Need for Speed The Run (PC/X360/PS3)

 






   


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2011
Développeur : Electronic Arts (Black Box)
Editeur : Electronic Arts
Genre : courses

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 2Mo (X360) / 7Mo (PS3)
Moteur graphique : Frostbite Engine 2
Définitions HD max (consoles) : 720p (PS3) - 1080p (X360)

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Compatible 3D (consoles) : non

Multi-joueurs : 8 joueurs online
Abréviation : NFS The Run
Prix au lancement : 70€ (consoles) - 50€ (PC)
Score des ventes : 4.1 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 3Ghz
RAM : 3Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800GT / Radeon 4870)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Need for Speed

The Run



Alors
Le jeu se pare d'une petite histoire pimentée de QTEs. Rien d'exceptionnel mais l'intention est bonne
que le studio interne d'Electronic Arts, Black Box, s'est fait discret depuis la sortie d'un Undercover tout juste sympa, ils reprennent les rênes de la série avec un épisode intitulé The Run et plutôt attendu. Il faut dire que l'année dernière, c'est Criterion qui s'est chargé de redorer la blason d'une série en perdition, et il est vrai que Hot Pursuit avait pour lui de bons côtés, dont un rendu graphique assez impressionnant. Et The Run propose enfin ce qui manque le plus aux jeux de courses : une "vraie" scénarisation. On incarne Jack, qui doit un paquet de fric à des gens pas très nets. Pour éponger sa dette et éviter d'y laisser sa vie, il va participer à un "run" qui traverse les Etats-Unis d'ouest en est, à savoir de San Francisco à New York. Presque 5000 bornes à avaler comme un dingue, sur les pistes les plus variées et les plus dangereuses du pays. Original ? Non pas vraiment mais au moins, le scénario et la mise en scène ont le mérite d'exister. Car c'est bien ce que je regrette le plus aujourd'hui : dans les jeux courses, on dévale du bitume comme un affamé mais au fond, il n'y a aucun but. Finalement ces fondements qui remontent aux origines du genre (avec comme modèle des jeux aussi antiques qu'OutRun) n'ont plus lieu d'être de nos jours. Malheureusement, même poursuivi par la mafia, le scénario reste mal exploité et les phases d'action à base de QTEs, ne sont pas non plus une grande réussite. Ainsi malgré ses airs de film d'action, The Run ne vaut que pour ses courses. 12 étapes plus quelques courses annexes, la durée de vie se veut maigre (environ 5 heures), mais heureusement, les défis rallongent un peu la sauce. Maintenant, que donnent vraiment les courses ? En fait c'est simple, elles sont généralement de 2 types. Soit on part en bout de queue et on doit rattraper tout le monde, soit on a un unique adversaire qu'il faudra lui aussi rattraper, pour gratter une place sur le résultat final (mais si on perd, pas besoin de recommencer). Car le but avoué est bien de finir ce run premier, histoire d'empocher le fric. La prise en mains se veut très Arcade comme on se prête à le dire, à savoir que n'importe qui peut s'en sortir assez facilement. Le jeu n'est en plus pas spécialement difficile, ce qui fait qu'en venir à bout ne sera pas toute une entreprise. Pourtant le comportement des voitures est franchement bizarre. Car vous n'allez pas me faire gober qu'une Lamborghini Gallardo à 250.000€ est incapable de prendre un virage sur route, à 100km/h. Faudrait pas non plus se payer notre tête ! De plus, les tenues de route sont un peu trop homogènes d'une voiture à l'autre et surtout, d'une surface à l'autre. En effet, The Run nous fait faire du hors piste : si le plus souvent on roule sur le bitume, on concourra aussi sur la terre ou même la neige. Et la comme par magie, la tenue de route change à peine. Déjà avec une voiture à moins de 10cms de la route, vous ne me ferez pas avaler que les bagnoles passent sans encombre le terrain accidenté sur terre.


Mais
Le Frostbite Engine 2 nous offre un jeu rapide et plutôt beau, même si on s'attendait à mieux
pire encore, sur le tracé en pleine montagne, la route est complètement enneigée et la voiture tient pratiquement comme sur route. C'est cela oui... Le bon côté de la chose, c'est qu'au moins la prise en mains ne nous prend pas la tête avec de gros problèmes de tenue de route. Pourtant force est de reconnaitre que le jeu est très classique dans le fond. Si on a bien quelques raccourcis pour gratter quelques places, et quelques originalités (comme ce tracé montagneux où des avalanches tentent de nous barrer la route), difficile de le trouver vraiment enthousiasmant. Autre point, The Run dispose d'un système de "rewind" (de rembobinage) qui fait qu'on revient quelques en secondes en arrière si on a crashé sa voiture. Ce mode est automatique, impossible de l'actionner manuellement. Certains détesteront d'emblé, moi je trouve que ça rend le jeu plus accessible et évite de refaire toute la course juste pour une erreur de pilotage. Dernier point, ce NFS se pare d'un système d'XP. En effet, dés qu'on roule à contre-sens, qu'on double normalement (ou mieux, qu'on double en crashant son adversaire) ou qu'on prend un raccourcis, on gagne des points. Si certains pestent contre le fait qu'il n'y ait aucune vue intérieure (perso, ces vues là je les trouve illisible, donc je joue toujours en vue pare-choc), il faut savoir que The Run usite du nouveau moteur graphique de DICE : le Frostbite Engine 2 (celui là même qui officie sur Battlefield 3). Alors évidemment avec un tel moteur, on avait bon espoir de voir débarquer un jeu graphiquement époustouflant. Une chose est sûre, il nous évite déjà les saccades à répétitions de certains épisodes et se veut très rapide. C'est déjà ça de pris. Ensuite certains passages sont vraiment très beaux et surtout, les tracés sont agréablement variés. Maintenant il faut être clair, l'aliasing salit pas mal l'image (surtout sur PS3), les décors n'ont généralement rien d'extraordinaires et si on s'arrête, alors là, c'est la totale. Certaines textures sont sobrement dégueulasses voire floues, et course ou pas course, l'affichage se fait souvent tardivement. Après la claque Battlefield 3, autant dire que le moteur V12 de DICE déçoit un peu. Et pour entériner le tout, sachez que les collisions n'ont aucun impact sur la carrosserie (tout juste des rayures) et que les temps de chargement ont tendance à être longs. Je finirai par le son, qui distille des musiques tout droit sorties des studios d'Hollywood. Certains aimeront, moi perso je n'aime pas du tout : je trouve que ça ne colle pas au jeu, question de gout. Après les bruitages sont globalement bons, même si dans l'ensemble il ne reste plus beaucoup de place pour des moteurs qui chantent une belle chanson.



Après Note
un sympathique épisode Hot Pursuit et plus encore après Forza Motorsport 4, The Run n'enthousiasme pas, même s'il reste très correct pour le genre. Bref, malgré de bonnes intentions, Need for speed : The Run est un NFS de plus. Pas le pire, loin d'être le meilleur, sa scénarisation fait choux-blanc, sa conduite est tout sauf crédible, c'est globalement joli mais il ne faut pas s'attacher aux détails... en clair : peut mieux faire !



Les -

  • Scénario et mise en scènes un
    peu loupés
  • Bande-son de film qui ne colle
    pas forcément aux courses
  • Conduite trop homogène
  • Durée de vie trop faible
  • Les +

  • Une petite scénarisation, c'est louable
  • Prise en mains aisée
  • Plutôt joli et rapide


  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2011