Double Dragon Neon (PC/X360/PS3)

 






 


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2012
Développeur : Wayforward Technologies
Editeur : Majesco
Genre : beat-them-all

Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement sur XLA et PSN
Espace disque nécessaire : 2.3Go
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non
Difficulté (solo) :
Difficulté (coop') :

Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Double Dragon 6
Prix au lancement : 10€ (800pts)



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Double Dragon

Neon


Né sur Arcade
Le gameplay a été revu et ce n'est pas un mal, seulement en solo la difficulté est frustrante
en 1987, le tout premier Double Dragon signait le meilleur beat-them-all de son époque. Développé par Technos Japan Corp. (qui réalisa aussi Double Dragon II l'année suivante, le 3 étant développé par East Technology et sorti en 1990) sous l'œil vigilant de Yoshihisa Kishimoto, ce fut une véritable révolution pour un genre qui possédait déjà quelques titres mais qui ne décollaient pas. Finalement, Double Dragon ne sera détrôné que par Final Fight (en 1989), et Capcom en fera son genre de prédilection pendant des années sur Arcade. Double Dragon fut ensuite adapté à tous les supports capables de l'accueillir (comme la Mega Drive, la Game Boy, la ZX Spectrum, les Commodore C64 et Amiga, l'Atari ST, la Master System), sans parler des remakes (Super Double Dragon sur Super Nintendo), des cross-over (Battletoads & Double Dragon), des versions vraiment merdiques (comme celle sur Atari 2600) ou des adaptations plus fidèles, notamment via des compilations (comme sur Game Boy Advance, la spécialiste en la matière). Les meilleures d'entre toutes étant les spin-off Neo-Geo (Double Dragon "tout court" et l'excellent Rage of the Dragons), transformés en jeux de combats (versus fighting). Bref, du Double Dragon on en a mangé pendant des années et certainement que comme moi, vous l'avez avant tout connu sur NES, dont la sortie fut très retardée en Europe (avril 1991, quelques mois avant la sortie de la Super Nintendo, pensez-donc !). Malheureusement, si on peut dire que l'épisode 2 marqua aussi son temps (dans une moindre mesure, suite oblige), dés l'épisode 3 la licence a perdue de sa superbe, la faute à une concurrence vraiment acharnée. Entre Capcom et SEGA, à grand coup de King of Dragons, de Streets of Rage, de Cadillacs & Dinosaurs et autre Golden Axe (on parle de l'Arcade, pas des minables versions consoles) c'est sûr, Double Dragon 3 a été moins rutilant (il faut aussi mettre en cause une difficulté beaucoup trop élevée et une réalisation pas assez aboutie pour l'époque).


Aujourd'hui,
Les vieilles ficelles perdurent et les personnages sont vraiment trop lourds à déplacer
Double Dragon a 25 ans et c'est à WayForward (à qui on doit entre autre Alien Infestation et BloodRayne Betrayal) de tenter de faire revivre le mythe. Au niveau de l'histoire, on nous ressert le kidnapping bidon de cette nana qui attend son mec devant la porte du garage. Là n'est pas l'intérêt du jeu certes, peut-être ont-ils voulus faire plaisir aux joueurs de la première heure, je ne sais pas, mais un peu d'originalité n'aurait pas fait de mal... une vraie intro aussi. Les 2 frères-dragon que sont Billy et Jimmy vont donc retourner la ville et défoncer du dentier à la pelle pour retrouver la douce, un pitch de départ banal mais qui collait bien aux jeux des années 80-90. La première chose qui surprend, c'est la lourdeur des personnages. En effet, Double Dragon Neon est resté ce qu'il a toujours été : un bon vieux beat-them-all à scrolling horizontal et déplacement en profondeur. Mais sur PS3 et Xbox 360, se taper des mecs aussi lourds à se mouvoir (nous forçant par la même à utiliser sans cesse le mode course) c'est un peu chiant (d'autant que désormais, on ne parle plus de ce vieux combat 50hz vs 60hz). Niveau castagne on n'est plus sur NES, ni sur Arcade où il n'y avait que 2 boutons, désormais on nous propose des combos, des dashes, des attaques spéciales, des coups normaux, des coups forts, un saut… l'essentiel est là, voire même plus. On sent bien qu'une certaine violence émane du jeu, ce qui en soi, n'est pas désagréable. On retrouve les fondements du genre comme détruire (à mains nues !) les éléments du décor pour récupérer des points, des bonus (comme l'OST ou des Artworks) ou bien sûr de la santé. Et puis il y a les inévitables armes qu'on récupère sur les loubards qu'on allonge, comme le fouet de ces dames ou des battes de base-ball qui ont le mauvais gout de se briser après 6 coups à peine (moi avec du matos comme ça, je me plaindrai illico au coach !). Wayforward a donc réussi à retranscrire le sel de la licence, tout en apportant quelques nouveautés. Malheureusement, ils ont aussi importé les plus mauvaises facettes du jeu original à savoir qu'il prend un malin plaisir à nous faire suer la vie !!


En effet,
Le sous-titre "neon" n'est pas usurpé car c'est flashy ! Moche ? A n'en pas douter !
depuis sa sortie sur Arcade en 1987, c'est inévitable, Double Dragon se démerde toujours pour nous prendre en sandwich et nous infliger un max de dégâts. Cette détestable attitude, qui met particulièrement bien la rage, est ici reconduite avec un certain vice. Détestable je vous dis… Autre détail croustillant, on a beau frapper un ennemi, celui-ci est encore capable de nous asséner un coup (et pas un petit) alors que dans n'importe quel beat-them-all, un mec qui se fait cogner dessus ne bouge plus. Mais là non, loi de l'emmerdement maximal oblige, en plein combo il riposte quand même. Encore une bonne idée pas vrai ? Autre détail plein d'amertume du gameplay, la chope est manuelle et ne fonctionne jamais ! En réalité, il n'y a qu'à des moments bien précis qu'on peut attraper un ennemi pour l'envoyer valser, là où tous les autres jeux du genre font en sorte qu'on attrape son adversaire uniquement "en entrant en contact" avec lui. Enfin, on peut dire que "comme d'habitude", à 2 le jeu est facile comme tout et les 10 niveaux s'avaleront en 2 heures à peine, quand le mode solo est presque infaisable. En effet seul, on se fait littéralement exploser la caboche ! Et comme il n'y a pas de niveau de difficulté, il n'y a donc aucun plaisir à jouer seul puisqu'il n'y a pas de juste milieu entre les 2. Enfin techniquement, la seule chose à sauver c'est le son. On a de bons bruitages, bien dynamiques comme j'aime, et des musiques neo-rétro rock, signées Jake Kaufman. Le bonhomme a réalisé de magnifiques partitions, qui reprennent bien les thèmes connues de la série. Un plaisir pour les audiophiles amateurs de sonorités vintage. A contrario, les graphismes sont… bizarres. Le sous-titre "Neon" annonçait bien la couleur et effectivement, c'est flashy. D'accord les années 80 n'auront pas été les meilleures question gout et design mais là, c'est un peu abusif non ? Avec des "néons" un peu partout, des couleurs criardes et un coup de crayon vraiment pas inspiré, le jeu est tout simplement moche ! Certes les sprites sont imposants mais les animations ne sont pas top qualité, le tout est rigide, sans âme. Alors certes les "Abobo nouveaux" sont énormes (un peu trop même) et les filles sont vraiment chaudes, mais les ennemis ne se renouvellent pas assez. Le jeu ne possède qu'une poigné de personnages moulés à la presse hydraulique et généralement, seules les couleurs et quelques détails veulent nous faire croire à un changement. Pareil pour Billy et Jimmy, qui sont (presque) pareils. Chez WayForward on a changé le bleu en rouge et le tour était joué. Sont-ils si faignants ?



Double Dragon Neon Note
est une déception. Certes le jeu n'est au fond pas si mauvais, mais il s'alourdit volontairement des pires tares du genre. Un jeu bien trop dur en solo, un coop sympa mais inaccessible online (uniquement en local), des graphismes flashy finalement loin de l'univers original, un gameplay vétuste dont les nouveautés sont mal employées… fiouuu difficile d'en dire que du bien ! Alors c'est vrai, la bande-son envoie du lourd et dans l'ensemble il est amusant, mais personnellement j'estime qu'on est loin, très loin du plaisir que peuvent procurer un Scott Pilgrim, un Unbound Saga, un Dishwasher ou encore un Streets of Rage REMAKE (ce dernier étant en plus, gratuit !). Le retour de la licence, malgré les bonnes grâces des nostalgiques qui aiment bien revoir les jeux d'antan refaire surface (moi le premier), se fait dans la douleur plutôt que dans l'acclamation.



Les -

  • Les pires facettes du jeu original perdurent
  • Difficulté désagréable et frustrante en solo
  • Les animations manquent de fluidité
  • Billy et Jimmy strictement identiques
  • Une direction artistique contestable
  • Ennemis trop peu variés
  • Scénarisation ridicule
  • Les +

  • Une excellente bande-son
  • Un gameplay complet


  • Test réalisé par iiYama

    mars 2013