Magical Quest (SNES/GBA)

 










Note générale


Testé sur :

Sortie du jeu : mars 1993 (SNES) - septembre 2002 (GBA)
Développeur : Capcom
Adaptation GBA : Capcom Production Studio 3
Editeur : Capcom
Genre : plate-formes

Version testée : Française
Doublage : -
Textes à l'écran : US
Supports : cartouche de 8Mb (SNES) - cartouche de 32Mb (GBA)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs

Titres alternatifs : Disney's Magical Quest (US) - Mickey no Magical Adventure (JAP) - Disney's Magical Quest starring Mickey and Minnie (GBA)
Prix au lancement : 450Frs (SNES) / 40€ (GBA)
Score des ventes : 1.73 Millions (SNES) + 220.000 (GBA)


Version Super Nintendo :




Version Game Boy Advance :





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The Magical Quest

Starring Mickey Mouse



Disney est passé
Comme souvent, l'histoire se résume à 3 fois rien :(
maître dans l’art de décliner ses persos emblématiques sur tous les supports ou médias possibles, y compris les jeux vidéo. La période 16 bits ayant même été particulièrement faste pour la firme de Mickey Mouse, que ce soit sur Mega Drive ou sur Super Nintendo. Mais heureusement pour les joueurs que nous sommes, ce sont le plus souvent des grands noms du jeu vidéo qui se sont occupés de ces adaptations. Dans le cas de The Magical Quest starring Mickey Mouse, c’est Capcom qui a décroché le gros lot, et je peux d’ores et déjà vous dire que le résultat fut plus que probant. Pour ce premier Mickey sur Super NES (il y en aura 2 autres par la suite, à savoir The Great Circus Mystery et Mickey to Donald Magical Adventure 3, également produits par Capcom), le développeur nippon a imaginé un jeu de plate-forme au scénario fantômatique. En fait, le point de départ est le suivant : Mickey, Dingo et Donald sont au parc et jouent à la balle avec Pluto. Mais ce gaffeur de Dingo lance la balle trop loin. Pluto va alors la chercher (le brave toutou!) mais il ne revient pas. La seule solution pour Mickey est de partir à la recherche de son chien. Commence alors le jeu, avec un premier niveau féérique et particulièrement joli où se côtoient nuages, plantes grimpantes, petits monstres mignons et tomates géantes. Un peu plus loin dans ce même niveau, Mickey fera la rencontre d’un magicien qui lui expliquera que Pluto a été enlevé par l’empereur Pete (en fait, Pat Hibulaire, dans une version sorcier machiavélique) et pour sauver son chien, il devra affronter une belle brochette de boss et de sous-boss qui, bien qu’ils soient différents (araignée, serpent, grosse abeille...) ont pour point commun de tous avoir la tête de Pat. Pour diriger Mickey à l’écran, Capcom a imaginé un gameplay simple et donc très accessible pour tout un chacun. Le premier niveau du jeu donne déjà, à ce titre, un bon aperçu des capacités de notre célèbre souris. Le bouton B permet de sauter, le bouton Y sert de bouton d’action pour attraper les objets, des blocs, ou utiliser les capacités octroyées par les costumes (voir plus bas). Quand un ennemi se présente, Mickey pourra soit lui sauter dessus à répétition pour l’éliminer, soit lui sauter dessus pour l’assommer, le prendre entre ses mains et ensuite le lancer en direction d’autres ennemis (un peu comme avec les carapaces dans un Mario, qui permettent de choper plusieurs ennemis quand on les lance).


Il pourra
En plus de sa forme "normale" Mickey aura accès à 3 costumes
aussi lancer un ennemi contre des blocs dorés pour les faire exploser et découvrir des items (pièces ou cœurs de vie). Le soft comporte différentes sortes de blocs : les blocs gris, en pierre (on ne sait rien faire avec, à part les déplacer avec le costume de pompier), les blocs dorés (les plus courants, ils donnent les items précités), les rouges (qui donnent de manière continuelle des blocs jaunes). Il y a aussi les gros blocs dorés, synonymes d’items en nombre et reconnaissables à leur gros logo en forme de tête de Mickey : il suffit pour notre petite souris de tirer sur leur anneau (présent sur un des côtés) pour qu’ils libèrent les précieux items. Pour en revenir aux ennemis, et plus précisément aux boss du jeu, Mickey aura également plusieurs possibilités pour les vaincre (en fonction des boss rencontrés) : soit leur sauter sur la tête (même si ce n’est pas la panacée, les risques de contact physique avec le boss étant plus grands), soit -quand c’est possible- utiliser des éléments du décor (blocs jaunes ou rouges par exemple), soit attraper au vol ce que le boss vient de lancer pour lui renvoyer immédiatement à la figure. Mais bien souvent, la solution la plus efficace (aussi bien pour les boss que pour les simples ennemis d’ailleurs) sera d’utiliser les pouvoirs que Mickey recevra via les différents costumes qu’il peut revêtir. Eh oui, ce n’est pas carnaval, mais presque ! Mickey aura en effet 3 costumes au cours du jeu (en plus de sa «forme» normale, au début). Tout d’abord, celui de magicien des 1001 nuits. En appuyant sur Y, notre souris lancera une petite boule d’énergie, et si vous laissez le bouton Y enfoncé, il concentrera son énergie pour lancer une boule plus grosse et plus puissante. Ce même costume lui permettra aussi de respirer sous l’eau. Ensuite, il recevra le costume de pompier, qu’il pourra directement utiliser au sein d’un stage dont le thème est le feu sous toutes ses formes, avec notamment des ennemis de feu qui n’apprécieront pas l’eau projetée par la lance à incendie de Mickey. Par la suite, cette même lance sera très pratique pour d’autres utilités (créer des plate-formes de glace, détruire des blocs dorés ou déplacer de gros blocs de pierre gris). Enfin, le troisième et dernier costume est celui de l’alpiniste.


Ainsi déguisé,
La réalisation est d'un excellent niveau !
Mickey pourra utiliser un grappin pour, au choix, se hisser sur des plate-formes en hauteur, s’accrocher à des points d’ancrage pour se balancer au-dessus des précipices, ou plus simplement étourdir les ennemis. Une fois que Mickey a un de ces costumes à sa disposition, il pourra en changer à volonté (on les sélectionne avec les boutons L et R, puis on valide son choix avec le bouton A). Et tout comme la nature de certains ennemis, quelques passages du jeu (notamment le dernier stage) encouragent le joueur à "zapper" entre les différents costumes. Dernière petite précision : une fois déguisé en magicien ou en pompier, Mickey ne pourra pas utiliser ses capacités de manière infinie : il y a, en bas de l’écran, une jauge qui indique en permanence la quantité de pouvoir qu’il lui reste. La recharge de celle-ci se fera via des items à ramasser dans les niveaux (lampe magique pour le costume de magicien et bouche d’incendie pour le costume de pompier). Les pièces que trouve Mickey au cours de son périlleux voyage pourront être dépensées auprès de rares vendeurs. Ils pourront lui vendre des recharges pour les costumes, des cœurs de vie, des conteneurs de cœurs, etc. Mais il faut quand même souligner 2 grosses constantes à propos de ces vendeurs : ils sont bien cachés dans le jeu (on peut même très bien faire le jeu en n’en trouvant qu’un ou deux), et les prix qu’ils affichent sont du genre «salés». Notamment pour les conteneurs de cœur... Techniquement, Magical Quest met principalement l’accent sur une excellente utilisation de la palette de couleurs de la Super Nintendo. Les effets spéciaux propres à la console sont rares, mais quand ils interviennent, ils sont réussis (notamment l’utilisation du zoom face au boss faucon). L’animation est aussi un des gros points forts du titre, avec un personnage de Mickey qui profite des différents costumes pour proposer des animations à chaque fois différentes et réussies. Du côté du gameplay, le principe des costumes à alterner pour progresser dans les niveaux fait son petit effet, même s’il est loin d’être révolutionnaire, et on prend un plaisir bien réel à en exploiter les possibilités. D’autant plus que la maniabilité de la petite souris est très bien calibrée (sauf peut-être pour le costume d’alpiniste, où on peine un peu pour manier correctement le grappin). Les musiques proposées tout au long de l'aventure sont très correctes, et font d’ailleurs "très Disney" dans leurs sonorités.


Leur tempo
La difficulté est adaptée à tous les publics même si certains boss réclament un peu plus de doigté
est assez enjoué, voire rapide par moments, et elles accentuent le petit côté féérique du jeu. Les bruitages jouent tout aussi bien leur rôle : ils sont très bons et certains d’entre eux auraient tout à fait leur place dans un épisode animé de Mickey Mouse. Le jeu est composé en tout et pour tout de 5 stages (chacun divisé en 4 sous-niveaux). Ce contenu est tout à fait dans la norme des titres de l’époque, mais dans la pratique, la durée de vie n’en est pas pour autant gonflée. Ceci principalement en raison de la facilité des niveaux, qui présentent un level-design intéressant mais relativement peu d’ennemis. D’un autre côté, ce constat est un peu logique, puisqu’avec Mickey pour personnage central, le jeu s’adresse en grande partie aux jeunes joueurs. A contrario, comme pour venir contredire ce que je viens de vous énoncer, les joueurs confirmés ne se sentiront pas délaissés pour autant, et ce, pour une simple et bonne raison : certains boss nécessitent un bon timing et un peu de dextérité, sous peine d’enchaîner les continues (heureusement illimités). Le vieil adage selon lequel il n’y a que Nintendo et Square qui recyclent leurs hits jusqu’à la dernière goutte trouve ici une exception de taille, puisque Capcom s’y est aussi mis avec des adaptations de ces hits sur Game Boy Advance, Magical Quest y compris. Pour l’occasion, le jeu fut renommé en The Magical Quest starring Mickey & Minnie. Les nouveautés de cette réédition sont assez minimes, voire inintéressantes pour le joueur ayant fait le jeu sur Super NES. On peut incarner Mickey ou Minnie (au choix), la progression peut être sauvegardée sur la cartouche GBA, un mode «mini-jeux» a été rajouté (on peut y jouer seul, à deux, ou établir des records). Si vous réunissez deux consoles, deux cartouches de jeu et un câble link, vous pourrez aussi y jouer à deux simultanément. Enfin, cette version GBA permet aussi de débloquer des bonus si vous connectez votre console à une GameCube contenant le jeu Magical Mirror starring Mickey Mouse.



Avec Note
ce Magical Quest, Capcom a visé juste en s’adressant aussi bien aux jeunes joueurs (la difficulté globale du soft va dans ce sens) qu’aux joueurs confirmés (qui, eux, n’auront jamais l’impression de jouer à un soft pour enfants de moins de 6 ans). Le développeur nippon a en effet trouvé le bon équilibre entre une excellente réalisation digne de la Super NES (qui, par extension, fait honneur à l’univers de Mickey), et un gameplay à la fois simple et attractif. Ceci est d’autant plus remarquable que tout le background (excepté les persos) a été créé expressément pour le jeu, et n’est pas apparenté à un quelconque long métrage. Les seuls gros défauts qu’on pourrait lui trouver sont sa trop grande facilité et une replay-value bien faible. Mais que cela ne vous empêche pas d’y consacrer un peu de temps si vous êtes fan de jeux de plate-forme, vous y passerez à coup sûr un très bon moment.



Test réalisé par Kenshiro

Lire l'article original sur La Memoire du Pad
septembre 2013