Dungeon Siege III (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : juin 2011
Développeur : Obsidian Entertainment
Editeur : Square Enix
Genre : action / RPG

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 4Go (PC) / 1.5Mo (X360) / 2Go (PS3)
Moteur graphique : Onyx Engine
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en local - 4 joueurs online
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 900.000 (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.5Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 9800GT / Radeon HD3870)


 



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Dungeon Siege III









Dungeon Siege
Jeyne Kassynder est la méchante du jeu
est une saga qui a commencé en 2002 sur PC. Il aura fallu attendre 2011 pour que le jeu soit transposé sur console de salon avec le 3ème opus. Mais attention, si sur PC le jeu tendait au hack'n slash, ici il penche plus vers le RPG. Tantôt éblouie, tantôt déçue par ce jeu, vous allez comprendre pourquoi à travers mon avis.
L'histoire nous dit qu'il y a 30 ans, le roi d'Ehb fut assassiné et que c'est la célèbre et grande Légion qui en a été accusé. Le peuple s'est soulevé et a massacré sous l'influence de Jeyne Kassynder tous les partisans de la Légion. Leurs domaines et lieux de ralliement furent détruits. Les descendants pourchassés et abattus. De plus, Kassynder a su obtenir le soutien de l'Eglise et de l'Ehb oriental. Le royaume c'est alors dispatché en plusieurs états. En outre, plus rien ne va. Mais heureusement, un vieux légionnaire a survécu et continue à œuvrer en secret pour rétablir la Légion et retirer le royaume des mains de Kassynder. Le joueur incarnera donc un des héros descendants de légionnaire. Voilà, en outre rien de bien nouveau au niveau de la trame scénaristique, mais cela reste efficace.
Ces 4 héros sont biens différents et ont chacun des particularités. Nous avons Lucas, que je qualifierais de type « chevalier », il manie l'épée et le bouclier. Nous sommes avec lui obligé de jouer en rapproché, mais il a de bons coups « fracassants ». Ses quelques pouvoirs servent à affaiblir les ennemis. On a Anjali que je mettrais dans type « elfe » pour donner une idée, car ce n'en n'est pas vraiment une non plus. Elle peut à la fois attaquer à distance sous sa forme élémentaire avec des sorts liées au feu (plus invocation de chacal de feu), car c'est une « Archonte » (esprit servant un dieu) et attaquer sous sa forme humaine au corps à corps, à l'aide de bâton/lance. Elle est donc utile pour les 2 tactiques. Il y a aussi Reinhart de type « mage ». Ses armes sont ses sorts qui blessent ou affaiblissent un ou plusieurs ennemis. Il attaque essentiellement à distance, mais peut attaquer en rapproché avec des éclairs. Il peut en plus invoquer son double. Enfin, Katarina est une « sang mêlé » car elle est humaine et sorcière. Ses munitions sont ensorcelées, elle attaque à distance avec une arme lourde de type fusils sur un ennemi ou au corps à corps grâce à des armes de type revolvers aux deux mains, qui toucheront plusieurs ennemis en même temps. Elle peut en plus invoquer une espèce de chien-démon.
Je dirais que pour une fois, ce sont les femmes qui ont la classe dans ce jeu ! Il vaut mieux prendre comme personnage principal l'une de ces femmes aux multiples tactiques. Enfin, notez qu'importe le héros que vous choisirez, la fin du jeu restera la même. Ce ne sont que quelques points au cours de l'histoire qui changeront.


Une fois le
Déroulement d'un combat
personnage en main, vous êtes enfin prêt à partir à l'aventure. Au cours de cette aventure, vous rencontrerez les 3 autres personnage-héros non joués. Vous pourrez choisir lequel vous soutiendra dans l'aventure mais autant penser à la tactique distance/rapproché. Ce qui nous intéresse dans ce genre de jeu, c'est l'évolution de nos personnages (oui « nos » car vous devrez vous occuper aussi du perso qui vous accompagne) se faisant via un menu simple et rapide en pressant « select » ou la portion droite de la croix (avec un pad, bien entendu, ce que je vous conseille fortement même si vous jouez sur PC). Dans un premier temps, l'amélioration d'équipements. L'amélioration consiste uniquement à choisir le meilleur équipement dans votre inventaire et de vous en équiper. La plupart du temps ce sont des butins que vous aurez ramassé ou gagné. Mais vous avez évidemment la possibilité d'en acheter. Prenons par exemple les armes, selon celle que vous choisirez, elle augmentera votre attaque mais baissera votre agilité. Car il y a très souvent un bonus/malus aux propriétés de l'équipement. N'ayez pas peur pour les effets assignés à l'équipement car vous pouvez comparer votre trouvaille avec l'arme équipée actuellement. Il y a également un système de couleurs pour vous préciser la rareté. J'ai noté un point plutôt mal fichu : contrairement à un Baldur's Gate où nous pouvions "droper" l'équipement qui valait le moins dans tous les domaines pour faire de la place dans notre inventaire (et surtout parce qu'un poids d'équipement à transporter nous été fixé), ici, vous êtes obligé de garder ce que vous ramassez avec obligation d'aller le revendre pour ravoir de la place ! Alors vers la moitié du jeu, autant ne plus vous faire suer à ramasser des babioles qui ne valent pas d'argent pour être sûr de ne pas rater ce qui vaudrait le coup. Par contre, cette fois comme dans Baldur's Gate, l'équipement dont vous vous équipez est visible sur votre personnage. Ce n'est certes qu'un détail mais je trouve que cela fait son petit effet. Je retiendrais que ce menu sous forme de tableau est simple et facile à gérer.
Nous pouvons maintenant passer à l'évolution du personnage, qui est accessible après chaque niveau atteint et ce, en remplissant la jauge d'expérience. Elle se décompose en 3 phases : les aptitudes, les compétences et les talents. C'est donc vous qui choisissez ce que vous souhaitez déverrouiller en premier ou améliorer. On ne peut pas revenir en arrière, alors tachez de bien réfléchir avant d'activer une aptitude et d'améliorer la compétence qui va avec. En somme, vous déverrouillez une aptitude, vous augmentez l'efficacité ou l'aspect particulier d'une aptitude dans les compétences. Et les talent eux, affecteront votre personnage (vie qui remonte plus vite, plus de protection…). Encore une fois, ce système ce gère facilement. Il suffit de bien lire et d'adapter vos choix à votre style de jeu.


En ce qui
Ergonomie des tableaux...
concerne « l'XP » de notre héros, on en gagne bien sûr en tuant les ennemis et les boss. De plus, on peut en gagner tout au long du jeu grâce aux Quêtes. Vous n'êtes pas obligé de les faire, mais dans ce cas, je ne vois pas l'intérêt de jouer à ce genre de jeux… Bref, la plupart du temps les quêtes vous serons proposées par les habitants. Ils vous récompenseront, vous l'aurez compris, en gains d'XP mais aussi en argent et ou en équipement.
Mais un autre moyen s'offre à vous : en réalisant "des Faits". Ca consiste à, par exemple, tuer un certain nombre d'ennemis. Ou plus subtil, avoir choisi le bon dialogue dans les conversations. C'est en effet vous qui choisirez les questions et les réponses quand l'occasion vous en sera donné. Et c'est plutôt récurent. Par conséquent, si votre personnage est un mordu de justice et que vous répondez « la mort », vous ne gagnerez pas de bonus, ni de cadeau.
Enfin, il y a "le Savoir". Il vous faut tout au long du jeu, lire les livres et des parchemins qui sont disséminés un peu partout. Certains sont rébarbatifs, mais d'autres vraiment intéressants pour mieux s'imprégner de ce que nous offre le monde d'Ehb. En faisant cela, vous gagnerez des Faits Spéciaux. Voilà, toutes ces méthodes contribuent à faire évoluer votre héros plus vite. En plus, je trouve que ça diversifie l'aventure et que l'air de rien ça nous englobe plus dans le jeu. Je me suis sentie concernée.
Mais attention, je ne vous le cacherais pas, malgré ce qui nous est proposé, en plus de l'aventure principale, le jeu se finit assez vite ! Certes nous pouvons le refaire avec les autres héros dans le but de les tester, mais c'est vite lassant. Je pense que beaucoup ont fait ou feront comme moi, en choisissant d'autres héros pour jouer en réseau dans des parties biens spécifiques, uniquement pour débloquer les trophées liés au jeu.


Niveau jouabilité,
... comme celui de l'équipement
vous l'avez déjà compris, ce n'est pas compliqué. Les tableaux d'équipements et d'évolutions sont simples, rapides et bien détaillés. A l'écran (pendant le jeu), les pouvoirs et aptitudes sont représentés par des images encerclées par la couleur qui correspond aux touches du pad (carré, triangle, rond… dans le cas de la version PS3). On se déplace au joystick, la croix directionnelle servant ici de bouton de raccourcis au menu.
Vous n'avez pas besoin de viser les ennemis, le héros cible tout seul. Par contre la précision n'est pas terrible, bien que pour certains personnages, elle évolue.
Quand vous souhaitez savoir où vous en êtes dans la progression de votre quête principale ou si vous désirez accomplir une quête annexe avant, il vous suffit d'aller dans le menu principal. Les quêtes y sont répertoriées. Le bon point du jeu, c'est que vous sélectionnez et désélectionnez la quête à suivre. Comme ça, vous vous y retrouvez et pouvez faire un bilan pour être sûr de ne pas louper une quête qui s'annule automatiquement si vous allez trop loin dans le jeu. A côté de ça, un point négatif m'a sauté directement aux yeux : nous avons le droit uniquement à une « carte boussole ». Il n'y a aucun raccourci, aucun bouton qui vous propose une cartographie des lieux.
Le personnage que vous aurez choisi dans votre équipe sera en IA et il n'est pas con-con une fois sur le terrain. Celui-ci ira chercher comme un grand l'argent autour de lui, si vous mourrez, il viendra vous ressusciter…
En multijoueurs, l'écran est le même. La seule différence est que c'est l'hôte qui peut accepter les quêtes. En coop sur consoles, il suffit à un 2ème joueur de brancher la manette et de presser Start pour choisir son personnage et faire partie de l'aventure. Ceci étant possible n'importe où et n'importe quand pendant le jeu. J'avouerais que c'est plaisant et utile pour les boss. En coop online, il vous faudra aller soit dans le menu à la mise en route du jeu, soit n'importe quand en mettant le jeu en pause. C'est très pratique quand on n'a personne avec qui jouer, mais c'est surtout indispensable pour obtenir certains succès/trophées !


Malgré quelques
De beaux décors tout au long de l'aventure
défauts que j'ai pu relever, Dungeon Siege III est beau. Commençons par nos héros, très bien faits avec ces petits riens qui font un tout. Prenez Anjali, sous sa forme d'archonte, ses cheveux de feu se meuvent réellement comme un brasier. A contrario, les habitants et les personnages de troisième plan (donc pas les personnages secondaires tels qu'Odo, Marten, Rajali…) sont mal faits. Pas au niveau de leurs vêtements, mais au niveau de leurs têtes et de leurs mains. De plus, la diversité des visages est rare. Si le soleil est couchant, et que les derniers rayons pénètrent par une porte que vous venez d'ouvrir, et bien vos ombres seront portées. Si vous marchez dans l'eau, elle ondulera.
Dès le début du jeu la couleur est annoncée : pas de cinématiques ! A la place, vous aurez une sorte de "story board" ou comme si on ouvrait un vieux livre de compte illustré. Il est clair que soit on passe outre, soit on sera déçu tout du long.
Revenons dans le jeu : l'environnement est joli, les décors sont biens faits, sans trop d'impression de platitude. C'est plutôt diversifié, on passe des forêts à des villes modernes, un village, une montagne, une grotte... Je n'ai pas ressenti de monotonie. Par contre on passe du tout au tout avec des lieux très clairs et d'autres bien sombres. J'ai d'ailleurs calibré dès le départ le jeu en un peu plus lumineux. C'est marrant car il y avait exactement le même souci dans Baldur's Gate.
Le bestiaire et les ennemis ne sont finalement pas très variés, mais étant donné que nous ne rencontrons jamais les mêmes aux mêmes moments, ça n'est pas très grave. Pour finir, je dirais que le jeu est fluide, les combats et les mélanges de pouvoirs ne vous pourrissent pas l'écran.
Il y a aussi, la musique et les effets sonores qui contribuent à embellir le jeu. La bande sonore colle parfaitement à l'ambiance du jeu. J'ai été agréablement surprise au Meisterhall où j'ai cru entendre les musiques du Rohan du Seigneur des Anneaux. Sinon, le bruit des pas respecte la matière : bois, terre, eau… En revanche, le doublage des voix est inégal. Nous avons d'un côté de bonnes voix connues (la voix officielle de Cate Blanchett, de David Boreanaz ou de Scott Pakula), mais d'un autre des voix aux accents étranges, italiens ou russes pour Katarina et Leona.



Pour conclure, Note
je dirais que des jeux de ce style sont très rares sur console de salon (sauf si vous jouez en import où y'a moyen d'en trouver). Malgré quelque défauts qui en fin de compte ne m'ont pas du tout gâché mon plaisir (hormis la durée de vie de l'aventure) j'ai bien aimé. J'étais vraiment nostalgique de mes Baldur's Gate sur PS2, et du coup, ça m'a fait du bien. Au final, il est clair que si les Baldur's Gate ne vous avaient pas plus, cela ne risque pas de s'améliorer avec ce jeu. Allez, le monde d'Ehb vous attend !



Les -

  • Sans pad, vous allez souffrir niveau jouabilité (PC)
  • Va décevoir les fans puristes de la série
  • Pas de carte dans le jeu
  • Durée de vie
  • Les +

  • De la stratégie et de la tactique
  • Histoire que l'on suit volontiers
  • Bonne jouabilité sur consoles
  • Prise en main rapide
  • Jouer en multi


  • Test réalisé par Karma

    mai 2012