Lost Planet 3 (X360/PS3/PC)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : août 2013
Développeur : Spark Unlimited
Editeur : Capcom
Genre : TPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Compatible 3D (consoles) : non
Difficulté :

Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 10 joueurs online
Prix au lancement : 40€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 350.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.5Ghz
RAM : 3Go
VIDEO : GeForce 9800 ou Radeon HD 4770 ou supérieur

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GTX 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Max


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Lost Planet 3









Avant que Microsoft
Jim Peyton, charisme zéro ! Heureusement l'histoire reste sympa à découvrir
ne prostitue sa Xbox 360 avec des jeux casuals et cet excrément d'électronique qu'est Kinect (les amateurs de cet "objet" vont apprécier j'en suis sûr ^^), la seconde console de la marque se revendiquait à juste titre, le support-roi des jeux d'action gamer. C'est dans cette optique, somme toute américaine (moi vois, moi tue, moi explose tout !) que la machine a accueilli des jeux qui ont marqués toute la 7e génération. Sorti peu après le rouleau-compresseur nommé Gears of War (que les amateurs de Kinect ne connaissent sûrement pas ^^ bon ok, j'arrête), au tout début de l'année 2007 un certain Lost Planet venait apporter sa pierre à l'édifice du TPS. Si bien sûr il n'était pas parfait (notamment avec une scénarisation complétement à l'ouest et allant contre toute logique malgré une écriture sympathique), Lost Planet a surtout démontré que le passage à la HD (au même titre que son concurrent direct) ne servait pas à rien ! Techniquement époustouflant, d'un gameplay agréable, il proposait en outre un univers glacial particulièrement accrocheur. Ce n'est que 3 ans plus tard (en 2010) que Lost Planet 2 voit le jour et avec lui, la promesse d'un jeu résolument tourné vers le multi-joueurs. Il est vrai que les modes coop' se sont largement démocratisés depuis quelques années, allant même jusqu'à proposer des modes 2 joueurs à des titres qui n'en avait pas besoin (Resident Evil 5 ?). Cependant Capcom a mal joué ses cartes avec encore une fois, une scénarisation "anonyme" et mal fichue, et je dirai même un multi-joueurs bien trop envahissant. De plus, si les ennemis principaux du jeu d'origine (les Akrids) répondaient présents, l'ambiance elle, a radicalement changée puisque la neige et le froid furent mis au placard. Ainsi on a eu beaucoup de mal à retrouver le charme du premier opus. Capcom, conscient que la licence a perdu quelque chose en route mais quelle avait encore (peut-être) de beaux restes, a confié à Spark Unlimited le développement de ce 3e opus. On l'a vu un nombre impressionnant de fois mais cette génération aura été le berceau d'un paquet de trilogie et les épisodes 3 ont largement fleuris depuis 2011 : FEAR 3, Crysis 3, Far Cry 3, Mass Effect 3, Gears of War 3, Resistance 3 et j'en passe). Spark Unlimited, qu'on connait pour le tout petit Legendary, a donc voulu nous sortir le grand jeu (au sens figuré du terme), revenir aux bases de la saga et prouver qu'ils étaient capables de mieux que leurs 3 précédentes (et très moyennes) productions. Maintenant, l'enjeu n'était-il pas au-dessus des moyens du studio ? C'est ce que nous allons voir.


Retour aux origines,
Le gameplay n'a que peu évolué, si ce n'est qu'on aura toujours notre Mécha dans les parages
on retrouve notre EDN III si peu accueillante, enfouie sous la neige. Ça déjà, c'est une bonne chose. L'histoire suit les pérégrinations de Jim Peyton qui, une fois vieux et aux portes de la mort, raconte à sa petite-fille la triste histoire de sa vie depuis qu'il a mis les pieds sur cette fichue planète inhospitalière. Précisons tout de même que cet opus est une préquelle et que donc, elle se déroule bien des années avant le tout premier chapitre de la série. La mise en scène est à 2 vitesse avec d'un côté des vidéos (construites à partir du moteur du jeu) qui sont correctes, puis des cut-scènes gérées en temps réel. Et autant vous le dire de suite, les cut-scènes sont ratées. Malgré tout, l'histoire reste sympathique à vivre. On notera aussi que le doublage oscille entre le bof-bof et le navrant. Oui je défends toujours les VF, d'ailleurs je remercie Capcom de s'être mis à doubler ses jeux dans notre langue mais là franchement, le niveau est vraiment bas, ce qui porte encore plus préjudice au charisme déjà absent de la plupart des protagonistes, surtout en ce qui concerne notre héros du jour. Pas facile de s'identifier à lui, même si c'est toujours mieux que les héros "no name" de l'épisode 2 (aaahhh ce que Wayne, sous les traits de Lee Byung Hun, me manque…). Lost Planet a toujours été un TPS et de ce côté-là, pas de changement. On se retrouve donc avec la caméra au-dessus de l'épaule, à blaster de l'Akrids par centaine. On retrouve le grappin, des armes qui envoient pas trop mal (bien qu'elles soient parfois un peu mal gérées comme ce fusil à pompe qui réclame de la précision alors que justement, il ne devrait pas) et bien entendu, un jeu assez linéaire. Maintenant il faut savoir que notre 3e pérégrination en terre Akrid, propose quelques nouveautés, plutôt bien vues. Je commencerai par le fait que le jeu est assez long (environ 15 heures), imposant des ordres de missions principaux mais aussi secondaires, tout ça pour faire avancer l'histoire et récupérer un max de Thermo-Energie. Cette substance orangeâtre, qui autrefois ne servait qu'à notre santé, devient désormais la monnaie-d'échange du jeu. Plus on tue de la bestiole belliqueuse, plus on en ramasse. Cet argent virtuel permet ensuite de faire des emplettes au magasin du coin pour s'acheter des gadgets, des armes, des améliorations ou de nouvelles pièces pour son Mecha.


Et oui,
Si le premier épisode avait surpris, il est clair que depuis la série ne fait plus figure de maitre-étalon...
si les Mechas n'avaient qu'un rôle très secondaire jusqu'ici, désormais ils font partie intégrante de l'aventure. Bien que très lourd à déplacer, ils permettent de réaliser diverses missions de bases ou d'affronter des bestioles de grande taille. Malheureusement pour Peyton, le train-train s'installe vite : les missions sont monotones et le level-design est sans génie. En somme, on a tendance à un peu s'ennuyer, sauf à quelques rares occasions où l'ambiance essaie d'être plus glauque, comme dans ces nids d'Akrids qui rappellent un peu les films Alien. Mais très vite on s'aperçoit que l'ensemble manque de finitions (comme lorsque Peyton ouvre un coffre à coup de savate ou lors de la plupart des cut-scènes) et même si le jeu offre une bonne durée de vie, personnellement je préfère un jeu court qui envoie du lourd, qu'un jeu long où je baille. Techniquement, Lost Planet 3 ne profite pas du moteur maison de Capcom (le MT Framework), mais d'un classique Unreal Engine 3 qu'on ne présente plus. Si le premier épisode s'était montré impressionnant, il est clair que depuis, nos machines en ont vu d'autres. Ainsi Lost Planet 3 se veut daté, encore une fois il manque de finitions (comme cette version PC qui ne propose que trop peu d'options, comme la plupart de ces jeux adaptés des consoles) et dans l'ensemble si l'ambiance est sympathique, il sera difficile de lui trouver un quelconque attrait graphique. Ni le design, ni les performances graphiques n'impressionnent, ce qui fait qu'une fois de plus, on se retrouve avec un titre qui fait dans la moyenne alors qu'il avait le potentiel pour surprendre voire même, de réitérer les exploits techniques d'antan. Mais visiblement, c'était au-dessus des capacités du studio Spark Unlimited, habitués à ne jamais vraiment se surpasser. Terminons comme toujours par la partie sonore qui offre les compositions d'un Jack Wall (Mass Effect 1 et 2, Call of Duty Black Ops II ou Jade Empire) qu'on a connu nettement plus inspiré. Enfin les bruitages sont corrects et je ne reviens pas sur un doublage certes français, mais d'une qualité "discount".



Tout commence Note
par les confessions intimes d'un grand-père mourant, dans une préquelle qui a le bon-gout de revenir autant qu'elle le peut, sur les origines de la série. En partant de là, les développeurs auraient pu faire de grandes choses, mais... Cependant les cinématiques sont plutôt réussies (mais pas les cut-scènes), l'histoire est sympa et l'ambiance se veut agréable. Cependant il n'est pas facile de s'attacher à Jim Peyton, ce personnage au charisme creux. Et puis par excès de bonne volonté et en voulant faire un jeu suffisamment long, les développeurs nous proposent également une aventure molle, aux missions certes variées mais sans originalité. Si la Thermo-Energie n'est plus nécessaire à la survie mais devient un élément de marchandising (ce qu'on peut regretter, l'un n'étant pas incompatible avec l'autre), à sa décharge il faut reconnaitre que c'est un aspect réussi du jeu. De même, si beaucoup vont trouver que ce 3e opus est un TPS sans âme, on peut tout de même lui reconnaitre qu'il n'est pas désagréable à pratiquer. Ainsi, le retour de ce froid glacial et caractéristique du tout premier Lost Planet (qui pour le coup, vous rappellera aussi Dead Space 3) est une bien bonne chose, mais pour être franc, après des années de règne de l'action brute sur nos consoles et PC, on attendait sûrement plus de ce jeu. On attendait sans doute qu'il renouvelle un genre qui a finalement vite tourné en rond. Ainsi Lost Planet 3 n'est pas un mauvais jeu mais il manque de finitions, il manque d'ambition, son doublage est bof-bof, sa mise en scène est moyenne, son Mecha est sympa mais tellement lourd à bouger que les longueurs qu'il impose finissent par agacer et techniquement, malgré une génération qui souffle ses dernières bougies, on est loin d'être en présence d'un titre qui impressionne. Bref, avec ce jeu-là c'est clairement la loi du milieu : c'est ni bon, ni mauvais. Donc si vous n'êtes pas difficile ou si vous êtes friand du genre, je vous dirai "pourquoi pas", maintenant si vous êtes exigeant, vous me rétorquerez vite : "mais où est le plaisir ?". Et c'est bien là le problème…



Les -

  • Pas très original, ni très motivant
  • Gameplay relativement basique
  • Héros tout sauf charismatique
  • Techniquement daté
  • Les +

  • Cinématiques correctes et histoire sympathique
  • L'aspect marchandising
  • Bonne durée de vie

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2013