Dishonored - Les DLCs (PC/X360/PS3)

 






   


La Lame de Dunwall


Les Sorcières de Brigmore


Testé sur :


Sortie de Dishonored : octobre 2012
Développeur : Arkane Studios
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : action / infiltration

Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement uniquement
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non


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Dishonored

Les Sorcières de Brigmore
La Lame de Dunwall







On le sait, avec la 7e génération de consoles s'est installé durablement un vieux phénomène, celui de l'add-on. Autrefois bien connu des joueurs PC, aujourd'hui tout jeu à gros budget a ses "ajouts" monnayables et qu'on nomme aujourd'hui les "DLCs". Dishonored fut la grande surprise de la fin 2012, avec un scénario intéressant, un design marquant et surtout un gameplay pluridisciplinaire de grande qualité. De plus, pour son premier jeu "grand public", le titre du petit studio lyonnais d'Arkane, s'est très correctement vendu avec plus 3,5 Millions de copies qui ont trouvé preneur. Loin de certaines productions qui nous prennent pour des poires, où le premier DLC sort en même temps que le jeu (parfois même le contenu est inclus sur le disque !), Arkane a pris le temps de correctement développer ses contenus additionnels, puisque si le premier DLC a vu le jour 2 mois après l'aventure principale, les 2 suivants ont mis respectivement 6 et 10 mois pour voir le jour. Vous le savez, ici on porte peu cas des modes multi-joueurs et autres modes compétitifs, préférant (et de loin !) les contenus narratifs. Justement, le premier DLC de Dishonored, Dunwall City Trials, est une extension contenant 10 cartes mettant à l'épreuve les compétences des joueurs en matière de combat, de furtivité et d'agilité. Un classement en ligne permet de comparer ses performances aux autres joueurs... mais vous vous doutez bien que, même si le prix de 5€ est très raisonnable, nous ne nous sommes pas vraiment penché sur son cas. A contrario, les contenus "La Lame de Dunwall" et "Les Sorcières de Brigmore" nous proposent de jouer un personnage alternatif, ayant sa propre histoire à raconter. De plus, sans parler de "bonnes affaires", ces DLCs sont vendus chacun à 10€ pour une durée de vie honorable, ce qui n'est que rarement le cas chez la concurrence. Maintenant voyons ce que ces contenus valent vraiment.




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La Lame de Dunwall



Note :

Date de sortie : avril 2013
Prix : 10€
Volume : 1.5Go (X360) - 2.1Go (PS3)
Titre alternatif : The Knife of Dunwall (US)

La Lame de Dunwall est une extension dans laquelle on incarne le maitre-assassin Daud, celui-là même qui met une claque à Corvo au tout début du jeu principal, tue l'impératrice et kidnappe la petite Emily. Voilà qui, tout du moins sur le papier, s'annonce fort intéressant ! D'ailleurs le jeu s'ouvre sur cette fameuse scène où Daud va commettre l'irréparable (le point de vue est d'ailleurs intéressant). Pensant à l'origine réaliser un contrat comme les autres, finalement il va amèrement regretter son geste et partir en quête de rédemption (la finalité à tout ça vous la connaissez sans doute si vous avez déjà fini Dishonored). Comme dans toute quête un peu obscure, l'Outsider fera également son comeback. D'ailleurs on notera avec plaisir que si quelques nouveaux doubleurs font leur apparition, Daud et l'Outsider ont la même voix qu'à l'origine. Une bien bonne chose pour la pérennité et la crédibilité de notre doublage français. Par ailleurs, notre personnage est bavard, loin du mutisme idiot de Corvo. Quant à l'histoire, dans cette première partie elle s'avère franchement légère. Voulant en quelque sorte racheter ses fautes, Daud va se mettre en quête de réponses, ce qui va le mener à chercher Delilah dans 3 lieux différents, elle-même étant une puissante sorcière habitant dans les ruines du manoir Brigmore. Tiens, tiens, une sorcière de Brigmore... on en a déjà vaguement entendu parler dans Dishonored et surtout, c'est le titre du second DLC, testé juste après. L'axe principal est donc très léger et il justifie à peine les aventures de Daud. Ajoutons à ça que la mise en scène n'est plus essentiellement en vue subjective, puisque tous les chapitres (plus l'épilogue) se présentent sous la forme d'un "graphic novel" avec voix-off. Si dans l'ensemble ça passe, difficile malgré tout de ne pas être déçu par cette mise en scène qui prend la voie de la facilité. Quand au contenu de fond, comme d'habitude on trouvera des dizaines de textes à lire (sous forme de papier écrit à la main, de livre ou de lettre), qui étofferont un peu le sens et les aboutissants des missions. Daud et ses assassins sont les rois des "cligneurs" (souvenez-vous comme ils sont un peu chiants à abattre, à force de se "téléporter", sur la fin de l'aventure principale) et justement, le "clignement" fera parti de notre packaging de base, avec l'Oeil du Vide (qui remplace à la fois la Vision des Ténèbres et le Coeur). Avant chaque mission, nous pouvons faire un petit tour au magasin afin de refaire les stocks (balles, carreaux d'arbalète, potions, upgrades) puisqu'il est naturel de ne pas avoir l'ami Piero sous la main (même si pour le coup, l'utilisation du magasin semble bien moins crédible).


Après, bien évidemment on retrouve les runes et les charmes d'os, afin de débloquer ou d'upgrader certains pouvoirs et/ou certaines fonctions, dont la plupart sont reprises du jeu d'origine. Mais entre nous, l'aventure ne dure pas assez longtemps pour s'investir complètement dans les upgrades (d'autant que les runes sont forcément en petit nombre) et seuls les pouvoirs de base (l'Oeil du Vide et le Clignement) vous serviront vraiment. Petite nouveauté quand même : il existe désormais des "faveurs" où, contre de l'argent, on peut accéder à des codes de coffres plus facilement, obtenir des runes volées ou que quelqu'un réalise un sabotage en notre faveur. Vu ce que ça coute, ce serait bête de s'en priver. D'ailleurs le Clignement se voit agréablement modifié depuis l'aventure de Corvo, avec entre autre un temps qui se fige pendant qu'on vise sa destination. Après ça reste du Dishonored tout craché ! C'est normal vous allez me dire, un DLC n'ayant que rarement vocation a profondément modifier le gameplay établi (pour être franc, je n'ai vu ça que dans Bioshock Infinite : Le Tombeau Sous-Marin 2). Ainsi on retrouve l'arsenal, les fouilles, les déplacements de victimes (mortes ou seulement endormies) ainsi que de nouveaux gadgets comme les mines foudroyantes ou les grenades incapacitantes. A noter tout de même qu'en jouant Daud, les zones semblent plus verticales que jamais, nous imposant d'énormément jouer sur le Clignement (un pouvoir que je vous conseille d'upgrader de suite pour être tranquille). Bien entendu, le titre nous propose comme toujours des maps ouvertes où on peut réaliser diverses missions secondaires, éliminer ses cibles de façon non létale, et réaliser ses objectifs à notre bon vouloir et au choix, de façon bourrine ou tout en subtilité (en furtivité en somme). D'ailleurs on a moins d'état d'âme à tuer un peu tout le monde lorsqu'on incarne un assassin-né (même si ça influe toujours -un peu- sur le déroulement de l'aventure). Malheureusement on retrouve également les petits soucis d'IA du jeu d'origine, ainsi que ses problèmes d'acoustique hyper mal gérée (les voix sont très mal atténuées par les matériaux ce qui fait qu'un gars qui patrouille 2 étages au dessus, parle souvent aussi fort que sous notre nez).


Quant à la durée de vie, elle oscille entre 2 et 5 heures selon votre volonté et votre patience. En effet, jouer furtif et fouiller les lieux mettra toujours plus de temps que de foncer droit au but en tuant tout le monde. Certes le DLC ne comporte que 3 chapitres et à 10€ ça peut paraitre un peu cher, or on a déjà vu des ratios durée/prix bien pires (notamment Mass Effect 3 : Surgi des Cendres, un pur foutage-de-gueule en puissance !). Ici nous visiterons donc 3 lieux, dont 2 nouveaux. Ça commence par l'abattoir de Rothwild qui vous fera "enfin" voir de près les fameuses baleines qui sont à l'origine de cette huile à la fois énergétique et explosive. Bien entendu ça n'a rien d'une promenade de santé et les pauvres bêtes, même si elles sont loin des magnifiques pachydermes marins de notre monde réel, sont victimes d'une véritable boucherie (... une poissonnerie serait plus approprié :). Le second niveau nous emmène dans une zone résidentielle assez banale et le dernier chapitre est sans originalité puisqu'on retournera dans les quartiers inondés, soit le QG de Daud et de ses assassins, un lieu qu'on a déjà connu sous la tutelle de Corvo Attano. Au final, La Lame de Dunwall est un sympathique DLC, même s'il comporte son lot de fausses notes. Entre ses petits bugs qui n'ont pas été réglés (IA, sons...), son scénario bien maigre et au développement atypique/décevant, sa durée de vie un peu faible en ligne droite, son 3e environnement recyclé, sans parler que les nouveautés sont certes sympas mais totalement dispensables... nous voilà face à une contenu qui sert de prémices au DLC suivant (Les Sorcières de Brigmore) mais qui est loin de faire l'unanimité. Reste le plaisir de retourner à Dunwall et de réaliser ses missions de la façon qu'on souhaite et ce, avec ce gameplay toujours aussi agréable et efficace. On conclura malgré tout que l'épilogue arrive de façon abrupte et que la scène finale est loin d'être gratifiante. Heureusement, je n'ai pas eu à attendre 4 mois de plus pour connaitre la suite des aventures de Daud, sans quoi la frustration aurait eu raison de moi...


 

 
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Les Sorcières de Brigmore



Note :

Date de sortie : aout 2013
Prix : 10€
Volume : 2Go (X360) - 2.8Go (PS3)
Titre alternatif : The Brigmore Witches (US)

Les Sorcières de Brigmore est la deuxième (et dernière) extension scénarisée de Dishonored dans laquelle on incarne une nouvelle fois Daud. Il s'agit de la suite directe du DLC précédent (La Lame de Dunwall). Avant d'entrer dans le vif du sujet, sachez que le jeu détectera automatiquement la présence d'une sauvegarde liée au précédent DLC, auquel cas il vous sera possible de conserver vos choix, votre score, votre niveau de chaos global et bien entendu le matos précédemment acquis (runes, charme d'os, pouvoirs débloqués, améliorations...). Entièrement basé sur son prédécesseur, Les Sorcières de Brigmore propose l'exact gameplay et la même mise en scène un peu "facile" du précédent add-on. Après avoir suscité l'intérêt de la sorcière Delilah, puisque Daud la cherche sur les bons conseils de l'Outsider, notre maitre-assassin (qu'on découvre encore un peu plus) va finir le boulot. S'il est clair que les aboutissants du précédent scénario n'étaient pas très clairs, les développeurs nous offrent un final mieux ficelé et aux révélations fort sympathiques. Bien entendu Daud vit ici ses derniers jours en tant qu'assassin, puisqu'en finissant l'aventure principale de Dishonored, vous avez choisi vous-même le sort de cet homme en quête de paix intérieure. Si vous vous êtes toujours demandé si mamie Chiffon était une sorcière à part entière, ce n'est pas ici que vous trouverez réponse (c'est dommage car j'aurai vraiment apprécié de la revoir et d'en apprendre plus sur ce personnage étrange). A la place, Daud continue sa quête, ce qui le mènera dans la prison de Coldridge (celle-là même d'où Corvo s'échappe) afin de libérer une certaine Lizzy Stride, seul capitaine capable de naviguer jusqu'au manoir Brigmore. La tuile c'est que la bougresse a été victime d'une mutinerie et que son bateau est aux mains de ses anciens matelots. On prend donc la direction de Drapers Ward. Une fois le bateau de retour dans les mains de sa propriétaire, on file droit jusqu'au manoir des sorcières. Une fois encore Arkane n'a pas pu s'empêcher de recycler un lieu connu, heureusement les 2 suivants sont originaux. On notera d'ailleurs que les jardins du manoir sont assez jolis et bucoliques, et que la scène finale est relativement insolite.


Maintenant on retrouve cette mise en scène "du pauvre" à base graphic novel, accompagnés de la narration de Daud en voix-off. Cette scénarisation bien chiche laisse rarement place à de vraies cut-scènes, ce qui est bien dommage. Sans doute que les développeurs ont voulus apporter quelque chose de différent vis à vis de l'aventure de Corvo, ou avaient-ils la flemme de tout simplement faire mieux... difficile à savoir. Après on reste sur les rails tracés par le précédent contenu, en retrouvant les "faveurs", ce magasin qui s'ouvre à chaque début de chapitre (vous l'avez compris, il y en 3, comme précédemment), les mêmes armes, les mêmes pouvoirs et ce game-design tout aussi riche en possibilités, nous laissant le choix de l'approche directe et brutale, ou alors le soin de tout bien fouiller et de gérer son avancée de façon furtive. Si on a déjà affronté des sorcières dans La Lame de Dunwall, sachez qu'ici elles sont nettement plus nombreuses et agressives ! Accompagnées de molosses envoutés, les combats ont tendance à vite devenir longuets, stressants et difficiles. Autant dire que sur le dernier tiers de l'aventure, la furtivité est largement conseillée (ou alors on profitera du pouvoir qui permet d'invoquer un assassin allié : c'est bien pratique, même si le chaos vient alors à plafonner). Enfin la durée de vie oscille entre 3 et 6h selon votre façon de jouer, ce qui est encore une fois correct pour un DLC vendu à 10€ (même si au final, il aura fallu débourser 20€ pour connaitre l'intégralité de ce scénario annexe). En conclusion, Les Sorcières de Brigmore offre un bon contenu, peut-être un poil moins inspiré au niveau des missions à accomplir, mais nettement mieux développé au niveau du scénario. Le lot de ces 2 DLCs nous invite à vivre les dernières missions de Daud et c'est loin d'être désagréable. Même si les nouveautés se font rares et que la mise en scène est décevante à plus d'un point, difficile ensuite de bouder son plaisir tant Arkane Studios a pris son temps pour développer ces contenus afin de nous livrer une histoire parallèle bien sympathique. Maintenant pour répondre à l'inévitable question "ces 2 DLCs sont-ils des incontournables ?"... je pense franchement que non. Malgré leurs qualités, ils n'apportent pas grand chose à la trame de fond et restent par conséquent, dispensables pour bien des joueurs.


 

 
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Test réalisé par iiYama

dernière mise à jour : juin 2015