Hitman 2 (PC/PS2/NGC/XBOX)

 






 

 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu (PC-PS2-Xbox) : octobre 2002
Sortie du jeu (NGC) : juin 2003
Développeur : IO Interactive
Editeur : Eidos Interactive
Genre : infiltration

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 2 CDs (PC) / 1 DVD (PS2-Xbox) / mini-DVD (NGC)
Moteur graphique : Glacier Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 4.28 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : 700Mhz
RAM : 256o
VIDEO : avec 64Mo de VRAM

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


Inclus dans la compilation Hitman HD Trilogy disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)


Hitman 2

Silent Assassin




De nos jours,
Après un repos bien mérité, 47 est obligé de reprendre du service...
qui ne connait pas le célèbre 47 et la série des Hitman ? Cet assassin silencieux, capable de commettre des crimes d'une précision et d'une perfection exceptionnelle, celui-là même qui joue avec vos nerfs en les mettant à rudes épreuves lorsque vous prenez son contrôle et essayez à votre tour de monter jusqu'au rang de Silent Assassin... Avant toute chose, si le premier Hitman n'est sorti que sur PC, Hitman 2 a vu cette fois le jour sur les consoles de son temps (Xbox et PS2), et étrangement encore 8 mois plus tard sur GameCube. L'histoire suit les traces directes du premier épisode, tout juste 2 ans après les événements de Hitman : Codename 47. Après la mort de son "père" (de son géniteur on devrait dire), 47 décide de se retirer du monde des assassins. Il a désormais trouvé refuge dans une petite chapelle de Sicile où il semble y avoir trouver la foi. Il n'est plus qu'un simple jardinier d'Eglise et il reprend goût à la vie, loin de son passé de tueur à gages. Bien décidé de faire un trait sur son sanglant passif, 47 espère commencer une nouvelle vie, épaulé par le Père Vittorio (le prêtre du sanctuaire), son ami et confident. Mais un jour, un certain Sergeï Zavoratko (terroriste international et frère d'Arkadij Jegorov, alias Boris, un "contrat" du premier opus), s'intéresse à une partie des activités de son défunt cadet et découvre l'existence de 47. Séduit par son style et par son incroyable charisme, le criminel décide d'utiliser les talents du tueur pour servir ses propres intérêts. Mais il ne sait pas à qui il se frotte... 2 choses sont à noter dans cette suite : tout d'abord nous avons cette fois une véritable mise en scène, avec des cut-scènes gérées en temps réel. L'effort est tout à fait louable et garde une certaine continuité graphique, là où les développeurs auraient pu inclure des vidéos. Ensuite, l'histoire démarre très fort mais comme souvent dans ce type de jeux, le cœur même de l'aventure n'aura aucun lien (ou si peu) avec le fait que 47 reprenne du service. Une petite déception compensée par une bonne écriture (même si les révélations ne sont pas aussi "énormes" que dans le premier épisode) et un épilogue sympathique. Pour un jeu de 2002, il était de toute façon difficile d'en demander plus.


Le gameplay
Le jeu est bien plus ouvert et accessible que le premier épisode
se veut très proche de celui imposé par le premier volet, à ceci près qu'il a été amélioré. Si le premier Hitman, qui lui était basé sur de l'infiltration pure et dure au point que la moindre erreur nous faisait tout perdre (en plus il n'y avait pas de sauvegarde !), avec Hitman 2 les possibilités sont bien plus nombreuses. Pour notre plus grande joie et satisfaction, nous avons des sauvegardes (7 pour les premières missions, 3 pour les dernières... ce qui nous oblige quand même à faire attention) et surtout, le mode opératoire est laissé à notre imagination. En effet, tous les niveaux sont ouverts et les possibilités sont désormais très nombreuses. Un système de classement a même fait son apparition pour que le joueur privilégie la discrétion à la manière forte, cependant on peut tout de même la jouer plus bourrin (dans certaines limites bien sûr, ce n'est pas un jeu d'action pour autant). Le classement prend en compte le nombre de coups tirés, de victimes tuées ou endormies, et du nombre d'alertes déclenchées dans chacun des niveaux. Plus vous serez discret et meilleur sera votre score. Si seule la cible principale est abattue, et ce dans le plus grand secret, le joueur peut atteindre le rang ultime de "Silent Assassin" (prisé par nombre d'hardcore gamers) ce qui débloque également certaines armes bonus. Avant chaque mission vous aurez un briefing de la mystérieuse Diana (il est d'ailleurs idiot qu'elle se présente à chaque communication), une interlocutrice qui nous indiquera qui est la cible à abattre et qui nous donnera des instructions de procédure (libre à vous de les suivre ou pas). Vous pouvez ré-accéder au briefing et à la carte à n'importe quel moment du jeu au cas où vous auriez oublié un détail ou tout simplement pour trouver les différents points d'intérêts. Ainsi la carte a une importance primordiale. Elle évolue en temps réel (on voit donc la position de chaque personne et leur déplacement), et c'est à double-tranchant car le jeu ne se met pas en pause pendant ce temps, et on peut se faire repérer. On regrettera juste de ne pas avoir une mini-map en coin, nous obligeant à ouvrir sans cesse la carte complète, mais celle-ci est tellement plus détaillée et pratique (avec notamment des pointeurs d'objectifs), que l'une des pires contraintes du premier épisode s'est envolée d'un coup d'un seul.


Après chaque
Magnifique, tant pour son architecture que pour les performances de son moteur graphique
niveau vous recevrez votre récompense (argent) liée au contrat effectué et selon la façon dont vous l'avez mené, tel un vrai tueur à gages. Avec cet argent vous pourrez alors améliorer vos armes et votre inventaire. On dispose aussi d'une barre de vigilance qui nous indique à quel point un ennemi nous soupçonne ou se méfie de nous. Hitman étant un pur jeu d'infiltration, vous avez aussi la possibilité (après avoir tuer ou endormi un ennemi) de lui prendre ses vêtements pour vous déguiser et peut-être atteindre votre cible plus facilement. Inutile de vous dire que c'est essentiel pour avancer dans le jeu et c'est même l'une des facettes les plus originales de la licence. Ainsi Hitman 2 est bien plus ouvert que son aïeul, il est aussi moins frustrant, moins difficile (même s'il reste quand même assez ardu par moment) et petite nouveauté, on peut y jouer en vue TPS (à la 3e personne) ou FPS (à la première personne). Maintenant on déplorera que les portes se ferment encore toutes seules (c'est parfaitement débile même si 47 peut enfin les ouvrir sans lâcher le corps qu'il traine), le sniper est totalement injouable (on ne peut pas bloquer ou au moins stabiliser la visée) mais le pire restent les ennemis. Beaucoup trop suspicieux, au moindre doute ou geste suspect (comme simplement courir ou passer à côté d'eux), les mecs nous tirent dessus sans sommation ! C'est réaliste ça ? J'en doute... Inutile donc de vous dire que Hitman est un jeu assez long avec une très bonne rejouabilité, ce qui rajoute encore des qualités au grand chauve ! Bien sûr si vous connaissez toutes les missions par coeur avec tous les points d'intérêts et toutes les subtilités, vous pourrez le finir en 6 ou 7 heures mais avant d'en arriver là, il vous faudra vous armer de patience. En plus de ça, même si vous connaissez le jeu sur le bout des doigts, il est quand même très difficile d'atteindre le rang ultime. Hitman 2 offre donc une bonne durée de vie et une rejouabilité appréciable.


Graphiquement,
Si les musiques sont plus dans le ton qu'autrefois, on déplorera au contraire la piètre qualité du doublage français
le bond technologique entre les 2 épisodes d'Hitman est ahurissant. Si bien sûr la version PC reste la plus aboutie (avec des textures bien plus nettes et un anti-aliasing qui fait défaut sur consoles de salon), sachez que les versions consoles n'ont rien à lui envier. Evidemment la PS2 est le parent-pauvre en terme de couleurs, mais la différence entre PS2, Xbox et GameCube est si faible, qu'on fera abstraction de ce détail. Dans tous les cas, les maps sont plus vastes et détaillées qu'autrefois, les animations sont plus fluides et on a même quelques effets de physique vraiment réussis (comme ces rideaux qui se poussent joliment sur notre passage). Rappelons toutefois que le jeu est sorti en 2002 et qu'il était une valeur sûre (et ce, à tout point de vue) de son époque. Aujourd'hui ça a forcément vieilli, mais avec l'humilité de circonstance, on ne peut qu'être impressionné par des graphismes de haute volée. Enfin, la bande-son est (comme toujours dans les Hitman) excellente ! Grâce au talentueux Jesper Kyd, l'immersion est mieux mise en avant qu'autrefois, avec entre autre des musiques plus posées : moins de mélodies, moins de rythme et une ambiance plus cinématographique. La bande-son n'est pas toujours à-propos (avec même l'une d'entre elles qui rappelle Silent Hill !) mais elle colle mieux à l'atmosphère du titre, à l'inverse de la première itération. Dans Hitman 2 on appréciera aussi un 47 nettement plus loquace (d'une manière générale, il y a de toute façon plus de dialogues) dont il profite -presque exclusivement- du seul doublage correct. En effet, si on met de côté notre héros, le doublage français est catastrophique ! Ainsi, même si je suis un fervent défenseur de la VF, je vous conseille de jouer en VO avec les sous-titres. Oui, c'est moi qui dit ça, c'est dire l'ampleur des dégâts ! Quant aux bruitages, ils ne sont toujours pas réalistes mais profitent d'une bonne dynamique, donc on ne lui en tiendra pas rigueur.



Hitman Note
est un jeu d'infiltration extrêmement exigeant, qui demande de connaître chaque niveau par cœur si vous voulez réussir le crime parfait. Maintenant sachez qu'il est bien moins hardcore et frustrant que le premier épisode, avec notamment des sauvegardes et des angles que les développeurs se sont efforcés d'arrondir au maximum (sans doute pour mieux s'approprier les joueurs consoles). Ainsi on peut désormais la jouer un petit peu plus bourrin, même si avouons-le, le nerf d'un Hitman n'est pas là (d'ailleurs selon la mission, vous ne ferez pas long feu si vous ne faites pas attention !). Et puis vous perdriez énormément de plaisir niveau gameplay, car les jeux d'infiltration ont ce côté grisant que les jeux d'action n'ont pas. Car quelle satisfaction lorsqu'on arrive à commettre le meurtre parfait et partir incognito ! Bref, un magnifique jeu à ne pas mettre entre toutes les mains, un titre pour les gamers, les vrais, ceux qui aiment atteindre leurs objectifs d'une façon viscérale !



Les -

  • Des ennemis trop paranos, ce qui nuit parfois à l'immersion
  • Un 47 et des animations un peu trop rigides
  • Quelques missions pas super jouissives
  • Une VF assez médiocre
  • Quelques bugs
  • Les +

  • Les mille et une façon de zigouiller ses victimes
  • De très bons graphismes (pour l'époque)
  • Une multitude d'armes
  • Excellente bande son
  • Bonne durée de vie
  • Des sauvegardes !
  • Le charisme de 47


  • Test réalisé par Mugiwara85 & iiYama

    avril 2013