le jeu en général puisque toutes les versions sont identiques... oui toutes ! La GameCube et la Xbox sont bien plus performantes que la console de Sony et pourtant, vous n'obtiendrez rien de mieux. Pire, le PC restant le support-roi des hautes performances (la preuve avec, sortis quelques mois plus tôt, des hits énormes comme Aliens vs Predator 2, Unreal Tournament 2003 ou encore le grand No One Lives Forever 2), vous y trouverez là aussi le même jeu que sur PS2. Si Red Faction premier du nom n'avait pas tenu toutes ses promesses en termes de gameplay et de destruction massive, il avait su marqué son temps avec quelques originalités et une réalisation très correcte. Mais cette séquelle (qui n'a de Red Faction que le nom) et son Geo-Mod, nous refait le plein de promesses et en tient encore moins. Les bases étant établies, la déception technique étant évoquée, maintenant penchons-nous sur cette très attendue suite. Prenant cette fois place sur Terre au lieu de Mars, c'est ici que cette suite se démarque un peu trop de son prédécesseur. On ne joue plus Parker mais Alias, la Red Faction est toujours présente mais sur Terre, on se demande légitimement ce qu'elle fout là ! Alias était autrefois un bidasse à la solde de Victor Sopot, et c'est grâce à lui que le chancelier va prendre le pouvoir. A noter également qu'Alias est un soldat dopé à la nanotechnologie, ce qui lui confère force et aptitude. Mais Sopot ne le voit pas de cet oeil et fera éliminer les soldats "augmentés" eu égard à la menace qu'ils représentent.


De là,
Les rail-shooters et le pilotage de mécha restent les meilleurs moments du jeu
Alias rejoindra le clan de Molov, un petit groupe de mercenaires qui se bat aux côtés de la Red Faction, et contre le régime dictatorial de Sopot. S'en suit après une autre surprise de taille (non, je ne spoilerai pas :) qui fera quelque peu le sel d'un scénario ma foi, très banal. A vrai dire, l'écriture n'est pas mauvaise (je m'en rends compte en rédigeant ces lignes) c'est plutôt la mise en scène qui pêche. Nous avons quelques cut-scènes bien moches (avec entre autre des animations bien raides et un doublage pas terrible) et des vidéos construites à partir du moteur graphique et agrémentées d'images de synthèses de piètre qualité. Si les modélisations sont un peu plus correctes que dans le premier opus, ça reste quand même un peu vilain pour un jeu de 2002/2003 et comme l'ensemble est super mollasse, ça n'aide pas le joueur à se fondre dans l'histoire. Et puis le design est quand même super douteux. On jongle entre une ambiance tout droit issue de l'armée rouge durant la période Stalinienne (Sopot étant assez proche de ce que fut ce dictateur), à des sprites futuristes tout droit venu de l'univers des mangas (sans parler des zombies, qui sont totalement hors de propos !). A noter que selon votre score d'héroïsme (en évitant de tuer des civils entre autre), vous pourrez avoir 4 fins différentes. Mais entre nous, je ne sais pas si vous aurez envi de finir le jeu 4 fois. Sur la base du premier opus, on retrouve un peu le même gameplay avec quelques nouveautés. Parmi ses nouveautés on pourra noter que des parcelles entières de décors sont destructibles, on peut porter 2 armes en même temps avec une utilisation dissociée et ces mêmes armes ont bien souvent un tir secondaire (lance-grenades, cadence de tir plus soutenue). On a aussi à disposition des grenades, avec touche dédiée, ce qui nous évite d'aller les chercher dans le long inventaire des 15 armes utilisables. A ce propos, même critique que pour son prédécesseur, les armes sont nombreuses mais un peu trop conventionnelles. Le design n'est pas mauvais, mais en 2175 on s'attend à plus d'exotisme. Bonne nouvelle, on le sait dans les FPS sur console, on met des plombes à faire demi-tour. Et bien Volition nous propose d'avoir une touche dédiée rien que pour ça... pas mal ! Autre bon point, on retrouve la configuration complète des touches du pad (sur PC, la question ne se pose pas), une fonction simple et efficace, qui fait de plus en plus défaut aux jeux actuels.


Cependant,
Le mode 4 joueurs en splitté est sympa, il y a pas mal de modes mais l'intérêt s'essoufle vite
hormis lorsqu'on joue sur PC avec une souris, difficile de ne pas trouver la jouabilité très imprécise. Je vous l'ai dit, Red Faction II fut mon premier test à l'écrit mais ce fut aussi mon premier FPS console... pad en mains. Et croyez-moi, la première fois j'ai souffert le martyr avec ce jeu ! Heureusement un certain Halo (Xbox) m'a converti aux FPS consoles et depuis je m'y suis habitué. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je suis plus à-même de savoir si une prise en mains au pad est bien adaptée, ou pas. Car l'autre petit problème à tout ça, ce sont des ennemis qui gigotent dans tous les sens, qui nous tirent dessus en "sautillant à reculons", ou pire encore, des ennemis qui nous foncent dessus mais qui sont tellement rapides qu'il est impossible de les éviter. Le plus pénible étant ces ennemis qui reviennent parfois à l'infini et qui nous harcèlent en permanence, alors qu'on cherche simplement la sortie. Pfffff... Jeu avant tout prévu pour les consoles, les zones sont délimitées par des pauses loadings. Sur PC, on aurait apprécié du streaming mais non, fallait pas y compter. Seul bon point : chaque loading pose là un checkpoint et une auto-save. Mais l'auto-save (qui manquait cruellement au précédent opus) ne remplace que difficilement une save manuelle (et oui, même sur PC !). Sans dire que le jeu est très difficile, on aurait apprécié de pouvoir sauvegarder manuellement à certains passages, plutôt que de revenir de longues minutes en arrière suite à une fausse manœuvre. De même, cet épisode fait totalement abstraction de toute phase d'infiltration (pas de transport de corps, impossible de cacher son arme) et je dirai même de finesse. Toujours plus bourrin, on passe son temps à rentrer dans le tas et on pose les questions après. Derniers points (cette fois agréables) du gameplay, nous avons quelques séances de rail-shooters (en hélico, puis en tank) à la destruction hautement jouissive et on retrouvera les véhicules, même s'ils sont devenus très rares. Mais la cerise sur le gâteau restent les mechas, des exosquelettes à l'armement lourd qui font un véritable carnage dans les rangs ennemis (FEAR 2 n'a donc rien inventé).


Donc on explose tout ?
La jouabilité n'est pas des plus précise, quand au contraire, les ennemis sont plutôt véloces
Heu... pas tout à fait. Si lors des rail-shooters on peut se permettre d'exploser pas mal de trucs, généralement le Geo-Mod est encore plus sous-exploité qu'avant !! En effet, l'aventure est super dirigiste (il n'y a plus aucun chemin annexe), quelques murs invisibles nous brident toute liberté et comme d'habitude, si beaucoup d'éléments peuvent être mis en pièces, beaucoup d'autres sont tout bonnement indestructibles. Tirer au lance-roquettes sur une porte et c'est tout juste si la texture se teindra de noir. Pareillement, si à l'époque il était parfois possible de se frayer un chemin de fortune en forant une galerie à l'explosif, ici ce type de réjouissance a totalement disparue. Vous voyez la frustration ? En somme, la destruction massive offerte par le Geo-Mod est d'ordre "cosmétique" car une fois qu'on a gratté le vernis en surface, l'ossature du jeu est tout bonnement indéstructible. Alors certes on fracassera encore quelques murs pour passer ou dénicher quelques bonus, mais rien de comparable avec un premier Red Faction, déjà perfectible. Et dire qu'on en voulait plus... Sorti sur PS2 en exclusivité temporaire, le jeu fut ensuite porté sur PC, Xbox et GameCube et on le sait, des 4 machines nommées la PlayStation 2 est sans réfléchir la moins performante de toutes. Pourtant, il semblerait que Volition ne se soit pas foulé pour autant. En effet, le jeu fut adapté plus ou moins "tel quel". Sur PC nous avons les plus beaux jeux qui existent (comme Soldier of Fortune II ou Unreal II), sur GameCube nous avons du Metroïd Prime (NGC) et enfin sur Xbox nous avons du Halo. Et pourtant Volition nous livre une réalisation faignante, je dirai même indigne de la licence et de ce que fut le premier opus. Les corps disparaissent au bout de 5 secondes à peine, les animations sont laides, les graphismes sont grossiers, les textures sont peu détaillées et le design (comme évoqué) est à la fois étrange et peu attrayant.


Red Faction II
La réalisation est tout bonnement honteuse ! Partie son mauvaise, graphismes indignes, destruction minimaliste... une déception !
trouve ici sa plus sévère critique car si on peut accepter un gameplay un peu arrièriste, on a plus de mal à gober une scénarisation molle, une réalisation bâclée, et un jeu qui échoue sur le slogan de sa propre publicité : la destruction. Et pour enfoncer le clou, le jeu est vraiment trop sombre ! La vision nocturne ne sert strictement à rien (elle est désagréable et on y voit que dalle !) et toute cette pénombre (qui cache la misère ?) finit par être usante. Côté son, difficile de s'enthousiasmer une fois de plus. Red Faction posait de rares musiques mais plutôt bonnes, ici elles passent totalement inaperçues et n'ont aucun souffle épique. Mieux encore, le doublage fait vraiment peine. Les doubleurs ne sont pas dans leurs personnages, ils "récitent" vaguement un texte, bref ils n'y croient pas ! Et pour couronner le tout, les bruitages sont du même acabit. Quelques armes "sonnent" bien, les explosions sont potables... mais l'ensemble est encore une fois super mou. Résultat, on n'a aucun feedback sur les armes (qui sont inefficaces et/ou qui ont des bruitages asthmatiques), aucune pêche, aucun ressenti. C'est vrai qu'il est agréable de pouvoir presque tout démolir dans le décor et c'est aussi vrai que sous son aspect bourrin, on peut y trouver un sympathique défouloir. C'est vrai que le fond du scénario est sympa, c'est vrai qu'on a plein de bonus, plein d'armes... Seulement on a là l'archétype de jeux qu'édite THQ : un titre bof-bof qui ne se donne pas les moyens de réussir là où pourtant, il y avait matière. En plus de ça, de Red Faction il ne reste pas grand chose. Le perso est habillé en rouge, on entend parler de la Red Faction (le mouvement de rébellion), mais au niveau de l'ambiance et du contexte c'est zéro pointé ! On n'est même plus sur Mars ! C'est exactement le genre de jeux dont personne n'aurait parlé s'il n'avait pas porté un tel nom pour s'auto-promouvoir. Le genre de jeux qui aurait pu s'appeler n'importe comment mais qui porte le nom de Red Faction parce que les développeurs ont juste réutilisés le Geo-Mod (sans l'améliorer) et pour d'évidentes raisons commerciales (c'est fou ce que ça me rappelle Far Cry 2...).



Résumons donc Note
un test peu élogieux : une écriture sympa mais une mise en scène à mourir d'ennui, une destruction uniquement cosmétique pour un jeu devenu ultra dirigiste et sans plus aucune finesse, une partie sonore vraiment minable, une partie graphique indigne de nos supports même les moins bien lotis... bref Red Faction II est une déception. Sans être foncièrement mauvais (il y a pire !) puisque malgré tout il défoule, les phases en véhicules et les rail-shooters sont réussis, cependant il est toujours un peu mou et sans génie. Et c'est bien là son problème, après un premier épisode qui a su marquer les esprits, on s'attendait tous à ce qu'il prenne le peu de maturité dont il avait besoin pour devenir un hit incontestable, et Volition a fait l'exact inverse...



Les -

  • Une destruction "cosmétique" et donc très limitée
  • Une partie sonore totalement à revoir
  • Un design comment dire... moche !
  • Au pad, la jouabilité est imprécise
  • Les zombies sont hors de propos
  • Des graphismes décevants
  • Mise en scène mollasse
  • Trop sombre par endoit
  • Les +

  • L'écriture est vraiment pas mauvaise au fond...
  • La config des touches sur consoles :)
  • La destruction du décor
  • 4 fins différentes


  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2005 (mise à jour : janvier 2013)