Far Cry 3 (PC / Xbox 360 / PS3) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


Compatible avec :

 


Aussi disponible sur :

 


Sortie du jeu : novembre 2012
Développeur : Ubisoft Montréal
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Version testée : française
Version logicielle : v.1.02 (PC) / v.1.03 (consoles)
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : DVD (X360 et PC) / Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 15 Go (PC) / 3 Mo (X360) / 5,8 Go (PS3)
Moteur graphique : Dunia Engine 2
Moteur physique : Havok
Définition HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 à 4 en coop' / jusqu'à 14 joueurs en ligne
Abréviation : FC3
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 10 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2,6 Ghz
RAM : 4 Go
VIDEO : avec 1024 Mo de VRAM compatible DirectX 11

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3,33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024 Mo de VRAM
OS : Windows 7 (64-bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Far Cry 3








Si bien sûr
Far Cry 3 est la preuve qu'un jeu open-world peut aussi avoir un bon scénario !
je ne reviendrai pas sur le premier Far Cry, véritable titre culte de 2004 à la fois pour sa claque graphique et ses maps largement ouvertes, j'ai rejoué à Far Cry 2 il y a tout juste une semaine de ça, histoire de bien voir quels progrès le studio Ubisoft Montréal a bien pu faire dans les 4 années qui séparent les 2 jeux. Avec Far Cry 3 le développeur canadien a fait de nouvelles promesses et pour Noël 2012, les petits gars ont été sur tous les fronts avec le très bon Assassin's Creed III (multi-supports), la surprise ZombiU (Wii U) et bien entendu le présent 3e épisode de Far Cry. Une crainte s'est toute fois vite mise en place car de l'aveu même du développeur, ils voulaient garder le meilleur du second opus et revenir aux fondements de la série créée par Crytek. Et on se souvient tous que si Far Cry 2 n'était pas un mauvais jeu en soi, on garde quand même de désagréables souvenirs de la Malaria, de ses innombrables allers-retours continuellement stoppés par ses factions qui "respawn" en 2 minutes montre en main, d'une histoire minable ou de ces foutues armes qui s'enrayent. Heureusement, Ubisoft a balayé tout ça et n'a gardé que le meilleur à savoir les véhicules, une map immense et ouverte, un contenu énorme grâce aux missions secondaires et un excellent feeling avec les armes. Ajoutons (tout droit issu du premier opus) une ambiance tropicale et là de suite, on part plus confiant.
Maintenant que sur le papier nous sommes rassurés, commençons donc par un peu d'histoire. Sur le cheptel (fictif) d'îles de Rook Islands (probablement en Asie du Sud), la population locale (les Rakyats) est dominée par un groupe de pirates mené par Vaas (lui-même sous-fifre d'un mec encore plus dingue nommé Hoyt). Ces pirates profitent de la venue de touristes américains pour les prendre en otage et obtenir une rançon. Sans le savoir, un groupe de touristes californiens se rend sur l'île pour faire la fête et lors d'un saut en parachute, ils atterrissent droit sur l'île de Vaas, qui en profitera pour les kidnapper. Nous jouons Jason Brody, qui dans sa cage de bambous, arrivera à s'enfuir avec son frère Grant. Mais l'escapade sera de courte durée et tournera mal. Ramassé par Dennis, qui lui fera l'ébauche de son tatouage (vous verrez pourquoi après), Jason sera très vite le seul espoir de libération d'un peuple, mais aussi de ses ami(e)s restant(e)s : Riley (son 2e frère), Lisa (sa petite-amie), Daisy, Keith et Oliver (son meilleur ami) devront être libéré un à un, au cours de l'aventure...


Mais loin du
Vaas est délicieusement dingue et son jeu d'acteur est tout bonnement exceptionnel
simple scénario un peu bateau où le héros tue tout le monde et rentre chez lui en vainqueur, l'écriture va beaucoup plus loin, notamment dans la folie de ses personnages. Vous en avez sûrement entendu parler mais Vaas est le grand méchant de ce jeu et il est délicieusement fou. Mieux encore, on fera quelques incursions au pays de la démence et des hallucinations, qui remettent des jeux comme Alice : Retour au Pays de la Folie bien en place, tant ces scènes sont "allumées". Si on appréciera d'avoir des modélisations de super bonne qualité pour les personnages principaux (notamment au niveau des visages), je regrette une fois encore que les expressions faciales soient si absentes. Evidemment la gestuelle est là, transcrivant bien l'état d'esprit de l'interlocuteur, mais lorsque Vaas se met à nous crier dessus, le visage ne transparait qu'à peine sa colère ou la déraison qui l'anime. C'est dommage, surtout lorsqu'on obtient un tel jeu d'acteur de la part de Michael Mando, qui a effectué une motion-capture de premier ordre en plus de doubler la version américaine et française. Pas étonnant que nous ayons nous aussi, un doublage d'une finesse rare. D'ailleurs, il n'y a pas si longtemps, jeu "en monde ouvert" rimait souvent avec jeu au scénario bidon et trop peu étoffé (les GTA n'entrent pas en compte dans cette affirmation). Mais pour une fois, ce ne sera pas le cas. Et le scénariste Jeffrey Yohalem (qui a déjà travaillé sur Rainbow Six VEGAS 2, Assassin's Creed II et Assassin's Creed Brotherhood) nous offre un travail remarquable avec un univers très cohérent, des personnages plus subtils et plus détaillés que les premières heures de jeu ne le laissent penser. Bref, l'écriture est séduisante et la mise en scène est tout à fait correcte. Entièrement vue des yeux du joueur (à travers Jason donc) nous avons de jolies cut-scènes et un héros qui s'exprime (si, c'est possible !). Ajoutons à ça un énorme background où chaque lieu, chaque objet, chaque véhicule et chaque arme est détaillée, et on obtient un univers qui tient admirablement bien la route, d'une cohérence rare, avec en plus une touche d'humour vraiment bien sentie.


Quand on commence
On retrouve avec plaisir une map ouverte et divers véhicules
l'aventure, on sent bien que Jason Brody est frêle, faible... il n'a pas l'âme d'un guerrier. Pourtant Dennis (et plus tard Citra) verront en lui le potentiel du sauveur, celui qui va libérer le cheptel du joug des mercenaires. Pour se forger à être un vrai Rakyat, Jason fera évoluer le tatouage sur son bras gauche. Dans les faits, nous avons un système d'eXPérience où chaque acte (comme accomplir une mission ou tuer un ennemi d'un tir à la tête) sera récompensé. Une fois le palier atteint, il sera alors possible "d'acheter" de nouvelles compétences comme avoir plus de santé, nager plus vite ou simplement apprendre à recharger son arme en courant. Ainsi le tatouage évoluera au fil du jeu, et pendant ce temps Jason deviendra un vrai guerrier. Ubisoft tient là, la recette gagnante pour que le joueur cherche à réaliser les dizaines de missions et sous-missions disponibles. Car si bien évidemment ce sont les missions principales (celles qui font avancer l'histoire) qui sont le plus récompensées, il ne faut surtout pas négliger l'énorme contenu proposé. Très vite on s'aperçoit que la map est immense (environ 30 km²) mais bloquée. Pour "ouvrir" le champ des possibilités, il faudra en premier lieu réactiver les tours radio, ce qui aura pour effet de dévoiler un morceau de la map (une idée issue d'Assassin's Creed, vous vous doutez bien). De là nous avons le choix mais quitte à faire les choses bien, autant libérer une à une chaque parcelle de terre soumise par les pirates. Pour ça il suffit de "nettoyer" les camps de base pour que les lieux soient libérés, que les Rakyats reprennent possession de leurs terres et que les mercenaires disparaissent définitivement du coin. Ici, on voit la première modification importante par rapport à Far Cry 2, où tuer les mercenaires postés aux endroits stratégiques ne servaient à rien, puisqu'ils revenaient dans les minutes qui suivaient.
Mieux encore, pour éviter qu'on fasse d'innombrables allers-retours, Ubisoft a prévu des "déplacements rapides" : il suffit de pointer sur n'importe quel camp de base libéré pour s'y rendre presque instantanément (le temps d'un loading en fait :). Evidemment, qui dit Far Cry dit aussi véhicules et si on ne pilotera toujours pas d'avions ou d'hélicoptères, on retrouve avec plaisir le fameux delta-plane du premier opus mais aussi tout un tas de véhicules bien connus de la série, et qui rendent bien service : simple voiture, jeep, buggy, zodiac, jet-ski, quad et j'en passe (d'ailleurs on peut -encore une fois- les réparer mais l'outil prend la place d'une arme... peu pertinent donc). Seul bémol, je trouve que certains véhicules terrestres ont un drôle de comportement, même si globalement les sensations ne sont pas désagréables. Mais ce qui fait également plaisir, c'est qu'on nous offre un "vrai sportif", pas un en mousse. En effet Jason est un athlète et il le prouve puisqu'il peut courir sur de très longues distances. Quel plaisir de ne pas se retrouver avec un de ces marines surentrainé et pourtant incapable de courir plus de 5 secondes (Call of Duty vous dites ?).


Ce qu'il y a de
La confection (cueillette et chasse), les upgrades et le merchandising ont une grande importance dans l'aventure
plaisant avec Far Cry 3, c'est qu'on avance "à sa vitesse". Comprenez par là qu'on peut très bien mettre (momentanément) l'histoire de côté, pour se concentrer sur la masse de missions secondaires. La map (une fois découverte grâce aux antennes radio) nous fournira tous les renseignements dont on a besoin, et il ne sera pas rare de passer des heures à flâner, non pas pour perdre son temps, mais pour améliorer son personnage. Je l'ai déjà évoqué, un système d'XP récompense celles et ceux qui s'attachent à faire un maximum de missions secondaires. Il y a du tir, de la chasse à l'animal sauvage, des courses en véhicules, des épreuves un peu idiotes mais rigolotes (comme tuer le plus d'ennemis possibles en les écrasant) mais aussi de vraies mini-quêtes comme dénicher les plaques des disparus, mener une courte enquête ou retrouver quelqu'un. En marge de tout ça, Jason pourra (devra... devrais-je dire !) faire de la cueillette et chasser certains animaux. La cueillette permet de confectionner des injections : amélioration de nos facultés de chasse, ignifugation aux flammes, tenir plus longtemps sa respiration sous l'eau, etc. La première est évidemment celle qui permet de restaurer sa santé (comme dans Far Cry 2) mais je regrette vraiment que l'effet ne soit pas instantané car il arrive qu'on sorte la seringue, qu'on se pique et qu'on meurt quand même. Frustrant... Tiens justement en parlant de frustration, le système de sauvegarde est assez mal fichu et si vous ne faites pas gaffe, vous pouvez perdre un paquet d'avancement (pas dans l'histoire où les checkpoints rendent bien service, mais tout ce qui est autour). Il y a bien une sauvegarde manuelle mais ce n'est pas une quick-save pour autant. Bref, revenons à nos moutons, la chasse de son côté permet de récupérer des peaux et de confectionner divers accessoires : un sac plus grand (pour pouvoir emporter plus d'objets), un plus grand porte-feuilles (pour pouvoir amasser plus d'argent) ou même un plus grand porte-seringues. Ainsi la chasse (d'animaux parfois très dangereux comme l'ours ou le tigre) et la cueillette, sont 2 aspects assez sympathiques du jeu, qu'il ne faut pas négliger pour son côté naturophile, quand justement on est là pour dessouder du méchant mercenaire.


Car améliorer son équipement,
Les armes ont une sacrée pêche ! Ça fait plaisir :)
se préparer des injections avant un combat et surtout, développer son personnage, fait parti d'un tout. Et si les ennemis ont le bon gout de ne pas être trop résistants (contrairement à ceux de Far Cry 2, où c'était abusé ce qu'ils pouvaient encaisser !), nous aussi, nous sommes "fragile". La jauge de santé chute vite et comme je le disais précédemment, il est parfois frustrant de tomber au combat et de repartir loin en arrière, parce qu'on a oublié de sauvegarder ou parce que Jason est trop lent pour se soigner (même si au fond, ça rend le personnage plus humain, le jeu un peu plus réaliste et cohérent). Autre aspect du titre, on peut fouiller les îles à la recherche de tout un tas d'objets perdus et bien entendu, fouiller les corps des ennemis. On y trouve un maximum de gadgets inutiles (parfois des munitions ou des grenades) qu'on peut ensuite revendre aux boutiques (il y en a toujours une dans les camps de base libérés). Avec cet argent, quoi de plus naturel que d'acheter des consommables (seringues, gilet pare-balles, munitions) mais aussi et surtout de nouvelles armes ! Si activer les antennes radio rendent les boutiques et les vendeurs généreux (puisqu'ils nous offrent peu à peu des armes gratuites), pour avoir le meilleur équipement possible, il faudra payer (même si on peut aussi récupérer les armes des cadavres... mais presque tous ont des AK47).
Ceci dit l'arsenal est conséquent et le feeling est énorme ! Quelle puissance, on sent vraiment que les armes ont "la patate" !! Ça fait plaisir, et ça nous change de ces pétoires en plastique où il faut presque un chargeur entier pour tuer le moindre mec. Mention spéciale au fusil à pompe (dont les réactions, souvent aléatoires dans les jeux vidéos, reviennent hantées les lignes de mes tests :) qui se révèle particulièrement puissant et proche de la réalité (car oui, un fusil à pompe tue en un coup !). Mieux encore, la plupart des armes peuvent être personnalisées. Bien sûr il y a le kit déco qui ne sert strictement à rien, mais aussi et surtout des items utiles comme un viseur réflex, un silencieux ou un chargeur plus grand. Quant au lance-flammes, il fait son grand retour et c'est une arme toujours aussi... comment dire... toujours aussi cruelle et désagréable. Bien sûr on pourra foutre le feu aux maisons, à la végétation et aux ennemis, mais moi je ne suis pas fan, préférant (et de loin !), les armes balistiques. A noter par ailleurs que le feu est bien moche dans cette édition, et qu'il se propage un peu bizarrement (par exemple sur de l'herbe verte). A vrai dire, l'Afrique et sa sécheresse ambiante s'y prêtait mieux, même si on pourra toujours rester impressionné par la propagation des flammes et le danger quelles représentent.


En somme les combats
Les protagonistes principaux ont reçu un doublage d'une qualité rare. D'ailleurs leurs modélisations sont superbement travaillées
sont géniaux et l'aspect merchandising est vraiment agréable, faisant de Far Cry 3 un jeu loin des "FPS couloir" où on avance bêtement en tirant sur les ennemis qui se pointent. Ici on explore, on joue les chasseurs, on achète, on vend... on vit une véritable aventure, pas un rail-shooter vaguement déguisé. D'ailleurs, étant donné la relative fragilité de notre héros du jour, l'attaque de front est rarement la meilleure solution. Le mieux c'est encore de jouer à l'infiltration, de désactiver les alarmes (ça évite l'arrivée de renforts), de tuer en silence avec sa machette ou de sniper au loin, quitte après à finir le boulot au calibre 12. L'aventure en est que plus grisante et gratifiante (d'ailleurs, on gagne plus d'XP si on ne se fait pas repérer).
Techniquement à présent, Ubisoft nous présente son tout nouveau moteur graphique, le Dunia Engine 2 dont Far Cry 3 est le fer-de-lance. En un sens, ce moteur est un peu décevant avec des impacts de balles en plaquage 2D sur le corps de nos victimes (l'effet est juste vilain !), des modélisations des PNJs de masse décevantes et souvent taillées à la serpe, une mer bien plate où il n'y a pas la moindre vague, ou encore un ciel en vulgaire bitmap(en 2D figée). Sur une telle production, ça fait un peu de la peine de voir ça... Cependant comment ne pas fondre devant un tel panorama ? Ces îles baignées de soleil ont forcément bien plus de charme que l'Afrique gris/marron, pauvre et malade du second épisode. En revenant aux fondamentaux de la série (qui auront aussi fait le bonheur des joueurs de Crysis), l'ambiance tropicale offre un décor de rêve, tout en verdure, avec une nature très vivante (il y a beaucoup d'animaux, ça grouille de vie) et bien sûr des kilomètres d'une plage bleue lagon. Le dépaysement est assuré ! Ajoutons à ça des PNJs principaux (comme Vaas, Citra ou Dennis) incroyablement bien modélisés, une météo changeante (même si les variations climatiques sont trop rapides à mon gout), un cycle jour et nuit mais aussi une impressionnante distance de vision, s'étalant sur plusieurs centaines de mètres. En clair, si la réalisation n'est pas parfaite (avec par exemple un framerate assez inconstant ou une version PC infiniment plus belle certes, mais qui plante comme une bouse... et après on me demande pourquoi je préfère jouer sur consoles) difficile de trouver à redire tant le travail des développeurs a été colossal, afin de nous offrir un cheptel d'îles très réaliste et où la vie n'a pas besoin de nous pour continuer (comme ces Rakyats qui se battent contre les mercenaires, ou ces animaux carnivores qui chassent les herbivores). Le dépaysement est forcément au rendez-vous car il n'y a pas que la jungle, il y a aussi des forêts, la mer, de superbes grottes naturelles et des temples mystiques...


Terminons cette belle plaidoirie
Techniquement et malgré quelques fautes, Far Cry 3 est magnifique, dépaysant, somptueux..
par l'aspect sonore du titre, dont les musiques m'ont vraiment séduit. Certes je n'ai pas apprécié celle des menus (qui est moche) mais pour le reste du jeu, chapeau bas l'artiste ! Composée par Brian Tyler (responsable de la BO des 2 films Expandable ou de Call of Duty : Modern Warfare 3) la bande-son accompagne toujours très bien l'aventure. Qu'on soit en phase d'infiltration, de combat intense, lors des cut-scènes ou autre, la musique accompagne toujours avec justesse ce qu'on vit à l'écran (souvent avec des rythmes tribaux qui collent parfaitement à l'ambiance). On notera par ailleurs qu'à l'image d'un GTA, lorsqu'on conduit une voiture on écoutera la radio locale, cependant je donnerai une mention spéciale à la musique d'une mission en particulier : celle où avec le lance-flammes on doit cramer des plantations de drogue (Make it Bun Dem de Skrillex et Damian Marley), et qui est juste géniale !
Le doublage est également d'un très bon niveau... pour les personnages principaux. Oui il faut bien le préciser car, comme d'habitude, les mercenaires ont tendance à débiter les mêmes âneries en boucle ou beugler qu'ils nous voient alors qu'en fait... non. Sans ça on appréciera un travail voxographique de premier ordre, dont la synchro labiale a été respectée autant que possible lors des cut-scènes (en plein jeu, c'est autre chose). Dans le casting on retrouve aussi bien des doubleurs québecois (comme Hugolin Chevrette-Landesque, Benoît Rousseau) que des doubleurs français (Axel Kiener, Joséphine Japy, Damien Boisseau, Franck Capillery ou Caroline Victoria). Quant à Michael Mando, qui prête ses traits à Vaas Montenegro et qui a réalisé la motion capture de ce personnage marquant, comme évoqué il a réalisé une double performance vocale (français et anglais), car cet acteur canadien (qu'on a notamment vu dans Better Call Saul et Spider-Man Homecoming) est bilingue.
Je terminerai par les bruitages, qui rendent bien hommage à la violence des armes. Les explosions sont véloces mais c'est surtout les pétoires qui donnent vraiment le change. Quel dynamisme ! J'ai véritablement pris mon pied, tant j'ai eu l'impression de manier de véritables armes, entre une "vraie" puissance capable de stopper net une panthère qui nous fonce dessus, et des effets sonores qui envoient du lourd. Bien des jeux et des développeurs devraient en prendre de la graine car je ne compte plus les fois où j'ai été dépité d'entendre des bruitages tout pourris avec en plus des armes à l'efficacité très aléatoire. Félicitations à Ubisoft pour ça...



C'est un fait, Note


Far Cry 3 est bel et bien "le shooter" de la fin d'année 2012. Si Black Ops II avait pour lui bien des atouts, je reconnais avoir été un peu sévère car après 6 épisodes en 6 ans, la série commence à être à bout de souffle (sans parler de son moteur graphique). Or, si on met de côté les spin-offs plus ou moins réussis qu'Ubisoft a tenté de nous pondre entre 2005 et 2007 (sur Xbox, Wii et Xbox 360) on en est qu'au 3e "véritable" épisode de Far Cry. Forcément c'est très différent, d'autant que 4 ans séparent Far Cry 2 du 3. On ne peut pas dire que le rythme soit industriel et c'est justement-là, l'une des forces de la licence. Si bien sûr Jack Carver et ses mutations ne sont plus à l'ordre du jour, le développeur canadien a pourtant repris tout le meilleur de ses 2 prédécesseurs, tout en corrigeant leurs aspects les plus rébarbatifs. Ainsi, même s'il est possible de faire le jeu en ligne droite, on peut littéralement mettre l'histoire "en pause" pour se consacrer à tout un tas d'activités annexes, on peut aussi bien jouer bourrin qu'infiltration (avec des ennemis qui ne nous repèrent pas de façon anormale). Malgré son aspect open-world nous avons également un vrai scénario, avec une vraie mise en scène, une réalisation magnifique et des décors prompts à nous faire voyager. La bande-son est excellente, les bruitages déboitent, on a un gros contenu (solo comme multi, il y a même un éditeur de maps)... bref, dans le marasme dont le genre s'enfonce inexorablement, Far Cry 3 sort la tête de l'eau et s'impose fièrement comme le meilleur FPS de 2012 (avec Borderlands 2). Et entre nous, vous savez à quoi on reconnait un très bon jeu ? Et bien c'est lorsqu'on passe dessus 3 ou 4 heures sans voir le temps passé et qu'une fois éteint, on se dit qu'on aurait bien aimer continuer. Vous voyez ce que je veux dire ?



Les -

  • Des bugs et quelques fautes de gouts
  • Des plantages bien chiants sur PC
  • Finalement, pas assez de Vaas...


  • Les +

  • L'excellent feeling des armes, avec entre autre des bruitages explosifs !
  • Open world et pourtant, on a un vrai scénario !
  • Un héros athlètique et loquace (c'est rare)
  • La qualité impressionnante du doublage
  • Un double épilogue digne de ce nom !
  • La confection et le merchandising
  • Vaas... quel jeu d'acteur !
  • Un contenu solo énorme



  • Vidéo-test




    Test réalisé par iiYama

    février 2013 (mise à jour : novembre 2021)