Borderlands (PC/X360/PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : octobre 2009
Développeur : Gearbox Software
Editeur : 2K Games
Genre : FPS / RPG

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 8Go (PC) / 4Mo (X360) / 2.4Go (PS3)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en local, 4 joueurs online

Prix au lancement : 45€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 5 Millions (tous supports)


Configuration minimum (PC) :
CPU : 2.4Ghz
RAM : 1Go (XP) ou 2Go (Vista/7)
VIDEO : avec 256Mo de VRAM (type série GeForce 8 ou Radeon R8xx)


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Borderlands








Ca y est,
La fine équipe au complet
c’est officiel, Borderlands 2 est daté, et à cette occasion je ne puis résister, et je vous présente aujourd’hui la tuerie qu’est le premier opus. Borderlands, c’est quoi ? C’est tout simplement le dernier bébé (sans compter Duke Nukem Forever, on fait tous des erreurs après tout) de Gearbox Software, studio connu principalement pour la série Brothers in Arms, FPS tactique et historique où l’on tue des nazis, pas de grande prise de risque donc. En revanche, en donnant vie à la licence Borderlands, le studio est bel et bien sorti des sentiers battus en s’attaquant à un FPS à éléments RPG, pour un résultat unique, surprenant, et surtout terriblement aguicheur. Le jeu étant avant tout tourné vers l’action, le scénario n’est pas particulièrement travaillé, sans toutefois être totalement dénué d’intérêt. Nous sommes sur Pandora, planète désertique devenue poubelle après que différentes sociétés aient exploité son sol riche en minéraux et ses habitants au QI moyen à peine supérieur à celui d’une éponge. Mais la planète est surtout célèbre pour une ancienne légende : il y aurait, enfouie quelque part, l’Arche, qui contiendrait des artefacts aliens et des richesses au delà de l’imagination. Le joueur incarnera donc un mercenaire chasseur de trésors qu’il choisira parmi les archétypes classiques de personnages de jeux de rôle, chacun ayant droit à sa petite capacité spéciale : le gros, brutal, vigoureux et solide, qui pourra en une seconde passer en mode berserker, hurlant et frappant de ses poings gros comme des jambons tout ce qui passe à sa portée, le chasseur, qui privilégiera les snipers, envoyant son aigle attaquer ses ennemis en lui ramenant des richesses supplémentaires, le soldat équilibré, avec sa tourelle déployable, et enfin la petite maigrichonne sexy qui sous ses airs fragiles n’hésitera pas à passer dans une autre dimension pour devenir invisible aux yeux des ennemis afin de mieux les frapper, ou même pour se tirer sans difficulté d’une situation peu enviable.


Le jeu étant jouable
Ames sensibles, s’abstenir, pluies de sang en prévision !
jusqu’à 4 en coopération, c’est donc une fine équipe que l’on pourra aligner face à l’hostile faune de Pandora.Le gameplay est donc simple mais efficace : le joueur ira chercher sa quête chez le PNJ ou sur le panneau de missions du coin, et on retrouve là aussi la marque classique du jeu d’action orienté RPG, puisque les missions se résumeront bien souvent à tuer tel méchant, récolter telles fleurs pour que grand mère fasse sa potion, ou aller activer telle babiole pour pouvoir passer à la prochaine ville ou zone de jeu, prendre son véhicule et aller détruire x ennemis... Enfin, soyons honnêtes, ces quêtes seront surtout un prétexte pour dégommer et vider Pandora de ses rebuts dans la violence la plus totale, récoltant au passage expérience, armes et argent, que l’on pourra dépenser dans la boutique de munitions, d’armes, ou d’améliorations du coin. L’expérience, parlons-en. Chaque personnage dispose de son propre arbre de compétences qu’il améliorera niveau par niveau, à force de quêtes ou de "farming" intensif. Parce que oui, il faut l’admettre, dans Borderlands, c’est la planète entière qui en veut à votre vie. Et les menaces sont diverses : ça hurle, ça vole, ça rampe, ça creuse, ça crache, ça mord, ça galope, ça tire... sur Pandora, faire une pause pipi sera votre dernière erreur. Une autre des forces de ce jeu est le système de "loot" aléatoire des armes : chaque arme trouvée est unique, avec ses capacités spéciales, ses caractéristiques selon son constructeur... De plus, il n’est pas rare de trouver certaines armes couplées à des éléments, et donc de voir nos pauvres victimes fondre, brûler, griller, ou même tout simplement exploser en morceaux. Et c’est là qu’est tout l’intérêt du jeu : défourailler sans trop réfléchir ! Seul ou entre amis, il faut bien admettre que réduire ses ennemis en charpie, et repartir en ne laissant derrière soi que des tas de viande calcinée, fort d’un sentiment de travail bien fait, c’est toujours jouissif.


La difficulté
Les graphismes pourront déplaire mais certaines prises de vue n’en sont pas moins somptueuses...
et les "loot" s’adaptant au nombre de joueurs, vous l’aurez compris, le vieil adage est ici bien approprié, plus on est de fous, plus on rit. La vingtaine d’heures que propose le jeu, pour peu qu’on soit bien accompagné, sera donc simplement un moment de pur délire à l’hémoglobine. Et comme pour parachever le tout, une fois le scénario fini, il est possible de le recommencer, armes et niveaux conservés, le monde de Pandora s’adaptant à votre niveau. Quant à la réalisation, les avis divergent radicalement, surtout concernant les graphismes en cel-shading. Si beaucoup (comme moi) tomberont sous le charme d’une Pandora type cartoon sans grand réalisme à l’écran, assumant pleinement son décalage, pour son cynisme, son humour noir ou même son côté kitsch assumé, bien d’autres seront plutôt repoussés par le genre et pleureront le feu classique graphisme plus ou moins photo-réaliste. Il faut aimer donc, mais que ça plaise ou non, il faut admettre que la modélisation des personnages est réussie -on notera d’ailleurs un bestiaire relativement vaste- les textures, sans être extraordinaires, sont plutôt jolies, et le tout est globalement agréable à regarder et fluide du début à la fin. Résultat satisfaisant pour un FPS dans un monde ouvert, même si l’on regrettera un certain manque de variétés d’environnements. Notons d’ailleurs que durant nos longues promenades sur ce sol hostile, les différentes musiques d’ambiance qui nous accompagnent seront bien appréciées, de la petite chansonnette douce au morceau plus épique synonyme de calme avant la tempête. De plus, les nombreux bruitages des diverses bestioles ou populations locales de Pandora nous rappelleront fréquemment que nous ne sommes pas si seuls. Quant aux doublages, les dialogues avec les PNJs seront rares, mais on aura tout de même droit à une VF correcte.



Avec la naissance de Note
Borderlands à un très bon FPS orienté RPG, qui s’offre à nous avec un gameplay des plus classiques, mais pas moins efficace, sous couvert d’une ambiance second degré et de graphismes tout en cel-shading. Amusant en solo, démentiel en coop, avec un bon challenge niveau difficulté et des "loots" uniques. On parcourra ce vaste monde pendant une vingtaine, voire une trentaine d’heures pour finir le scénario une première fois, en poussant le vice jusqu’à dépasser largement la cinquantaine pour le refaire en mode "New Game +". Espérons maintenant que sa suite sera à la hauteur des espérances, car pourrir une licence comme celle-ci serait purement criminel. Enfin bon, verdict en septembre prochain.



Les -

  • Les phases en véhicules sont
    trop anecdotiques
  • Les graphismes ne feront pas
    que des heureux
  • Trop de désert tue le désert
  • Aucune customisation
  • Les +

  • Durée de vie et challenge à la hauteur
  • Un gros bestiaire (incroyable tout ce
    que l’on peut tuer)
  • C’est beau, c’est fluide, c’est vaste...
  • Des armes comme s’il en pleuvait
  • Ca pète dans tous les sens
  • Démentiel en coopération


  • L'avis d'iiYama : cliquez pour ouvrir



    Test réalisé par Kusny

    mars 2012