Deus EX Human Revolution (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : août 2011
Développeur : Eidos Montréal
Editeur : Square Enix
Genre : RPG - FPS

Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 17Go (PC) / 67Mo (X360) / 2.9Go (PS3)
Moteur graphique : Crystal Engine
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) / 720p (PS3)

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Compatible 3D (consoles) : non
Multi-joueurs : non

Abréviations : Deus EX HR - DEHR
Titre alternatif : Deus EX 3
Prix au lancement : 70€ (consoles) - 50€ (PC)
Score des ventes : 3.3 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (GeForce GTX460 / Radeon HD5850)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 4Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Deus EX

Human Revolution



On entend
Le gameplay est franchement génial et la jouabilité est parfaite
toujours parler de Deus EX comme d'une révolution du jeu PC. Sorti en 2000, il alliait les mécanismes du FPS à celui du RPG, voire même du jeu d'infiltration. Invisible War fut la suite directe d'un premier opus qui aura marqué à jamais une génération de joueurs, mais celui-ci aura énormément déçu. La simplification radicale du gameplay, l'influence d'un besoin marketing et une ouverture au grand public, ont gâchés ce qui s'annonçait à l'origine comme un très gros jeu. Il n'empêche que même si je n'ai pas joué longtemps à Deus EX, maintenant je connais un peu mieux le sujet et je reconnais qu'une "vraie suite" avait tout pour plaire, surtout avec les techniques actuelles. Fort de ce passif encore largement ancré, Eidos Montréal a planché plus de 3 ans sur le développement de ce 3e épisode. Une suite (en fait une préquelle) qui était attendue de pied-ferme par les fans et qui avait aussi la double mission de rallier un plus large public (ce qu'Invisible War n'avait pas réussi) et de réconcilier les fans. Alors oui, encore une fois j'ai joué à un RPG (occidental) mais il faut dire qu'après Dragon Age Origins, The Witcher et surtout les Mass Effect, le genre ne me fait plus peur. Et puis j'estime, tout à fait personnellement, que Deus EX est plus un FPS/infiltration largement porté sur l'aventure, qu'un véritable RPG. On est loin d'un Dragon Age avec sa jouabilité en demi-contrôle lors des combats et encore plus loin d'un Final Fantasy, où les combats s'effectuent via des menus. Non ici on contrôle un personnage en vue subjective et les éléments d'RPG s'imbriquent au gameplay, enrichissant un jeu qui dans le fond, n'est pas vraiment porté sur l'action. C'est un point de vue que je défends (normal c'est le mien :) et des RPGs comme celui-là, pas problème, j'en veux tous les jours ! Car si j'ai du mal avec les ambiances heroïc-fantasy, par contre dans les atmosphères super futuristes, je me sens comme un poisson dans l'eau. Pour entrer dans le vif du sujet, ce 3e épisode de la saga se déroule 25 ans avant les événements de Deus EX premier du nom, en l'an 2027. Le joueur y incarne Adam Jensen, chef de la sécurité chez Sarif Industries. Mais un soir qu'il travaille normalement, les locaux de Sarif sont attaqués et de son côté, Adam se fait défoncé et il est laissé pour mort. Réduit à l'état de sac de viande, son patron (David Sarif) va tout faire pour le sauver et même s'il était contre l'idée, ce sont finalement les "augmentations" qui lui sauveront ses membres, et au final, la vie. Les augmentations sont ce fantasme des "technologues" qui visent à incorporer, à greffer des implants neuraux, des membres bio-mécaniques ou encore des facultés avancées, sur un corps humain. Le sujet commence à peine à faire parler de lui puisque la science actuelle avance et les progrès fait en ce sens sont assez impressionnants.


Déjà abordé
La mise à couvert a une grande utilité. D'ailleurs le jeu est ouvert à plusieurs tactiques
par des films comme Clones ou AI, l'évolution humaine est boostée par ces implants, l'Homme est "augmenté" au point qu'il finit par remettre en question l'existence de Dieu, au profit d'un autre culte : celui plus accessible et palpable de la machine, pourtant créée par l'humanité elle même. Evidemment tout ça donne à réfléchir sur le devenir de notre race et sans dire que le jeu essaie d'apporter des éléments de réponse, il a le bon gout de faire en sorte qu'on se pose les bonnes questions. 6 mois après l'opération de la dernière chance, on retrouve donc Adam Jensen, remis sur pieds et plus vraiment humain. L'ossature, les bras, les jambes, même ses yeux sont désormais bioniques. L'avantage, c'est qu'étant donné sa mission (trouver les raisons de l'attentat), ses augmentations lui facilitent la vie. Ses yeux intègrent un HUD dynamique, ses bras lui donnent une force surhumaine et il inclut même un module de piratage des terminaux. Avant d'en arriver à parler de tout ça, il faut savoir que l'histoire est assez énorme. Si au début du jeu on tombe un peu sur un univers dont on ne comprend pas grand-chose, très vite on s'aperçoit que le background est super travaillé. Des journaux électroniques (très class' d'ailleurs) nous tiennent informés de l'évolution des événements, l'univers est particulièrement fouillé et l'histoire est terriblement accrocheuse. Côté mise en scène, on a droit à des vidéos créées avec le moteur graphique, puis retravaillées off-line et parfois agrémentées d'images de synthèses. Le résultat est assez probant et c'est sans doute ces vidéos-là qui ont ornées les trailers dont le Net nous régale depuis des mois. Car en plein jeu, le rendu est nettement moins bon. La faute à un moteur graphique qui n'est pas très en forme et surtout, à des modélisations à 2 vitesses et dont les animations sont affreuses. De même il faut oublier les expressions faciales et en plus, la désynchro labiale attend un tel niveau, que c'en est RI-DI-CU-LE ! Je le dis souvent et le redis encore, comment à l'heure actuelle, des jeux à aussi gros budget peuvent encore se permettent de piétiner ce que des jeux de 2004 réussissaient à la perfection ? C'est vraiment que les développeurs ne font aucun effort sur le sujet et puis c'est tout. Et c'est vraiment dommage car l'écriture est d'un excellent niveau, les vidéos sont dans l'ensemble très bonnes (bien que trop sombres), donc cette synchro totalement ratée nous gâche un peu les dialogues. Et comme ça fait plus de 80% du jeu (les dialogues avec les PNJs étant, comme toujours dans un RPG, très nombreux), difficile de lui accorder un crédit plus élevé sur ce chapitre. Voilà sans doute la raison principale qui fait que Deus EX : Human Revolution ne peut prétendre à la note maximale (et c'est bien dommage).


Les zones sont plus ou moins ouvertes,
Gagner de l'XP pour ensuite pouvoir s'acheter de précieuses upgrades
on peut vraiment fouiner le moindre recoin et on peut parler avec beaucoup de monde. Certains ne nous offrent que des phrases préétablies, d'autres ouvrent à un vrai dialogue (les personnages secondaires notamment) voire même à des missions secondaires. A ce moment là, on retrouve un peu comme dans Mass Effect, plusieurs choix de réponses, des choix qui auront bien entendu une certaine influence sur le déroulement de l'aventure. Etre du même avis que l'interlocuteur ou au contraire le fustiger pour ses actes, ne donnera évidemment pas les mêmes résultats. A noter également que le jeu dispose de 4 fins différentes, pour 4 morales différentes. C'est uniquement à ce moment là que le jeu prend position, selon votre choix final. Les fins sont vraiment sympas et voir les 4, c'est avoir 4 points de vue qui, dans l'ensemble, se tiennent tous. Car je le dis souvent, "la vie est une question de point de vue qui entraine des choix". Ma phrase fétiche n'aura jamais été aussi vraie… Le gameplay est évidemment hyper étoffé. D'abord on retrouve l'inventaire évolutif (comme dans le premier Deus EX) où on peut utiliser des objets, en combiner certains, le réorganiser à sa convenance… un peu comme dans Resident Evil 4 (dommage que la réorganisation automatique foute le bordel à chaque fois). Quant au surplus, l'aventure est jalonnée de vendeurs en tout genre, qui permettent d'acheter des munitions, des armes, des objets utiles mais aussi de vendre tout le matos dont on n'a pas besoin (vous vous doutez bien que pour gérer tout ça, un système monétaire entre bien sûr en ligne de compte). Dimension RPG oblige, les actions et les missions nous rapportent de l'expérience (XP). Cette XP évolue ensuite en "point de dynamisation", soit des points de modifications : on peut dés lors acheter de nouvelles compétences. Dés le départ, Adam peut pirater les terminaux de niveau 1 mais il faudra booster ses compétences pour accéder aux terminaux de niveaux 2 à 5. Ensuite on peut upgrader son inventaire (qui passe du simple au double), doper sa force (pour par exemple briser des murs fragilisés), sa santé, augmenter des capacités diverses comme courir plus longtemps (le mec est presque entièrement bionique mais au début il ne peut courir que 3 secondes… enfin bref) mais aussi des notions nettement plus subtiles comme des implants neuraux qui permettent de mieux cerner une personnalité, pour mieux la persuader lors d'une discussion. Mais la plus utile reste sans conteste le camouflage optique où, tel le Predator, on devient invisible pour mieux se déplacer sans être vu. Ce n'est pas nouveau (Crysis ?) mais ça reste toujours aussi efficace. En clair, augmenter ses capacités a un réel impact sur l'évolution de l'aventure et les possibilités, bref les actions réalisables par Adam. Si au début le bonhomme ne peut porter que des cartons (et ce malgré ces 2 bras de Robocop), plus tard il pourra soulever de lourdes charges, ce qui peut l'amener à déplacer sa couverture, à découvrir de nouveaux passages et/ou chiner des objets rares.


Mieux encore,
Si on pensait le scénario prévisible, en réalité il réserve quelques bonnes surprises. de plus on a souvent le choix entre plusieurs réponses et certaines prises de position sont lourdes de conséquences
on peut fouiller pas mal de choses (placards, bureaux, ordinateurs pour lire les mails…) ainsi que les cadavres. Et afin d'éviter d'éveiller les soupçons, on peut également déplacer les corps, histoire de les mettre hors de la vue de tous. En ça Deus EX Human Revolution me rappelle Splinter Cell et Metal Gear Solid 4, puisque l'infiltration et la manière douce, détournée, est un excellent moyen d'arriver à ses fins. Véritablement ouvert à plusieurs approches, on peut toujours négocier de plusieurs façons : contourner les ennemis sans tuer personne, tuer tout le monde de façon sournoise en prenant bien garde de planquer les cadavres, ou encore aller droit au but en rentrant dans le tas... tout est possible ! Mais l'infiltration reste bien entendu la meilleure solution, surtout à difficulté élevée. A ce propos, j'ai vraiment apprécié d'avoir un jeu facile lors du "mode easy", un mode qui présente la difficulté en nous disant : "racontes-moi une histoire". Et c'est exactement comme ça que j'envisage un jeu vidéo. Je joue pour l'histoire, l'évasion, le plaisir qu'il me procure, pas pour me prendre la tête avec une difficulté acerbe et frustrante. Eidos Montréal a tout compris et le mode easy "vous racontera une histoire", sans pour autant vous gâcher le plaisir. Après au niveau des combats, ça s'apparente à du KILLZONE 2/3 ou à du Rainbow Six VEGAS. En somme tout est vu à la première personne, mais d'une simple touche Jensen se met à couvert et la vue passe alors à la 3e personne. On passe facilement d'une couverture à l'autre, on se met en joue, on se déplace à l'abri… une solution éprouvée et très efficace, d'autant que le système de visée est très bon et que l'armement est de premier ordre. Tien en parlant d'armes, on profitera d'un design assez sympa pour les armes (même si pour 2027 le sniper à verrou fait franchement arriéré), et surtout de bruitages comme je les aime : vifs, puissants et de qualité ! On sent que les développeurs ont tout fait pour rendre les affrontements dynamiques, et s'il est vrai que sa dimension RPG rend le jeu très subtil par rapport à un FPS normal, il n'empêche que les combats sont pêchus et vraiment très agréables. Pour ce qui est du doublage, la VF est de bonne qualité. Ce n'est pas ce que j'ai entendu de mieux, mais sur le secteur il y a clairement pire. Finalement c'est plutôt la piètre qualité des cut-scènes qui rendra les dialogues moins intéressants que dans un Mass Effect par exemple.


J'en rajoute
Les villes sont bondées d'une armée de clones aux gesticulations robotisées. Fort heureusement, le design est absolument énorme !
une petite couche sur le fait que la désynchro est un peu honteuse pour un jeu de 2011 et enfin le casting, s'il est de bonne essence, n'est pas non plus irréprochable. Par exemple beaucoup de personnages ont une voix qui ne colle pas du tout à leur physique et surtout, on parle à une armée de clones qui ont tous la même voix ! Niveau diversité, Eidos Montréal s'est vraiment raté. De plus, le sampling du doublage semble correct mais étrangement, les voix tapent beaucoup dans l'aigu. Si comme moi vous jouez avec un son assez fort ou avec un casque, ça peut se révéler assez pénible. Après il est clair que ça suffit amplement pour apprécier l'aventure... surtout que cette fois on n'a pas besoin de s'enquiquiner avec des sous-titres, et moi je suis le premier à apprécier ça. Dernier point du son, les musiques sont tout simplement géniales ! Souvent hypnotisantes, elles ont ce charme Electro à la fois hypnotique et qui donne un caché inimitable à un univers futuriste. Finalement Deus EX Human Revolution fait exactement ce que j'attendais de Portal 2 et si le jeu de VALVe avait eu une telle bande-son, le plaisir en aurait été décuplé. C'est mélodieux et tellement magnétisant (ça me rappelle la BO de Mirror's Edge ou celle du film TRON Evolution), qu'il m'est difficile de ne pas apprécier le formidable travail des musiciens. Enfin les graphismes divisent, car d'une part on a un design absolument mortel et de l'autre quelques textures bien crades voire même des modélisations à 2 vitesses avec des animations dépassées d'au moins 5 ans. Avant toute chose, le jeu fonctionne sous un moteur conçu par Crystal Dynamics. Pas tout à fait clair sur le sujet, il semblerait qu'en fait Human Revolution fonctionne sous le moteur de Tomb Raider Underworld (sorti en 2008). Sur PC, je ne m'énerverai pas une énième fois sur le fait que seul le pad Xbox 360 est pris en charge mais la version 1.0 souffrait de temps chargement absolument innommables. Avant de commencer réellement le jeu, j'ai voulu voir ça de mes yeux et effectivement, c'était vraiment n'importe quoi. Heureusement le dernier patch en date (le 1.1.622.0) amenuise ces loadings d'au moins 50%, ce qui dans un sens soulage et dans un autre nous fait nous poser une question : si un simple patch de quelques Mega-Octects a été capable de rattraper ça, pourquoi n'a-t'il pas été implanté dés le départ et surtout, pourquoi la version 1.0 est-elle si longue ? Qu'est-ce que peut bien faire le jeu, que la nouvelle version ne fait plus ?


En tout cas ça
Trop de voix se répètent mais à côté de ça, les bruitages et les musiques sont parfaits
ne m'a pas empêché d'avoir quelques crashes avec retours intempestifs au bureau et d'être surpris de voir que le jeu est compatible DirectX 11. Pourquoi faire ? On sent bien que techniquement il a été avant tout étudié pour les consoles et DirectX 9, et puis quand on voit le résultat, on estime également que la réalisation accuse dés sa sortie, des années de retard. Car tout le souci de Human Revolution est un peu là : la réalisation ne fera baver personne (où alors uniquement ceux qui n'ont pas touché à un jeu vidéo depuis 2005). Je l'ai déjà dit, il suffit de voir la gueule des cut-scènes pour s'apercevoir que les modélisations sont tantôt exceptionnelles (Adam Jensen en tête de liste et plus généralement les personnages ayant un minimum d'importance) tantôt c'est vraiment minable avec des cheveux de playmobil, des proportions non respectées, des tronches de poupées en plastique… et encore ça c'est rien à côté des animations. Lors des dialogues, c'est sobrement n'importe quoi, les mecs ne se regardent même pas, les mouvements sont "robotisés", ils font des gestes qui n'ont parfois aucun sens et les expressions faciales sont simplement inexistantes. Bonjour l'immersion ! Du coup les cut-scènes et les séances de dialogues sont totalement ratées !! Heureusement, dans tout cet élan de pessimisme, le design rattrape énormément ce fiasco technique. Adam Jensen arbore un look tout à fait attrayant et qui rappelle sans mal Neo de Matrix (quoique les bras bioniques me font plutôt penser à GUNNM). Et puis il faut le dire, les décors s'en sortent mieux que les personnages et cette ambiance hi-tech, souvent dans des tons froids (aluminium, verre) ou au contraire ambrés, donne un cachet unique et vraiment attrayant. C'est même la première chose qui m'a vraiment attiré vers ce titre-là : Human Revolution jouit d'un design fantastique que Ridley Scott n'aurait pas renié pour son Blade Runner ! Comprenez bien que la note des graphismes est compensée par ça, qui atteint un tel niveau de performance, qu'on en oublie presque le pitoyable résultat lorsque le moindre personnage ouvre la bouche. Et je pense d'ailleurs que c'est pour ça qu'on ne peut pas modeler le visage de son personnage car pour donner vraiment du corps à certaines scènes, les développeurs ont été obligés de créer des vidéos, là où Bioware par exemple, se contente d'utiliser son moteur graphique tout du long. Mais bon, niveau réalisation (et "réalisation" seulement) c'est sûr, les 2 développeurs ne sont pas au même niveau.



Malgré mes critiques, Note
Deus EX : Human Revolution est pour moi un très grand jeu. Je l'avoue, jusqu'au dernier moment j'étais comme les fans : sceptique. Mais moi je n'avais aucune arrière pensée par rapport au passif de la licence, j'avais juste peur que la dimension RPG soit trop envahissante, au détriment du reste. Et bien il n'en est rien, l'aventure est équilibrée (même si les combats restent finalement assez rares, d'autant plus si vous optez pour une approche subtile) et surtout, l'histoire va vous accrocher à votre siège. Je le reconnais volontiers, depuis le test de Mass Effect, même les plus grands jeux ont eu du mal à me "faire rêver". Avec ce titre-là, dont je n'attendais rien finalement puisque je n'estime pas connaitre suffisamment le premier Deus EX pour aimer ou pas l'univers proposé, j'ai véritablement adorer me coller le nez sur l'écran pendant des heures, à suivre les aventures de ce héros modifié et modulable, dont l'histoire est passionnante. Alors je pense que j'en ai dit suffisamment long sur les défauts du jeu pour ne pas revenir dessus, des tares génétiques qui font de lui un excellent titre mais qui rate un 19/20 auquel il aurait pu prétendre. Maintenant je n'espère qu'une chose : si suite il y a, je croise les doigts pour que les développeurs restent sur la même voie et qu'Eidos Montréal arrive à nous offrir un jeu au moins aussi génial. En attendant, je vous conseille vivement de vous pencher sur son cas, à moins que les jeux scénaristiquement profonds ne vous intéressent pas, que les gameplays ouverts vous rebutent ou qu'un design fantastique, hi-tech, séduisant et hypnotique ne vous fasse ni chaud ni froid. Là je pourrai vous dire que vous êtes blasé(e) des jeux vidéos et qu'à ce stade là, il faudrait peut-être changer de hobbie...



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Test réalisé par iiYama

octobre 2011 (mise à jour : mai 2015)