Diablo III (PS3/X360)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2013
Développeur : Blizzard Entertainment
Editeur : Blizzard Entertainment
Genre : hack'n slash / aventure

Support : Blu-Ray (PS3) - DVD (X360)
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : propriétaire dédié au jeu
Moteur physique : Havok
Difficulté : variable selon certains critères...

Multi-joueurs : 4 joueurs en local et online
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 9.5 Millions (tous supports)


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Diablo III








Diablo 3 (oui j'évite
L'histoire est finalement assez convenue mais les vidéos sont d'une qualité vraiment impressionnante !
les chiffres romains pour ne pas qu'on s'emmêle les pinceaux :) aura été longtemps attendu... attendu au tournant aussi. On n'est pas successeur du faramineux Diablo 2 sans conséquence, après tout. Car réussir à remplacer 12 années de règne est un pari risqué et les époques qui séparent les 2 softs ont un rôle prépondérant dans le constat (le test en fait) qui suit. Quant à cette version console de ce gros hit PC, il aura fallu attendre 16 mois pour qu'elle voit le jour ! Et oui, comme à son habitude, Blizzard prend tout son temps... Diablo 3 nous replonge en Sanctuary, ce monde onirique servant de décors à la saga. Nous nous retrouvons des siècles après les faits relatés dans Diablo 2. Scénaristiquement le jeu ne cassera pas trois pattes à un canard : c'est le retour imminent et machiavélique de Diablo... Sinon ils auraient dû changer le nom du jeu et ça l'aurait pas fait coté commercial, hors on sait bien que Blizzard aime ce qui est commercial. On a droit à une petite pirouette scénaristique plus ou moins prévisible mais rien de fantastique. C'est convenu, mais ça reste dans un certain ordre d'idée pour le genre, un genre qui n'a jamais brillé là dessus. Le tout nous est servis avec un efficace mélange de vidéo "peinture" du plus bel effet (en tout cas moi j'apprécie le style et l'originalité), de vidéos en image de synthèse juste hallucinantes et de cut-scènes utilisant le moteur graphique (et donc pas terribles). L'ensemble sert son but honorablement, avec un pic d'intérêt pour ces sublimes vidéos, et un gouffre pour les dédales interminables constituant le gameplan. Inégale dans sa mise en scène donc, l'ambiance du jeu est à la fois un peu là et ailleurs. Ce qui fait l'enrobage du jeu, c'est surtout son univers au final. Fort de ses références à la saga, replonger dans Sanctuary s'avère aussi agréable qu'intéressant. La diversité des décors et le design de ces derniers font terriblement mouche, et ce même si techniquement c'est sans mordant. Comme quoi un jeu peut être simplement innovant ou audacieux à défaut d'être une bête de technicité, notamment dans ces versions consoles qui sont bien palaudes face au PC. Le joueur peut incarner un avatar choisi parmi 5 classes. Le reste des choix se situent au niveau du sexe, qui n'a aucun impact sur le jeu mais qui affecte forcément votre apparence de manière unique. Aucun autre paramètre ne modifiera celui-ci : pas de coupes de cheveux, pas de traits de visages, de couleur des yeux, rien ! Donc en gros, lorsqu'on joue en ligne, on a une chance sur 10 de tomber sur un clone de soi, ce qui, vu l'époque où on est, fait tâche. Mais bon, soit... Le personnage va évoluer de façon très dirigiste : à la manière des jeux récents (surtout ceux de chez Blizzard) les caractéristiques augmentent automatiquement en fonction de notre classe et on débloque les compétences au fil des niveaux. Les caractéristiques suivent le syndrome WoW (World of Warcraft) : au début ça a un sens de gagner 2 en force par niveau, à la fin c'est juste absurde vu que le moindre équipement ira gonfler votre caractéristique de 500. Mais bon, c'est du déjà vu, et je ne suis même pas sûr que ça ne choque pas que moi. En définitive votre personnage est le reflet de son niveau et de son équipement (mais on reviendra sur ce point).


Les compétences ne
Le gameplay propose quelques nouveautés mais globalement, ça reste du hack'n slash pur souche
répondent plus à un arbre de talents, qui fit la joie des joueurs du précédent opus. Non, désormais on débloque ces derniers avec le niveau et on en choisit un certain nombre (jusqu'à 3 passif et 4 actifs). Ce choix peut se faire et se défaire sans pénalité (il faut simplement être hors combat) ce qui tue tout principe de personnalisation à long-terme. Finalité : on adapte le personnage aux passages que l'on suit, voir on copie un "build" réputé efficace, et basta. On faisait déjà ça avant, mais ça avait plus de conséquences, plus de cachet que maintenant. Question d'accessibilité nous dira-t'on : il faut bien admettre que c'est aux gouts de certains (les débutants) et ça ne le sera pas à d'autres (les "vieux de la vieille" les férus de Diablo). Le système de compétences met en avant un certain nombre de compétences actives (habilement disposé sur les touches du pad) qui peuvent ensuite se voir associer un effet au choix via des runes (qu'on n'a pas besoin d'avoir, c'est juste un choix à cocher). Concrètement ça donne naissance à des déclinaisons d'une même capacité (car l'effet ajouté fait une sacré différence niveau usage). L'idée est sympathique, mais au final le choix tourne vite en rond car on a vite des combinaisons bien plus utiles que d'autres. Tout le personnage se résume donc à son équipement. On retrouve là sans doute ce qui se rapproche le plus de Diablo 2 : des objets en nombre incroyable, des effets en pagailles, etc. Comme avant, on obtient la plupart de notre équipement en tuant des monstres. Blizzard a changé un peu son système pour éviter que les "runs" de boss ne se forment à nouveau, ainsi ces derniers ne donnent de super item qu'une seule fois. Conséquence, pour "farmer" et "droper" en masse il faut se balader, et ça c'est un bon point. Car le "farm" va très vite constituer l'épine dorsale du jeu, alors autant que ce soit bien fait. Le système de chasse a été repris, bien qu'il permet désormais de mettre une gemme sur chaque pièce et non plusieurs dans certaines comme à l'époque. Un truc gênant en mon sens (mais c'est chacun son avis) c'est ce parti-pris des gros chiffres, façon WoW (depuis au moins Burning Crusade). Voilà qu'on gagne 500 en force (et encore c'est gentillet) pour atteindre des valeurs du genre 3000 et quelques. Sérieusement, les gars, vous ne pouvez pas faire un effort d'hégémonie ? Déjà rien qu'en divisant tout par 10, ce serait du pareil au même mais la lisibilité serait juste meilleure. Ca titille peut être les ados en manque de sensations fortes (et on parle là que de nombres) mais pour moi c'est juste dérangeant d'avoir des valeurs inutilement dantesques. Si sur PC j'ai eu des nausées de jeune femme enceinte, tout ça à cause d'un Hôtel des Ventes franchement honteux où Blizzard s'en foutait plein les poches sans rien faire, pour cette version console l'une des pires facettes du titre a disparu ! Et il faut dire que si l'Hôtel des Ventes "pouvait" avoir un intérêt, c'était aussi la porte ouverte à tous les déboires, capables de littéralement vous pourrir l'expérience de jeu (en achetant le meilleur matos, plutôt que de le dénicher soi-même par exemple).


De même,
L'interface et la jouablité ont été adapté pour être plus accessible et confortable au pad
on ne parle plus de connexion permanente. Alors certes j'aime jouer sur PC, mais faut reconnaitre que les consoles ont aussi leurs avantages. De même on notera que la prise en mains a été bien adapté au pad (au passage on gagne même un mouvement d'esquive, réalisable via le stick droit : pratique en cas de grosse mélée), le jeu est toujours aussi agréable à pratiquer, l'interface a été revue, simplifiée pour être plus accessible (manette oblige), comme quoi hack'n slash et consoles peuvent très faire bon-ménage, Diablo III et des titres comme Torchlight en sont de très beaux exemples. Alors, malgré ces questions de gameplay, quand est-il du plaisir de jeu ? Et bien Diablo 3 a du peps' !! Il est rapide, fluide, efficace. Les actions sont empruntes de puissance et d'héroïsme, les personnages semblent forts et surpuissants comme des Dieux. En fait on en vient même à plaindre les hordes démoniaques tellement le massacre dans leurs rangs est sanguinaire et sans pitié. C'est juste une boucherie sans nom... Non pas qu'on y prenne pas de plaisir, c'est même particulièrement appréciable, c'est juste que le jeu est relativement simple à prendre en main, les capacités s'imbriquant naturellement dans une stratégie de jeu collant à la classe que l'on joue. La vue isométrique (en 3/4) n'est pas un frein au plaisir, bien au contraire, et permet une bonne lecture de l'action. Si je dois faire une comparaison malheureuse, je dirais que c'est sans commune mesure bien plus fun à jouer qu'un Dark Alliance (pourtant Dieu sait si j'aime ces jeux là !). La difficulté est un sujet plus tendancieux : si autrefois Diablo était synonyme de challenge, avant même sa sortie sur console on pouvait dire que la licence s'était déjà bien ouverte à un large public, au point que certains disent désormais que le jeu est dénué de challenge. Ceci dit une chose est sûre : en mode normal, si on joue au jeu pour l'histoire (iiYama si tu m'entends ^_^), ce sera facile. Tellement facile qu'on aura même plus envie de faire des choix : tout passe, et ce, sans avoir à réfléchir. Seuls les boss nécessitent parfois des petites stratégies d'appoint, mais rien qui exige une coordination entre joueurs lorsqu'on joue à plusieurs. C'est ce manque d'investissement nécessaire qui, au final, gâche un peu le tableau : on vit l'aventure comme on voit le paysage passer en voiture... Au début le jeu ne comptait que 60 niveaux de personnage, conclue par conséquent, en très peu de temps. Par la suite Blizzard y a ajouté un niveau supplémentaire, dit de "Parangon", qui fait office de prestige (plus que de levier de puissance effectif), bien plus chronophage. Cet aspect finition du personnage, qui propose de tuer son temps pour un gain minimum, n'est pas pour déplaire car c'est le juste milieu entre "casual" et "farmeur" : pas de fossé gigantesque entre les 2, juste un p'tit trou et le gameplay du joueur qui en découle.


La construction des
Techniquement c'est joli mais ça reste un cran en dessous de la version PC
niveaux est aléatoire. Au delà du coté prévisible de ces aléas, on retrouve surtout un coté redondant exacerbé : on parcourt le jeu de couloirs en couloirs, d'une scène à l'autre. Par moment on est en présence de lieux un peu plus ouverts, contenant des zones facultatives, mais comme le tout se résume à "basher du mobs" sans trop réfléchir, on ne voit finalement que le décor changer et non les mécanismes. C'est une constante dans le genre, mais il faut le préciser malgré tout. Visuellement Diablo 3 a toujours été de facture si moyenne que seul son design valait vraiment le détour. Il y a des lieux vraiment classes et qui fédèrent, tel que le monde des anges. Le jeu n'est pas désagréable, bien au contraire, mais on est loin de trouver ici des prouesses technologiques. Les décors sont variés, mais étrangement, le contraste de couleurs vif et chaud, est ici atténué. Je me suis longtemps demandé pourquoi Blizzard mettait autant de temps à sortir le jeu sur consoles, car techniquement la version PC (si jolie soit-elle) n'avait rien d'exceptionnel et nos vieilles consoles nous ont prouvés bien des fois qu'elles étaient capables de mieux. Bref, Diablo III est enfin là et forcément, c'est moins joli que sur PC. C'est légérement moins détaillé, il y a un peu d'aliasing... maintenant soyons francs, le portage est (globalement) une réussite. On retrouve avec plaisir tout ce qui fait le charme du titre, de ses ambiances à ses éclairages, de ses animations à sa violence visuelle. Alors graphiquement on y perd un peu, mais le design fait toujours mouche et globalement, c'est très réussi. Notez également que les temps de chargement sont très courts, ce qui fait toujours plaisir (en tout cas, plus que l'inverse :). Enfin les scènes en peintures animés (comme l'intro) sont vraiment superbes, pour qui apprécie ce genre d'effets (attention toutefois, on est loin des planches à 2 sous de nos jeux dématérialisés, ici Blizzard a fait du bon boulot, c'est clairement d'un autre niveau). Les scènes en images de synthèses mettent forcement d'accord : ça claque ! Là on sent le coté "perfectionniste" que veut se donner Blizzard. Niveau sonore le tout est assez explosif : des bruitages détonants pour des combats qui envoient du steak. Les créatures sont dotés de cris et de râles très réussis. Le doublage est d'excellente qualité, savoir-faire et précision made in Blizzard oblige.



Bon alors Diablo 3 Note
c'est quoi ? C'est un petit frère bien plus commercial que Diablo 2, ça ne fait aucun doute ! Facilité d'accès à tous les niveaux : difficulté, prise en main, système de jeu. Le soft est accessible à tout le monde, se révélant bien plus facile qu'un Mario récent. Cette accessibilité a un prix : le jeu ne propose plus qu'un contenu prémâché voire préchié, comme tout jeu ultra commercial du moment (ou de Blizzard). Pour un vieux comme moi, Diablo 2 a représenté de longues et inlassables heures de jeu. Mais ce besoin d'antan n'est plus forcément le même de nos jours. Le public d'origine ayant partiellement changé, Diablo 3 a raté son racolage dans ce sens là. Il a cependant réussi à récupérer de nouveaux adeptes, plus enclins aux travers des jeux de notre époque, et ce n'est donc pas un ratage complet. Les temps changent, les gens changent, c'est ainsi. Bref, Diablo 3 est un jeu qui saura diviser autant qu'être apprécié. Tout dépend des points de vue et surtout de la génération du joueur. Pourtant il fera l'unanimité que Diablo 3 n'aura pas le succès retentissant de Diablo 2 (même si le 3 s'est plus vendu que le 2, mais après 12 ans le marché n'est plus du tout le même et cette comparaison n'a finalement pas lieu d'être). La faute aussi à un jeu qu'on aura attendu BEAUCOUP TROP LONGTEMPS (faut pas se foutre de notre gueule non plus, il ne faut pas 12 ans pour faire un jeu, et encore moins 16 mois pour l'adapter sur consoles !) et qui au final, n'est pas vraiment ce que les fans attendait de lui. Pour autant le soft reste un excellent jeu vidéo, dans la ligné du savoir-faire Blizzard, preuve s'il en fallait qu'un bon jeu n'est pas nécessairement dénué de controverses. Il faut donc prendre Diablo 3 pour ce qu'il est : sans doute le meilleur hack'n slash du moment, et non pour ce qu'on aurait aimé qu'il soit, le hit absolu qu'on jouera pendant encore 10 ans. Ca c'est plus possible. Quand à notre tardive version console, contre toute attente elle est très réussie ! Cet honteux Hôtel des Ventes et cette pénible connexion obligatoire ont disparus au profit d'une prise en mains adaptée au pad. Interface agréablement revue et gameplay savoureux, nous font oublier que techniquement, ces portages sont un cran en dessous de la version PC. Malgré tout, l'ensemble tient incroyablement la route et pour certains, ces versions seront même plus sympas à jouer que celle d'origine. En clair, Blizzard a pris son temps mais a fait du bon travail, puisque Diablo III n'a rien perdu de sa superbe en débarquant sur consoles et va rester pendant quelques temps, le meilleur hack'n slash disponible sur nos vieilles machines...



Les -

  • Pas de paramétrages de son personnage
  • Les graphismes ont soufferts du portage
  • Un scénario finalement assez convenu
  • Techniquement, on a vu mieux
  • Les +

  • Une interface adaptée et une prise en mains très agréable au pad
  • Les peintures scénaristiques sont magnifiques
  • Une bande-son réussie dans tout son ensemble
  • Tout le casting de la série a répondu présent
  • On ne parle plus d'Hotel des Ventes
  • Les vidéos sont hallucinantes !!
  • Un design très réussi
  • On se sent puissant
  • Un bestiaire riche


  • Test réalisé par Aquel

    novembre 2013