Outland (PS3 - X360)

 






   


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : avril 2011 (X360) - juin 2011 (PS3)
Développeur : Housemarque
Editeur : Ubisoft
Genre : plate-formes / action

Support : en téléchargement sur PSN et XLA
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 530Mo (X360) - 1.2Go (PS3)
Définition HD : 720p
Compatible Move : non
Compatible Kinect : non
Compatible 3D : non

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en coop'
Titre alternatif : Out Land
Prix au lancement : 10€ (800pts)



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Outland








Si jusque-là
Le gameplay s'articule autour de 2 couleurs (comme dans Ikaruga)
Housemarque n'aura surpris qu'avec son Super Stardust HD (un bon shoot qui reprend cette ancienne gloire de l'Amiga qu'est Stardust), aujourd'hui ils reviennent avec derrière eux le tout puissant Ubisoft pour veiller au grain. Et c'est marrant de voir que finalement, ce n'est pas forcément les jeux qui font le plus de bruit avant leur sortie, qui sont systématiquement les meilleurs. Disponible sur Xbox Live Arcade et PlayStation Store au prix tout à fait correct de 10€, je m'étonne encore de voir les différences entre les 2 versions. Si généralement l'écart est souvent tarifaire (les versions PS3 coutant bien souvent 2€ de moins), cette fois je m'étonne de voir une version Xbox 360 qui pèse moins de 600Mo quand la version PS3 s'acquitte d'un gros cul pesant 1,2Go sur la balance (soit le double !). Je veux bien que la PS3 a été conçue avec les pieds (installations des jeux, mise à jour des jeux hyper gourmandes, mise à jour du firmware trop fréquentes…) mais là, il est simplement inexplicable que les développeurs nous pondent une telle différence de volume. Ok la PS3 est complexe à programmer mais pour un jeu dématérialisé, c'est vraiment exagéré ! D'autant que la scénarisation, tout à fait typique des titres à télécharger, nous fait le banal coup de l'image fixe avec voix off. Bref, c'est une incompréhension et vu que les 2 versions coutent le même prix, si vous êtes juste en place (au niveau du disque dur), préférez la version Xbox 360. Le scénario nous conte une histoire assez originale, la lutte de la Pureté et de l'Obscurité. Ces esprits divins étant toujours en compétition, l'équilibre peut s'en trouver brisé et provoquer une catastrophe. De son côté, un jeune élève profite que son vieux maitre tape la sieste pour aller se balader et en chemin, il récupèrera les fameux pouvoirs de la Pureté et de l'Obscurité. Ce sera donc à lui de régler le problème. Si l'histoire en elle-même n'a rien de transcendante, c'est bel et bien l'atmosphère, l'ambiance du jeu qui séduit dés les premières images. Très poétique, au design épuré et pourtant si charmeur, Outland nous pose des graphismes vraiment magnifiques. Un peu comme Limbo, il joue beaucoup sur les ombrages et les contrastes, sauf que lui s'octroie aussi des couleurs et des phases de combats. Jeu de plate-formes avant tout, une fois qu'on aura récupéré le côté "clair" et le côté "obscur" de la Force, de nouvelles compétences se débloqueront (porter des coups aux ennemis, faire une glissade pour passer des endroits rétrécis) mais aussi et surtout la faculté de switcher entre les 2 esprits. Le concept est tout simplement repris d'Ikaruga (le shoot de Treasure), puisque une couleur sera immunisée contre ses propres coloris mais pourra attaquer la couleur adverse, qui elle, sera nocive. En passant du rouge au bleu (et vice versa, soit en appuyant simplement sur une gâchette), le perso pourra traverser en tout impunité les pièges de la même couleur mais devra être à l'inverse de celle de l'ennemi qu'il voudra attaquer.


Et le concept
La réalisation ravie les yeux, la bande-son enchante les oreilles
pousse le vice assez loin car des pièges de plate-formes, alternativement rouges et bleues, se succèdent parfois ce qui nous oblige à switcher à la volée, parfois même en plein saut. Les phases de plate-formes ont donc ce génie indiscutable qui nous force à être toujours prêt à switcher au bon moment, et cette originalité ouvre bien sûr le titre à quelques trouvailles bien senties. Du côté des combats, les développeurs sont restés simples avec un coup normal, un coup baissé et un uppercut, ce qui ouvre à de petites tactiques mais l'ensemble reste finalement simple et efficace. Entièrement en vue de profil, ce jeu 2.5D nous laisse le plaisir de jouer au stick analogique ou à la croix numérique, ce qui est très agréable (tous ne le font pas). Réalisé en 3D, le zoom fait parfois des avancées ou des reculs pour mieux appréhender le niveau et même si le personnage fait des sauts un peu allongés ou se déplace de façon parfois brusque et rapide, il n'empêche que la prise en main s'apprivoise rapidement et que c'est très agréable à jouer. L'aventure se compose de 5 mondes, sous-divisé en niveaux (jouable en mode "Arcade" ou en mode "Histoire") et il existe un coop' mais uniquement online… Personnellement j'estime qu'Outland est plus un jeu solo, pas un titre qui se joue à 2 mais ce n'est que mon avis. Côté réalisation, il y a de quoi être enchanté. Comme je l'ai dit, il use beaucoup des ombrages, parfois pour montrer un sprite assez énorme mais à la différence de Limbo, le contraste est d'autant plus flagrant avec des couleurs parfois très prononcées. Il n'empêche qu'on retrouve un peu la poésie et le charme d'un Braid ou d'un Okami, tant les décors arborent un design tantôt doux et enchanteur, tantôt sombre et inquiétant. En clair la technique joue un grand rôle dans l'évasion que propose le titre d'Housemarque, ce qui le rend immédiatement envoutant et attrayant. Enfin la bande-son nous propose un unique doublage anglais que, même s'il sied bien au jeu, aurait mieux fait d'être traduit. Il n'y a pas de dialogues, seulement un narrateur, mais pour mieux se plonger dans la féérie de ce conte, il aurait été préférable qu'Ubisoft (qui a l'habitude de se prêter à l'exercice) double le jeu en français. Si je regrette un peu ce manquement, il n'empêche que les bruitages sont bons (ils dynamisent bien les combats) et que les musiques sont superbes. Avec parfois des rythmes tribaux, parfois des ambiances délicates, parfois des sonorités plus soutenues et plus mélodieuses, la bande-son apporte un gros plus au charme du titre, et donne beaucoup de corps à l'aventure. Certains devraient en prendre de la graine...



Sorti de nulle part, Note
Outland est la grosse surprise de ce Summer of Arcade 2011. La difficulté est parfaitement dosée, le jeu est intéressant, la réalisation charme et envoute, quand le concept du gameplay à 2 couleurs séduit. Pas cher pour une telle réalisation et totalement génial, il m'est difficile de ne pas vous le conseiller d'urgence !



Test réalisé par iiYama

décembre 2011