Final Fantasy XIII-2 (X360/PS3)

 






 


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2012
Développeur : Square Enix
Editeur : Square Enix
Genre : jeu de rôle (j-RPG)

Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 24Mo (X360) / 31Mo (PS3)
Moteur graphique : Crystal Tools
Définitions HD max : 1080p
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : FF XIII-2
Titre alternatif : Fainaru Fantaji Satin Tsu
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 3.4 Millions (tous supports)








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Final Fantasy XIII-2









Je suis fan
Si l'histoire est un peu confuse, il n'empêche qu'elle accroche de bout en bout
de la série depuis le 7e épisode. Alors bien sûr il y a eu des hauts et des bas, j'ai soigneusement évité les épisodes onlines, j'ai été déçu sur d'autres, et été ébloui par certains épisodes. Et oui j'avais plutôt apprécié le Final Fantasy XIII (13) et je devais être l'un des rares en France, car les fans de la première heure avaient plutôt mal réagis à la linéarité et aux divers abandons sur les mécanismes de la licence. Donc j'attendais cette séquelle XIII-2 avec impatience, afin de savoir à quelle catégorie celui-ci appartenait. Chef-d'œuvre, mauvais jeu ou simple bon jeu ? Il s’agit dans tous les cas un Final Fantasy qui cherche à retrouver ses lettres de noblesse après la déferlante de déception qu'avait engendré l'épisode précédent. Alors comment faire une suite sans être une suite, Final Fantasy XIII-2 nous offre une partie de la réponse. Aidée par ses compagnons, Lightning a vaincu les faux dieux qui régnaient depuis des siècles, avant de disparaître sans laisser de trace. Le temps a passé mais la jeune femme est toujours introuvable... La paix est aujourd'hui menacée. Une météorite s'est écrasée, créant dans son sillage d'étranges distorsions spatiales dont ont surgi des monstres sanguinaires. Mais alors que le chaos se déchaine, un jeune homme mystérieux (Noel) apparaît : il prétend venir d'un lointain futur et affirme que Lightning est toujours en vie. Serah part donc à la recherche de Lightning dans une aventure épique et afin de changer le cours de l'histoire ! Si vous n'avez pas joué à Final Fantasy XIII pas de soucis, un récapitulatif du jeu précédent existe (par écrit) et il existe pas mal de flashback pour vous aider. Le jeu a un scénario bien construit mais il ne faut vraiment pas louper les cinématiques ou les dialogues sinon les paradoxes temporels peuvent vite être compliqués à suivre, car les lignes temporelles étant mouvantes, vos actions à certaines époques vont entrainer des modifications dans les périodes précédentes ou à venir (à lieu identique). L'intrigue, qui au départ semble liée uniquement à la recherche de Lightning, se développe de plus en plus et arrive vraiment à nous tenir en haleine. Mais par moment la confusion règne, surtout sur les personnages secondaires et c'est là le seul point faible du scénario. Niveau réalisation, comme Final Fantasy XIII cette suite se voit affublée d'un habillage somptueux. Chaque lieu à visiter est travaillé, a son propre design et l'on voit une évolution marquante en fonction de la période de visite. Petit bémol, beaucoup de lieux sont les mêmes que dans le XIII et il existe peu de réelles nouveautés.


En fonction de
Le gameplay est plus ouvert que dans le XIII et quelques QTEs animent de spectaculaires combats
la période visitée, chaque lieu sera accessible en partie et n'ouvrira son plein potentiel que bien plus tard, ce qui donne une sensation de grandeur et de liberté assez importante en avançant dans le jeu (bien que je considère qu'il reste assez linéaire au niveau des maps). Les cinématiques sont toujours aussi fabuleuses, sublimes, dynamiques. Les scènes de combats aussi, sont vivaces, visuellement c'est éclatant et on ne peut se résoudre à choisir entre être acteur et spectateur devant ces combats titanesques. Des QTEs pour clôturer certains combats, rajoutent à l'aspect cinématographique et spectaculaire du titre. Les personnages ont toujours un chara-design assez particulier, bien que pour ma part un manque d'expression au niveau des visages (et un aspect poupée de cire un peu dommageable pour une licence de cette envergure). En clair, un jeu toujours aussi spectaculaire visuellement. Le jeu reprend la partie de formule gagnante du Final Fantasy XIII et a améliorer, voire effacer ce qui nuisait au gameplay. Les combats peuvent être enclenchés une fois un adversaire présent dans l'aire de jeu du joueur, pour fuir un combat il suffit de courir hors de l'aire de combat. Le fait de toucher un adversaire permet de prendre un avantage lors du combat. Les combattants sont au nombre de 3 : le joueur, le PNJ et un famillier. Chacun à ses compétences (attaquant, ravageur, défense, saboteur...), le but étant d'alterner les stratégies booster ses compétences, affaiblir et mettre rapidement l'ennemi en état de choc. Une fois le choc activé, les coups sont plus dévastateurs. Le joueur et le PNJ qui l'accompagne évoluent grâce à une nouveauté : le cristalium, acquis lors des combats. Le joueur peut ensuite faire évoluer chaque compétence des personnages jusqu'au niveau 99, en acquérant en sus au fil de l'évolution, de nouvelles techniques. Le familier lui, évolue grâce à des bonus obtenus lors des combats, mais pas seulement. On peut fusionner des monstres de même catégorie afin d'acquérir les spécificités du monstre absorbé. Un autre petit ajout est aussi celui de MOG : petit personnage qui permet de détecter des trésors ou des lieux déphasés, et qui peut récupérer à distance certains coffres et remettre en phase certains personnages ou certains portails. Une fois le combat déclenché, MOG se transforme en arme pour Serah. Le jeu nous offre toujours des boutiques afin de récupérer des armes, bonus et autres potions. La mise en place d'un casino apporte ce petit plus qui est assez agréable, gagner des crédits par l'intermédiaire de jeux (course, poker, bandit-manchot...).


Mais le plus
La bande son est vraiment décevante dans cet épisode... Par contre, c'est toujours aussi beau !
important dans cette aventure, c'est la recherche : même si le contenu parait chiche, il faut trouver énormément d'artéfacts pour compléter les quêtes annexes et ouvrir les portails. Car pour avancer dans le jeu, la priorité c'est la découverte et l'ouverture des portails. Alors tout est-il vraiment parfait ? Hélas non, pour moi qui aime la diversité, je regrette qu'il n'y ait que 2 personnages à contrôler. Les familiers sont certes efficaces et diversifiés mais cela ne vaut pas ce qui existait dans les épisodes précédents. Personnellement, les invocations me manquent, voir un Odin apparaitre donnait un cachet supplémentaire. Et pour finir ce qui me déplait au plus haut point, ce sont les zones dites "labyrinthes" (chemin éphémère, liens de cristal, aiguilles du temps). Ces zones sont drôles 5 minutes mais après quelle plaie surtout les aiguilles du temps (j'ai dû utiliser un programme sur le Web pour passer)… bref une catastrophe ! Autre défaut majeur du jeu, c’est le son. Comment un jeu, une licence de cette importance peut se retrouver avec une bande sonore d'aussi piètre qualité. Que penser des diverses musiques sur les Chocobos ? On nous propose une version typée "métal", et là on se demande mais pourquoi tant de haine !!! Il n'y a pas de cohérence dans ce jeu au niveau de la musique et c'est là le plus gros problème : si on arrive à s'attacher à une ou deux musiques il existe trop de disparité et il manque un fil conducteur. Où sont passées les orchestrations qui nous faisaient frissonner et rêver dans certains épisodes ? Les bruitages sont toujours honorables (comme dans le XIII) et les voix sont en anglais (c'est dommage mais la série n'a jamais eu de doublage français… qui sait, peut-être un jour). La durée de vie dépend vraiment de votre façon de jouer, il est possible de jouer en ligne droite et l'aventure doit avoisiner la trentaine d'heures. Mais si vous êtes fan de Final Fantasy, le vrai plaisir est de vivre toutes les quêtes et activités proposées. Comment ne pas craquer pour les courses de Chocobos, le casino (on peut même jouer au poker virtuel mais hélas en DLC), les quêtes annexes, la course au level-up pour faire évoluer ses personnages et les familiers (150 familiers environ, on ce croirait presque dans Pokémon), les combats dans le colisée, le cheminement à travers les arcanes du temps et ses allées-retours pour débloquer tous les chemins annexes… le jeu acquiert alors une durée de vie phénoménale !



On pourrait disserter Note
des heures sur ce Final Fantasy XIII-2, mais l'important c'est que les développeurs ont vraiment écouté les fans en colère suite à un Final Fantasy XIII bancal. Cette suite est donc mieux calibrée, moins linéaire, les combats sont encore plus dynamiques et l'histoire est plus travaillée. Malgré les quelques "loupés" de cette version, la série se renouvelle progressivement et apprend de ses erreurs, mais on aimerait que la vitrine technologique qu'est cet opus, puisse allier dans les prochains volets, technicité, histoire et gameplay encore plus novateur. Mais pour l'instant, ça évolue dans le bon sens. Le fan que je suis est vraiment content car ce Final Fantasy montre que la licence n'est pas encore finie et qu'avec un peu plus de liberté et de surprises (voir de "fantaisie"), on pourrait bientôt retrouver les qualités que tout fan de RPG recherche au travers d'un titre signé Square Enix. Ce Final Fantasy XIII-2 retrouve donc une certaine noblesse et vous fera passer de nombreuses heures de bonheur, à travers un voyage au-delà du temps et de l'espace.



Test réalisé par Puffmagicd

Lire l'article original sur CHISHIKI72
mai 2012