Hellboy Science of Evil (X360/PS3/PSP)

 






   


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2008
Développeur : Krome Studios
Editeur : Konami
Genre : Beat'em all

Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3) / 1 UMD (PSP)
Compatible 3D (consoles) : non
Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 60€ (X360/PS3) / 40€ (PSP)



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Hellboy

The Science of Evil


Le jeu est sorti
Un scénario... ou ça ?
au même moment que le second de Guillermo Del Toro et ceux l’ayant acheté en pensant trouver un jeu tiré du film, ont très vite tiré la gueule car si il y a bien une chose sûre ici-bas, c’est que le jeu n’a rien à voir et ce veut plus proche du Comics tant par son visuel que son ambiance. Si les films de Del Toro sont des succès (et il y a de quoi car il faut avouer, ils sont bons), le jeu rate le virage, se voulant plus proche du Comics. C’est un raté car si le cel-shading tend vers le Comics à l’instar de The Darkness II que l’on a pu voir il y a peu, ici c’est bien moins fini et qui plus est, c’est chiant. Mais on va y revenir point par point ! Je vous fais une rapide présentation d’Hellboy néanmoins (car peut être que j’aime tout simplement étaler ma culture ou pas, c’est juste pour cibler plus simplement les choses !) : Anung un Rama plus connu sous le nom de Hellboy (car c’est le titre du Comics dont il fait partie) a peut-être été vu aussi en tant que Singe Rouge, Le Bras Droit de la Destruction, ou tout simplement Rouge (de par sa couleur évidemment). HB (non ce n’est pas pour les intimes, c’est juste plus simple et certainement moins redondant sur les lignes ci-dessous) est né de l’union d’un Démon et d’une Humaine, toute son enfance fut passé en Enfer jusqu’au moment où il a été invoqué en 1944 par le vile Raspoutine. Plus tard il intégra le BPRD (Bureau for Paranormal Research & Defense) car le jeune HB finit par être éduqué par notre modèle à tous, le territoire de l’Oncle Sam ! Suite à des querelles et une trahison du BPRD, Hellboy et sa petite équipe continue son bonhomme de chemin en continuant ses missions. L’absence de scénario est problématique. Quasiment dès le début on se retrouve plongé dans le premier niveau, c’est-à-dire la Roumanie, avec pour seul but « La Chasse à la Sorcière » et ça durera 3 niveaux. Puis le deuxième niveau, le Japon, apparait comme une autre mission sous forme de flash-back sans réelle explication... c’est que j’appelle plus communément une absence de scénario.


On regrettera
Le gameplay est vide et se résume à matraquer un seul bouton !
vite cela car il y a tellement de choses à faire avec HB, à l’heure actuelle en France on compte (tout confondu) une bonne vingtaine de Comics sur lui et ce, sans parler des Abe Sapien et autre BPRD. Alors je vous laisse imaginer aux US, ce qui laissait de la place aux développeurs pour créer un véritable scénario tournant autour de lui, mais il n’en est rien ! Et ce qui est marrant, c’est de constater (et vous allez le voir par la suite) que tout est cohérent au final, comme si le jeu complet avait été bâclé du début à la fin en quelque sorte. En plus du scénario bateau, le gameplay tourne très vite en rond malgré, il faut le dire, la volonté des développeurs : premièrement le bouton (X ou carré selon la plateforme) risque de prendre cher (je crois que ma manette s’en souviendra). Oui oui un bouton suffit et vous avez la base du gameplay ! Et là c’est très réfractaire me semble-t-il de se contenter d’un bouton pour un beat'em-all, ah non pardon on peut utiliser le fameux pistolet/fusil du Singe Rouge avec différent types de balles mais au final, vous ne en servirez que très rarement ou quand y a pas le choix. En à peines quelques lignes je viens de tout dire sur comment se joue Hellboy Science of Evil... Ce n’est malheureusement pas une blague, si j’avais peine à expliquer celui de Wolverine Origins, il est grandement mieux rempli et surtout beaucoup moins monotone. C’est vraiment le souci pour moi d’un beat'em-all quand même en 6 heures (mince j’ai dévoilé la durée de vie) il n’arrive pas à se renouveler. Même en 2h ou 3 on sent clairement qu’on va faire ça tout le long et ça en devient vite décourageant. Après comme je disais ci-dessus, les différents types de balle apporteront un semblant de variété, vite mis à la poubelle pour faute d’envi. Enfin, c’est le seul attrait sur le gameplay. Et en plus pour ma part, je l’ai très vite zappé !


Après le souci
La réalisation fait peine à voir :( Surtout sur PSP
c'est d’arriver à créer un véritable gameplay autour d’un perso qui ne s’y prête pas forcement : pour cela le seul moyen aurait été d’y inclure « Liz » ou encore « Abe Sapien », enfin d’apporter plus de persos du BPRD. Niveau durée de vie, bin je l'ai donné, elle tourne autour des 6 heures. Pour une fois c’est un plaisir de ne faire "que" 6h tellement le jeu est lassant et au bout de quelques heures, on sent qu’on va s’emmerder sur la longueur et qu’on ne prendra que peu de plaisir. 6h pour 6 missions c’est correct ! Non, si la durée de vie n’est pas conséquente, elle est grandement suffisante ici, car plus aurait été (je pense sans trop exagérer) pas loin de la torture et puis mon pouce n’aurait pas résisté. Techniquement, si on se rapproche du Comics sur le plan visuel, la patte graphique que donne le cel-shading est propre. Cependant quand on a vu ce qui se fait en terme de cel-shading, celui-ci passe comme un Paris-Brest dont la crème serait périmée. Ce n’est pas moche mais vieillot et sans véritable saveur, c’est fadasse. Au départ cela ne me dérangeait pas, surtout quand on voit que le second niveau change du premier avec une palette de couleurs complètement différente (oui Roumanie et Japon, heureusement que c’est différent). L’avantage c’est que ça apporte un vrai plus et puis patatra, le troisième niveau arrive, puis les autres, et on se rend compte que le jeu va tourner entre ces 2 environnements et qu’encore une fois, on tournera en rond indéfiniment... tel est le malheur de ce jeu ! ensuite niveau son, sincèrement, il n'y a rien de très marquant. On notera juste que le jeu est en VO avec sous-titres français quand même.



Bilan, si Note
le retour du Singe Rouge sur nos écrans se fête, on aurait pu acclamer son comeback aussi sur nos petites machines de salon mais au final que nenni. Fan de beat'em-all, passez votre chemin le plus rapidement possible sauf si vous avez gagné 2 petits €uros en faisant la manche et que vous avez envie de passé une mauvaise soirée. Fan de Hellboy, vous pouvez faire de même (en même temps les adaptations de Rouge sont si peu nombreuses, que je comprendrais que vous vouliez essayer, comme je l’ai fait tout bêtement). Après comme vous avez pu le lire dans le test, il ne faut vraiment rien attendre de ce jeu aussi bien sur le plan vidéo-ludique, que sur le plan "adaptation de Comics". On ne peut reprocher aux développeurs d’avoir tenté quelque chose se rapprochant du Comics pour ne pas tomber dans l’éternelle routine et la basique adaptation de film. Mais le souci c’est qu’on est du coup dans une mauvaise adaptation tout court, ni du Comics, ni du film, et ici le jeu se vautre complètement. En étant franc, j’ai eu du mal à le finir malgré les 6h de jeu et j’en ai très vite eu ma claque !



Les -

  • Une durée de vie de 6 heures (et c'est assez comme ça)
  • 2 heures suffisent à vous dire que le jeu va être long...
  • Abscence réelle d'un peu tout : gameplay, scénario...
  • 2 environnementso oui, mais seulement 2 !
  • Les +

  • 2 environnements (c'est déjà ça de pris)
  • Hellboy...


  • Test réalisé par Okami73

    février 2013