DOOM 3 BFG Edition (PC/X360/PS3)

 






 



Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : octobre 2012
Développeur : id Software
Editeur : id Software
Genre : FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 5Mo (X360) / 9Mo (PS3)
Moteur graphique (DOOM I & II) : id Tech 1
Moteur graphique (DOOM 3 & add-ons) : id Tech 5
Définition HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : oui

Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 à 4 joueurs
Prix au lancement : 30€ (PC) / 40€ (consoles)
Score des ventes : 1.2 Million (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.4Ghz
RAM : 3Go
VIDEO : avec 768Mo de VRAM (type GeForce GTX 260 / Radeon HD 5850)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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DOOM 3

BFG Edition



Alors que RAGE a bien remis les pendules à l'heure, en remettant id Software sur le devant de la scène alors que beaucoup croyaient le légendaire développeur quasi-mort (il faut dire que leurs sorties sont vraiment peu nombreuses) et qu'on attend tous fébrilement la sortie de DOOM 4 (et de Quake 5, osons rêver :) voilà que la célèbre boite américaine nous pond une jolie compilation qui regroupe le meilleur de DOOM. Une anthologie certes incomplète mais qui ne peut pas laisser indifférent les amateurs de FPS. Car on aura beau dire et critiquer, le premier DOOM restera à tout jamais le premier jeu en vue subjective à avoir du succès (même si Wolfenstein 3D le précède) et si DOOM 3 n'était pas le blockbuster le plus marquant de 2004, sa longévité est exemplaire puisqu'on en parle encore, quelques 8 ans après sa sortie. Bref, en 2012/2013 on fête les 20 ans de la licence, avec une compilation de bon augure qui comprend DOOM (dans sa version Ultimate), DOOM II, DOOM 3, DOOM 3 : Resurrection of Evil et DOOM 3 : Lost Mission, ces 3 derniers étant en plus remasterisés grâce au nouveau moteur d'id Software, l'id Tech 5 (qui a déjà sévi sur RAGE). Une très belle sucrerie pour certains, un pur produit markéting visant à occuper le marché en attendant DOOM 4 pour d'autres. Personnellement, je le vois plus comme un cadeau plutôt qu'une arnaque, car pour 30€ sur PC et 40€ sur consoles, beaucoup peuvent mettre leur culture à jour ou redécouvrir ces perles du passé. L'addition est vraiment honnête surtout quand on la mesure à la durée de vie de l'ensemble, qui est énorme. Alors certes le tout commence un peu à vieillir, certes il y a quelques manques pour en faire la compilation ultime, mais on ne peut que saluer les efforts déployés par le développeur pour nous livrer une édition finalement assez complète et anthologique. Voyons maintenant tout ça en détails.



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DOOM



Date de sortie : 1993 (1995 en version Ultimate)
Difficulté :
Difficulté (chapitre They Flesh Consumed) :



Sorti en 1993 sur PC, le premier DOOM tenait sur 4 disquettes 3"1/2 (soit environ 6Mo… ça met une claque de se dire ça) et comme la souris était encore un périphérique très rare, tout se jouait au clavier. En effet, Wolfenstein 3D a posé les bases d'un gameplay ultra-simple où la visée est assistée. Puisqu'on ne pouvait pas gérer sa caméra comme aujourd'hui, 4 touches servaient à avancer/reculer et tourner sur soi, et 2 autres touches servaient au strafe (pas de côtés). Une touche de tir, une d'action (ouvrir une porte, actionner un interrupteur) et le tour était joué. Il n'empêche que cette prise en mains qu'on considère aujourd'hui comme archaïque, aura été le berceau de beaucoup de jeux en vue subjective comme Alien Trilogy, Exhumed, Duke Nukem 3D, Epidemic, Alien vs Predator, Heretic/Hexen et j'en passe. Comme quoi, les FPS actuels ne seraient pas autant plébiscités s'ils n'avaient pas connus leur âge de pierre à eux. Car c'est bien l'arrivée de la souris, des sticks analogiques et des sprites tout en 3D, qui ont fait évoluer le genre vers ce qu'il est devenu. Car oui, DOOM use de cette particularité que si le décor est en 3D mappée, les sprites eux, sont en 2D. Résultat les animations sont hyper saccadées, ça pixellise à fond et ces mêmes sprites ont la fameuse tendance "à nous suivre du regard". Mais comprenez bien qu'on parle d'un jeu qui a 20 ans et plutôt que de se dire que c'est naze, pourri et dépassé, ayez le respect qui s'impose. Car si DOOM vieillit beaucoup (surtout dans sa prise en mains, forcément très vétuste) il a aussi forgé une partie de l'horizon vidéo-ludique actuel avec entre autre, un gameplay plus subtil qu'il n'y parait. Car on ne dessoude pas uniquement du monstre dans des couloirs étriqués, au contraire bien souvent les maps sont ouvertes, il faut chercher des clés pour ouvrir certaines portes, des dizaines de zones secrètes n'attendent que d'être découvertes et parfois, il faudra déjouer de véritables labyrinthes. En clair DOOM n'est pas un shooter pour gorets sans cervelle, au contraire il est plus fin qu'on le pense. Et l'autre bon côté du jeu, c'est évidemment son ambiance. Avec ses atours sataniques, ses macchabés disséminés un peu partout et ses démons à défoncer avec des armes parfois exotiques (BFG, i love you !), DOOM tenait plus du "FPS horror" que du bête shooter de foire. En résumé, je n'ai pas besoin de plus vous bourrer le mou : DOOM est à mes yeux un jeu culte et je suis sûr que dans le tas de rageux qui se dit qu'on ferait mieux de foutre la paix aux perles du passé, d'autres y jouent encore parce que c'est le genre de titre qui offre une expérience unique, bien loin des KILLZONE, Far Cry et autre Call of Duty actuels.


Au niveau du contenu, id Software nous propose la "version Ultimate" de leur titre (sorti en 1995). Comprenez que l'aventure de base était constituée de 3 chapitres, et que la version Ultimate apportait un chapitre supplémentaire à la difficulté herculéenne ! En effet, si finir les 3 chapitres classiques ne posera pas trop de problèmes, Thy Flesh Consumed (le dernier chapitre) a été développé pour les gamers endurcis qui trouvaient le jeu de base beaucoup trop facile. Résultat la difficulté est totalement abusive, avec des niveaux hyper tortueux et une multiplication des ennemis. Ceci dit DOOM est au complet et c'est bien ça qu'il faut voir. Maintenant niveau regrets, je déplore toujours autant que la scénarisation soit inexistante, que les quelques très rares textes soient toujours en anglais ou encore qu'on se farcice toujours cette bande-son minable. Qu'il n'y ait pas de remasterisation graphique passe encore (encore que, ça ne lui aurait pas fait de mal) mais les développeurs nous livrent telle-quelle la vieille bande-son MIDI de l'époque. Là je suis désolé mais non ! Les musiques sont tout simplement abominables et extrêmement répétitives. Autant vous dire que vous aurez vite fait de les couper ! Et je regrette sincèrement qu'on ne nous propose pas des musiques remixées comme on avait eu sur PlayStation par exemple. Le travail était déjà fait, pourquoi faire l'impasse dessus ? Niveau conversion, vous vous doutez bien que, quelque soit la version, le jeu est parfaitement fluide et exempte de tout bug (sauf ceux d'origine, ça va de soi). Cependant, une nouvelle fois je ne comprends pas qu'id Software en fasse si peu. En effet il n'y a pas de sauvegarde automatique (uniquement une quick-save manuelle, ce qui est une bonne chose en soi), on ne peut pas configurer les touches de son pad (alors que c'est si simple et pratique) ni même doser la sensibilité de la caméra (encore heureux qu'elle soit parfaite telle quelle !) et l'affichage se fait en 4:3 sans le moindre lissage. Autant dire qu'on nous livre Ultimate DOOM tel qu'il était à sa sortie en 1995. En un sens c'est une bonne chose mais quelques options supplémentaires (configuration du pad, des filtres graphiques et surtout une bande-son alternative) n'auraient pas fait de mal, même si DOOM restera à jamais, le titre culte qu'il a toujours été...



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DOOM II



Date de sortie : 1994
Difficulté :



Cette suite directe est sortie en 1994 (oui, pile entre DOOM et Ultimate DOOM) et proposait diverses nouveautés comme une nouvelle arme (le fusil de chasse), quelques nouveaux ennemis/boss et surtout, un nouveau décorum. Rentré sur Terre, le Space Marines qui a sévi dans l'opus original, s'aperçoit que sa planète a été envahi par les démons. Il reprend donc les armes pour sauver le peu d'humains encore vivants… Un scénario bidon qui délaisse Mars et ses lunes, au profit de notre bonne vieille planète bleue. En résulte forcément des décors originaux mais loin du mysticisme de son prédécesseur. En effet, DOOM II nous livre une vision un peu étrange des villes et autres zones industrielles. Mais si ça on peut encore le comprendre (c'est une question de limitations techniques), il faut surtout avouer que l'ambiance n'y est plus. Les ennemis sont toujours en surnombre et en troquant Mars pour les lieux de nos vies communes, forcément le charme retombe. Et puis on le sait, lorsque l'action se fait plus présente, l'ambiance n'est plus de mise. Ajoutons à ça un jeu bien plus difficile et aux maps plus torturées que jamais (voire même aux gameplans sans queue ni tête) et vous comprendrez que je ne porte pas DOOM II à bouts de bras, comme je le fais naturellement pour le premier. Le contenu est bien présent, car avec ses 32 niveaux à la difficulté vite corsée (pas vraiment à cause des ennemis mais plutôt de labyrinthes tortueux et plus débiles que jamais), vous n'êtes pas prêts d'en venir à bout. Après on ne change pas une équipe qui gagne puisque DOOM II reprend tout de son prédécesseur : les mêmes ennemis, les mêmes bruitages, les mêmes armes, le même type de progression, la même absence de la moindre scénarisation.


Dans toute cette similitude, les quelques nouveautés font un peu pâle figure, cette séquelle passant plus pour un add-on qu'une réelle suite. Pareil, si les nouvelles musiques sont un poil meilleures que dans DOOM, elles restent malgré tout bien moches et répétitives. Ainsi je déplore les mêmes écueils que pour le précédent jeu : pad non configurable, pas de filtre graphique, pas de nouvelles musiques... Techniquement on sent bien que le moteur id Tech 1 a fait un petit pas en avant (avec entre autre un éclairage dynamique plus précis et un estompage de l'affichage distant) mais globalement ça reste le même jeu, d'autant plus que les éléments marquants du décor (comme les représentations du Diable) sont exactement les mêmes, tout comme des ennemis qui sont identiques au pixel près. Pourtant, malgré une plaidoirie un peu dénonciatrice, DOOM II reste un bon jeu. C'est juste que sa difficulté assez éreintante et le manque de nouveautés, déçoivent un peu mais sans ça, on y passe un agréable moment. A noter enfin que sur Xbox 360, on ne peut pas jouer à DOOM et DOOM II depuis le disque, si on installe le jeu entier sur le disque dur. Vous retrouverez DOOM et DOOM II dans le menu des jeux dématérialisés, exactement comme si vous les aviez acheté sur Xbox Live Arcade, ces 2 titres étant disponibles sur le portail de la console depuis quelques années déjà (si vous n'installez pas le jeu sur le disque dur, la question ne se pose pas).



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DOOM 3



Date de sortie : 2004
Difficulté :



En l'an de grâce 2004, quelques 9 ans après Ultimate DOOM, id Software a voulu frapper un grand coup avec DOOM 3. Un titre ambitieux et techniquement impressionnant mais qui s'est frotté à 2 poids lourds du secteur : Far Cry le challenger et Half-Life² le maitre-étalon de l'époque. Arrivé 3e dans cette course, ça n'a pas empêché le jeu de très bien se vendre (surtout pour une exclue PC) malgré des défauts de taille : des problèmes de lampe, des monstres qui sortent du placard et des environnements trop peu variés. A côté de ça, DOOM 3 a un bon nombre de qualités et ça, beaucoup ont tendance à l'oublier. Et on commencera par l'histoire qui certes, n'est pas super bien exploitée et peu paraitre un peu simpliste de nos jours, mais qui en 2004, nous a quand même pas mal emballé. Evidemment aujourd'hui on trouvera l'ensemble un peu cheap et dépassé, trouvant que les cut-scènes gérées en temps réel sont trop peu nombreuses et manquent de punch. Oui, mais alors on peut dire la même chose de Bioshock ! Ah ah, vous l'avez pas vu venir celle-là ? N'empêche que le background lui, est superbement exploité. En véritable reboot de la série, DOOM 3 repart sur de nouvelles bases et aucune question ne restera en suspend d'ici la fin du jeu. De même, on ne nous baladera pas dans les couloirs sombres de cette base martienne sans une bonne raison. Après je le reconnais volontiers, on croise toujours les mêmes têtes (comme si les PNJs avaient été clonés) et trop peu d'acteurs ont officiés sur les doublages. Résultat on entend aussi, toujours les mêmes voix. En parlant de doublage, celui-ci est d'un très bon niveau… pour son époque. Certes les faux accents chinois ou hispaniques sont sérieusement déplacés, mais à l'époque ça passait très bien. Niveau gameplay, nous sommes en présence d'un jeu qui ne renie pas ses origines. En somme le gameplay se résume à un bête shooter… à l'image de ses concurrents de l'époque. On traverse (toujours à pieds) les couloirs sombres de la base de l'UAC (l'employeur de notre personnage), avec pour seule subtilité de devoir trouver des cartes d'accès ou des codes de déverrouillage téléchargeables via le PDA (un outil bien pratique où on peut lire des mails, des vidéos et obtenir diverses infos).


Après c'est vrai, le rythme est haché : tantôt ça blaste à tout va, tantôt c'est le silence qui officie pour mieux nous faire peur. Certains critiquent cet aspect de l'aventure mais si vous voulez un jeu effrayant, il faut bien ça. Car lorsqu'on dézingue des ennemis à la pelle, un peu à la façon d'un Resident Evil 6, l'ambiance n'y est plus. Or ici, un peu comme dans Dead Space, le jeu sait ménager son atmosphère horrifique avec des éclairages vacillants, de la bidoche collée aux murs, des rires sarcastiques et quelques frayeurs bien amenées. Par contre l'une des formules les plus décriées de DOOM 3 est évidemment restée la même : celle du monstre qui sort du placard. Hyper scripté (comme quoi, ça ne date pas d'aujourd'hui) il suffit de ramasser un objet ou de passer une ligne invisible pour que des ennemis apparaissent. Ça encore, ça passe mais lorsque ceux-ci sortent d'un placard autrefois fermés pour vous attaquer dans le dos (et ça arrive souvent !), là c'est déjà plus pénible. A contrario, nous avons enfin une lampe !! Réclamée à cors et à cris par des millions de fans blasés de devoir switcher en permanence entre la lampe et une arme (soit on prenait la lampe et on y voyait, soit on prenait une arme et on n'y voyait plus rien !), tout ça parce que cet imbécile de space-marines n'était pas foutu de tenir sa lampe et son arme en même temps, ou d'utiliser tout simplement du scotch. Cette fois id Software a pris le problème à la racine puisque notre gars est équipé d'une grosse lampe directement sur son armure. Si ses batteries s'épuisent, sachez aussi qu'elles se rechargent vite (en quelques secondes à peine) ne nous laissant jamais vraiment dans le noir. Et à tous les rageux à qui cette magnifique option ne plait pas, je tiens à leur dire que l'ambiance flippante de DOOM 3 n'y perd pas au change… bien au contraire ! Autre point, le jeu fait une "auto-save" à des points précis, il nous permet aussi de faire ses propres sauvegardes (des sortes de quick-saves). C'est bien pratique pour éviter de tout reprendre à partir du dernier checkpoint, ces derniers étant sacrément espacés.


Enfin dernier point du gameplay, la puissance des armes n'a pas été réévaluée et c'est bien dommage. Le fusil à pompe est toujours aussi déséquilibré et certains ennemis sont méchamment coriaces à abattre (pour des monstres venus de l'Enfer, à la rigueur on peut le comprendre). Techniquement maintenant, le jeu a reçu un upscale de ses graphismes et une mise en forme en 16:9 pour mieux s'adapter à nos télés HD. Même si DOOM 3 a été adapté à nos machines grâce à l'id Tech 5 (utilisé sur RAGE), il est difficile d'en ressortir impressionné. En effet, globalement le jeu est beau, très beau même, la nouvelle gestion des sources lumineuses fait des merveilles, on peut jouer en 3D stéréoscopique et on a même un son géré en 5.1. Des options qui à l'époque, n'existaient pas. Cependant dès qu'on s'approche de la moindre texture on s'aperçoit que celles-ci sont dégueulasses, floues et peu détaillées. Moi le premier, je pensais que le jeu serait réadapté en HD alors qu'en fait, il nous est livré plus ou moins tel qu'il était en 2004. Une petite déception d'autant plus qu'il se permet de nous salir l'image avec une bonne couche d'aliasing. C'est vraiment dommage que le développeur n'aient fait aucun effort d'actualisation, même si dans l'ensemble, le résultat reste honorable (en fait, comme RAGE il faut éviter de s'attacher aux détails et de regarder les choses de trop près… à croire que c'est un défaut du nouveau moteur de John Carmack). Loin des épopées épiques des Call of Duty actuels, c'est vrai, DOOM 3 offre une expérience plus posée, plus horrifique. Etant donné que les "god mode" et autres astuces qui permettent d'avoir toutes les armes n'ont pas été reconduites dans cette adaptation, tout le monde est mis sur le même piédestal. Avec sa durée de vie énorme (entre 12 et 15 heures selon votre façon de jouer, soit près de 2 fois la plupart des modes solos actuels), sa prise en mains bien adaptée à nos pads et une difficulté parfaitement étudiée, j'ai vécu cette aventure de façon grandiose. Ça faisait 5 ans que je n'y avais pas touché, j'ai joué dans le noir, le casque sur les oreilles et s'il est vrai que la peur s'estompe un peu au bout d'un moment, il n'empêche que l'ambiance est belle et bien là ! Car même sur la fin du jeu, j'ai eu encore quelques surprises qui m'ont mis un coup de flip'. Bref, DOOM 3 vieillit dans ses mécaniques et ses graphismes, mais maintenant qu'il se joue au pad (ce qui est, selon moi, bien plus immersif que le clavier/souris) et qu'il a réglé ses problèmes de lampe, il n'aura jamais été aussi bon ! En clair, j'ai pris mon pied !


 
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DOOM 3 : Resurrection of Evil



Date de sortie : 2005
Difficulté :



Resurrection of Evil était ce qu'on appelait à l'époque un add-on, l'équivalent de nos actuels DLCs, à la différence que ce contenu ne se téléchargeait pas, il prenait la forme d'un disque physique. Pour la petite histoire, un an après les événements encourus dans DOOM 3, l'UAC capte de nouveaux signaux venants des sites de fouilles de Mars. Il n'en fallait pas plus pour qu'une nouvelle équipe parte sur place, trouve un artéfact ancien et que les portes de l'Enfer se réouvrent. On notera très vite que le scénario s'avère super léger et que par ailleurs, le contenu est bien plus pauvre puisque les vidéos PDA se font rares, les mails se résument à 3 fois rien, et les messages audio se comptent sur les doigts d'une seule main. De même les cut-scènes, déjà pas bien nombreuses dans le jeu original, sont ici réduites au minimum syndical, la fin étant (comme on pouvait s'en douter) expédiée au plus vite. Nous y verrons aussi une femme (une vraie) et une seule ! Il faut dire que dans DOOM 3, la seule femme qu'on voit crève sous nos yeux en 5 secondes à peine, en donnant naissance à nouvelle race de monstre. Sexistes chez id Software ? Ma foi, ça se peut. Resurrection of Evil a été développé par Nerve Software et plusieurs ajouts ont été fait. En premier lieu nous avons un fusil à rayon tractant dont le principe est repompé d'Half-Life². L'idée d'intégrer ce gadget aurait pu être bonne, si seulement il servait plus. Ensuite il y a le cœur, le fameux artéfact trouvé sur le site de fouilles, qui a la particularité d'offrir divers pouvoirs. D'abord il permet de ralentir le temps puis en battant les boss du jeu, s'accumuleront le berserck (la puissance des armes est décuplée) puis l'invincibilité temporaire. Autant dire que sur la fin de l'aventure, utiliser le cœur nous rend surpuissant et intouchable (pratique lorsque les ennemis s'enchainent). La durée de vie est d'environ 5 heures (peu de nos DLCs actuels en font autant !) pour une difficulté un petit peu moins relevée que dans DOOM 3. Par contre l'ambiance laisse plus souvent place à l'action, ce que certains ont décriés, d'autres appréciés à sa sortie en 2005.


Si les petits puzzles ont légèrement changer de forme (avec les piles d'énergie qu'il faut trouver pour alimenter d'autres sources de courant), ne vous attendez pas non plus à beaucoup de nouveautés, Resurrection of Evil restant du DOOM 3 dans l'âme : le même gameplay, le même principe de parcours, les mêmes ennemis, les mêmes items, les mêmes clés à dénicher, les mêmes PDAs à trouver… Dans tout ça on a quand même un peu de neuf avec quelques nouveaux ennemis (des ennemis qui nous attaquent moins en traitre et qui sortent moins du placard : ce n'est pas un mal) et bien sûr de nouveaux décors. Je dirai même que cet add-on est plus varié que l'original. On retrouve donc cette extension comme elle est parut en 2005, à un détail près. En effet, si on ne s'offusquera pas de contrôler un nouveau personnage "sans nom" et qui ne parle pas (exactement comme dans DOOM 3), j'ai par contre trouvé bizarre que les développeurs en charge de cette adaptation aient tronqués le passage dans les égouts. A l'origine, notre personnage doit porter une combinaison pour environnements hostiles (Gordon Freeman ?) or dans cette BFG Edition elle a tout simplement disparue. Résultat, notre Marines marche sans mal sur des flaques de déchets radioactifs. Est-ce à cause de la nouvelle lampe (puisqu'à l'origine, la combinaison en avait une) ? N'empêche que c'est bizarre, même si ça reste un détail et que ça se cantonne à moins de 10 minutes de l'aventure. Enfin il faut savoir que pour Resurrection of Evil, nous avons eu un jeu nettement plus beau que le DOOM 3 d'origine et ça se voit ! Les lieux sont plus détaillés, certains ennemis ont de nouvelles textures plus chiadées, le jeu est toujours aussi glauque... globalement on sent que le moteur graphique avait fait un pas en avant. Evidemment, sur nos machines actuelles ça n'a plus rien de transcendant (d'autant qu'on y retrouve les mêmes problèmes de textures floues et dégueulasses de près ou des modélisations taillées à la tronçonneuse) mais si on ne s'approche pas tel un myope du moindre objet, on ne peut que féliciter une nouvelle fois ce design hi-tech et froid, contrebalancé par de la bidoche et des éclairages toujours aussi bien gérés. A l'époque c'était un très bon add-on, aujourd'hui ça reste une très sympathique plus-value qui prolonge l'aventure de 5 bonnes heures.


 
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DOOM 3 : Lost Mission



Date de sortie : 2012 (?)
Difficulté :



L'add-on Lost Mission est un contenu qui n'est pas sorti de chez son développeur. Est-ce un add-on qui a été annulé suite aux faibles ventes de Resurrection of Evil ? C'est possible, en attendant j'étais assez inquiet de commencer cette petite aventure parallèle. Je m'attendais à un truc un peu nul, bâclé, tout en anglais et en fait c'est tout le contraire ! On nous met dans la peau d'un nouveau Marines pour 8 nouveaux levels, emportés par un scénario ô combien basique. L'intro est reprise d'une cut-scène de DOOM 3 et nous devons fermer un téléporteur géant au cœur de l'Enfer, afin que l'invasion puisse cesser. Une trame un peu bateau et prétexte à arpenter de nouveaux lieux. Mais loin du petit contenu bâclé, tout est traduit en français et nous avons même un doublage dans notre langue (un doublage exclusif et non recyclé des 2 autres aventures comme on aurait pu le craindre). Comme quoi, en réinjectant ce bonus, id Software ne s'est pas foutu de nous. De même, au prorata de la durée de vie, le contenu scénaristique (messages audio, mails) est même plus conséquent que celui de Resurrection of Evil. La durée de vie ? Et bien c'est là que le bas-blesse puisqu'il m'a fallu 3 heures pour l'essorer de fond en comble. Certains prétendent le finir en 1 heure, voire 1 heure 30 mais je ne suis pas du genre à "rusher" comme un goret. Au contraire j'avance doucement, je profite de l'ambiance, je fouille partout… bref je prends mon temps ! Ceci dit, Lost Mission doit être fait après DOOM 3 et Resurrection of Evil, donc 3 heures suffisent amplement pour éviter l'overdose. Dans cet add-on nous visiterons de nouveaux lieux comme les usines EnPro ou les labos Exis (des noms dont on a déjà entendu parler sans jamais les voir). Comme on revient sur Mars City, quelques parcelles de décors ont été recyclées. Il fallait s'y attendre, cependant l'inévitable niveau de l'Enfer est juste génial ! Le design est fabuleux en plus d'être 100% original. Quant au level-design, il est peut-être un peu moins inspiré que dans DOOM 3 mais reste agréable et bien ficelé malgré tout. Après on ne change pas une recette qui marche et id Software a pioché ça et là, les items, les ennemis et les armes dont ils voulaient se servir. Ainsi on retrouve les piles d'énergie, le fusil anti-gravité et le fusil de chasse à double-canon de Resurrection of Evil, quand tout le reste sort du DOOM 3 original. Côté difficulté, ce contenu est sans doute le plus facile de tous car les munitions/armure/soins sont abondants, faisant de Lost Mission un parcours de santé, plus qu'une véritable épreuve de force (mais est-ce vraiment un mal ?). D'ailleurs, on sent que l'ensemble manque d'un chouia de travail avec parfois des éclairages trop basiques (trop clair en fait) et même quelques ralentissements. Sans doute ont-ils manqués d'un peu de temps pour tout fignoler. Attention, ces petits détails ne démontrent pas un développement expédié. Comme je l'ai déjà dit, ce petit add-on n'a pas été bâclé pour autant. Bref, un bonus de qualité qui certes, n'apporte rien d'un point de vue scénaristique, mais reste vraiment excellent pour le fan de DOOM que je suis.


 
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Conclusion




DOOM 3 BFG Edition Note
peut être vu de 2 manières : soit vous êtes un fan (qui ça, moi ?) et avec cette édition vous aurez entre les mains la compilation ultime de la célèbre licence, soit vous ne connaissez pas du tout les DOOM et c'est une belle occasion de s'y mettre. Si bien sûr vous possédez déjà ces jeux-là sur PC ou Xbox, évidemment l'intérêt d'acheter cette compilation est déjà plus modérée. Pour les autres, cette BFG Edition contient DOOM 1, DOOM 2, DOOM 3 et ses 2 add-ons Resurrection of Evil et Lost Mission… Difficile de blamer id Software pour le contenu, même si on aurait apprécier d'avoir en plus Wolfenstein 3D (un peu hors de propos certes mais juste pour le fun :), Final DOOM et DOOM 64… l'édition aurait été vraiment complète. Mais ne serait-on pas entrain de pinailler là ? Personnellement, si c'est vrai que j'ai été un peu déçu par les graphismes de DOOM 3 et de ses add-ons, qui n'ont pas subis de véritable lifting, on ne peut rien dire sur des ombres & lumière exceptionnellement bien gérées et un design futuriste vraiment excellent. On appréciera aussi que sur les 3 aventures de DOOM 3, on obtienne une fluidité exemplaire et que question durée de vie, c'est près de 50 heures de jeu qui vous attendent. Au prix où fut vendue cette compilation (40€ sur consoles et 30€ sur PC), le rapport qualité/durée de vie/prix est imbattable ! Après bien sûr, on peut montrer du doigt des mécaniques qui ont vieillies, mais comment pourrait-il en être autrement avec des jeux sortis entre 1993 et 2005 ? Je vous rappelle que le maitre-étalon des FPS actuels, à savoir Call of Duty 4, date de 2007. Tout ça pour vous dire que DOOM est déjà en lui-même une valeur sûre (évidemment il faut avoir la fibre rétro pour l'apprécier) et que le trio DOOM 3 reste à mes yeux, une superbe aventure. Elle a ses défauts c'est vrai, mais sa difficulté est équilibrée et les énormes (et frustrants) problèmes de lampe ont été corrigés. Ainsi en une compilation vous pouvez découvrir tout un pan de l'histoire du jeu vidéo et même, celui par qui le FPS a commencé à faire son chemin. Alors en toute honnêteté, oui ce DOOM 3 BFG Edition est une bonne affaire et moi "BFG" je le traduis par Big Fucking Games !!




 

 
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Test réalisé par iiYama

janvier 2013