Bioshock Infinite - Les DLCs (PC/X360/PS3)

 






   


Combats Célestes


Tombeau Sous-Marin - 1ère partie


Tombeau Sous-Marin - 2e partie


Testé sur :


Sortie de Bioshock Infinite : mars 2013
Développeur : Irrational Games
Editeur : 2K Games / Take Two Interactive
Genre : FPS / infiltration

Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement uniquement
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non


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Bioshock Infinite

Combats Célestes
Tombeau Sous-Marin
(1ère et 2e partie)






Désormais vous connaissez sûrement la "formule" du DLC, qui vise à faire perdurer un jeu via du contenu additionnel. Si bien sûr chez nous, nous ne testons pas les packs multi-joueurs (puisque nous ne nous intéressons que de loin aux modes en ligne), à contrario il est toujours intéressant de se frotter aux contenus dit scénarisés, ceux qui apportent un vrai plus à l'histoire du jeu de base. Ainsi comme nous l'avons fait pour bien des jeux (dont Bioshock 2 et son excellent DLC : L'Antre de Minerve), voyons ici ce que donnent les add-ons de Bioshock Infinite. A noter tout de même que les 2 contenus Tombeaux Sous-Marins coute chacun 15€, hors il existe depuis fin 2014 le package Bioshock Infinite : The Complete Edition, ce qu'on pourrait appeler une édition GOTY (Game of the Year). Vendu à seulement 30€ et incluant tous les DLCs sortis sur le disque (à vrai sur un 2e DVD dans le cas de la version Xbox 360), j'ai moi-même préféré investir dans cette ultime édition du 3e opus de Bioshock, plutôt que d'acheter mes DLCs individuellement, au risque de ne plus y avoir accès dans quelques années (c'est en tout cas ce que je crains pour des jeux comme Mass Effect 2 et 3). Attention toutefois, je tiens à préciser qu'avant de lire mes tests et d'entamer les aventures proposées dans ces DLCs, il faut impérativement avoir fini Bioshock Infinite, dont l'épilogue est particulièrement gouleyant, long et riche en révélations. Sans ça, vous ne serez pas à l'abri de quelques spoils et ce serait dommage. Bref, maintenant que les choses sont bien à plats, entrons dans les détails.


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Combats Célestes


Note :

Date de sortie : juillet 2013
Prix : 4.5€ à 5€
Volume : 1.45Go (X360) - 1.4Go (PS3) - 5.6Go (PC)
Titre alternatif : Clash in the Clouds (US)

Combats Célestes est le premier DLC qui a vu le jour pour Bioshock Infinite. Malheureusement, Irrationnal Games s'est pris pour le développeur d'un FPS militaire lambda, à l'image d'Infinity Ward ou Treyarch. Car vous le savez sûrement déjà, Bioshock Infinite ne dispose pas de modes multi-joueurs et le développeur tente ici (et pour un prix certes abordable), de remédier à ce soucis pour certains (moi perso, le multi...). Encore que, ce n'est pas un vrai mode multi puisque ce sont des "arènes fermées" jouables en solo. Tout le soucis, c'est que les nouveautés sont hyper maigres, on ne dispose que de 4 maps et le gameplay est 100% repris du jeu original. Les seuls features de cet add-on, c'est qu'on a une sorte de musée qui servira de HUB (pour choisir à quelle arène vous allez vous frotter), un musée pas bien grand ni bien riche où on pourra tout de même "observer" un song-bird sans que celui-ci joue les monstres à nos trousses. L'autre feature, c'est que chaque épreuve remportée nous permet d'upgrader ses toniques, ses armes et son équipement. Les maps possèdent aussi une liste de défis à remplir (nommés les rubans bleus), qui demandent souvent d'accomplir des objectifs bien précis (comme des combos spéciaux avec les toniques). Si vous les réussissez, vous aurez accès à des bonus comme des artworks ou des voxophones inédits. Après ça reste du Bioshock Infinite pure souche : Elizabeth est là pour nous aider (et elle a les mêmes capacités), balade et combats en sky-line, les mêmes pouvoirs/toniques, les mêmes armes... bref, il n'y a rien de nouveau. Pire, les décors sont plus ou moins recyclés du jeu de base, et vu l'axe de ce contenu, il n'y a aucune scénarisation. En conclusion, Combats Célestes a beau être vendu a un prix modeste, son contenu est chiche et son intérêt s'avère somme-toute très limité. Sans parler que techniquement, si le design fait toujours son bout d'effet, il est encore une fois difficile de s'extasier sur une réalisation qui, dès sa sortie, était limitée.


 
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Tombeau Sous-Marin - 1ère partie


Note :

Date de sortie : novembre 2013
Prix : 15€
Volume : 2Go (X360) - 2.2Go (PS3)
Titre alternatif : Burial at Sea - Chapter 1 (US)

Sorti quelques 8 mois après le jeu principal, on peut se dire de suite 2 choses : tout d'abord les développeurs n'ont pas amputé l'aventure principale pour nous vendre du contenu annexe à prix d'or, ensuite ils ont pris le temps de faire les choses bien. Contrairement à bien des jeux dont les DLCs recyclent le gameplay et les décors de l'aventure principale, ici nous changeons totalement d'univers et le gameplay apporte quelques nouveautés assez sympathiques. L'histoire se déroule le 31 décembre 1958 (pour rappel, l'aventure à Columbia se déroulait en 1912), une date importante puisque c'est le jour où Rapture bascula dans une guerre civile qui changera cette utopie sous-marine, en asile d'aliénés et en ruines humides. Nous retrouvons notre brave Booker DeWitt, ainsi que la charmante (bien que désormais distante) Elizabeth. Cette dernière l'embauche pour qu'il retrouve une fillette du nom de Sally. Bien entendu, même si Elizabeth a pris de l'âge, on comprend de suite que c'est une "version alternative" du personnage qu'on connait, de même ce périple se déroule entièrement à Rapture (un peu comme la fin du Infinite le suggérait). Ainsi on prendra plaisir à flâner dans la cité sous-marine, avant même que les chrosômes envahissent les lieux. Une Rapture mondaine, clairement select, presque "de la haute", toujours aussi coupée du monde "normal" et toujours dirigée d'une main de fer par Andrew Ryan. On félicitera par ailleurs que l'énorme background du premier jeu fut respecté au maximum puisque des noms bien connus referont surface (comme Atlas, Fontaine, Sushong...). Tout est beau, rutilant, on comprendra (enfin !) le sens des masques de lapins, on verra la (pseudo) utilité des plasmides à but non-léthal... jusqu'au moment où, vous vous en doutez bien, tout partira en live ! Quand on commence sa partie on ne le saisit pas de suite mais on finit par comprendre que ce duo de DLCs fait véritablement suite à l'aventure principale. D'ailleurs, si respectueux soit-il de la première œuvre, on retrouve malgré tout les kinectoscopes ainsi que cette mise en scène un peu particulière et gauche, où bien souvent un simple dialogue fait office de liant scénaristique. Si l'histoire de ce DLC (tout du moins dans cette première partie) n'a que peu d'intérêt, à l'image de Bioshock Infinite, le final est tout simplement majestueux ! Une fois encore, les développeurs arrivent à nous surprendre, à nous laisser bouche-bé avec une furieuse envie de connaitre la suite. A sa sortie, en novembre 2013, j'imagine comme il a dû être difficile d'attendre le mois de mars 2014 pour connaitre la suite et la fin du scénario, tant le cliffhanger final va vous mettre une grosse claque (même si dans le fond, il semble un peu trop calqué sur ce qu'on connait déjà).


Il n'empêche que retourner à Rapture fait un bien fou ! Je ne sais pas pour vous, mais si bon soit-il, je n'ai pas retrouvé l'ambiance et le charme des 2 premiers Bioshock dans l'épisode Infinite. Ok il avait de bons (voire très bons !) arguments, mais l'atmosphère même du titre était si éloignée de ce qu'on connaissait, que j'ai vraiment eu du mal à me sentir dans un Bioshock. Avec ce providentiel retour aux sources, c'est un réel plaisir de remettre les pieds sur le sol mouillé de la ville sous-marine. On y retrouve ce design si particulier, ses musiques bien pouraves mais qui mettent l'ambiance, ses grandes baies vitrées où derrière la faune marine vit sa vie, ses flaques et ses fuites d'eau, cette ambiance lourde, cette sensation de claustrophobie, cette humidité ambiante... bien loin de la chaleur et de la douce lumière de Columbia. Je dirais presque que Rapture m'a manqué tant cet univers est fascinant ! Maintenant sachez qu'on retrouve le gameplay de Bioshock Infinite. Même si on parle désormais de plasmides (et non de toniques) et d'EVE (au lieu de cristaux), il est clair que les développeurs n'ont rien changé à la façon d'entreprendre l'aventure. Evidemment on affrontera de nouveau des chrosômes, les handy-men ont laissés place aux Bid Daddy, mais après ça reste du Bioshock Infinite pur souche puisqu'on retrouvera les points d'ancrage et les sky-lines qui, dans cet épisode, sont clairement sous-exploités. Dès que l'action s'échauffe, nous avons 2 plasmides/toniques en poche : possession et le baiser du diable (des boules de feu qui ne font même pas fondre la glace, navrant). Si on peut toujours upgrader ses pouvoirs sur les bornes (tout comme les armes), assez rapidement on mettra la main sur l'arc électrique puis enfin sur le pouvoir de glace, qui est la seule nouveauté de ce côté-là (et qui permet de se créer un passage de glace... même si, comme d'habitude, cette "fonction" est hautement scriptée). Autre nouveauté, même si la difficulté semble être montée d'un cran puisqu'on repart du début, avec un personnage sous-équipé et peu performant (on perd souvent son bouclier et de la santé, les munitions sont finalement rares), les développeurs proposent en plus un mode hardcore dédié aux masochistes, et nommé "mode 1999".


Comme Elizabeth sera toujours à nos côtés, elle gardera ses bonnes habitudes comme nous refiler des munitions, des potions d'EVE ou encore crocheter des serrures. D'ailleurs, chères à la série, les maps sont vastes et il y a beaucoup d'endroits à fouiller. Côté armement on retrouve les classiques de la licence (fusil à pompe, carabine, le chicago du premier Bioshock, en sachant qu'on commence avec le simple revolver), ainsi qu'une nouvelle arme : le fourneau-radar. Un bien drôle de nom pour une arme qui n'y ressemble pas, mais qui est capable de faire exploser les ennemis ! Enfin dernière nouveauté : le jeu nous incite à jouer en mode furtif, afin d'étaler ses ennemis en toute discrétion. Malheureusement Bioshock Infinite n'est pas vraiment construit pour jouer ainsi et si on arrive à en étaler un ou 2 sans se faire repérer, très vite on en revient à jouer comme d'habitude. Côté doublage, il semblerait que la version PC n'a eu droit qu'à la VO... Un fait étonnant car sur consoles, j'ai eu plaisir à ouïr les mêmes doubleurs pour Elizabeth et Booker DeWitt. Seul regret : à l'image du jeu principal, tout n'est pas doublé, comme ces kinectoscopes qui sont toujours en VOST. Enfin techniquement, on apprécie toujours autant un design absolument fabuleux, avec en plus un moteur graphique qui semble désormais mieux maitrisé. L'aliasing se fait discret, les décors ne sont peut-être pas très variés mais ils sont détaillés et techniquement, on sent bien que les développeurs ont réalisés de gros efforts depuis notre incursion à Columbia. Evidemment ce n'est pas encore parfait, puisque les animations sont encore bien raides, on subit quelques saccades et entre nous, on a déjà vu 100 fois mieux. Mais encore une fois, il ne faut pas confondre "technique" et "design" et pour ça Rapture aura toujours ce charme indescriptible qui fait qu'on lui pardonne souvent ses faiblesses. Non le vrai soucis de ce DLC vient de sa durée de vie. Une durée qui oscillera entre 2 et 3h, selon que vous avancez droit devant ou que vous faites comme moi, à chiner le moindre recoin. Reste que même en durant 3h, ça fait un peu cher la ballade, d'autant que pour connaitre la suite, il faut redébourser 15€. Même si c'est un plaisir de revenir dans la cité d'Andrew Ryan et que je trouve un bon nombre de qualités à ce contenu, il faut reconnaitre que (hormis la fin) le scénario est très maigre et le temps de jeu est tout aussi rachitique... A vous de voir si l'investissement vaut le coup, en pensant encore une fois, qu'il faudra repasser à la caisse pour connaitre le fin-mot de l'histoire.


 

 
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Tombeau Sous-Marin - 2e partie


Note :

Date de sortie : mars 2014
Prix : 15€
Volume : 3.4Go (X360) - 3.6Go (PS3)
Titre alternatif : Burial at Sea - Chapter 2 (US)

Tombeau Sous-Marin 2e partie est sorti 4 mois après le premier chapitre, toujours au prix de 15€. Avant toute chose, il est à noter que ce DLC est divisé en 2 parties sur Xbox 360 car son "gros cul" de 3,4Go était indigeste pour le XLA. En jouant à ce second chapitre, on comprend mieux "pourquoi" les développeurs ont scindé cette aventure en 2 épisodes. En fait, à la fin du premier add-on, il arrive quelque chose à Booker DeWitt (qu'on jouait), voilà pourquoi dans cette suite directe, nous prenons les commandes de la belle Elizabeth, Booker étant "indisponible". Avant de se lancer dans cette suite, le jeu nous propose de voir une vidéo résumant certains faits se déroulant à Rapture, et qui mettent principalement en scène un certain Atlas. Certes ça n'apporte pas grand-chose mais ça permet de se rafraichir la mémoire sur "qui" il est, ce qui est intéressant pour mieux comprendre le point final de cette aventure. Je regrette par contre qu'à l'image de toutes les vidéos de ce jeu, le doublage soit encore une fois resté en anglais. On y apprécie certes la qualité du doublage original (qui est bien meilleur que le notre, ceci dit) mais il est clair que depuis la sortie de Bioshock Infinite, Irrationnal Games n'aura pas fait beaucoup d'effort sur ce plan-là (d'ailleurs certaines annonces publiques sont, elles aussi, toujours en VO). Heureusement pour nous, le doublage principal est lui, toujours en français (sauf une nouvelle fois sur PC, bizarre). Elizabeth se réveille à Paris (son rêve de toujours). On savait le développeur assez fan de notre belle capitale, avec quelques subtils clins d'oeil à notre langue et nos origines (avec par exemple quelques patronymes bien francophones ou encore avec le nom de Rosalind et Robert Lutece, le soeur et le frère : Lutèce étant l'ancien nom de Paris !). Bref, cette introduction dans la (soit-disant) plus belle ville du monde nous fait vite comprendre qu'Elizabeth est plus ou moins amnésique, qu'elle n'a plus de pouvoir mais qu'elle a toujours pour but de retrouver Sally. Malheureusement c'est Atlas qui la détient, il va donc falloir lui rendre service, passer "un marché" avec celui qui va mener une guerre civile en plein Rapture et par la même, causer sa chute ! Avant d'en arriver là, on continuera notre périple dans les locaux de Fontaines Futuristics (Fontaines, n'est-ce pas un nom français ça ?), on visitera la clinique du Dr Suchong et plus intéressant encore, via une faille on fera un retour à Columbia, afin de fouiner dans les labos secrets de Fink. Une passionnante virée qui nous permettra d'en savoir plus sur le lien qui unie Elizabeth et Song-Bird, mais aussi les Petites-Soeurs à leurs Protecteurs.


Vous l'aurez sans doute compris, ce 2e DLC fait le lien entre Bioshock Infinite et le premier Bioshock, tant sur le plan scénaristique que de la chronologie, faisant ainsi du dernier opus en date, un savoureux prologue. Une fois encore, on affectionnera une écriture de grande qualité (bien que la mise en scène soit encore très subjective) ainsi qu'un épilogue absolument majestueux. On apprécie également que pour la première fois dans la série, on ait enfin une synchro labiale (il est juste dommage qu'on ait attendu le dernier épisode pour ça). Etant donné qu'on joue désormais Elizabeth, et que par conséquent elle n'a pas la force et l'âme guerrière de DeWitt, le gameplay prend alors un sacré virage en nous intimant de la jouer furtif (certes on peut toujours bourriner mais c'est rarement payant). Pour le coup, le jeu se pare d'un nouveau mode de difficulté, le mode 1998, qui se débloque si on finit le jeu sans tuer personne (le mode 1999 est encore une fois d'actualité). Comme on joue différemment avec Elizabeth (ce qui est pas mal perturbant au début), l'aventure se rapproche désormais d'un Dishonored, l'excellent jeu d'Arkane Studios (un jeu français... un autre signe ?) sorti en 2012. La progression est donc bien plus lente puisqu'on va marcher accroupi (d'ailleurs le bruit de nos pas est sensible au revêtement du sol ainsi qu'au débris), on va éviter de se faire repérer, on arpentera les conduits d'aérations, on va assommer les ennemis discrètement, et notre héroïne possède un plus gros inventaire. Déjà elle a des kits de soins et elle porte aussi toutes ses armes en même temps (même s'il faut switcher entre elles, ça évite d'avoir uniquement 2 armes, comme avec DeWitt). En parlant d'armes, on dispose désormais d'une arbalète à fléchettes tranquillisantes (ce qui rendra bien des services), ensuite on retrouve le fusil à pompe, le flingue à 6 coups et le fourneau-radar (qui est toujours aussi puissant et dégueu ^^). Niveau difficulté, il est clair qu'un Bioshock n'a jamais été aussi abordable puisque les chrosômes sont bien moins agressifs que d'habitude et je dirai même que la plupart du temps, ils ont du mal à nous repérer. Après on retrouve avec plaisir ce qui fait le sel de Bioshock Infinite à savoir l'exploration, le crochetage de serrure (cette fois via un mini-jeu tout simple) et bien entendu les plasmides (l'autre noms des toniques). Si on retrouve avec plaisir "possession" et "hiver d'antan" (le pouvoir de glace), cette fois nous avons 2 nouveaux pouvoirs : "petit curieux" (qui permet de devenir invisible et de voir les ennemis à travers les murs) et "cercle de fer" (qui permet de se protéger des tirs ennemis).


Techniquement à présent, si on peut déplorer encore quelques faiblesses comme le fait qu'un ennemi assommé disparaisse très vite de l'écran et qu'à Paris on trouve toujours aussi affligeant d'avoir sous le nez une armée de clones (notamment féminins !), à côté de ça Rapture est toujours aussi fascinante, poisseuse, et elle contraste parfaitement avec Columbia, dont les labos de Fink et les décors aériens, sont hypnotisants. En somme, Bioshock Infinite n'a jamais été aussi beau car on sent bien que les développeurs ont cherchés à en faire un maximum. Côté son, on retrouve les aspirations musicales qu'on connait bien, ainsi que les doubleurs français qu'on a apprécié jusque-là, notamment pour Daisy Fitzroy, les Lutece, le Dr Suchong, Booker DeWitt et Elizabeth (seul Andrew Ryan n'a pas la même voix, c'est un peu dommage). En clair c'est une fois de plus du très beau boulot. En conclusion, beaucoup se demande pourquoi doit-on payer 2 x 15€ ? A première vue, c'est pour se faire plus de fric bien sûr !! Ou alors c'est afin de proposer un premier contenu qui laisse aux développeurs le temps de créer le suivant, sans qu'il y ait un énorme trou de presque 1 an entre la sortie du jeu principal et son DLC... A chacun sa vision des choses, en attendant, vu qu'on ne joue pas le même personnage dans les 2 contenus, finalement j'estime que ça se justifie par le scénario. Maintenant on a une certitude : 30€ ça fait cher ! Heureusement ce second DLC gomme toutes les imperfections du premier : durée de vie plus confortable (environ 4h de jeu), gameplay renouvelé, de nouvelles armes et pouvoirs, de nouveaux environnements et une écriture, ainsi qu'une mise en scène sans faille ! Toute la partie de fin est même magistrale et fait le lien direct avec les événements encourus dans le premier Bioshock. Bref, Tombeau Sous-Marin 2e partie est sans conteste le meilleur DLC auquel j'ai joué à ce jour !! Si bien sûr on peut toujours contester l'aspect mercantile de ces contenus, qui sont bien souvent sans grand intérêt, dites-vous qu'ici vous apercevrez (à travers une faille ? :) tout le bon qu'ils peuvent nous apporter. Bref, si l'ambiance des Bioshock vous fascine et que vous voulez en savoir plus, alors foncez, il est presque impossible que vous soignez déçu(e).


PS : Bioshock Infinite : Tombeau Sous-Marin - 2e partie est le dernier jeu qui fut développé par Irrationnal Games, un studio américain créé par Ken Levine, Jonathan Chey et Robert Fermier, en 1997. Irrationnal fut le créateur de System Shock 2, Tribes : Vengeance, SWAT 4 et la trilogie Bioshock, et il nous livre ici son chant du cygne. A cette occasion ils ont mis les bouchées-double, afin qu'on garde un excellent point de vue sur cet ex-développeur qui aura apporté beaucoup au jeu vidéo dans son ensemble.


 

 
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Test réalisé par iiYama

dernière mise à jour : juin 2015