Gunbird 1 & 2 (ARC/PS2)

 








Gunbird
Gunbird 2
Gunbird : Special Edition


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Gunbird sur Arcade

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Sortie du jeu : septembre 1994
Développeur : Psikyo
Editeur : Psikyo
Genre : shoot-them-up

Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP

Hardware : Psikyo 1st Generation
Support : PCB de 96Mb/12Mo
Orientation de l'écran : vertical
Commandes : stick 8 voies + 3 boutons

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Mobile Light Force (US)


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Gunbird 2 sur Arcade

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Sortie du jeu : décembre 1998
Développeur : Psikyo
Editeur : Capcom
Genre : shoot-them-up

Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP

Hardware : Psikyo SH2
Support : PCB de 512Mb/64Mo
Orientation de l'écran : vertical
Commandes : stick 8 voies + 3 boutons à 4 boutons

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Mobile Light Force 2 (ALT)


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Gunbird : Special Edition
sur PlayStation 2


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Sortie du jeu : mars 2005
Développeur / Adaptation PS2 : Psikyo
Editeurs : Atlus (JAP) / Xplosiv / Empire Interactive
Genre : compilation (shoot-them-up)

Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : FR

Support : 1 CD-Rom
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titres alternatifs : Gunbird 1 & 2 (JAP) / Mobile Light Force 1 & 2 (ALT)
Prix au lancement : 15€




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Gunbird
Gunbird 2

Gunbird : Special Edition


Une fois n'est pas coutume, nous allons faire un "combo-test" qui porte sur une duologie culte, j'ai nommé Gunbird. Dans cette introduction nous allons revenir (comme c'est souvent) sur le passif du développeur et poser les bases de cet article un peu particulier. Psikyo (prononcez "saikyou" en japonais, allez savoir pourquoi) est un modeste studio nippon fondé le 17 juillet 1992 à Tokyo. Et on le sait, dans les années 80/90 l'Arcade battait son plein et de grands noms ont ainsi émergés tels que Cave, Toaplan, Capcom ou encore SNK. En marge des jeux d'action, des flippers, des simulateurs de vol et autres jeux de tir, le genre phare de ces années-là était bien sûr le shoot-them-up, un genre propice à de superbes réalisations, un peu comme les FPS le sont aujourd'hui. S'il existe 2 types principaux de shoots (nous mettons volontairement de côté les titres en pseudo-3D et ceux en vue isométrique tant ils restent marginaux), Psikyo s'est vite spécialisé dans le shmup vertical. Pour ça, le développeur a créé 2 types d'hardware maison, comme ça se faisait souvent à l'époque, notamment chez Capcom ou Taito. Il y a tout d'abord eu le "Psikyo 1st Generation", un hardware puissant pour son époque, à base de Motorola 68EC020, un processeur CISC relativement performant, peu cher (surtout dans leur version "EC" qui était des modèles économiques) et 32-bits, remplaçant naturel d'un 68000 (16-bits) jusque-là omniprésent, et qui offrait de belles capacités de calcul. Bien qu'il ait connu 3 stades d'évolution, le Psikyo 1st Generation n'a servi que pendant 4 ans, et fut malheureusement accompagné de DSPs Audio de piètre qualité, à l'image du couple Zilog Z80a / Yamaha YM2610, qui n'offrait pas un son proportionnellement aussi performant que pouvait être l'image. Le 1st Generation n'aura connu que 5 jeux, avant d'être remplacé dès 1997 par le "Psikyo SH2", qui cette fois sera équipé de processeur Hitachi SH-2 (mais sa puissance de calcul sera plus ou moins équivalente au Motorola 68020 / 68EC020). Le SH-2 on le connait bien car c'est lui qui est au cœur des SEGA Mega Drive 32X et Saturn, voilà sans doute pourquoi la console de 4e génération de la marque a autant brillé en 2D et dans les conversions de titres Arcade. Quant à la partie audio, elle est confiée à la puce Yamaha YMF278B, qui est bien plus performante que l'ancienne.


Le Psikyo SH2 a été le support de 18 jeux, de 1997 à 2002, date à laquelle le studio fut racheté par la société japonaise X.Nauts, ce qui marque l'arrêt du développement de jeux vidéo sur bornes d'Arcade au profit de titres peu connus et généralement parus uniquement au Japon. En somme, 2002 a sonné le glas d'un mythe mais en attendant, Psikyo est connu pour avoir développé quelques uns des meilleurs shoot-them-up de tous les temps comme Sengoku Ace, Strikers 1945, Dragon Blaze, Tengai ou Zero Gunner 2. Entre temps, le développeur a créé pas mal de mah-jongs pornographiques et depuis 2002, même si le nom du studio retentit encore, ce n'est plus l'équipe originelle qui développe les quelques rares titres qui sortent encore (seul le nom perdure). Le premier Gunbird est paru en septembre 1994, fonctionnant donc sous l'Hardware Psikyo 1st Generation. C'était le 3e jeu du studio (après notamment un Sengoku Ace qui a fait grand bruit), et il fut ensuite adapté aux 2 meilleurs supports de son temps, à savoir la Saturn et la PlayStation en décembre 1995. Il est ensuite sorti de sa retraite en 2002 grâce à une adaptation sur Yahoo Mobile, il fut ensuite compilé en 2004 sur PS2 dans le présent jeu, on le revoit en 2009 grâce à un portage pur et simple de la version PlayStation (disponible sur le PSN de la PlayStation 3) pour enfin terminer sa carrière par un ultime portage, cette fois sur PC, disponible sur Steam depuis 2015. Gunbird 2 est de son côté sorti sur Psikyo SH2 en décembre 1998 (ce fut le 4e jeu du support), et n'a été adapté que sur DreamCast en mars 2000 (d'abord au Japon) puis dans la présente compilation sur PlayStation 2, en février 2004 (au Japon, car le jeu ne sortira qu'en mars 2005 en Europe). En effet, Gunbird : Special Edition est la compilation des Gunbird 1 et 2 (d'ailleurs le nom japonais est Gunbird 1 & 2) et la question qu'on peut se poser c'est pourquoi a-t'il mit tant de temps à sortir ? En se basant sur les dates japonaises (qui sont toujours plus fiables dans ces cas-là) le portage a mis 4 ans pour sauter de la DreamCast à la PS2, alors qu'il aurait sans doute été plus judicieux de lui emboiter le pas puisque la PS2 (toujours au Japon) a vu le jour en mars 2000 (tien tien, le même mois de sortie que la version DreamCast). Evoquons à présent chaque jeu individuellement, pour finir par la compilation Special Edition.


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Gunbird




Date de première parution : septembre 1994 au Japon
Support d'origine : Arcade (Hardware : Psikyo 1st Generation)
Aussi disponible sur : Saturn, PlayStation, PlayStation 2, Smartphones (Androïd), PlayStation 3 (PSN) et PC (Steam)



Comme évoqué en intro, en 1994 l'Arcade battait encore son plein. A vrai dire, à cette date elle a atteint un certain sommet qui va malheureusement commencer à sonner sa lente chute (agonie ?). Car ce fut le slogan de SEGA et d'SNK pendant longtemps, mais avec nos consoles, on voulait avoir l'Arcade à la maison. Et puis, si aujourd'hui le maitre-étalon des graphismes qui fracture la rétine est bel et bien le PC avec son matériel évolutif, ses processeurs multi-cœurs, ses Giga-Octects de RAM et ses cartes vidéo de ouf qui coutent un rein, à l'époque si on voulait les meilleurs jeux (tout du moins les plus évolués techniquement) c'est sur Arcade que ça se passait ! Et comme d'habitude, les consoles de salon étaient incapables d'en faire autant, donc forcément l'Arcade nous vendait du rêve et malgré nos étagères pleines de cartouches, on allait encore dans les salles dédiées ou dans les cafés, pour jeter nos pièces de 10 Francs dans le monnayeur, afin d'en prendre les yeux l'espace d'un instant. Après je ne vous refais pas l'histoire, la génération PlayStation/Saturn a commencé à resserrer l'écart entre Arcade et consoles de salon, un phénomène qui s'est vite accélérer et qui a trouvé un point culminant avec la génération PS3/Xbox 360 où les jeux consoles ont finis par être plus beaux que les jeux d'Arcade (sans parler que les mœurs ont changés, que la 3D est devenue maitresse de notre passion ludique et que les jeux "fast food" ont perdus en intérêt... l'Arcade mettait ainsi un pied dans la tombe). Bon trêve de nostalgie et de cours d'histoire (encore que, il parait qu'on n'en sait jamais assez :) Gunbird est un shoot-them-up vertical, donc l'écran (CRT s'il vous plait) de la borne, est tourné vers le haut. Le chara-design, signé Hirofumi Nakamura, est bien sympa et l'histoire nous propose de choisir l'un des 5 personnages jouables, afin de reprendre des mains d'un trio de pirates un poil "teubé" un miroir magique. Si bien sûr il ne faut pas compter sur ce type de jeux pour nous proposer de grandes histoires, ici Psikyo a consentis à quelques efforts. D'ailleurs on laisse de côté les vaisseaux spatiaux pour nous proposer des personnages assez "kawaï" et ça aussi, ça nous changeait bien des habitudes.



   


Quand à l'intro, nous avions un pseudo-animé très sympa (même si avec la PC-Engine Super-CD² on commençait à être habitué) et c'est surtout le fait d'avoir des dialogues changeant selon les personnages choisis, qui apportent un vrai plus. En effet, les dialogues seront très différents selon les choix des joueurs 1 et 2. Ainsi il y a 20 variantes de l'épilogue, ce qui est toujours sympa pour la replay-value. D'ailleurs, le fait qu'on suive les aventures de tel ou tel personnage, fait qu'on ne pourra pas en changer à chaque continue. C'est un peu dommage, mais compréhensible. Choisir son personnage c'est aussi faire le choix de son armement, puisque le jeu ne dispose que de bonus de points, de power-ups et smart-bombes. Ainsi vous n'upgraderez qu'une seule et unique arme pour tout le jeu. Chaque vie perdue vous redonne des bombes et petit point appréciable, si votre personnage est suffisamment upgradé au niveau de sa puissance, vous aurez une seconde chance : vous perdrez votre puissance de feu au lieu de perdre directement une vie. Après, même s'il reste efficace en diable, Gunbird est un shoot extrêmement classique. Nous venons de le voir, le gameplay se résume à tirer, lâcher une bombe en cas de coup dur, et rien d'autre ! A noter que certaines bornes proposent 2 ou 3 boutons, car on peut avoir un tir à chaque appui (comme c'est imposé par certains jeux) ou un rapid-fire bien pratique. Si la difficulté est assez accrue, il n'empêche que l'aventure tourne vite court. Les niveaux s'expédient généralement en moins d'une minute, quand le boss dure à peine plus. Ce fut rapidement devenu une mode, puis un standard, mais personnellement je déteste ça. J'estime complètement absurde qu'un niveau soit aussi bref, et pire encore qu'un boss brise tout son côté épique, si on le défonce aussi vite. Je veux bien que le titre n'a pas la prétention d'être sérieux (il suffit de voir le design parfois loufoque de certains ennemis) mais finir le premier rush en moins de 30 minutes a de quoi être frustrant (même si ce sera l'occasion de voir la fin sans trop se ruiner, puisqu'on parle bien là d'un jeu d'Arcade où chaque crédit coute de l'argent).



   


Malgré tout, il faut avouer que le titre est sacrément fun, surtout si on joue à 2. Techniquement il faut être honnête, le premier Hardware de Psikyo assure. Les ralentissements sont rares, les couleurs sont chaudes, c'est bien animé et on a même quelques sprites en pseudo-3D du plus bel effet. On sent que le développeur maitrise son sujet et sa machine. Maintenant si les graphismes sont assez somptueux pour son époque (il faut se remettre dans le contexte de 1994) on ne peut pas en dire autant de la partie son. En effet les musiques, composées par Masaki Izutani, sont vraiment archi-pourraves ! Sans rire, quand on pense qu'une partie de l'ambiance d'un shoot passe par les musiques, ici on se dit que le compositeur est totalement à côté de la plaque avec des sonorités banales au possible, aucune mélodie marquante et au final un rythme aux abonnés absents. Je sais que sur Arcade on prête difficilement attention à ce genre de détails, mais ce n'est pas une raison suffisante pour composer de la merde. Terminons par le couple voix/bruitages, qui sont de bonne qualité. Les voix digitales (en japonais) sont agréables, pas trop casse-pieds (vous verrez après pourquoi je dis ça) et les bruitages sont dynamiques. Seul bémol, certains tirs (comme le tir principal de Vulnus) font tellement de bruit qu'ils couvrent tout le reste ! Il est un peu dommage que Psikyo n'ait pas équilibré tout ça, car pour le coup, on ne jouera jamais ce personnage-là à cause de cette unique raison. A noter, juste pour la culture ludique, que l'adaptation Saturn n'a pas quitté le Japon, mais la version PlayStation s'est exporté sur les principaux territoires du monde. Cette conversion fut développée par XS Games qui a littéralement modifié le jeu. Portant l'étrange nom de Mobile Light Force, arborant une pochette digne des Drôles de Dames/Charlie's Angels moche et hors de propos (du coup on jurerait un jeu d'action), l'histoire, les personnages et les dialogues ont été modifiés, voire supprimés. En somme, c'est une sous-version à éviter absolument.



   



Ce Note
premier Gunbird est en tout point un excellent shoot-them-up. Avec son scénario un peu niais mais aux dialogues changeants selon les personnages choisis, sa réalisation graphique de premier ordre et son fun immédiat, il y a de quoi passer un excellent moment en sa compagnie. Ceci dit tout n'est pas parfait car à l'image de son concurrent direct, Aero Fighters 2 sorti la même année, les niveaux sont bien trop courts, les boss s'expédient en un rien de temps et au final, on termine l'aventure en moins de 30 minutes. S'ajoute à ça un gameplay sans aucune subtilité ou même nouveauté, ainsi qu'une bande-son dégueulasse qui sera loin de porter l'ambiance un cran plus haut. Cependant, on parle bien d'un jeu Psikyo et étrangement, une certaine magie opère. Si je ne peux pas pardonner une bande-son qui ne gâche tout de même pas l'expérience, les autres défauts trouvent rapidement clémence tant Gunbird c'est du fun immédiat, une action non-stop et un design vraiment sympa. Il suffit de mater les petits interludes entre chaque niveau, pour au moins esquisser un sourire. La concurrence des Aero Fighters 2, Grid Seeker, Varth et autre Grind Stormer n'y change rien, ce premier Gunbird est une bonne surprise, pas le meilleur jeu du studio, mais un excellent (et beau !) défouloir.



Les -

  • Quelques réglages sonores manquants (le tir hyper bruyant de Vulnus !)
  • Impossible de changer de personnage entre 2 continues
  • Trop court, même pour un jeu d'Arcade
  • Difficulté très élevée
  • Gameplay simpliste
  • Musiques minables
  • Les +

  • Design vraiment sympa, ambiance détendue, quelques touches d'humour bien senties
  • Graphismes superbes, de beaux effets, animation en béton
  • Dialogues différents selon les personnages
  • 20 variantes de l'épilogue
  • Fun immédiat
  • Belle intro



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    Gunbird 2




    Date de première parution : décembre 1998 au Japon
    Support d'origine : Arcade (Hardware : Psikyo SH2)
    Aussi disponible sur : DreamCast, PlayStation 2, Smartphones (Androïd)



    Cette suite directe au premier Gunbird n'aura vu le jour que 4 ans et 3 mois plus tard. Etonnant, surtout sur le filon de l'Arcade où lorsqu'on tient une formule gagnante, on a tendance à l'essorer au maximum (Capcom ?). A l'heure où la DreamCast voit enfin le jour au Japon, amorçant ainsi la 6e génération de consoles, Gunbird 2 remet une couche sur Arcade et ce, sur le nouvel Hardware de la maison, le Psikyo SH2 (d'ailleurs la version DreamCast ne verra le jour que un an et 3 mois plus tard). Dans ce nouvel opus (et visiblement le dernier), nous avons encore une fois 5 personnages (certains sont nouveaux, d'autres sont reconduits et il y a 2 persos cachés) dont les dialogues changeront à nouveau selon les choix. Cette fois nous disposons de 24 variantes de l'épilogue, ce qui est toujours bon pour la replay-value. Le jeu nous distille une nouvelle fois une sympathique intro, avec la présentation (rapide) de chaque perso et si bien entendu ce n'est pas sur Arcade où il faut s'attendre à de super scénarios (ici il faut récupérer des potions élémentaires des mains des pirates afin de réveiller un génie qui exaucera notre vœu... super intello pas vrai ?), on salue malgré tout les efforts de Spikyo là où d'autres développeurs ne prennent même pas la peine de créer une fin potable (V-Five ?). Côté gameplay, les évolutions sont timides. Selon la borne, on dispose soit d'un tir classique (où il faut frénétiquement appuyer sur la touche), soit d'un rapid-fire (voire les 2), et on retrouve naturellement la smart-bombe. Le choix du personnage impose un unique tir upgradable via des power-ups, et une fois encore, justifié par le scénario du jeu, il ne sera pas possible de changer de perso entre chaque continue. L'unique nouveauté c'est que chaque personnage dispose désormais d'une attaque au corps à corps qui fait bien mal à l'adversité, mais qui nous impose de prendre des risques pour aller au contact. Les bombes ont également changé de forme, certaines sont offensives (et prennent bien souvent tout l'écran) quand d'autres sont défensives (en transformant tous les tirs ennemis en bonbons par exemple).



       


    Quand à la difficulté, elle semble avoir monté d'un cran, notamment lors des affrontements avec des boss qui ont des tendances au manic-shooter. En résulte des vies perdues assez rapidement, même si au fond, les "patrons de fin de niveau" ne sont pas spécialement résistants. Car une fois encore, le jeu est extrêmement court puisque les niveaux dépassent rarement la minute, et que les boss tiennent à peine plus longtemps. Au final, on vient à bout du jeu en 30 minutes à peine, ce qui confirme cette tendance que je n'apprécie guère. Techniquement, étant donné que le Spikyo SH2 n'est pas spécialement plus performant que son ancêtre, on se retrouve avec une réalisation finalement très proche de celle du premier opus. Les couleurs sont vives, le chara-design est mignon, les ennemis sont bien dessinés, l'ensemble est fluide (même lorsque les boss se prennent pour des manics)... ceci dit la différence n'est pas extraordinaire. Au final ce sont sur les détails qu'on voit les évolutions techniques à savoir que les sprites ennemis sont superbement animés, toujours très fluides, il y a plus d'éléments en pseudo-3D et même de magnifiques effets en images de synthèses (ce qui est toujours flatteur pour les rétines). Les mauvaises langues diront donc qu'en 4 ans le jeu n'a pas beaucoup évolué, et en un sens c'est vrai, maintenant le premier Gunbird était en avance sur son temps et passé la moitié des années '90, il faut dire que le genre a ensuite évolué à tâtons.



       


    Donc Gunbird 2 n'est pas en retard ni même décevant, il est juste dans son époque, tout en étant évidemment un poil plus beau que son prédécesseur. Enfin côté son, et malgré le changement assez radical de matos du point de vue Hardware, on se retrouve une nouvelle fois avec des musiques minables. Composées par Masaki Izutani, comme pour le premier opus, les compositions n'ont aucun charme, les mélodies sont nulles, le rythme est absent. C'est donc une nouvelle déception de ce côté-là. De plus, si les bruitages sont bons et tout à fait dans le carcan de ce genre de productions, vous déplorerez sûrement que les voix digitales soient parfois si disproportionnées. C'est à tel point que Marion va "gueuler" son "power up" au moins 200 fois dans le jeu et comme vous ne pourrez pas en changer (à moins de relancer votre partie) c'est donc très vite agaçant, même pour le gros boutonneux friand de hentaïs. Enfin terminons par la minute culture, en vous dévoilant que les 2 personnages cachés (Morrigan et Aine) sont directement disponibles dans la version DreamCast, que le personnage d'Alucard (qui est le nom "Dracula" à l'envers, vous aviez remarqué ?) n'a rien à voir avec Castlevania : Symphony of the Night mais reste dans une optique vampirique, le boss de fin (un éléphant) est une parodie de Sato-chan (la mascotte d'une entreprise pharmaceutique japonaise) et enfin Gunbird 2 Remix est une version remasterisée, développée par PM Studios et qui devait sortir en 2009 sur PSP mais qui n'a jamais vu le jour. Fin de la minute culture.



       



    Gunbird 2 Note
    est le digne successeur d'un premier opus forcément marquant. Et en tant que suite, ici tout y est "plus plus" avec une histoire encore plus niaise (mais un humour qui fait étrangement moins mouche... dommage), des personnages encore plus caricaturaux, une aventure toujours aussi courte (moins de 30 minutes), des boss un poil "too much", à la limite du manic-shooter et même une difficulté franchement élevée, surtout sur cette version Arcade. Heureusement pour lui, le fun est immédiat, le design est excellent, le scenario dispose une fois de plus de dialogues multiples, le gameplay s'est légèrement enrichi et techniquement le jeu a pris du galon : graphismes de meilleure qualité, effets 3D et CG plus nombreux, animations hyper fluides, framerate quasi imperturbable... en somme c'est le quasi sans faute. Gunbird 2 est donc le genre de suites typiques, surtout sur Arcade, où les efforts d'innovations sont généralement minces, sauf qu'ici ils sont quantifiables (comparez avec Aero Fighters 3 pour voir). Et puis 4 ans séparent les 2 jeux, on ne peut donc pas dire que le développeur aient cherché à tirer profit d'un filon. De plus on parle là d'un shoot made in Psikyo, Gunbird 2 est donc une valeur sûre, un excellent shoot, même si au fond on pourra lui reprocher plus ou moins les mêmes défauts que son prédécesseur.



    Les -

  • Certaines voix digitales sont bien trop fortes et saoulantes à la longue
  • On peut (toujours) pas changer de perso entre 2 continues
  • Encore une fois, les musiques sont minables
  • Aussi court que le premier
  • Difficulté hardcore
  • Les +

  • Techniquement très réussi, de superbes sprites en pseudo-3D et animations fluides
  • Dialogues différents selon les personnages
  • Quelques petites nouveautés de gameplay
  • Framerate impressionnant de stabilité
  • Fun immédiat, surtout à 2 joueurs
  • Des boss tendance manic-shooter



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    Gunbird : Special Edition




    Date de première parution : février 2004 au Japon / mars 2005 en Europe
    Support d'origine : Arcade / PlayStation 2
    Aussi disponible sur : -



    Si Gunbird 2 a vu le jour en 2000 sur DreamCast, la PlayStation 2 n'aura été servi que 4 ans plus tard. Pour l'occasion, ce portage fait son maximum et inclus avant tout les 2 jeux de la licence. La (mini) compilation s'ouvre sur une rapide introduction créée pour l'occasion, puis on enchaine sur le choix du jeu. Entièrement traduit en français, dans les menus comme les dialogues entre personnages, il est appréciable de pouvoir comprendre ce qui se trame. Cependant la traduction est assez déplorable car entre 2 fautes d'orthographes, vous serez sûrement époustouflé de voir que "game over" a été traduit en "extrémité de jeu". C'est quasiment du Google Traduction en mode mot à mot. Pour chaque jeu, nous disposons de pas mal d'options, à commencer par l'activation du sacro-saint mode 60hz (une TV HD et un câble YUV est conseillé). Nous avons le choix entre 7 niveaux de difficulté (à noter que le mode "bébé" rend les jeux vraiment très faciles), nous pouvons paramétrer les 7 premiers niveaux manuellement ou aléatoirement, nous avons un sound-test (17 pistes pour le premier jeu, 15 pour le second mais à quoi bon tant les musiques sont à chier), une configuration complète des touches du pad, la possibilité de jouer à la croix numérique comme au stick analogique, ainsi que la configuration de l'affichage : soit en mode original (comme sur la borne d'Arcade, ce qui représente à peine 50% de l'écran sur une télé 16:9, un peu plus sur une télé 4:3), en mode étiré (même si le rendu est moche et que ça rend l'ensemble un peu flou, au moins ça reste du plein écran) soit un mode pivot qui tourne l'écran à 90° comme si vous jouiez à un shoot horizontal. On dispose d'un "mode entrainement", ce qui peut être intéressant si vous jouez seul car les continues ne sont réellement infinis qu'en mode 2 joueurs. Sinon ils deviennent limités à partir des derniers niveaux, ce qui rend la difficulté vraiment hardcore.



     

     


    Alors oui, certains vont râler en disant que des continus infinis c'est se gâcher le jeu, mais moi perso je le vois autrement en me disant que les Gunbird sont des titres extrêmement difficiles sur Arcade et que pour une fois, on a la possibilité d'en venir à bout sans y laisser sa fortune et/ou sa santé mentale (suite à un pétage de câble en bon et due forme). Autre détail, si le premier Gunbird s'accommode très bien de l'architecture de la PS2, pour le second opus c'est un peu différent et malgré les 32Mo de RAM qu'offre la console, il y a beaucoup de loadings intempestifs durant le jeu, souvent pour charger un dialogue ou le boss qui arrive. Il est un peu dommage que ça n'ait pas été optimisé de ce côté-là, car au niveau du codage par contre, c'est impeccable ! Les 2 titres tournent à plein régime, les baisses de framerate sont très rares (à vrai dire je n'en ai noté véritablement que 2 sur Gunbird 2, lors de boss un tantinet agressifs) et on se retrouve donc avec une conversion en tous points fidèles aux jeux originaux. C'est un véritable plaisir que de découvrir ou redécouvrir ces titres mythiques, et ce, sans subir une réalisation miteuse. Finalement le seul défaut à tout ça c'est qu'on n'a pas une bonne grosse intro en images de synthèses comme ça se fait ailleurs (comme dans Gradius III & IV par exemple), une nouvelle bande-son remixée et à la rigueur plus de jeux. Mais au prix où était vendue cette duologie (15€), je doute qu'on puisse honnêtement en demander plus tant la qualité du portage répond présente.



     

     



    C'est vrai, Note
    il est facile de se dire que compiler uniquement 2 jeux sur un disque, des jeux d'Arcade qui ont fait leur temps et qui datent de 6 à 10 ans, c'est un peu se foutre de la gueule du fan. Et pourtant, il faudrait bien reconsidérer la question, notamment pour une presse qui ne paye pas ses jeux. Car nous, simples consommateurs, devons mettre la main au porte-monnaie et il est alors inadmissible que le prix de ce Gunbird : Special Edition n'est pas joué en sa faveur. Certes la traduction française (qui a le mérite d'exister !) est à mourir de rire (ou de honte, c'est au choix), il n'y a que 2 titres, aucun contenu supplémentaire, les 2 persos cachés de Gunbird 2 ne sont même pas débloqués, quelques petits bugs auraient mérités d'être corrigés (comme le volume de certains bruitages ou de certaines voix, des loadings parfois intempestifs), il n'y a pas de nouvelles musiques... et pourtant. Le portage est d'une qualité exemplaire, avec des jeux toujours fluides et particulièrement fidèles aux originaux, les options sont nombreuses, et puis il serait malhonnête de ne pas dire que les 2 Gunbird sont d'excellents shoots, au fun immédiat, surtout à 2. Mais le gros plus de cette mini-compilation, c'est évidemment son prix : 15€ à sa sortie ! Oui 15€ pour un jeu neuf qui compile 2 excellents titres, c'est vraiment donné (combien avez-vous payé le dernier DLC à la mode ? ou le dernier jeu dématérialisé auquel vous ne toucherez sans doute jamais ?) car j'estime que le prix de vente doit toujours être pris en considération lors de la notation d'un jeu. Et dans le cas de ce Gunbird : Special Edition, même à 40€ ça valait le coup. Bref, n'écoutez ni la presse ni les blasés, si vous êtes amateurs de bons shoots, seul l'avis des amateurs et des fans comptent, et ils vous diront tous la même chose : Gunbird est une valeur sûre ! Si en plus la compilation propose une adaptation propre et sans bavure, des continus infinis et pas mal d'options tout en conversant le sel et le fun des titres originaux, alors pourquoi hésiter ?



    Les -

  • Aucun ajout : pas de vidéos, pas de nouvelle bande-son ou de nouveaux levels...
  • Les crédits infinis (pour certains c'est une mauvaise chose)
  • Juste 2 jeux et une durée de vie finalement limitée
  • Beaucoup de loadings intempestifs sur Gunbird 2
  • Traduction FR de la honte
  • Les +

  • Pléthore d'options pour chaque jeu : config du pad, écran, sound-test, difficulté, organisation des niveaux...
  • Les crédits infinis (pour moi c'est une bonne chose)
  • Adaptation d'excellente qualité
  • Entièrement en français
  • Le prix (15€) !!
  • Le mode 60hz



  • Test réalisé par Aquel & iiYama

    novembre 2016