Darksiders II (multi)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : août 2012 (X360/PS3/PC) - novembre 2012 (Wii U)
Développeur : Vigil Games
Editeur : THQ
Genre : beat-them-all / aventure

Version testée : Française
Version logicielle : 1.2
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3) / 1 iDensity (Wii U)
Espace disque nécessaire : 10Go (PC) / 1Mo (X360) / 8Mo (PS3)
Moteur graphique : Phoenix Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (X360/PS3) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (Wii U) / 70€ (X360/PS3)
Score des ventes : 1.9 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 768Mo de VRAM (type GeForce GTX260)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GTX 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : max


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Darksiders II








J'ai personnellement
L'histoire commence fort puis se trouve vite noyée sous un déluge de missions sans intérêt
d'excellents souvenirs du premier Darksiders. Sorti début 2010, il fut la grosse surprise de cette année-là, en proposant un scénario original (ce n'est pas tous les jours qu'on vit les péripéties d'un Cavalier de l'Apocalypse), un gameplay fouillé, une aventure longue, riche et une réalisation du tonnerre ! Bref, pour son tout premier jeu, le studio Vigil Games a joué un coup de maitre dans cette grande partie de poker qu'est le monde du jeu vidéo. D'ailleurs la presse fut unanime et les joueurs l'ont apprécié, puisque le jeu s'est tout de même vendu à hauteur de 2 millions d'exemplaires. Il est donc tout à fait naturel que le studio de développement se soit immédiatement attelé à une suite. Malheureusement on ne le sait que trop bien, après 2 ans et demi de développement, THQ battait sérieusement de l'aile et Darksiders II fut l'un des derniers grands titres que la firme édita (la déclaration de faillite fut rendu publique quelques mois plus tard). Peut-on y voir ici une relation de cause à effets ? C'est probable car nous allons le voir dans ce test, il semblerait que les équipes en charge de cette suite, aient manqué de temps et/ou d'argent. En résulte une séquelle vraiment excellente mais qui pêche par ambition. A présent, voyons ça en détails voulez-vous… Dans cette suite, on ne joue plus GUERRE comme dans le premier opus, mais MORT. D'ailleurs, si j'ai apprécié d'avoir un intitulé français dans le premier jeu, cette fois on parle de "Death". Pourquoi parler anglais ? On peut poser sur la table 2 raisons : tout d'abord parler de "mort" n'est peut-être pas si facile (encore que, les pays anglophone n'ont pas le choix que je sache), ensuite que voulez-vous, sans doute que ça "claquait" plus d'utiliser le patronyme anglais, que ça faisait plus dans le "style". Arrff pauvre France, plus personne ne respecte ta belle langue tu sais… Bref, on joue donc Death (et ça m'arrache de l'écrire ainsi -_- ) qui, bien conscient que son frère est dans la mouise jusqu'aux genoux, part de son côté chercher des réponses et au passage, grâce à l'Arbre de Vie, il veut redonner vie aux innocents qui furent victimes de ce fléau. Pour se faire, il devra réaliser moult missions mais accéder à l'Arbre de Vie ne sera que le début de son aventure car très vite la mission se "déplace" sur l'anéantissement de la Corruption, une entité qui est entrain de ronger les mondes. Malheureusement, si le premier Darksiders savait justifier son histoire avec beaucoup de précision, il est nettement plus difficile de faire de même ici. Bien souvent Death se voit attribué de la basse-besogne, et l'histoire (qui démarre très fort) se voit diluée à l'infini. Par exemple, pour avoir l'aide d'un roi, il faudra d'abord libérer ses vassaux, eux-mêmes veulent qu'on réalise des sous-quêtes et tout est comme ça : l'histoire s'étire en longueur, n'avance qu'au compte-goutte et peu à peu, le fil conducteur se perd.


De plus,
L'une des grandes forces du jeu, c'est son aspect "loot" et merchandising. Une belle nouveauté !
l'univers ainsi que le fond de l'histoire, semblent si éloignés de la première itération, qu'on n'en retrouve pas l'essence, l'ambiance si particulière qui nous avait autrefois charmé. Et puis je regrette un peu que Death n'apparaisse jamais dans le premier jeu, de même que GUERRE n'apparait jamais dans celui-ci : ça "coupe" un peu le lien entre les 2 titres. Si on ajoute à ça que les révélations sont franchement maigres, on a vite fait d'être un peu déçu. Car on n'apprendra rien de plus sur le destin de GUERRE, si tant est qu'il y en avait besoin. En effet, ceux qui ont finis le premier jeu savent que l'épilogue se suffisait à lui-même et qu'il n'y avait finalement pas besoin de revenir dessus. Or ici, dès le départ on nous propose une vision nouvelle de ce conflit entre les forces du bien et celles du mal, avec pour promesse un récit alternatif du périple de GUERRE, le pourquoi et le comment on en est arrivé là (encore que, une nouvelle fois, le premier jeu n'avait pas vraiment de ça). Mais vous n'aurez rien et comme évoqué, pour avoir enchainé les 2 jeux à la suite, cette séquelle semble tellement éloignée du premier opus, que le lien entre les 2 jeux n'est vraiment pas évident. Durant les phases de dialogues, à la façon d'un Mass Effect, on pourra choisir ce qu'on veut dire, même s'il n'y a là que des questions et qu'aucune réponse ne nous amène à des choix. Le plus frustrant dans tout ça, c'est qu'à la fin les développeurs auraient pu nous donner "le choix" pour offrir 2 fins possibles mais nous n'aurons jamais ce genre de subtilités. Par contre le studio Vigil Games nous offre désormais une superbe synchro labiale, gérée en temps réel. Certes le rendu est loin d'égaler la grosse référence en la matière (Half-Life², qui reste le grand manitou de la synchro depuis 2004 !), notamment parce que les mouvements de la mâchoire ne sont pas très fluides, mais on salue ce bel effort qui nous évite, dans notre doublage intégralement en français, d'avoir nos habituels ventriloques. Et puis certaines scènes sont vraiment impressionnantes et le gigantisme de certains sprites, ne sont pas sans rappeler un certain Shadow of the COLOSSUS. Chevauchant son cheval Despair (désespoir en français, tout un programme…), le cavalier verdâtre, avec son masque et ses cheveux mi-longs, me font un peu penser à Predator. Pas vous ? Non vraiment pas ? Bon c'est pas grave, c'est moi qui doit avoir l'esprit tordu alors… Il n'empêche que les références à la pop-culture sont nombreuses comme Death qui court tel un corbeau (on peut y voir des références au film The Crow ou aux mangas japonais), l'Arbre de Vie/Mort rappelle l'Arbre-Maison d'Avatar ou encore la "Corruption" de la vallée, fait un imparable plagiat de l'Oeil de Sauron (Le Seigneur des Anneaux). Ainsi comme dans le premier opus, les développeurs se sont beaucoup inspirés de la culture moderne, ce que certains (comme moi) apprécient, et d'autres décrient en montrant lâchement du doigt le peu d'inspiration du jeu, qui se permet de n'être qu'un pot-pourri d'idées piochées çà et là. Ce qui est également réducteur, vous ne trouvez pas ?


Il n'empêche
Cette suite se joue de façon nettement plus subtile que le premier. C'est une bonne chose mais...
que Darksiders II se veut cette fois plus dans "l'esprit" d'un RPG (notez bien les "guillemets"). En effet, si le premier jet était sérieusement linéaire, ici l'aventure est menée en 2 phases : d'abord il y a un vaste monde totalement open-world (on peut aller où on veut), puis il y a les donjons, qui eux, reprennent la configuration initiale. Dust (poussière en français), le corbeau de Death, sera notre nouveau guide. Si dans les donjons il ne sert pas vraiment, par contre dans les plaines il trouve toute son utilité, tout comme cette mini-map toujours aussi pratique (notez que désormais, il est possible de faire des voyages instantanés via la carte principale, ce qui évite de longs trajets pour revenir au point de rendez-vous). Dans les plaines (open-world je le répète), il y a diverses quêtes annexes à réaliser mais en bon "zelda-like" qu'il est, il faudra au préalable débloquer certains "pouvoirs" tels que le grappin (nommé l'Etreinte de la Mort) ou récupérer le flingue, afin d'accéder à certaines zones jusque-là inaccessibles. Car hors donjon, il y a pas mal de petites choses à faire, ce qui est excellent pour la durée de vie. D'ailleurs la durée de vie est vraiment longue car sans réaliser 100% des quêtes annexes, le titre m'a tenu plus de 25 heures, sans parler de son excellent taux de rejouabilité (new game+, etc…). On notera très vite que cette séquelle change assez radicalement les aspirations du premier opus, qui se voulait très axé sur l'exploration mais aussi sur les combats. Désormais, l'exploration prend une place encore plus importante dans le jeu, avec notamment grâce au "loot" (ramassage d'objets). Ce qu'on rapprocherait désormais d'un Diablo (si si j'vous jure !), nous offre une profondeur de gameplay assez intéressante : on ramasse de l'or mais aussi et surtout énormément d'équipement (des armes, des pièces d'armures, des talismans). En rentrant dans le menu, il sera alors possible d'équiper notre personnage avec ce nouveau stuff (équipement) et d'en améliorer les capacités (oui, exactement comme dans Diablo). Le surplus de matos peut ensuite être revendu (à Vulgrim ou à d'autres marchands), afin de récolter plus d'or et de pouvoir se payer de nouveaux objets, débloquer de nouveaux combos ou acheter des potions (il est d'ailleurs sympa de "modeler" son personnage en fonction de ce qu'il porte, même si au fond, ça n'a rien d'exceptionnel). Tout cet aspect "loot" et merchandising apporte un vrai plus à la profondeur du titre. Toujours plus axé sur l'aspect RPG, Death pourra améliorer ses aptitudes via un arbre de compétences (et donc, grâce à de l'XP), un aspect déjà présent dans le premier opus mais de façon édulcorée. Je rajouterai que pour se soigner, on parle désormais de potions (et non plus de cristaux) avec une utilisation très simplifiée.


Death est
... la caméra est une catastrophe !! Déjà bien merdique contre un seul boss, ça devient vraiment n'importe quoi s'il y a beaucoup d'ennemis à l'écran :(
bien plus maigre que son frère GUERRE, donc les combats prennent une tournure bien différente. En effet, notre personnage est équipé de faux (scindée généralement en 2 parties, pour faire plus classe :), mais il peut aussi manier une seconde arme, généralement plus lourde. Si avec celle-ci il frappe plus fort, il est aussi nettement plus lent. Dommage qu'on ne puisse toujours "jongler" à la volée entre les 2 types d'armes. Reste que Death est bien moins puissant que son frère, résultat il encaisse moins mais se veut bien plus agile et rapide. Du coup, on la joue bien moins bourrin et on utilisera avec jugeote, le salvateur mouvement d'esquive. Car si vous jouez à cet épisode 2 comme dans le premier, vous allez droit dans le mur ! Vous l'aurez donc compris, les combats sont nettement plus subtils, d'ailleurs Death paye en or et non plus en âmes, ce qui fait qu'on a bien moins de "finish moves" qu'autrefois (dommage :/ ). Mais la plus grosse faute du jeu est là : la caméra est catastrophique !! En effet, une nouvelle fois, on subit de gros problèmes de lock et de caméra. Le lock manuel est parfait tant qu'un seul ennemi est à l'écran (comme un boss) sans quoi c'est le foutoir, et le lock automatique est au moins aussi désastreux ! Quant à la caméra, déjà assez pénalisante dans le premier opus, elle est ici désastreuse ! Dés que l'action s'échauffe un peu, elle part dans tous les sens et nuit littéralement à la bonne appréhension des combats ou à la lisibilité du niveau. Le pire étant l'affrontement contre de grands boss (la vue de "recule" pas, ce qui fait qu'on n'a jamais de vision globale de l'affrontement) ou pire encore, lorsque le jeu se prend des airs de Dynasty Warriors, avec des combats massifs contre 10 à 20 ennemis et où on ne voit plus rien du tout !! Résultat, si les combats se veulent (globalement) plus techniques, comment voulez-vous jouer de façon subtile, éviter les coups adverses, si vous-même ne voyez rien dans cette mélasse, cet amoncèlement d'ennemis qui se rue sur vous, cette bouillie de polygones qui s'enchevêtre ? Résultat, on bourrine la touche d'action et on prie pour en sortir vivant… Ces problèmes, déjà mentionnés en 2010, semblent s'être aggravés, ce qui me force à adresser un gros carton rouge au développeur, qui n'a même pas cherché à corriger ça (c'est même à se demander s'ils n'ont pas cherché à la rendre plus mauvaise, tant parfois c'est n'importe quoi !).


Etant donné
Sur un plan purement technique, Darksiders II déçoit un peu mais...
que Death est plus agile que son frangin, il en reprend naturellement les mouvements mais en apporte aussi de nouveaux, comme courir sur les murs façon Prince of Persia. Les phases de plate-formes restent toujours simples à exécuter mais je regrette encore une fois d'avoir quelques petits soucis de jouabilité avec par exemple un personnage qui refuse de courir sur le mur et qui finit inexorablement dans la lave. Heureusement, les fausses manœuvres ne sont pas punitives et on ne reprend jamais bien loin de son point de chute. Quant aux énigmes, elles m'ont personnellement beaucoup rappelé Tomb Raider (pas celui de 2013, plutôt les épisodes Legend - Anniversary - Underworld). Toujours ingénieux, mais jamais pénibles à résoudre, les puzzles pimentent agréablement les donjons. Maintenant soyons honnêtes, Darksiders II accumule aussi les fautes de gout. En effet, il est frustrant de voir Death sauter plus haut qu'une corniche sans vouloir y poser les pieds, ou refuser de se raccrocher aux bords. Ou encore, de devoir se démener pour déverrouiller l'accès à un coffre, en voyant très bien que notre gringalet serait tout à fait capable de passer en 2 barreaux. Ok il faut bien faire un jeu, je le sais que trop bien, mais ces limitations "invisibles" sont vraiment frustrantes et si dans le premier épisode elles étaient minimisées au maximum, ici on les subit en permanence ! Un peu de cohérence ne serait pas un luxe… Darksiders II fonctionne toujours sous le moteur Phoenix Engine, épaulé par le moteur physique Havok. Si le premier jeu affiche de belles performances et un design absolument somptueux (le coup de crayon de Joe Madureira n'y étant pas pour rien), il sera malheureusement plus difficile d'en dire autant pour cette séquelle. Attention, le jeu n'est pas moche, loin de là ! Encore une fois, le design est très recherché et vraiment aguicheur. En fait, ce qui me chiffonne, c'est que le design semble si éloigné du premier, qu'on peine à y retrouver l'ambiance. De même, si les étendues sont nettement plus vastes qu'autrefois, beaucoup de textures sont "crasseuses", l'ensemble parait moins détaillé (même dans les donjons) et on subit de nombreux bugs, notamment de très fréquents lags, voire même des ralentissements. Pareillement, le streaming fait très mal son travail car en entrant dans une zone il n'est pas rare que le jeu se fige un instant, pour avoir le temps de charger ses données (je parle bien sûr des versions consoles car sur PC…).


Ce ne sont
... les vastes étendues et surtout un design somptueux, rattrapent bien la donne :)
là que des détails, pas forcément très gênants je le reconnais volontiers, cependant lorsqu'on présente une suite, après 2 ans et demi de développement, il est naturel d'être plus exigeant et d'attendre un jeu mieux fini, non ? Or ici, il semblerait que ce soit tout l'inverse ! Est-ce par manque de temps ? Est-ce par manque de moyens, vu que THQ était en train de couler et qu'ils ont sans doute fait du forcing auprès de Vigil Games pour qu'ils terminent leur jeu le plus vite possible ? Je ne saurai dire, mais on sent bien que ce Darksiders II manque de peaufinage, qu'il est moins "carré" et précis que son prédécesseur. Après, il faut quand même reconnaitre que si l'aspect technique pêche, à contrario le design est vraiment sympa et que dans l'ensemble, ça reste beau. On reste notamment impressionné devant certains colosses (comme les boss) qui imposent une taille fort respectable. Maintenant, dans le petit jeu des comparaisons, si les versions PS3 et Xbox 360 sont à peu de choses près identiques, la version Wii U (dont c'est l'un des jeux line-up) peut laisser perplexe. En effet, si je trouve naturel que cette suite voit le jour sur les 3 autres supports, puisqu'ils ont connus le premier épisode, je trouve déjà moins justifiable d'y voir apparaitre cette édition. Oui je fais un peu de chauvinisme assumé. Sortie 3 mois après les autres (en même temps que la console en fait), techniquement cette édition profite de contenu supplémentaire (sans doute pour inciter la patience des acquéreurs à prendre celle-ci plutôt qu'une autre), la "mablette" apporte aussi des fonctionnalités sympathiques (comme une gestion simplifiée, via l'écran, de l'inventaire ou le fait de pouvoir jouer en nomade) cependant, techniquement c'est cette version la moins bien fournie, car elle subit encore plus de bugs que les 3 autres. On peut mettre ses faiblesses (notamment de framerate) sur le compte d'une machine qui vient à peine de sortir et qui est donc mal-maitrisée, ou alors sur les faibles capacités de la console (sortir une console de 8e génération d'une puissance à peine égale à la Xbox 360 qui date pourtant de 2005, il est clair Nintendo nous refait le coup de la Wii et se fout un peu de notre gueule !).


Enfin,
Les musiques sont somptueuses et on apprécie une agréable synchro labiale
si la version PC profite naturellement du meilleur framerate, eu égard à sa puissance décuplée face à nos "vieilles consoles", il est malgré tout regrettable que les résolutions d'écrans soient limitées au Full HD et que les options soient si maigres, notamment en réglages graphiques. En clair c'est un portage propre du jeu console, mais sans aucun ajout et qui au final, n'est même pas plus beau. Un conseil tout de même : jouez au pad car au clavier/souris, c'est juste insipide. Terminons par l'aspect sonore du titre avec tout d'abord, d'excellentes musiques. Si j'émettais la critique que la bande-son était trop effacée dans le premier épisode, désormais elle se veut nettement plus présente. Composée par le talentueux Jesper Kyd (la série des Assassin's Creed, la série des Hitman, les Borderlands…), la bande-son est souvent planante voire hypnotique. Posant une ambiance plus médiévale qu'autrefois, elle est aussi bien plus mélodieuse, bref c'est un enchantement ! Le seul regret que j'aurai à formuler, c'est qu'une fois dans les donjons, elle ne change qu'à de rares occasions (lors des combats parfois) ce qui fait que nous avons souvent la même musique (superbe, certes) pendant de très longs moments. Mais qu'à cela-ne-tienne, j'ai été véritablement charmé par les musiques. Maintenant il est sûr que les bruitages sont déjà moins performants, en étant moins "percutants" qu'en jouant GUERRE. Est-ce fait exprès, pour démontrer même par le son, que Death frappe moins fort, que le gameplay est moins violent qu'autrefois ? Ma foi, c'est possible… Enfin le doublage français est d'une qualité honorable. Je ne reviens pas sur cette étonnante synchro qui manque tant aux jeux actuels, et je résumerai en disant que l'ensemble tient bien la route. Certes on a ouïe mieux, sans doute plus impliqué et professionnel, maintenant c'est loin d'être aussi lamentable que certains blasés le prétendent. Dans le casting on retrouve quelques voix connues, comme Laëtitia Lefebvre et Rehlinger Boris (qui double Death), le doubleur officiel de Colin Farrell et Jason Statham. Et je trouve justement, que sa voix se prête bien à l'exercice. Maintenant, malgré le démantèlement de Vigil Games suite à la faillite de THQ, espérons qu'un épisode 3 soit en développement, qu'on appréciera un titre de grande qualité même si avouons-le, il ne sera pas forcément simple de faire un jeu avec les cavaliers Conquête et Famine (les frères de Guerre et Mort)…



Certains Note
viendront vous dire que ce Darksiders II est meilleur que le premier. A mon humble avis, c'est faux ! Tout d'abord parce que techniquement, on sent bien que cette suite est un cran en dessous, malgré de belles ambitions. Les bugs (lags, ralentissements), un streaming mal géré, un lock loufoque ou une caméra ultra pourrie-merdique (!), nous font dire que le jeu aurait gagné à être peaufiné quelques mois de plus. Malheureusement, face à la plongée abyssale dont l'éditeur THQ a été victime, on se doute que le studio de Vigil Games n'a pas eu d'autres choix que de sortir le jeu un peu à la hâte. De même, on fustigera un scénario franchement délayé qui, en plus d'une ambiance radicalement différente du premier, nous fait penser que cette suite n'en est pas vraiment une. Ainsi vu de mes yeux (car comprenez bien que ce que j'écris n'engage que moi), je préfère le premier Darksiders, qui était nettement mieux maitrisé et ce, sur bien des rapports. Maintenant, si tant est qu'on puisse comparer les 2 jeux (puisque finalement, ils sont très différents), il faut le reconnaitre que malgré ses failles, Darksiders II impose de très belles nouveautés comme tout cet aspect loot/RPG qui donne une profondeur de gameplay que le premier opus n'a pas. De même, il est plus porté sur l'exploration et la plate-forme, les combats étant au passage moins nombreux et (la plupart du temps) plus subtils. Bref, comme d'habitude, tout est affaire de gout et de point de vue. Darksiders II reste donc, malgré ses défauts, un excellent titre. Le design accroche par une pâte artistique forte, la durée de vie (entre scénario principal et quêtes annexes) est très longue, le jeu est vraiment agréable à jouer… en somme cette suite est bon jeu, même si à sa sortie en 2012, il subit la comparaison d'une forte concurrence (God of War III ? Castlevania : Lords of Shadow ?). Et puis vu la qualité du premier jet, n'étions pas en droit d'être exigeants ? Je pense que si mais il serait franchement dommage de se laisser démotiver par ses défauts, car j'ai eu plaisir à parcourir cette seconde aventure. Encore une fois on y joue sans regarder le temps passer, et c'est bien là, la marque de fabrique des bons jeux.



Les -

  • Globalement la réalisation est moins bonne que dans le premier épisode
  • L'histoire part comme une fusée mais s'étiole au fil du jeu
  • Trop éloigné du design et de l'ambiance du premier opus...
  • Une version Wii U techniquement un cran en dessous
  • Une caméra CA-TAS-TRO-PHIQUE !!
  • Une version PC pas meilleure
  • Du DLC à tout va !
  • Les +

  • Grosse durée de vie et bonne rejouabilité
  • Une synchro plutôt réussie
  • Une excellente bande-son
  • C'est vraiment fun à jouer
  • Les trajets instantanés
  • Loot et marchandising
  • Un sacré design !

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2013