DuckTales Remastered (multi)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : août 2013 sur PS3, WiiU et PC / septembre 2013 sur Xbox 360
Développeur : WayForward Technologies
Editeur : Capcom
Genre : plate-formes

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement uniquement
Espace disque nécessaire : 1Go (PC) / 651Mo (X360) / 645Mo (PS3)
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non
Difficulté :

Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : DuckTales : La Bande à Picsou
Prix au lancement : 14€ (PC) - 14,40€ (X360) - 14,99€ (PS3)


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DuckTales

Remastered




Je vous le dis
Le jeu est bavard, très bavard, trop bavard ! Et ce, alors même que nos canards préférés n'ouvrent même pas le bec en parlant. C'est ridicule :(
en toute honnêteté, je n'aime pas le développeur WayForward. Ce n'est pas que ces gars-là n'ont pas de talent, c'est juste que je n'aime pas leurs réalisations, ni leur façon de concevoir les jeux. Et puis avec des titres comme Double Dragon Neon ou BloodRayne Betrayal, ce n'est pas facile de se faire apprécier non plus ! En un sens, c'est un peu comme Arc System Works avec Hard Corps Uprising ou les multiples versions de Guilty Gear et BlazBlue (et ce, jusqu'à l'écœurement même ! après on peut venir critiquer Capcom...). Grand amateur de DuckTales sur NES, développé par Capcom et sorti originellement en 1989 (1990 chez nous), l'annonce d'un remake m'a forcément fait sauter de joie (j'ai sauté avec ma canne, bien entendu ^^). Mais lorsque j'ai vu le logo de WayForward à l'intro, j'ai tout de suite crispé ! 24 ans après l'épisode original (ah oui, tout de même !), DuckTales nous revient donc sous la forme d'un remake (remake très à la mode pour ce Summer of Arcade 2013 qui compte aussi Flashback et Castle of Illusion), vendu au format dématérialisé et au prix classique de 15€ environ. Le jeu s'ouvre sur une bande de Raptou qui viennent piller la banque d'oncle Picsou, celle-là où trône fièrement son coffre-fort (à ce propos, vous pourrez "nager" au milieu des pièces d'or si le cœur vous en dit :). Ce niveau (qui n'existe pas sur NES) nous propose en réalité un level tout simple qui servira de prologue et de tuto. Car si le gameplay du jeu est relativement simple, certains rudiments sont bons à rappeler. Une fois terminé, oncle Picsou arrive dans son bureau, affronte un boss et une fois défait, tombe sur une carte au trésor. C'est là que son bureau se transforme en l'ordinateur géant qu'on connait bien, et qui nous propose les 5 destinations de l'aventure d'origine : la lune, la Transylvanie, l'Amazonie, l'Himalaya et les mines africaines (il y a ensuite un stage final, une fois les autres terminés). Pour développer le scénario, nous aurons droit à quelques cut-scènes et énoooooormément de dialogues. En effet, le jeu est hyper bavard (c'en est même trop !) alors même que les canards n'ouvrent pas le bec en parlant ! Ce qu'on peut très bien comprendre sur un jeu NES, est inadmissible sur nos consoles actuelles ! Sans parler de synchro-labiale (en plus avec un bec de canard, peut-on vraiment parler de synchro "labiale" ? :), nos protagonistes auraient au moins pu "mimer" le dialogue, ouvrir la bouche quoi !


C'est vraiment
A part quelques petits soucis de jouabilité et de hitbox, on retrouve avec plaisir cette aventure géniale au level-design qui n'a pris une ride
ridicule mais il y a pire (oui, avec moi il y a toujours pire ^^) : tout le doublage est uniquement en anglais. Et le problème avec les licences Disney, c'est que les noms des personnages sont toujours adaptés au pays cible. Ainsi oncle Picsou devient "Uncle Scrooge", Riri, Fifi et Loulou deviennent respectivement "Huey, Dewey et Louie", Flagada Jones devient Launchpad… et tout est comme ça. Résultat, le doublage devient vite exécrable et particulièrement irritant, en plus d'être beaucoup trop verbeux (heureusement, on peut les zapper). Entre nous, j'aurai vraiment apprécié (plus encore que dans le remake de Castle of Illusion) d'avoir un doublage français. Heureusement les dialogues sont bien traduits, les touches d'humour font au minimum sourire et les développeurs nous proposent pas mal de petites scènes intermédiaires qui lient les niveaux entre eux et apportent à la fois du contenu et de la cohérence au déroulement de l'histoire. Le gameplay reprend évidemment celui qui avait tant séduit au début des années 90, à savoir que Picsou peut déplacer/projeter des objets (pour pouvoir monter dessus, ouvrir un coffre ou pour tuer un ennemi), monter/descendre aux cordes et bien entendu, faire des bonds surréalistes avec sa canne, seul moyen de passer certains pièges et de zigouiller les affreux-pas-beaux. Cependant, à l'image de Castle of Illusion HD, la prise en mains propose une option de simplification de l'attaque POGO (avec la canne) à savoir qu'on peut simplement presser la "touche action" pour l'activer, au lieu de la touche action + la touche bas. De même, le jeu d'origine n'était pas très difficile mais il s'est "casualisé" puisqu'en jouant en facile, nous n'avons plus de vies et les niveaux comptent pas mal de checkpoints. Ainsi, à part des boss qui réclament un peu d'attention pour les battre (en apprenant leurs "patterns"), les niveaux seront faciles à passer. Tout ça est bien sympa mais quelques soucis subsistent. Tout d'abord le jeu est nettement plus jouable à la croix numérique qu'au stick analogique, ce qui donne une nette avance à la version PS3 et son pad clairement plus adapté aux jeux ayant un "gameplay 2D". Ensuite, il faut signaler que la jouabilité n'est pas top précise (les commandes ne répondent pas au poil) et surtout, la hitbox est un peu pourrie, un peu aléatoire (une fois on va toucher l'ennemi sans problème, la fois d'après en tombant dessus exactement de la même manière, on prendra cher…). En jeu ce n'est pas trop gênant mais contre les boss, c'est déjà plus pénible. Malgré tout, on retrouve bien les sensations du jeu d'origine où on passe plus de temps à sautiller qu'à marcher.


D'ailleurs le level-design
La réalisation est convaincante et la nouvelle bande-son est de qualité
est juste fabuleux, en mettant pause on obtient une carte des lieux (c'est pratique), les gourmandises (glace et gâteaux) remontent la santé, et très vite ce sera la course aux diamants (beaucoup sont cachés). Des diamants qui permettent de faire du scoring et de débloquer des bonus. Sur la question épineuse de la durée de vie, le jeu vous tiendra environ 3 heures selon votre niveau et votre prédisposition à fouiller les lieux. 3 heures c'est peu, mais étrangement, personne ne fustige ce jeu pour ça, quand tous, unanimement, crachent sur Castle of Illusion, qui dure le même temps et qui est vendu au même prix. Que se passe-t'il ? N'aurait-on pas ici une preuve évidente et quelque peu écœurante de favoritisme ? Il semblerait que oui, prouvant une fois de plus que la presse n'est pas objective et que son avis ne vaut plus vraiment grand-chose de nos jours. Cependant comme je le dis souvent, je préfère un jeu qui dure 3h et où je vais m'éclater, plutôt qu'un jeu qui en dure 10 mais où c'est rasoir ! Et DuckTales est certes court, mais il rappelle de très bons souvenirs et on ne s'ennuie jamais. Donc pour moi c'est réussi même si j'admets qu'à 10€, le prix de vente aurait été plus honnête. D'ailleurs, à l'image du remake de SEGA, on déplore que le jeu d'origine ne soit pas inclus en bonus. C'est quand même un peu dommage d'autant qu'adapter/émuler un jeu NES doit être tout sauf compliqué. Terminons par la réalisation qui propose avant tout, de sympathiques bruitages. Les musiques ont été agréablement remixées par Jake Kaufman (connu pour les bande-sons de Contra 4, Dodonpachi Daifukkatsu ou encore l'excellent Retro City Rampage), et on apprécie tout particulièrement les thèmes de l'écran titre (qui repend celui du dessin-animé) et l'inévitable et ô combien cultissime thème de la lune. Reste le cas du doublage anglais, qui au fond n'est pas mauvais, mais qui finit par agacer. Enfin les graphismes sont griffés de la "patte WayForward". Ces gars-là posent leur style à presque tous les jeux qu'ils développent, et bien souvent, le rendu est super moche (Double Dragon Neon vous dites ?). Et bien pour une fois, c'est tout le contraire ! En effet DuckTales est bien le premier titre qui sied à la perfection à ce type de réalisation ! Qui l'eut cru ? Ainsi on retrouve un univers entièrement créé en 3D (bien que le gameplay reste sur un plan unique, en 2D en somme) avec par-dessus, des sprites en 2D. Les décors sont très colorés, plutôt bien détaillés mais c'est surtout la qualité des animations des sprites, qui surprend. C'est très fluide, les mimiques sont fendardes, les positions sont variées… non vraiment, il n'y a rien à redire, si ce n'est qu'on est loin de Castle of Illusion et de sa réalisation qui en met plein la vue (c'est important de le signaler).



Etrangement, Note
DuckTales a très vite été en confrontation avec un autre remake : Castle of Illusion. Jouissant d'une sorte d'immunité, la presse et les joueurs ont trouvés tous les défauts possible au jeu de SEGA, alors que celui de WayForward et Capcom n'est pas meilleur ! A mes yeux les 2 jeux se valent, d'ailleurs ils ont la même durée de vie, ils sont tous 2 issus de licences mythiques, et si le jeu de SEGA est bien plus beau, DuckTales de son côté propose un meilleur gameplay et un meilleur level design. Bref les 2 jeux se valent et pourtant, unanimement tout le monde va voir les défauts de l'un sans voir que l'autre a exactement les mêmes !!! Comme le prix (un peu élevé), la durée de vie (trop courte) ou encore des petits soucis de jouabilité. Personnellement, je ne sais pas comment les autres fonctionnent, pourquoi certains jeux semblent immunisés de toute critique, en un mot : ça me dépasse ! Bref, n'épiloguons pas sur le sujet, DuckTales Remastered est un excellent jeu ! Pour une fois la "patte graphique" du studio sied parfaitement à l'univers proposé, pas mal de contenu a été ajouté, la nouvelle bande-son est géniale et le jeu est varié, fun… bref c'est un immense plaisir que de retrouver ce titre culte des années 90. Finalement, on ne reprochera à cette réédition que l'absence du jeu d'origine, sans doute pour une question de droits par rapport à Nintendo (et oui même sur l'édition Wii U). Ahhh quelle bande de crevards chez Nintendo… ^_^ Bref, le Summer of Arcade aura été riche en remasterisations de jeux mythiques et DuckTales ne rate pas son entrée. Presque parfait sur tout rapport (à part peut-être ce doublage uniquement anglais qui se révèle un peu agaçant), le vieux jeu de la non-moins vieille NES, nous fait une résurrection de premier ordre. Sachant à l'avance que ce titre va se vendre vite et bien, croisons les doigts pour que Capcom se lance dans la remasterisation de ses meilleurs titres comme Magical Quest, Strider et pourquoi pas, osons rêver à des remakes de Ghouls & Ghosts et Gargoyle's Quest… En attendant, DuckTales reste une valeur sûre de la plate-formes 2D d'antan, et même s'il est un peu court, au vu de l'expérience fournie, il vaut largement ses deniers.



Les -

  • Doublage uniquement en anglais et un peu irritant à la longue
  • Les protagonistes n'ouvrent pas le bec en parlant... ridicule !
  • Quelques petits soucis de maniabilité et de hitbox
  • Durée de vie très courte
  • Trop bavard !
  • Les +

  • Un bon design et des graphismes agréables
  • Une scénarisation bien développée
  • Pas mal de bonus à collectionner
  • Plusieurs ajouts substantiels
  • Très fidèle au jeu d'origine
  • D'excellentes musiques


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2013