Metro : Last Light (PC/X360/PS3)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : mai 2013
Développeur : 4A Games
Editeur : Deep Silver
Genre : FPS

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 2Mo (X360) / 3Go (PS3)
Moteur graphique : 4A Engine
Moteur physique : PhysX
Définition HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : Metro 2
Titres alternatifs : Metro 2033 II - Metro 2034
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 1.5 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 3Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (type GeForce GTX 480)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GTX 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : AF 16x – Tesselation – Qualité max


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Metro

Last Light



Je me souviens encore
Le scénario est sympa mais aurait pu aller beaucoup plus loin !
de l'expérience qu'offrait Metro 2033. Un FPS qui essayait de s'affranchir un peu des codes du genre, et qui tentait de proposer un gameplay plus profond qu'un bête shooter lambda. Et en partie, c'était réussi. En effet l'ambiance (assez déprimante) était là, le gameplay était légèrement moins animal que d'accoutumé, les graphismes étaient jolis… en clair le jeu avait quelques bons côtés à offrir. Maintenant je me souviens aussi de quelques passages vraiment hard, preuve d'une difficulté mal dosée, de modélisations bien moches et clonées à l'infinie, de quelques soucis de doublage et d'un scénario qui, malgré sa source d'inspiration, n'allait pas vraiment au bout des choses. Car Metro 2033, c'est avant toute chose une fiction post-apocalyptique écrite par le jeune romancier russe Dmitri Gloukhovski. De là, le développeur s'est inspiré du livre pour en faire un jeu (et non l'inverse, comme c'est souvent le cas, avec par exemple Dragon Ages ou Diablo) mais avec Last Light, 4A Games n'a pas repris sa suite directe (à savoir Metro 2034) mais a voulu continuer les aventures d'Artyom, sans doute par attachement pour le personnage central, qu'on a connu dans le premier opus. Si Metro 2033 n'est sorti que sur PC et Xbox 360, pour cette séquelle la PS3 est également servie (il devait y avoir une version Wii U mais elle fut annulée). Ainsi donc, Last Light est la suite vidéo-ludique de Metro 2033, d'ailleurs le scénario nous remet dans la peau d'Artyom, un an après la fin du précédent épisode. Comme vous le savez, suite à un holocauste nucléaire, la Terre fut ravagée et le peu de survivants restants, s'est réfugié dans les sous-terrains du métro moscovite. Si bien sûr on peut critiquer de ne jamais entendre parler du reste du monde (quoi, seule la capitale russe possède des survivants ?), au moins pour une fois, on ne mange pas de New-York, Los Angeles, Washington et autre ville américaine, dont l'engorgement devient vraiment pénible depuis que les Etats-Unis sont devenus les nouveaux rois du jeu-vidéo.


Bref, on reprend
Le gameplay, entièrement repris du premier opus, est toujours aussi agréable et fouillé
les rênes de ce personnage et de son nom à coucher dehors (faut dire qu'en Russie, niveau patronyme, ils ne sont pas gâtés !). Le bougre fait de nouveau des cauchemars malsains, et part en chasse du "Sombre" une entité capable de pénétrer la conscience des humains. Entre temps, dans les sous-bassements de ce métro scindé en factions, Artyom devra affronter le Reich (une communauté faussement naziarde) mais aussi et surtout les Rouges, des communistes qui veulent reformer la mère-patrie sur les ruines d'une civilisation qui n'a plus lieu d'être. On commencera donc par une sympathique intro, et comme dans bien des FPS, nous verrons tout des yeux du héros. Lors des écrans de loading, Artyom nous résume un peu la situation à voix-haute, ce qui fait agréablement passer le temps et évite qu'on soit paumé dans le déroulement de l'aventure. Maintenant, le jeu pose 2 gros problèmes. Tout d'abord pourquoi Artyom, à la façon d'un Gordon Freeman, ne parle-t'il jamais, même lorsqu'on lui adresse la parole ? C'est parfaitement crétin, d'autant plus qu'on sait pertinemment qu'il n'est pas aphone, eu égard aux loadings ! Mieux encore, on trouvera des notes un peu partout sur notre chemin, qui nous dévoile les pensées du personnage. Rien ne vous choque ? Oui, c'est au détour d'un couloir glauque, qu'on trouve une note où Artyom lui-même, a visiblement écrit ce qu'on peut considérer comme un journal intime (c'était déjà le cas dans Metro 2033). L'absurdité n'a donc aucune limite dans les pays de l'Est ? Où est la crédibilité de ces notes ? Je crois surtout qu'il faut qu'ils arrêtent la vodka car l'andouille qui a proposé un tel concept, ne devait sûrement pas être frais ! Encore que, qui est le plus con : celui qui propose une idée crétine, ou celui qui l'accepte ? C'est à méditer… Reste qu'une nouvelle fois, l'univers proposé est fort d'une identité sans pareille, d'une atmosphère chargée et pourtant, les développeurs n'ont pas été capables, et ce pour la 2e fois, de nous proposer mieux que ça. Certes l'ensemble "fonctionne" mais il y avait tellement mieux à faire, tellement plus immersif, tellement plus recherché, qu'on est forcément un peu déçu par ce scénario qui finalement, se veut très classique pour un jeu vidéo.


Au niveau du gameplay,
Le jeu alterne 3 ambiances : action brute, infiltration et même survival horror !
on retrouve les bases de Metro 2033, avec ses balles neuves qui servent de monnaie d'échange (elles peuvent aussi servir de munitions, elles sont d'ailleurs plus puissantes que les cartouches normales) et on porte 3 armes qu'on peut échanger avec n'importe quelle pétoire du jeu (des armes qu'on peut en plus personnaliser : viseur, canon, chargeur plus grand…). Les marchés ambulants nous proposent de véritablement faire le plein : grenades, couteaux de lancé, claymores, munitions classiques. Ainsi, fouiller les lieux et dépouiller les cadavres, trouve ici une réelle utilité. La licence nous propose aussi des environnements hostiles, où il faudra porter un masque à gaz. Masque qui peut se fêler, il faut changer les filtres, on peut même essuyer sa visière. De même, certaines armes ressemblent à du bricolage mais ont une indéniable originalité, comme ce fusil pneumatique qu'il faut "pomper" pour lui redonner la pêche. En marge de tout ça, on retrouve bien sûr la lampe électrique dont la batterie se recharge grâce à une dynamo, et la montre qu'on porte est d'une grande utilité. Lorsqu'elle n'affiche pas l'heure en temps réel (en fait l'heure exacte du PC ou de la console), elle nous indique le temps d'utilisation de l'actuel filtre ou encore notre taux de visibilité face à l'ennemi. Car la belle nouveauté de cet opus, c'est qu'en plus de nous offrir des combats classiques, il se pare également de phases qu'on pourrait qualifier de survival-horror et d'autres, carrément plus proche de l'infiltration. Si bien sûr on nous laisse le choix de jouer subtil ou bourrin, il est clair que l'infiltration est toujours plus payante, et surtout gratifiante. Pour ce faire, il faudra préférer les armes à silencieux, les exécutions aux corps à corps, ou encore les couteaux de lancé qui sont particulièrement efficaces. Malheureusement, c'est aussi là qu'on voit les limites de l'IA : les monstres sont agressifs en nous foncant bêtement dessus sans réfléchir, quand les mercenaires sont juste stupides/sourds/aveugles (rayez la mention inutile, ah non mince, souvent les 3 sont valables en même temps !). Bref, malgré quelques écueils, ce gameplay polyvalent est vraiment agréable.


Les phases de survival horror
Les décors sont magnifiques mais les personnages sont ratés
(qui rappellent un peu Half-Life² dans ses grandes heures) sont vraiment bien faites (assez flippantes, les développeurs sachant ménager leurs ambiances) et les phases d'infiltration sont très agréables, sympathique mélange entre Splinter Cell (plonger les lieux dans le noir) et Deus EX : Human Revolution (sans jamais égaler ni l'un ni l'autre, dommage). Si le jeu ne dispose pas de mode multi-joueurs, sachez aussi qu'il est linéaire au possible. Non, nous ne sommes pas dans Far Cry 3, et le monde est loin, très loin d'être ouvert. De plus, comme déjà évoqué, le titre est découpé en "loadings" et donc en niveaux. Ces 30 niveaux offrent par contre une durée de vie très correcte, de l'ordre de 12 à 15 heures de jeu. Abordons à présent le cas de la réalisation graphique et sonore. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec 4A Games, les erreurs du passé ont la vie dure... même si de gros efforts ont été consentis. Ainsi on reprend les certains écueils que Metro 2033 et on recommence. Je débuterai mon exposé par les musiques qui alternent des ambiances inquiétantes (notamment en phase d'infiltration) à des mélopées tristounettes et étonnament adéquates, vu l'ambiance de désolation qui reigne dans cette aventure. Les bruitages font le boulot, mais les armes sont tout sauf réalistes. On notera surtout les AK47 et fusil à pompe, dont les effets sont à des kilomètres de tout réalisme. Heureusement ça reste pas mal dynamique, bien plus que dans Metro 2033. Quant au doublage, si j'ai apprécié qu'Artyom ait la même voix que dans l'opus précédent, on peut aussi quasiment dire qu'il est le seul à avoir bien fait son travail. Car le doublage français est un peu gauche, un peu maladroit à certains moments. Mais le pire de tout, c'est qu'encore une fois, seule une poignée de doubleurs répond à l'appel. Résultat, un même timbre de voix s'entendra un peu partout dans le jeu, ce qui, en 2013, fait sérieusement tâche. Bref, la même voix sert à mille mecs et c'est bien laid. J'ajouterai qu'en plus de ça, le développeur russe ne sait toujours pas gérer ses volumes sonores. En effet, il arrive souvent qu'en se trouvant à quelques mètres à peine de notre interlocuteur, on ne comprenne strictement rien à ce qu'il dit ! Les voix sont parfois couvertes par le fond sonore et la dispersion acoustique est bien trop prononcée. Alors certes on peut trouver ça plus réaliste, maintenant dans un jeu, c'est surtout pénible !


Enfin, évoquons les graphismes,
La partie sonore elle est loin d'être parfaite mais elle s'est améliorée depuis le précédent opus
fer-de-lance du studio et de leur moteur maison : le 4A Engine. Ce moteur officiait déjà sur le premier épisode et il est ici remanié pour nous en offrir plus. Tout d'abord, évoquons la version PC qui, dans sa version 1.0, a tendance à honteusement planter. Heureusement la mise-à-jour 3 règle le problème mais pas ceux de ces nombreux lags qui enquiquinent pas mal de monde. Certain(e)s croient avoir trouvés la solution (en bidouillant un fichier CFG pour forcer le jeu à tourner en DX9 au lieu de DX11) cependant, après 3 mise-à-jour, il est anormal que le jeu merdouille encore sur ce plan. Il n'empêche que la version PC est infiniment plus jolie et détaillée que celle sur consoles. Normal, la Xbox 360 a désormais 8 ans et la PS3 a 7 ans. Si on compare, je suis certain que personne n'a joué à ce jeu avec un PC vieux de 7 ans, c'est tout simplement impossible ! Ainsi donc avec mon vieux routard du polygone (car oui, il commence à prendre de la bouteille mon bousin) j'ai quand même pu profiter du jeu à détails max avec entre autre, la Tesselation activée. Ainsi les décors (oui je précise) sont souvent somptueux ! Les virées en extérieur sont rares, mais elles sont de toute beauté. On ressent bien la mélancolie et désespoir environnant et les monstres, ces animaux qui ont subi diverses mutations, sont plus dégueu les uns que les autres. Dans les sous-terrains, le jeu reste également très performant, grâce notamment à des éclairages vraiment réussis et des textures bien détaillées. Les versions consoles sont également d'un très bon niveau et on a même quelques parcelles de décors qui sont destructibles. Quant à la physique, elle est bien gérée et ce via PhysX, fonctionnant de manière logicielle sur consoles et sur les PCs non équipés, et en hard pour les chanceux qui ont une carte nVidia récente (et ça apporte pas mal au rendu et au réalisme global). Mais alors pourquoi une telle note à ce chapitre ? Et bien tout simplement parce que les humains sont ratés !! Les modélisations sont très "plastique" (les femmes ressemblent à des poupées Barbies… dans le mauvais sens du terme !), les animations sont affreuses, pas du tout précises, il n'y a aucune expression faciale, la gestuelle est inappropriée… en résumé, le jeu est superbe dans ses décors et ses ennemis, mais les êtres humains (malgré un bon niveau de détails) sont totalement à l'ouest ! Le manque de finitions arrive à un point qu'en 2013 et sur des consoles en fin de carrière, c'est simplement inadmissible. Voilà qui est dit.



Metro : Last Light Note
est la digne suite d'un Metro 2033 qui, à défaut d'être bon sous tous rapports, avait su nous surprendre. Et lorsqu'on voit les conditions de travail déplorables du studio 4A Games (basé à Kiev, en Ukraine), loin de ces jeux AAA qui coutent des millions de dollars et qui sont développés dans des locaux de luxe, on ne peut que féliciter le travail accompli. En effet, sous des conditions pareilles, les développeurs font preuve d'une maitrise et d'une patience que beaucoup n'auraient pas. Ainsi on comprend mieux pourquoi leur jeu nous plonge si bien dans la désolation de ce Moscou ravagé par la guerre, rongé par les radiations et envahit par des mutants tous plus effrayants les uns que les autres. Et c'est en se disant ça, qu'on se met à rêver du résultat si ces gars-là bossaient dans les mêmes conditions que leurs homologues américains. Car Metro : Last Light est lui aussi, loin d'être un jeu parfait. Si par ces conditions de travail on peut pardonner certaines choses, il est clair que le scénario n'est pas assez développé, que la partie sonore n'est pas au niveau des graphismes, que le manque de finitions est assez irritant ou encore que les modélisations humaines sont "sans âme" et aux animations totalement ratées. Malgré tout les décors sont souvent somptueux, cet univers de souffrance est parfaitement rendu, le gameplay est toujours aussi agréable et l'alternance de phases de jeu (survival horror, combats bruts, infiltration) est de la meilleure augure. De même, la difficulté est parfaitement dosée, ce qui rend le jeu très agréable à parcourir. Metro : Last Light n'est donc toujours pas parfait et certain(e)s lui préféreront sans doute un Call of Duty nettement plus nerveux. Mais c'est aussi le prix à payer quand on veut donner une ambiance, alourdir une atmosphère, rendre son titre pluridisciplinaire, quand les autres usent jusqu'à la corde d'une formule toute trouvée. En conclusion, nous sommes en présence d'un bon jeu, très sympa à jouer mais qui souffre d'une concurrence déloyale sur le secteur, plus encore sur des consoles en fin de vie et qui nous prouvé à maintes reprises, qu'elles sont techniquement capables de plus. Pourtant il serait dommage de tourner le dos à cette suite car elle a su améliorer un jeu qui ne demandait qu'à mûrir un peu, pour être au top.



Les -

  • Les notes du héros, dispersées de façon stupide dans tout le jeu
  • Des modélisations et des animations ratées
  • Une partie sonore mi-figue, mi-raisin :/
  • Artyom, le vrai-faux muet !
  • Une IA un peu bêbête
  • Linéaire et cloisonné
  • Les +

  • L'alternance d'ambiance : action brute, survival, infiltration
  • Un univers fort d'une identité sans pareille
  • Toujours ce gameplay vraiment agréable
  • Des décors souvent somptueux !
  • Le scénario est sympa
  • Bonne durée de vie

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2013 (mise à jour : janvier 2015)