DmC Devil May Cry (PC/X360/PS3)

 






   


Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : janvier 2013
Développeur : Ninja Theory
Adaptation PC : QLOC
Editeur : Capcom
Genre : beat-them-all

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 9Go (PC) / 4Mo (X360) / 1Go (PS3)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : DMC 5
Titre alternatif : Devil May Cry 5
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 1.6 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2.6Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 570 / Radeon HD 6950)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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DmC
Devil May Cry







Sorti en
Reboot ou pas, le scénario est une déception
février 2008, Devil May Cry 4 fut accueilli timidement par les fans. Il faut dire que Capcom avait pris le parti de nous livrer un nouvel héros (Nero) ainsi qu'un gameplay assez différent que ce que proposait Dante. De plus, si on jouait effectivement Dante sur une partie de l'aventure, le fait de refaire le même parcours en sens inverse, a été vu comme un choix facile et assez irritant, venant juste gonfler la durée de vie. Pourtant il est difficile de le nier, DMC 4 reste un sacré bon jeu, nerveux et très beau qui s'est finalement autant vendu que le premier épisode. Annoncé en 2010, Capcom a créé la surprise pour ce 5e opus, tout d'abord en dévoilant que ce serait un reboot, puis en léguant le développement à Ninja Theory (responsable des sympathiques Heavenly Sword et Enslaved) et enfin en dévoilant la tronche très controversée de son nouveau héros. Ce n'est donc qu'au tout début de l'année 2013, soit quelques 5 ans après l'épisode 4, que DmC Devil May Cry sort dans nos vertes contrées. Alors on le sait, les reboots sont à la mode (on le voit bien avec Tomb Raider), tout comme les compilations HD mais est-ce bien suffisant pour relancer une série ? Même si Capcom n'a pas spécialement tirer sur la corde avec cette licence-là (après tout, il n'existait que 4 jeux sortis en 7 ans), il faut reconnaitre que l'actuelle génération de machines a beaucoup fait évoluer le jeu vidéo, puisqu'il est devenu plus occidental, alors qu'en remontant à peine à la PS2, il était encore très japonais. Les américains et leur vision plus musclée des choses, ont donc réussis à imposer leur suprématie, ce que nous, joueurs Européens, on ne peut qu'apprécier (en un sens...). Entrons dans le vif du sujet : comme ce 5e opus est un reboot, c'était l'occasion de revoir les bases de fond en comble. Si bien entendu on joue toujours Dante, cette fois il fera de suite équipe avec son frère Virgil. Dans sa team, il y a aussi Kat et au sein de "l'Ordre" ils devront défaire Mundus, qui a asservi le monde. Oui, Mundus le grand ennemi du premier DMC fait ici son come-back, bien entendu sous une nouvelle forme. Et Mundus ne peut être battu que par un "nephilim", un hybride né d'un père démon (Sparda) et d'une mère angélique (Eva). Et ça tombe puisque Dante et Virgil en sont justement les 2 derniers.


Après au-delà de ça,
Les fans de la série s'y retrouveront vite car les bases sont restées les mêmes
le jeu se veut plus scénarisé que d'accoutumé et le moindre petit détail est l'occasion d'apprécier une nouvelle cut-scène. Plus bavard aussi, si on peut apprécier que le jeu soit en français (une tradition chez Ninja Theory, et une nouvelle fois un bel effort de la part d'un Capcom qui s'occidentalise de plus en plus), il est regrettable que le doublage ne soit pas à la hauteur de la réalisation, et surtout qu'il soit si vulgaire ! Un petit gros-mot de temps en temps je veux bien, mais là c'est vraiment abusé les obscénités qu'on peut entendre. Certes le titre est estampillé en PEGI 16 mais pourquoi en faire tant ? Quant au nouveau Dante, il ressemble beaucoup à l'acteur Hayden Christensen (Anakin Skywalker dans Star Wars Episode II et III) et son look de petit minet lui va finalement bien. Il est impétueux, prétentieux, insolent et plus arrogant que jamais, ce qui colle bien à l'image qu'on a du personnage, et ce, même si ici il est d'apparence vraiment jeune (exit donc les cheveux blancs). Une fois l'aventure lancée, on retrouve les fondamentaux de la série, à savoir les 2 flingues (Ebony et Ivory), une épée (Rebellion) et un gameplay basé sur des combos de folie, visant à expédier les ennemis de vie à trépas avec le plus de classe possible (on retrouve également un système de scoring pour ceux que ça intéresse). Les orbes vertes, les orbes rouges, la même façon d'appréhender les combats, le "mode démon" qu'on active en pressant les 2 sticks et qui permet d'obtenir un regain de puissance... Ninja Theory a repris pas mal d'éléments qui faisaient le passif de la série. D'ailleurs en trouvant des clés (bronze, argent, or...) on pourra ouvrir des portes vaguement cachées (parfois il faut plusieurs clés) qui sont en fait des salles de défis. Les réussir, c'est évidemment obtenir un bonus assez précieux, comme ces orbes qui permettent d'augmenter la jauge de santé. C'est du déjà-vu, certes sous une autre forme, mais ça reste l'un des fondements de la saga. D'ailleurs, les problèmes de caméra sont toujours d'actualité, et ce malgré le changement de développeur et de moteur graphique. A croire qu'ils veulent en faire une marque de fabrique liée à la licence. Maintenant les vraies nouveautés sont les 2 nouvelles armes de Dante : Arbiter et Osiris, qui sont en fait démoniaque pour l'une (une sorte de grosse hache, bien lourde) et angélique pour l'autre (une sorte de faucille).


En pressant
La réalisation surprend et le design séduira à coup sûr
la gâchette gauche ou droite, on active l'une ou l'autre arme, qui offre en premier lieu une nouvelle diversité de coups (la faucille est parfaite pour les attaques de masse, la hache est par contre plus lente mais frappe fort) et en jonglant entre les flingues, l'épée de base et ces deux-là, on peut obtenir des combos de folie, des combinaisons ultra variées et sans équivalant dans la série. Arbiter et Osiris permettent de déjouer de simples puzzles et/ou de débloquer le parcours d'une phase de plate-formes : ouvrir une porte, tirer une dalle pour pouvoir sauter dessus, mais aussi et surtout s'en servir de grappin. Avec le grappin on peut ainsi se déplacer d'un point d'ancrage à un autre, ou encore attirer un ennemi à soi (ou même aller vers lui). Couplé à la "fonction de vol", DmC se pare également de balades assez vertigineuses. Et question difficulté, ce 5e épisode est tout à fait abordable. Si bien sûr vous voulez du challenge, faites-vous plaisir, en attendant en jouant en "facile" le jeu est très accessible et ne nous impose pas de la jouer technique. Les checkpoints sont nombreux (même en plein boss, qui sont avouons-le, assez longs à mettre KO) ce qui limite la moindre frustration d'être tombé dans un trou ou d'avoir raté la dernière séquence contre un monstre de fin de niveau, ce qui rapproche notre actuel DmC avec l'épisode 4. Techniquement, ce 5e Devil May Cry délaisse le moteur de Capcom (le MT Framework) pour celui d'Epic, le Unreal Engine 3. Déjà usité par le développeur sur Enslaved, c'est le gage d'un jeu toujours fluide grâce à un moteur maitrisé. Le nouveau design ne plaira peut-être pas à tout le monde mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est travaillé ! Souvent glauque, voire dérangeant, il y a un vrai travail de fond passant d'un extrême à l'autre, entre contemporain et gothique. Dans tous les cas les cinématiques sont superbes, le jeu est beau, les animations sont fluides... en clair c'est du beau boulot. Maintenant au rang des différences, une fois encore la PS3 arrive bonne dernière avec beaucoup d'aliasing, quand la version PC s'offre du 60 images/seconde et des textures en plus travaillées (la Xbox 360 offrant le juste milieu des 2). Terminons par le son, où je ne reviendrai pas sur un doublage français de qualité assez moyenne, mais vous parlerez plutôt de bruitages efficaces et de musiques pseudo-métal qui collent toujours aussi bien à l'ambiance. Si elles ne sont pas meilleures que par le passé (il leur manque un petit quelque chose pour ça) difficile de faire la fine-bouche et de les trouver hors de propos.



DmC Note
Devil May Cry est un bien joli reboot à une série qui n'en avait pas spécialement besoin, mais qui fait ici, très bien son travail. S'il est vrai que le scénario déçoit un peu et que Ninja Theory a beaucoup (trop ?) repris les idées des anciens épisodes, en contrepartie nous avons de bonnes cut-scènes, un jeu pêchu, nerveux, une bonne réalisation et un titre toujours aussi fun où le "j'me la pète" associé à quelques ralentis du plus bel effet, font toujours recette. Ainsi même s'il ne vaut pas les grands ténors du genre comme God of War III, il reste malgré tout un bon jeu et il part du bon pied pour nous offrir quelques suites, on l'espère, toujours meilleures. Ninja Theory et Capcom tiennent le bon fil, maintenant c'est à eux de savoir l'utiliser avec intelligence. En tout cas nous, on croise les doigts pour ça.



Les -

  • Caméra toujours aussi capricieuse
  • Verbeux mais inutilement vulgaire
  • Doublage français un peu limite
  • Scénario bidon
  • Les +

  • Arbiter et Osiris approfondissent des combats déjà bien pêchus
  • Beaucoup de cut-scènes, bien foutues en plus
  • Les bases de DMC sont reprises à l'identique
  • Un gameplay hyper nerveux
  • Un design très travaillé

  • Test réalisé par iiYama

    juin 2013