Hitman : Blood Money (PC/X360)

 






 

 



Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : mai 2006
Développeur : IO interactive
Editeur : Eidos Interactive
Genre : infiltration / action

Version testée : Anglaise
Version logicielle PC : 1.2
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Support : 1 DVD
Espace disque nécessaire : 5Go (PC) / 1Mo (X360)
Moteur graphique : Glacier Engine
Définitions HD max (X360) : 1080p
Compatible 3D (X360) : non
Compatible Kinect (X360) : non

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Hitman 4
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (PS2/Xbox) / 70€ (X360)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : 2Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : avec 128Mo de VRAM, compatible Pixel Shader 2.0 (type GeForce 6800 / Radeon X800)



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Hitman

Blood Money




A seulement
L’opéra, chef d’oeuvre de level design comme de liberté d’action
quelques mois de la sortie d'Hitman Absolution, dernier né de la série fétiche d’IO Interactive, le studio danois revenant finalement aux bases après l’incartade Kane & Lynch et l’exotique Mini Ninjas, un test semble nécessaire pour faire le point là où l’histoire du célèbre agent 47 s’était arrêtée. Le tueur à gages au brushing impeccable continue donc dans cet opus à enchaîner les assassinats, nettoyant au gré des contrats de l’Agence, divers rebuts de la société. Jusqu’au jour où une agence rivale entre dans la danse, ce qui forcera 47 à se battre plus pour sa survie que pour son salaire. Tout est donc en place pour que le dangereux meurtrier enfoui en chacun d’entre nous se réveille en toute impunité (si jamais le rendormir s’avère difficile, il suffira de se faire une petite cure de Viva Piñata, bien moins cher qu’une séance chez le psy du coin). Niveau gameplay, pas de prise de risque ou de changement majeur, si on retrouve les mêmes qualités, il y aura aussi quelques nouveautés, comme les divers conteneurs (congélateurs même) dans lesquels cacher les cadavres/corps endormis des divers ennemis ou dommages collatéraux. Il y a donc toujours plusieurs écoles pour remplir les contrats : «l’expert» partira avec seulement sa corde de piano et saura exploiter au maximum l’art du déguisement et son environnement afin de ne tuer que la cible attribuée avant de partir aussi discrètement qu’il était venu. «L’apprenti» partira avec ses SilverBallers à silencieux, supprimant quelques gardes gênants (ajoutons au passage que 47 a reçu un entraînement au corps à corps depuis Contracts, pouvant s’en sortir assez vite si pris au dépourvu par un garde ou un témoin arrivé à un moment peu opportun, en lui brisant le nez d’un coup de coude par exemple), cachant quelques cadavres pour maladroitement accomplir sa mission et fuyant les lieux du crime de façon hasardeuse.


Enfin il y a le
L’art du déguisement est mis à l’honneur, ici en activiste de Chasse, Pêche et Traditions
«dangereux sociopathe», qui s’armera de son Mp5 ou d’un quelconque fusil à pompe, switchera en vue FPS pour finalement dézinguer tout ce qui passera à sa portée jusqu’à voir l’icône «Objectifs mis à jour» clignoter, lui signalant que dans le tas, il a tué la bonne personne et qu’il lui faut à présent trouver la sortie. Néanmoins, le nouveau système de salaire et de notoriété privilégie les vrais professionnels. En effet, plus on retrouvera de douilles, de cadavres, de témoins ou même d’images de caméras de surveillance qui pourraient mener jusqu’à une identification de 47, plus la notoriété du joueur montera, rendant l’IA plus méfiante encore qu’à l’origine, IA qui était déjà un des gros défauts de la série avec sa méfiance aléatoire. Il sera donc possible de faire baisser cette notoriété avec l’argent gagné lors des contrats, en soudoyant diverses personnalités, du simple témoin jusqu’aux enquêteurs de police. Cet argent pourra également être utilisé afin de modifier son équipement entre 2 missions : achat de pièces pour les armes (silencieux, lunette de visée, balles perforantes...), d’accessoires (gilet pare-balles, outil de crochetage plus efficace...). De plus, cet argent permettra au joueur d’acheter des indices durant une mission (emplacement d’une arme en particulier, mouvement d’un personnage...). On notera enfin que le level-design a été grandement travaillé : des maps immenses aux architectures variées, qui permettent aux joueurs les plus calculateurs d’exécuter leurs cibles de façon à la fois unique, spectaculaire et gratifiante, tout en restant parfaitement indétectables et professionnels.


On obtient au
Cacher les corps dans les divers conteneurs deviendra pour certains un vrai hobby
final une durée de vie correcte pour les néophytes ou amateurs du jeu, qui se satisferont d’une bonne douzaine d’heures de jeu, tandis que les pros et chasseurs du classement "Maître Assassin" pourront pousser jusqu’à 15, voire 20 heures de jeu. Point de vue graphique, sans être totalement repoussant, le jeu n’est pas non plus extraordinaire. C’est joli, les environnements sont bien détaillés, les personnages sont plutôt bien modélisés... Néanmoins, petits points noirs, on retrouve une luminosité qui fait des siennes, notamment lors de passages de l’intérieur vers l’extérieur, ou vice-versa, et des personnages qui se retrouvent avec des démarches robotique. Si l’expression veut qu’on se retrouve avec un balai dans un certain orifice pour expliquer la raideur, l’agent 47 a lui carrément eu droit à un aspirateur, une serpillière, et même le seau qui va avec ! Les déplacements ont donc un air assez lourd, bien que plus légers que dans les précédents opus. Mais le jeu se rattrape largement sur sa bande-son : ouvrir sur l’Ave Maria, c’est déjà extra, mais réussir en plus à introduire une suite de violoncelle de Bach dans une des missions avant de rajouter la patte sonore de Jesper Kyd pour le reste de la bande-son du jeu, on obtient tout simplement de quoi rendre épique jusqu’au sommeil d’un cochon d’Inde. De plus, l’ambiance sonore est particulièrement travaillée : les conversations des PNJs (on a d’ailleurs droit à un doublage US de qualité), des bruitages plus vrais que nature... l’immersion est donc au rendez-vous.



Avec Hitman : Note
Blood Money, le 4e épisode d'une série que seuls les amateurs savent adorer, on obtient un jeu plus riche que les précédents volets mais qui conserve toutefois les mécanismes classiques qui raviront les fans. Une ambiance globale plus travaillée, un gameplay toujours aussi ouvert et qui laisse la place aux néophytes (en "easy" on peut sauvegarder autant de fois qu'on veut, ça c'est nouveau) comme aux vieux de la vieille... Seuls points noirs au tableau : des graphismes corrects mais vieillissants, une IA toujours trop aléatoire et un scénario assez flou qui nous laisse sur notre faim. Attendons donc avec impatience Absolution, présenté comme l’épisode qui révolutionnera la série à tout point de vue et saura renouveler un peu ses mécanismes rouillés, à l’image de ce que Conviction a apporté à Splinter Cell.



Les -

  • Le système de notoriété, pas au point
  • Le gameplay commence à dater
  • Pourquoi tant de raideur ?
  • L'IA toujours trop méfiante
  • Les +

  • Un gameplay simple et efficace
  • Une grande liberté d'action
  • Une ambiance travaillée
  • La gestion du salaire


  • Test réalisé par Kusny

    février 2012