NiGHTS into Dreams (SAT/PS2/PS3/X360/PC) -- GRAVITORBOX

 


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NiGHTS into Dreams (SAT)
Christmas NiGHTS (SAT)
NiGHTS into Dreams (PS2)
NiGHTS into Dreams (HD)


Testé sur :


Les sorties du jeu :
NiGHTS into Dreams (SAT) : septembre 1996
Christmas NiGHTS into Dreams : octobre 1996
NiGHTS into Dreams (PS2) : février 2008 (uniquement au Japon)
NiGHTS into Dreams (HD) : octobre 2012

Développeur : Sonic Team
Adaptation sur autres supports : Sonic Team
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Version testée : Euro PAL
Doublage : -
Textes à l'écran : FR

Support : CD-Rom (SAT) / 1 DVD (PS2) / en téléchargement sur PSN (PS3), XLA (X360) et Steam (PC)
Installation principale : 2Go (X360) / 4Go (PC)
Difficulté :
Compatible PS Move (PS3) : non
Compatible Kinect (X360) : non
Retrocompatible Xbox One : oui
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 400Frs (Saturn et PS2) / 10€ (version HD)


Configuration minimale (PC) :
CPU : 3.2Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : avec 256Mo de VRAM (type GeForce 8600 / Radeon HD3650)
















Les sites partenaires :












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NiGHTS
into Dreams

+ Christmas NiGHTS



L'originalité a
Quand la Sonic Team fait autre chose que du Sonic, on obtient NiGHTS, un jeu original et hypnotique
toujours été un élément clé du jeu vidéo, voire de l'Art plus généralement, et nous a ainsi fourni des merveilles et des pépites autant chez les grands studios que dans le domaine des jeux indépendants. Ainsi, la seconde catégorie nous permet de nommer entre autres Limbo, Journey ou Aqualibrium. Mais la première n'est pas à oublier, ayant pondu des jeux surprenants tels que Soldats Inconnus, et plus anciennement des jeux allant du simplement original au révolutionnaire, tels que Donkey Kong Country, Sonic the Hedgehog et Super Mario Bros. Ce dernier, et plus particulièrement Super Mario 64, était le concurrent (avec Crash Bandicoot) du titre auquel nous allons parler aujourd'hui. Le jeu en question étant présenté comme étant "la Killer App" de la SEGA Saturn, le jeu qui allait relancer la console, le nouveau bébé de la Sonic Team, j'ai nommé NiGHTS into Dreams. Le jeu fut présenté comme tel, et même s'il ne parvint pas à vaincre ses concurrents lors de sa sortie en 1996, il a énormément séduit les critiques et les joueurs de son époque. En 2007, IGN le plaçait même en 97ème position (sur 100) des meilleurs jeux de tous les temps. Plus impressionnant, le jeu atteignit la 25ème place (toujours sur 100) des meilleurs jeux de tous les temps selon Next Generation en 1996. GamesRadar estimait, en 2014, qu'il était tout simplement le meilleur jeu de la SEGA Saturn, tous genres confondus. En décembre 1996, Christmas NiGHTS, une démo, est vendu avec plusieurs SEGA Saturn au Japon, puis un an plus tard, il est offert gratuitement et inclus avec d'autres jeux Saturn, ainsi qu'avec certains numéros des magazines SEGA Saturn Magazine et Next Generation. Cela dit, le jeu ira plus loin que la 32-bit de SEGA. Ainsi, en 2008, un premier remaster sort sur PlayStation 2 (au Japon uniquement, dommage pour nous). Enfin en 2012, un second remaster voit le jour (en même temps que celui de Sonic Adventure 2) sur les plate-formes dématérialisées de l'époque (le Xbox Live Arcade de la Xbox 360, le PSN de la PS3 et sur Steam pour le PC), avec en plus un joli lifting HD et quelques ajouts. Ce qui nous amène à 3 questions : de nos jours et malgré quelques critiques rétrospectives des nouveaux joueurs, NiGHTS mérite-t'il toujours sa place dans les listes précédemment mentionnées ? Qu'est-ce qu'ajoutent les remasters PlayStation 2 et HD par rapport à la version originale ? Et pourquoi s'attarde-t'on sur une simple démo (Christmas NiGHTS) ? Les réponses suivent...



Dreams Dreams


Le scénario
Le scénario n'a rien d'exceptionnel mais il suffit. Quand à la qualité des cinématiques, qui étaient autrefois très belles, forcément elles ont beaucoup vieillies...
est simple, mais fascinant et appréciable. Les protagonistes principaux sont au nombre de 3 : Claris Sinclair, une jeune chanteuse de la ville de Twin Seeds qui, malgré son talent, est hantée par le trac lors d'une audition, ce qui ruine toute chance d'obtenir le rôle qu'elle voulait. Il y a aussi Elliot Edwards, un jeune basketteur également de Twin Seeds, qui est harcelé par une équipe adverse plus âgée qui l'a vaincu lors d'un match. Et enfin il y a NiGHTS, un individu androgyne dénué de sexe vivant dans le monde des rêves, le monde de Nightopia. Ce même monde est menacé par Wizeman, venu du monde de Nightmare (traduisez "cauchemar"), qui cherche à s'emparer de ce monde, ce qui lui permettrait ensuite de le conquérir. A ce titre, Wizeman a non seulement créé des liens entre Nightopia et Nightmare, mais il a aussi créé les "Nightmaren", ses subalternes plus ou moins puissants sensés lui permettre d'atteindre son but. Les 2 plus puissants Nightmaren sont Reala et... NiGHTS. Si le premier est complètement loyal envers son créateur, le second s'est rebellé et fut en conséquence enfermé dans un palais "Ideya". C'est là que Claris et Elliot entrent dans l'histoire. Après leurs échecs, les 2 adolescents revivent leurs traumatisants événements, et en tentant d'y échapper, ils arrivent dans le monde de Nightopia. Parfait pour Wizeman, qui espère utiliser les Ideya des 2 humains afin de pouvoir conquérir Nightopia puis conquérir le monde. Ainsi, il parvient à voler les Ideyas des 2 humains... sauf l'Ideya rouge, celui du courage. Avec cet Ideya, ils vont pouvoir libérer NiGHTS de sa prison et tous les 3, ils vont tenter de récupérer les autres Ideyas afin d'empêcher les plans de Wizeman d'arriver à bien. L'histoire est présentée en majorité à travers des cinématiques (des FMV) en images de synthèse. Si elles sont plutôt jolies et ont bénéficié d'une sympathiques remastérisation à la suite des portages PS2 et HD, il est pourtant clair (bien que naturel) que ces cinématiques paraissent quand même un peu vieillottes de nos jours. Les animations y sont rigides, mais il faut reconnaître malgré tout que ces vidéos, sans le moindre doublage, parviennent à bien expliquer l'histoire, et gardent un certain charme. Au final, ce scénario est loin d'être énorme, mais il est franchement sympathique en soi et remplit correctement son job, c'est-à-dire servir de motivation au joueur.



In the nights, dream delight, i want to see you standing there...


L'histoire de
Christmas NiGHTS était à l'origine une sorte de démo améliorée, mais très vite c'est devenu une version alternative et enrichie du jeu de base
Christmas NiGHTS se passe après les événements de NiGHTS, et elle est bien plus simpliste : c'est Noël (ah bon ? je croyais que le titre ne nous l'avait pas dit), tout se passe bien à Twin Seeds, mais il manque quelque chose : il n'y a pas d'étoile sur le sapin de Noël ! Ni une, ni deux, Claris, Eliott et NiGHTS décident d'aller la récupérer à Nightopia (va savoir comment cette étoile est arrivée là-bas et ne parlons même pas de comment ils savent où se trouvent l'étoile) des mains du Nightmaren Gilwing (sur lequel nous allons revenir - d'ailleurs, comment il a fait pour voler l'étoile lui ?). Bon, c'est certes moins bon niveau scénario, mais la présentation est à mes yeux meilleure : si on a toujours des cinématiques en FMV, les images de synthèse ont été remplacées par des illustrations faites à la main et ce, avec une sympathique narration. Ces cinématiques gardent tout leur charme et contrairement au jeu principal, celles-ci n'ont pas pris une ride. Passons du côté de l'esthétique du titre... et là c'est clairement la grosse claque ! NiGHTS fait définitivement partie des jeux les plus beaux de la SEGA Saturn, voire même de l'année '96, devançant à mes yeux Super Mario 64 et Crash Bandicoot. Les couleurs sont vives, les textures sont très détaillées, et ne parlons même pas des multiples effets de distorsion et de transparence au sein des niveaux. Ajoutons à cela des effets de pluie, de brume et de lumière, ces derniers étant encore plus beaux dans Christmas NiGHTS. Est-ce que le jeu a montré ses rides de nos jours ? Indéniablement, il fallait s'y attendre avec un jeu en 3D sorti sur une console 32-bit, et cela se constate particulièrement dans les modèles 3D des personnages, qui paraissent aujourd'hui cubiques. Mais le détail sur les textures se fait encore remarquer, et un fond de décor tout aussi détaillé masque le clipping présent (auquel il fallait s'y attendre, mais le clipping ne gêne jamais). La version PS2 du jeu, quant à elle, est dans la norme des jeux 128-bit de la fin des années 2000, avec des améliorations graphiques non-négligeables (les rares éléments en sprites sur Saturn sont remplacés par de la "vraie" 3D en temps réel sur PS2) mais pas particulièrement énormes non plus. Après tout ça reste le remaster d'un jeu 32-bit et non un titre développé spécialement pour le support, on reste donc assez loin des claques visuelles de la console telles que God of War qui exploite les capacités maximales de la machine de Sony. Néanmoins, le fait que le clipping soit toujours présent sur ce remaster me fait sourciller, surtout quant des jeux plus beaux en étaient dénués, tels Sonic Heroes. Davantage encore sur les remasters HD, qui gardent les qualités et les défauts de la version PS2. Néanmoins, l'ajout de la HD est notable et rend le jeu plus agréable à voir. De plus, avec les remasters, NiGHTS est devenu compatible avec une résolution en 16:9, ce qui est autre point positif.



In the nights, dream delight, i've found someone who really cares...


Maintenant que
La bande-son est vraiment superbe...
la partie graphique est faite, passons à la bande-son. Et si rien n'est réellement parfait, on peut certainement dire que l'OST de NiGHTS se rapproche énormément du terme. Composée par Naofumi Hataya (qui a un solide bagage, s'étant entre autre occupé des bande-sons de la version 8-bit de Sonic 2 ainsi que de la version japano-européenne de Sonic CD), accompagné par Tomoko Sasaki et Fumie Kumatani, l'OST est parfaitement adaptée à l'environnement du jeu et est variée, alliant plusieurs genres distincts (entre autres jazz et rock, par exemple), en plus d'être bien au-dessus de la compétition. La Sonic Team a su utiliser à bon escient le support CD pour nous offrir des samples de qualité, et des bruitages plaisants à l'oreille. Le thème principal, Dreams Dreams, bien qu'ayant un thème assez banal, est franchement magnifique à écouter, et l'OST de NiGHTS fait définitivement partie de mon top 5 personnel des meilleures OST de jeux vidéo. Le consensus est unanime : la bande-son n'a pas pris la moindre ride et reste d'une indéniable beauté. Ce qui nous amène au gameplay, qui fut le principal point sur lequel le jeu a été jugé exceptionnel. Vous choisissez entre Claris et Eliott : les 2 personnages se distinguent non par leurs capacités mais par les niveaux qu'ils auront à parcourir, niveaux sur lesquels nous reviendrons. Une fois sur place, Claris ou Eliott n'est qu'à quelques pas de l'Ideya Palace dans lequel NiGHTS est enfermé, mais leurs Ideyas, exceptés l'Ideya rouge, sont volés par des Nightmaren venus rapidement les agresser. Les Nightmaren séparent ensuite les Ideyas dans des cages disséminées dans le niveau. La chose logique que vous faites alors est de s'approcher de l'Ideya Palace, duquel NiGHTS est alors libéré et devient le personnage avec lequel vous allez jouer. NiGHTS vole constamment en se déplaçant dans les 8 directions en 2.5D, et doit collecter 20 orbes bleus afin de surcharger une cage d'Ideya. Une fois surchargée, la cage est détruite, et NiGHTS doit ramener l'Ideya dans l'Ideya Palace. Une fois cela fait, le chemin que NiGHTS suivra, changera complètement, mais il devra obtenir l'Ideya suivant de la même manière, jusqu'à ce qu'il ait apportés les 4 Ideyas volés. Cela fait, le personnage est transporté dans le monde de Nightmare, où il va affronter un boss variant selon le niveau. NiGHTS, en plus de voler, peut accélérer afin de se débarrasser plus facilement des ennemis. En volant, il laisse derrière lui une traînée d'étoiles qui reste là pour un temps limité. S'il fait un tour, et que la traînée d'étoiles dessine une boucle, il effectue alors un "paraloop" qui lui permet d'amasser tous les objets situés au centre du cercle, mais aussi de tuer tous les ennemis, au risque cependant de faire de même avec un Nightopian, sorte de petit lutin qui constitue la population pacifique de Nightopia. Sortes d'ancêtres du Chao Garden des 2 Sonic Adventure, ces Nightopians seront de plus en plus nombreux au fur et à mesure qu'on joue, changeant même légèrement la musique. Ils peuvent également s'accoupler (c'est un jeu pour tout public, je vous rassure, rien de pornographique), ce qui amène à la création d'hybrides : les "Superpians".



Saturn en rond...


Des œufs
Le gameplay se veut original et assez éloigné des grosses productions de l'époque comme d'aujourd'hui
de Nightopians sont également situés dans les niveaux, et il est possible de les faire éclore. Les niveaux, en plus d'orbes bleus, sont remplis d'étoiles, d'anneaux dans lesquels NiGHTS peut passer, de cages d'Ideyas, etc... Plus on touche d'étoiles, d'orbes bleus et d'anneaux rapidement, plus les "Link" (sortes de combos) augmentent. Plus les Links sont élevés, plus vous aurez de score bonus (nous reviendrons sur le score). Parfois, des balles oranges avec un compteur, vous demanderons (une fois récupérées) d'effectuer un certain nombre de Links. Si vous échouez, la balle orange disparaît. Si vous y parvenez, vous êtes récompensés avec des orbes bleus supplémentaires situés dans la balle. Tout ce gameplay, en plus d'être une originalité et d'être couplé à une quasi-parfaite maniabilité (NiGHTS, Claris et Eliott répondent très bien aux commandes), est une réussite grâce à un level design adapté, encourageant et récompensant le maintien de vitesse (obtenir et apporter l'Ideya le plus vite possible vous donne des points supplémentaires) et l'amassement d'un maximum de Links. La sensation de liberté et de vitesse m'affecte toujours, et je vois pourquoi ce jeu a tant enchanté les joueurs : voler dans les niveaux est vraiment une belle expérience, malgré le temps limité (une fois NiGHTS libéré de l'Ideya Palace, il doit récupérer et apporter l'Ideya dans un temps décompté). Les ennemis ne font pas perdre de la vie à NiGHTS, mais retirent 5 secondes de son timer. Si le temps est écroulé, vous tomber par terre et rejouez avec Claris ou Eliott selon le personnage choisi. Ils sont relativement lents (mais sans que ce soit ultra gênant, car ils peuvent malgré tout monter facilement des pentes corsées), se déplacent en 3D totale contrairement à NiGHTS qui évolue sur un plan purement 2D. Si vous n'êtes plus inquiétés par un quelconque temps limité, le temps va néanmoins vous causer un souci d'une autre façon, car un réveil va alors vous pourchasser. Si il vous touche, c'est "Night Over" et retour au menu. Heureusement, le réveil est très lent et il est facile d'y échapper. Cependant, en ce qui concerne les boss, vous jouez uniquement avec NiGHTS, et le temps écoulé signifie automatiquement un Night Over. Heureusement, dans ce cas-là, le jeu vous donne alors un indice pour le vaincre. Le but reste le même malgré la perte de NiGHTS : si vous collectiez des orbes bleus, il faudra toujours en obtenir 20 pour les apporter à la cage et vous étiez en train d'apporter l'Ideya à l'Ideya Palace, il faudra toujours l'apporter et NiGHTS sera à nouveau jouable. Néanmoins, si finir la quête d'un Ideya avec Claris et Elliott est relativement facile (une flèche indique les orbes bleus les plus proches et la position de l'Ideya Palace), cela vous garantit le rang le plus bas. Ce qui nous amène au système de rang jugé novateur à l'époque, bien que courant de nos jours : plus vite vous obtenez puis rapportez un Ideya, plus de score vous obtiendrez. Combiné avec un maximum de Links, ça vous permettra d'obtenir un meilleur score. Chaque fois que vous apportez un Ideya, vous obtenez un rang allant de F à A. Une fois le niveau terminé et le boss vaincu, chaque rang obtenu est additionné et obtenir au minimum le rang C dans tous les niveaux débloque le dernier niveau.



NiGHTS to Me (Dr Lightman)


Ce qui nous
Le mode 2 joueurs est vraiment anecdotique...
amène justement aux niveaux, ou plutôt, les rêves. Ils sont au nombre de 7, chacun disposant d'un boss (il n'y a qu'un seul rêve dans Christmas NiGHTS mais 2 boss, démo oblige). Claris dispose de 3 rêves, et Eliott de 3 autres rêves complètement différents. Obtenir un rang C au minimum dans les 3 rêves de chaque personnage débloque le niveau final pour ce personnage (bien qu'il soit commun aux deux) : Twin Seeds. Cela dit, voyons en détail chacun de ces rêves. "Splash Garden : The Affection", le premier rêve d'Eliott, est un sorte de parc dans lequel on trouve beaucoup d'eau, soit un bassin entier, soit des bulles volantes remplies d'eau (comme son nom l'indique, il représente l'affection au sein du subconscient du basketteur). Facile, il nous introduit bien aux mécaniques du jeu. Un passage sous l'eau sème un peu la confusion car il passe de la vue de côté à la vue de derrière tandis que NiGHTS avance automatiquement (et il faut simplement se déplacer pour choper les accélérateurs, les objets et les anneaux), mais il est facile à comprendre et ne pose pas de réel problème. Une fois ce rêve terminé, on passe au cauchemar et à Nightmare, et on affronte Puffy, une sorte de lapine chanteuse d'opéra obèse. Elle rebondit constamment et vous blessera si elle vous touche. Cependant, si vous la touchez, vous la tenez et vous devez alors l'envoyer vers des murs fragiles à travers 6 pièces ressemblant à une maison. Il s'agit d'un boss très facile, et il n'est pas rare de la vaincre au premier essai. "Spring Valley : The Ideal" est le premier rêve de Claris et le seul rêve de Christmas NiGHTS (mis à part le Link Attack et le Time Attack). Il s'agit essentiellement d'un "Green Hill Zone", c'est-à-dire des plaines verdoyantes avec quelques cascades, mais avec des montagnes enneigées, le tout représentant une figure paternelle idéale dans le subconscient de la chanteuse. Le seul changement de gameplay est un passage dans lequel le vent souffle fort, vous orientant vers une certaine direction. ne fois ce rêve terminé, on fait face à Gilwing, une sorte de crapaud-dragon qui est certainement le boss le plus facile du jeu : il faut simplement attraper sa tête (quand il n'ouvre pas sa gueule) et l'envoyer dans une direction quelconque. "Frozen Bell : The Consciousness" est le 2e rêve d'Eliott (il peut aussi être débloqué dans le Time Attack et le Link Attack de Christmas NiGHTS). Il s'agit d'un niveau montagneux et enneigé, avec des grelots parmi les instruments utilisés dans le thème. Lors de la collecte du dernier Ideya, NiGHTS se transforme en bobsleigh pour descendre une pente remplie d'objets, d'accélérateurs et surtout de beaucoup d'orbes bleus. Une fois ce rêve terminé, on fait face à Clawz, un chat noir qui fait probablement partie des boss les plus difficiles du jeu. Clawz allume des fusées en forme de souris et saute de fusée en fusée pour continuer dans son délire. Il faut détruire toutes les fusées en les envoyant valser lorsqu'elles sont encore immobiles ou en accélérant dessus. Une fois toutes les fusées détruites, il suffit juste de foncer sur Clawz afin de le tuer instantanément. Il est assez dur de savoir dès le début ce qu'il faut faire, et même si l'indice donné en cas d'échec m'a été d'une aide non négligeable lors de ma 2e tentative (après j'avoue avoir surfé sur le Net pour comprendre ce qu'il fallait faire afin de le battre à ma 4e tentative). Néanmoins, Clawz est plus simple à battre une fois les mécaniques comprises.



Quand la Sonic Team fait autre chose que du Sonic...


Le niveau
Sur les anciennes consoles, si bien évidemment les graphismes ont beaucoup vieillis, à l'époque NiGHTS était l'un des plus beaux jeux de son temps !
"Mystic Forest : The Possibility" est le 2e rêve de Claris. C'est une forêt créée par la curiosité de Claris, et il s'agit probablement d'un des plus beaux rêves du jeu, avec des effets de brume, une cave, une voiture endommagée qu'on peut guider à son garage (ce qui apporte des points supplémentaires), quelques ruines anciennes et un léger changement de gameplay qui nous amène à jouer NiGHTS depuis une vue du dessus. Néanmoins, les différences ne sont qu'esthétiques. Le rêve reste de plus relativement facile. Une fois terminé, on fait face à Gulpo, un gros piranha qui doit être vaincu en prenant des accélérateurs qui vous amènent au centre du niveau où il est situé. Gulpo dispose d'une variété d'attaques, vous blessant si vous entrez dans sa gueule, piégeant certains accélérateurs avec des boules d'énergies violettes et étant invincible lorsqu'il prépare cette attaque. Malgré tout cela Gulpo est facile et le vaincre à la première tentative est courant. "Stick Canyon : The Revival" est le dernier niveau d'Eliott avant Twin Seeds, et il représente le passé confus d'Edwards. Il s'agit d'un canyon sur lequel une usine est en construction. Ce rêve fait probablement partie des rêves les plus corsés du jeu, avec des pièges récurrents tels des aimants qui vous blessent en cas de contact (en plus de vous attirer), mais aussi des petites grilles sur lesquelles NiGHTS se retrouve collé, le tout à une vitesse très rapide, ce qui fait qu'il est un peu plus difficile de choper les orbes bleus à temps. Le boss de ce rêve est Reala qui est, avec NiGHTS, le Nightmaren le plus puissant (en plus d'être son rival). Il dispose exactement des mêmes attaques que NiGHTS, et le but est de le vaincre en le piégeant dans 3 Paraloops. Il est cependant très facile à vaincre. Une fois vaincu, un mode multi-joueurs est débloqué, sur lequel nous reviendrons. "Soft Museum : The Confusion" est le dernier rêve de Claris avant Twin Seeds, et tout se résume à son nom. Représentant la confusion de Sinclair face à des changements inattendus, le rêve est composé d'un jardin au sol et au plafond mous, avec un musée tout aussi mou. Ce rêve, certainement le plus original de tous, propose un passage bref et facile en vue de derrière, des trampolines au sein du musée permettant de rebondir et des miroirs dans lesquels on peut voir certains objets invisibles. Rempli d'orbes bleus, il est cependant assez facile. Le boss, Jackle (proche de NiGHTS et Reala en apparence mais bien plus grand), est cependant bien plus difficile. Jackle vous envoie des cartes assez difficile à éviter et dispose d'une cape qui le rend invulnérable. Il faut l'atteindre et éviter ses cartes, pour ensuite lui retirer sa cape, ce qui nous permet ensuite de l'attaquer.



Feel the Heat of the NiGHTS (Masterboy)


Une fois qu'on
La récente version HD met un bon coup de polish à toute la réalisation
dispose d'au minimum un rang C dans les 3 rêves d'un personnage, on débloque le dernier rêve, "Twin Seeds : The Growth" (bien que ce niveau soit commun aux 2 personnages). Attention, petit spoil, si vous ne voulez pas vous gâcher la découverte, sautez directement au chapitre suivant. Loin d'être dans les milieux cartoonesques de Nightopia, on se retrouve à la place dans le monde réel, au sommet de la ville de Twin Seeds. Le rêve, à première vue, ne semble être en rien différent du reste des rêves parcourus... jusqu’à ce que Claris/Eliott soit envoyé valser par un puissant champ de force créé par Wizeman autour de l'Ideya Palace dans lequel NiGHTS est enfermé. On atterrit alors sur une plate-forme très éloignée et on a l'air forcé d'effectuer un saut de l'ange... Mais après avoir sauté, on ne s'attendait pas à voir le personnage remonter, en volant et sans NiGHTS. Si Claris/Eliott se contrôle de la même façon que NiGHTS dans ce rêve, il ne laisse pas de traînées d'étoiles derrière lui et ne peut donc pas faire de Paraloop, rendant les choses plus précises mais plus difficile. Il faudra par conséquent récupérer d'une traite tous les Ideyas avant de forcer le champ de force pour libérer NiGHTS avec l'aide de l'autre personnage (par exemple si vous avez pris Claris, Eliott vous rejoindra afin de forcer le champ de force et vice versa). Une fois NiGHTS libéré, on fait un dernier voyage en direction de Nightmare, tandis que NiGHTS semble fusionner avec Claris et Eliott. Ce qui nous amène au boss final : Wizeman. Il a plusieurs phases qui se suivent au fur et à mesure que vous le blessez. Durant la première, il envoie plusieurs boules de feu assez facile à éviter. A la deuxième, il envoie une pluie de météorites après vous (elles sont un peu plus difficiles à esquiver, mais ça reste raisonnable). Vient ensuite la 3e phase où Wizeman envoie des grosses boules de neige de manière plus saccadées que les météorites, mais ça reste une fois encore, assez facile à éviter. Dans la dernière phase, il envoie des tornades qui sont beaucoup plus dures à esquiver. Il y a un espace situé au milieu des tornades au travers duquel il faut passer. Néanmoins, il est facile de se rater et d'être pris dans une tornade, vous faisant reculer et vous faisant perdre de précieuses secondes sur votre timer. Si le boss final est plus facile que ce qu'on le pensait, vos capacités seront néanmoins testées face à lui.



NiGHTS à l'heure de Noël


Maintenant que
La version HD est naturellement la plus complète, en incluant (en grande partie) le contenu de l'édition Christmas...
nous avons fini d'aborder les niveaux, passons à la durée de vie. Sur le papier, l'original sur SEGA Saturn a l'air court avec ses 7 niveaux. C'est sans compter sur le système de rang. Obtenir le rang A (et en conséquence une fin bien plus développée) dans tous les rêves (surtout Stick Canyon) n'est pas de tout repos et vos capacités seront testées au maximum. La durée de vie est en conséquence meilleure que ce que l'on aurait pu penser. Finir le jeu est une chose, obtenir un score parfait est une autre paire de manches ! Passons rapidement sur le mode multi-joueurs : le premier joueur est NiGHTS et le deuxième est Reala. Le but est de vaincre l'autre joueur en effectuent 3 Paraloops autour de lui. Ce mode est malheureusement très faible et anecdotique, en plus d'en faire très rapidement le tour. Néanmoins, le remix du thème de Reala (Theme of a Tragedic Revenge) est excellent à écouter. Passons à Christmas NiGHTS : sur le papier, on pourrait s'attendre à un seul niveau mais c'est sans compter sur la quantité impressionnante de contenu. Finir Spring Valley vous donne la possibilité de débloquer des cadeaux au travers d'un jeu de cartes. Ainsi, on peut débloquer des illustrations (le NiGHTS museum), un Time Attack (finir le plus vite possible), un Link Attack (faire les meilleurs Links possibles), les 2 derniers permettant d'accéder à Frozen Bell voire carrément de jouer avec Sonic (!) le temps d'un niveau (Sping Valley) et d'un boss. Le hérisson bleu (qui fait ici sa première apparition en 3D) se contrôle exactement comme Claris / Eliott, mais est beaucoup plus rapide et saute bien plus haut. Ce sera utile car NiGHTS étant absent, le hérisson bleu devra utiliser ses propres capacités pour apporter les Ideyas dans les cages. Néanmoins le jeu reste facile, et l'exploration est encouragée par l'absence du timer et du réveil. Finir Spring Valley vous amène à affronter le docteur Ivo "Eggman" Robotnik, qui se bat de la même façon que Puffy et qui, malgré les capacités plus limitées du hérisson, est tout aussi facile à battre. De plus, "Rolling Eggman" (le remix du boss final de la version japonaise de Sonic CD), est un plaisir à écouter. Et ce n'est pas tout : Christmas NiGHTS utilise l'horloge interne de la SEGA Saturn pour offrir encore plus de contenu ! Ainsi, hors des périodes d'hiver, le jeu est "NiGHTS into Dreams : Short Version" et n'est en rien différent de la version originale. Durant la période des fêtes, l'apparence des niveaux peut plus ou moins changer, et on joue le 1er avril, Reala est débloqué en tant que personnage jouable. Tout ce contenu... dans une démo distribuée gratuitement dans des bundles avec d'autres jeux ou dans des magazines. Chapeau bas ! Enfin, les remasters PS2 et HD se targuent de compiler non seulement NiGHTS into Dreams, mais aussi la possibilité de jouer avec les graphismes de la version originale, plus des graphismes améliorés, et enfin une version tronquée de Christmas NiGHTS, qui retire quelques éléments de la version originale, malheureusement (entre autre Sonic into Dreams et le mode multi-joueurs, qui auraient pu être amélioré comme l'a prouvé NiGHTS : Journey of Dreams, sorti en 2007 sur Wii), mais en ajoute d'autres, y compris un thème Halloween. Néanmoins, le retrait de quelques éléments empêche ces remasters d'être une version définitive, et donne des petites raisons de revenir à la version originale. Cela dit, le contenu reste impressionnant et disposer des 2 versions du jeu est certainement un plus en soi.



Inspiré par NiGHTS into Dreams (SAT)


Christmas NiGHTS (SAT)


NiGHTS into Dreams (PS2)


NiGHTS into Dreams (HD)
le travail de Carl Jung, Sigmund Freud et Friedrich Holtz, NiGHTS into Dreams est une pépite qui mérite cette haute estime qu'on lui attribue. Surpassant ce qu'on attendait de la SEGA Saturn d'un point de vue graphique, disposant d'une bande-son magnifique, d'un gameplay unique en son genre et d'un univers bien à lui, NiGHTS into Dreams est un jeu qui aura marqué son époque et nombre de joueurs, et qui reste toujours aussi bon à l'heure de ce test (qui arrive plus de 20 ans après sa sortie initiale !). Christmas NiGHTS, quant à lui, dispose d'un contenu bien plus riche que ce qu'on attendait d'une démo et rien qu'en cela, il mérite qu'on s'y attarde. Enfin les remasters HD de ce hit de la Saturn sont les versions les plus disponibles sur le marché (en plus d'un prix assez modeste selon le support) et restent très corrects, et à ce titre je les recommande si vous n'avez pas de Saturn sous la main. Sinon, autant s'orienter vers les versions originales, ne serait-ce que pour le contenu total de Christmas NiGHTS...



Les -

  • Les remasters sont jolis mais leurs supports sont capables de bien mieux, PS2 comprise
  • Le scénario de Christmas NiGHTS ne casse pas des briques
  • Une caméra parfois capricieuse quant on joue avec Sonic
  • Les FMV en images de synthèse ont un peu vieillies
  • Christmas NiGHTS tronqué sur le remaster HD
  • Un multijoueur anecdotique
  • Les +

  • L'histoire de Christmas NiGHTS a le mérite d'être distincte de NiGHTS into Dreams
  • Christmas NiGHTS déblocable dans les remasters, donnant une durée de vie accrue
  • Les cinématiques FMV de Christmas NiGHTS n'ont pas pris la moindre ride
  • L'utilisation intelligente de l'horloge interne dans Christmas NiGHTS
  • Le système de rang ajoute une importante rejouabilité
  • Un gameplay original et une maniabilité excellente
  • Sonic et Reala jouables dans Christmas NiGHTS
  • Le contenu de l'édition Christmas NIGHTS
  • Graphiquement impressionnant sur Saturn
  • La bande-son fantastique et mémorable
  • La mise à jour graphique des remakes
  • Un univers enchanteur


  • Test réalisé par Idris2000

    février 2020