BLACK (Xbox / PS2) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 


La version Xbox est compatible avec :

   


La version PS2 est compatible avec :




Sortie mondiale : février 2006
Développeur : Criterion Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : DVD
Version logicielle testée : v.19.627.20.1901
Moteur graphique : RenderWare (Criterion)
Difficulté :

Temps de jeu : 8 heures
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€





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BLACK









BLACK a
BLACK est l'un des rares jeux d'action développé par Criterion, le spécialiste des jeux de courses musclées
beaucoup fait parler de lui à sa sortie en février 2006, sur PS2 et Xbox. Le plus étonnant, c'est qu'en novembre 2005 est sortie la Xbox 360, et pourtant aucun portage n'a vu le jour sur cette "next gen" (ceci dit la version Xbox est rétrocompatible, ainsi que sur Xbox One et Xbox Series X/S et il fait parti des jeux disponibles sur le Game Pass - tout du moins à l'heure où j'écris ces lignes).
BLACK (oui ça s'écrit en majuscule, allez savoir pourquoi) est un FPS ultra bourrin (Arcade diront certains) développé par Criterion, le studio spécialisé dans les jeux de courses... bourrines. Car le passif du studio c'est quand même Burnout 3 et Burnout Revenge, des jeux de courses et de destruction ! Voir Criterion derrière un FPS est chose peu commune car ce n'est pas dans leur habitude (ils ne récidiveront qu'avec Battlefield Hardline en 2015). En lançant le jeu, nous avons droit à une première intro qui, sous une musique de film assez typique, nous présente les noms des principaux développeurs du jeu, musicien, producteur, acteur pour les scènes filmées... Ça dure plus ou moins 3 longues minutes dans une séquence qu'on ne peut pas zapper, alors que de notre côté, on veut juste jouer bon sang ! Heureusement, une fois que le jeu a fait une sauvegarde, cette séquence sera automatiquement sautée au démarrage.
L'histoire commence par l'interrogatoire du sergent Jack Kellar, membre de l'unité (clandestine) Bravo de la CIA. Accusé de désobéissance aux ordres et d'autres chefs d'inculpation particulièrement graves, il est amené à raconter les évènements des derniers jours qui l'ont amené à se retrouver dans cette situation. Sous la pression de l'interrogateur, Kellar explique avoir été envoyé 4 jours plus tôt avec son équipe dans la ville de Veblensk. L'objectif de l'opération était de neutraliser 4 membres haut-placés de la "Septième Vague", une puissante organisation impliquée dans le trafic d'armes et responsable de nombreux attentats terroristes...
Sympathique comme tout, l'histoire est pourtant très mal contée. En effet, on nous présente ça sous la forme d'un interrogatoire filmé en "live action", contenant beaucoup d'effets documentaires, de flashes et de séquences volontairement mal cadrées. Un classique du film de guerre/espionnage, mais ce n'est pas forcément agréable à regarder, surtout aujourd'hui où l'image est automatiquement étirée en 16:9. Déjà que la compression de la vidéo était un peu limite, dites-vous que sur un écran HD, l'image va vous paraitre dégueulasse.



Incapable des actions les plus simples...


A contrario,
Si au fond le scénario est sympa, la mise en scène laisse par contre à désirer...
durant le jeu il n'y aura pour ainsi dire aucune cinématique, aucune cut-scène en 3D, le scénario se dévoile uniquement via une vidéo entre chaque niveau, puis via les dialogues et missions. Autant dire que si le fond est assez sympa, la forme est par contre bâclée. On se lance donc dans le jeu et dès le départ, le choix de sa difficulté modifiera votre expérience. En effet en "facile" on fonce droit devant en remplissant uniquement les missions principales. Mais dès le niveau "normal" il faudra en plus remplir des objectifs secondaires comme trouver des ordinateurs portables ou des coffres forts. Voilà pourquoi les maps ont tendance à être relativement ouvertes, laissant au joueur le choix de son approche et le temps de bien fouiller les lieux.
Le problème, c'est que le gameplay se veut extrêmement basique, limite brut de décoffrage puisque notre personnage ne sait pas sauter. Résultat, on se laisse barrer la route par le moindre obstacle, nous forçant ainsi à bien tout contourner, exactement comme les développeurs l'ont prévus. Et comme Kellar ne sait pas courir... vous l'aurez compris, parfois remplir les objectifs secondaires prend des plombes. En parlant des objectifs secondaires, sachez qu'il n'y a aucune interaction directe avec le décor... tout doit être explosé ! Vous avez bien lu : une porte est fermée ? Faites la sauter à l'explosif ou au fusil à pompe, les coffres et les PC portables à trouver sont à détruire en leur tirant dessus ! Oui c'est vraiment peu subtil et les missions principales écument les poncifs du genre à savoir qu'il faut toujours nettoyer une zone, détruire certains objectifs (comme des tableaux électriques ou des machines), jouer les snipers... bref rien de nouveau, BLACK exécute à la lettre les prérogatives du genre... prérogatives de l'époque bien entendu.
Pour rappel, BLACK est sorti en février 2006, et le monde du FPS ne sera vraiment bouleversé qu'à partir de 2007 avec la sortie des nouveaux maitres du genre que seront Call of Duty 4, Crysis et Bioshock, tout en pensant qu'à la sortie du titre de Criterion, le monde s'éclatait déjà sur DOOM 3, F.E.A.R. et Half-Life²... Ça donne à réfléchir.



Un gameplay brut de décoffrage


Donc en
Le gameplay est assez basique car notre perso est incapable de sauter, courir ou intéragir avec le décor... du coup il détruit tout !
plus d'être un empoté, notre bidasse sans cervelle passera par moment des petits dénivelés qu'il sera incapable de remonter. Ainsi impossible de rebrousser chemin pour accomplir une mission secondaire ou choper un medikit, ce qui peut être très pénalisant. En plus de ça, le jeu accuse plusieurs fautes plus ou moins graves. La première c'est qu'en rechargeant l'image devient toute floue, sans doute pour simuler le fait que lorsqu'on "reload", on n'est pas attentif à son environnement. Une idée marrante les 10 premières minutes, puis extrêmement gonflante par la suite car à cause de ça on perd ses ennemis de vue, on se fait bêtement shooter sans même savoir où aller, ou pouvoir se mettre à l'abri. Mais là n'est pas le plus grave.
En effet, j'ai d'abord connu BLACK sur PS2, et aujourd'hui c'est surtout la version Xbox que j'ai eu entre les doigts. Une version Xbox qui profite de l'excellente précision de son pad... ce qui n'est pas le cas du pad PS2 ! Et le pire, c'est que Criterion n'a pas jugé bon de pouvoir régler la sensibilité de la visée dans les options. Une belle bourde, alors qu'à côté on peut entièrement configurer les touches de son pad (une fonction qui malheureusement se perd de nos jours). Configurer son pad est une excellente chose (surtout vu la gueule de la config' de base) mais ne pas pouvoir régler sa visée est une erreur monumentale qu'un expert en FPS n'aurait jamais fait. Nous ne sommes plus dans Burnout, là il faut viser avec précision Monsieur Criterion, quitte à s'inspirer des jeux concurrents, autant le faire intelligemment !
L'autre problème du jeu, c'est son manque d'équilibre. En effet Kellar ne peut porter que 2 armes, 9 grenades et 3 médikits. Pour l'armement, il n'y a rien à redire et d'ailleurs, j'y reviendrai dans un moment. Pour ce qui est du système de santé, nous sommes sur un vieux système où notre personnage dispose d'une jauge de santé qu'on remonte en ramassant des patches laissés par les ennemis tués, où alors on presse une touche pour s'injecter un medikit. Un principe qui a fait ses preuves mais qui déjà en 2006, commençait à devenir obsolète. Dois-je rappeler qu'Halo 2 date de 2004 ? Sans parler que le premier Halo (sorti 4 ans plus tôt) imposait une jouabilité d'une précision irréprochable. A l'inverse BLACK n'offre pour ainsi dire aucune assistance à la visée, donc lorsqu'on utilise un fusil d'assaut, il faudra maitriser ses déplacements pour arriver à plomber celui qui est entrain de nous fumer la barre de vie, notamment lorsqu'il s'agit de snipers ou pire encore de gars équipés de RPG-7 (bien relous ceux-là !).



BLACK & White


Au niveau
L'un des grands défauts du jeu c'est son aventure mal équilibrée, entre autre à cause du manque de checkpoints
de la durée de vie, l'aventure compte 8 missions, plus ou moins longues selon le niveau de difficulté (et oui, les fameuses missions secondaires). Ceci dit ça tourne aux alentours des 8 heures de jeu, tout en sachant que la rejouabilité est assez faible et qu'il n'y a pas de mode multi-joueurs. Mais avec les patches et les medikits, le jeu n'est pas difficile, si ? En fait, il est surtout déséquilibré car on passera certains niveaux très facilement, quand d'autres sont de vraies galères ! Et ce qui est particulièrement énervant, c'est le manque de checkpoints. Un niveau peut durer jusqu'à une heure, ils sont longs, très longs, et pourtant nous n'aurons que 1 voire 2 checkpoints en tout et pour tout. Résultat, perdre est vite rageant car il n'est pas rare de perdre 1/2 heure d'avancement et de recommencer à l'infini un passage que les développeurs ont oubliés d'équilibrer.
Le jeu s'offre quelques passages en "mode infiltration", d'où l'intérêt d'installer un silencieux sur son arme (arme qui deviendra par la même moins puissante, ça va de soi) et d'avoir la possibilité de contourner certaines factions ennemies. Malheureusement, à moins d'être vraiment bon, l'expérience tourne vite court et on ressort les grosses pétoires, histoire de tout défoncer. Vous vous dites alors : "bon, si je comprends bien, BLACK est nul à chier ?! Pourquoi on en parle autant ?". Car oui on peut le dire, le titre de Criterion se traine un paquet de casseroles derrière lui, et sa date de sortie n'excuse pas tout. Après tout le genre (FPS) commence à avoir une certaine maturité, et certains gros titres ont déjà eu de gros succès, bien avant lui.
En fait, ce qui sauve BLACK d'un oubli définitif, c'est son action. Et pour ça, il m'a rappelé Soldier of Fortune ! D'une violence déchainée, les impacts de balles sont bien visibles partout sur le décor (à quelques incohérences près) et on peut littéralement broyer le décor ! Jugeant sans doute que la destruction massive de Red Faction était fun (ce qui est vrai ! ^.^), les développeurs nous permettent de détruire la plupart des abris, le verre part en éclats, les murs sont pourfendus et les ennemis finissent en chiche-kebab, noyé dans une flaque de sang. Et pour conforter le tout, quoi de mieux que de disséminer partout sur les maps des bidons d'essence, des camions avec les réservoirs bien visibles, et autre caisses d'explosifs, qui nous demandent presque "tires-moi dessus !".



On fait tout péteeeer !!!


On ajoutera
BLACK est un FPS de fou furieux où on prendra plaisir à tout exploser !! Un régal d'action bien punchy et sans trop de cervelle
que les grenades sont particulièrement puissantes et l'arsenal est aussi varié qu'efficace : Mp5, AK47, RPG-7, Glock 17, P90, G35, 357 Magnum... y'en a pour tous les gouts et généralement ce sont les ennemis qui dégustent nos envies de tout casser ! D'ailleurs dans le lot il y a un qui se démarque largement, c'est le Franchi SPAS 12, un fusil à pompe à la puissance démesurée ! Alors certes, certaines armes s'en sortent déjà pas mal (comme le G35 ou la Kalach') mais vraiment, le fusil à pompe est jubilatoire ! Certes déséquilibré lui aussi (mais comme cette fois ça va dans notre sens, on lui pardonne :) ce fusil permet de se sortir de presque toutes les situations (sauf bien sûr lorsque les ennemis sont trop loin, logique).
Afin d'accompagner toute cette violence et cette débauche d'effets pyrotechnique, quoi de mieux que des bruitages ultra explosifs ? Rien, bien entendu et pour ça BLACK se veut excellent !! Encore fois, à l'image de Soldier of Fortune, les bruitages des armes ne sont pas réalistes, cependant quelle puissance acoustique ! On sent qu'on a entre les doigts une vraie cracheuse de plombs, une donneuse de mort qui confortera le plaisir qu'on a à tirer sur tout ce qui bouge... et qui explose. De façon plus feutrée, on soulignera la qualité des bruitages environnants (pluie, vent, animaux), avec de sympathiques effets de réverbération ou d'atténuation lorsqu'on est sous terre.
Côté musique, on retrouve Chris Tilton, venu seconder le très bon et prolifique Michael Giacchino. Si Tilton ne fait finalement pas grand-chose de ses journées, au contraire Giacchino bosse dur sur les BO de certains films (Mission Impossible III, les Jurassic World, les derniers Spider-Man, ainsi que beaucoup de films d'animation comme Les Indestructibles, Ratatouille ou Zootopia) et de notre côté, on le connait mieux pour les bandes-son de quelques Call of Duty, Medal of Honor, ou encore pour Fracture. Ici le duo signe une bande-son équilibrée, parcimonieuse, aux airs de films d'action et d'espionnage. Pour être franc, certains morceaux auraient très bien pu servir sur certains James Bond, c'est dire si la musique colle parfaitement à l'ambiance du jeu.



BLACK Sabbath


Côté doublage,
Si aujourd'hui BLACK peut piquer les yeux, dites-vous qu'à l'époque il était l'un des plus beaux jeux de sa génération !
les voix sont connues (on reconnait notamment celle de Damien Boisseau, l'Outsider dans Dishonored) et le timbre est plutôt correct. Il faut penser que nous sommes en 2006, et comme il est déjà très agréable d'avoir une VF, on ne va pas trop en demander non plus car mine de rien, les doublages français se sont vraiment améliorés qu'avec la génération des PS4 / Xbox One (avant ça c'était plus en dents-de-scie).
Terminons notre test par les graphismes, qui sont naturellement plus détaillés sur Xbox que sur PS2. En effet, la console de Microsoft est infiniment plus puissante que celle de Sony et même si ce n'est pas ça qui fait les bons jeux ou le succès d'un Hardware, en attendant lorsqu'on met en face le même jeu sur les 2 supports, la différence saute aux yeux. Bon on ne va pas se mentir, à l'heure de ce test BLACK fête ses 16 ans et si un film de 16 ans passe encore très bien à l'écran, pour notre jeune secteur vidéoludique, il en est tout autre. Soyons francs, les graphismes piquent un peu les yeux. Les textures sont souvent dégueux, les véhicules sont des cubes taillés à la tronçonneuse, tout est anguleux, le décor lointain n'est qu'un vulgaire bitmap (ils pensaient sûrement que ça ne se verrait pas... faut dire que sur une télé à tube cathodique ça passe, mais sur une télé HD ça fait tâche) et rares sont les passages où on trouve les décors jolis.
Quant aux modélisations, il n'y a évidemment pas de miracles, idem pour des animations qui sont loin d'être réalisées sous motion-capture. Sur PS2, le jeu accuse en plus de l'aliasing et des couleurs très fades, quand la version Xbox se montre un peu plus chaleureuse. Mais une fois encore, nous sommes en 2006 et mine de rien, dans le contexte de son époque, BLACK était loin d'être mauvais, au contraire ! A vrai dire, il a même marqué son temps en s'imposant comme l'un des plus beaux FPS de son époque...



BLACKsmith Cats


BLACK tourne
Des musiques appropriées et surtout des bruitages qui envoient sérieusement du lourd... montez le son, c'est la guerre !
sous le moteur RenderWare, le même que pour les Burnout, Cold Fear, les anciens GTA, le portage de Max Payne 2 sur consoles, Cold Winter ou encore le très bon ObsCure. Ce moteur développé par Criterion lui-même a servi à plus de 110 jeux (édités par la plupart des éditeurs existants, l'usage du moteur n'était pas du tout réservé aux studios affiliés à Electronic Arts) et il fut plus ou moins abandonné après la sortie de l'excellent Burnout Paradise (faut dire qu'aujourd'hui il existe des spécialistes en la matière, on citera notamment Epic Games et son Unreal Engine ou encore Unity).
Moi ce que je retiens ce sont les impacts de balles et les corps persistants (quelque chose qui a vite disparus ensuite), ainsi qu'une prédisposition au spectacle "à l'américaine" qui veut qu'on explose tout dans un feu d'artifices, de jet de flammes et d'explosions hyper agressives (le bruitage est d'ailleurs si puissant que le son a saturé une paire de fois ^.^). On passe tout à la broyeuse et on ne pose les questions qu'après ! Et c'est vrai que vu dans son contexte historique (puisque nous parlons d'un jeu Xbox Classique et PlayStation 2, alors que viennent de sortir les Xbox Series X/S et PlayStation 5, on parle donc de consoles qui datent de 3 générations en arrière), BLACK déballe un joli panorama, bien qu'on aurait aimé qu'il soit un peu plus varié, surtout dans son opposition qui ne parle que le bolchévique (bien que le jeu ne renseigne jamais le pays où se déroule l'histoire, les villes de Naszran ou Graznei sont russes). D'ailleurs, vous voyez encore là un trait purement américain qui fait passer les russes pour les méchants et les amerloques pour les gentils... c'est tellement cliché et tellement films d'action des années '90. Oh wait !



 

Comparatif entre la version PS2 (à gauche) et Xbox (à droite). Sur PS2 l'image est entièrement cadrée de noir, elle est plus terne, l'aliasing est plus présent, l'aspect général est plus "granuleux". Sur Xbox le cadre est seulement sur les bords, les couleurs sont plus chaudes et l'aliasing est plus discret. Bref, sur la console de Microsoft le jeu est plus beau, plus net, plus propre... (cliquez pour agrandir)



BLACK est un Note


jeu à part, je le concède. Résultat, d'un côté il y a les fanatiques qui voudraient que je lui mette 17, et de l'autre il y a les blasés qui veulent lui coller une note négative... ceci dit les uns comme les autres se trompent. Il est impossible de mettre une note beaucoup plus élevée à un jeu si peu équilibré, proposant un gameplay si archaïque (les développeurs se sont-ils encore cru sur ce bon vieux DOOM ? après tout le héros ne sait pas sauter, ni courir ou même interagir avec le moindre objet...), et une durée de vie finalement pas bien longue quand derrière on nous propose aucun multi-joueurs, pas même du co-op' alors qu'on est souvent accompagné. Pourtant, BLACK est loin d'être un mauvais titre, mais pour l'apprécier, il faut aimer les jeux bourrins où tout exploser devient une seconde nature. Il faut savoir apprécier cette ambiance de chaos, de souffre et de douilles brûlantes qui tombent à terre dans leur tintement caractéristique, car à l'image des grands films et séries d'action et d'espionnage (tels que Die Hard, 24H Chrono, James Bond ou True Lies), dans BLACK on explose tout, dans un cataclysme autant visuel que sonore !

En effet, quelle satisfaction de tout réduire en cendres, de tirer sur ces bidons parfaitement exposés, quand ce n'est pas nous qui jetons des grenades ultra puissantes, comme on distribue les pains un jour de marché ! BLACK est généreux, généreux en plombs qu'on crache sur les ennemis avec un certain plaisir autant jubilatoire que sadique, notamment lorsqu'on utilise un fusil à pompe qui s'apparente plus à un bazooka qu'à un simple outil de défense. Résultat il est dommage que l'histoire et la mise en scène n'aient pas été approfondies, que certaines options soient tristement absentes (comme une aide à la visée et surtout un réglage de la sensibilité) ou encore que la difficulté accuse quelques pics tristement frustrants, à cause du manque de checkpoints. Moi aussi j'aurai aimé que BLACK s'approche de la perfection, mais il faudra faire avec ses défauts. Voilà pourquoi il obtient cette note, qui n'est finalement pas si mauvaise...



Les -

  • On ne peut pas zapper la séquence d'intro qui présente le nom des membres de l'équipe de développement... sérieux ? On s'en contre-fout en plus !
  • Visée non réglable en vitesse et pas d'assistance. Une erreur grossière, encore plus pénalisante sur PS2
  • Difficulté mal équilibrée et gros manque de checkpoints
  • Le floutage lors du rechargement... pénible à la longue
  • Scénario sympatoche mais mise en scène trop légère
  • Gameplay primaire, limite arriériste


  • Les +

  • Enormément d'éléments destructibles : couvertures ennemies, certains murs, véhicules... Un pur défouloir où même le décor ressort broyé
  • Un festival pyrotechnique où on explose tout !!
  • Le dynamisme impressionnant des bruitages
  • Le fusil à pompe : jubilatoirement puissant !
  • La qualité et la puissance de l'armement
  • Musiques de films appropriées
  • Configuration complète du pad


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2022