Bioshock Infinite (PC/X360/PS3)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : mars 2013
Développeur : Irrational Games
Editeur : 2K Games / Take Two Interactive
Genre : FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 3 DVDs (PC) / 1 DVD (X360) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 20Go (PC) / 6Mo (X360) / 96Mo (PS3)
Moteur graphique : Unreal Engine 3
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : oui
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Bioshock 3
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 4 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (type GeForce GTX 560 / Radeon HD 6950)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Ultra + FSAA
Benchmark : 65 images/sec en moyenne


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Bioshock

Infinite



C'est marrant
Le scénario est superbement développé, l'histoire est passionnante et la fin est juste "magique" !
comme chez moi, la sortie d'un Bioshock m'écœure un peu. Non je ne critique pas le jeu (pas encore !) mais étrangement, la presse devient totalement abrutie à son sujet. Je ne sais pas si c'est de la fascination pure ou si c'est du forcing markéting, avec graissage de pâtes sous les tables, mais je trouve les professionnels du métier bien peu objectifs à son sujet. Et après, le florilège de super notes pour le premier Bioshock, limite tout le monde a boudé l'épisode 2, alors que sous bien des aspects, il est même meilleur que le premier ! Tout ça pour dire que bien des jeux se font descendre en flammes pour une technique un peu à la traine, pour un gameplay qui n'a pas du tout évolué d'un épisode à l'autre ou encore parce qu'il ne propose pas de modes multi-joueurs. Des exemples récents ? DOOM 3 : BFG Edition, Dead Space 3 ou encore Crysis 3, qui ont reçus des notes très mitigées alors que ce sont de bons jeux. Et le pire dans tout ça, c'est que Bioshock Infinite cumule ces tares-là (oui oui les mêmes !) et que pourtant, cette même presse lui colle les plus hautes appréciations. C'est objectif ça ? Enfin bon, nous le savons, nous vivons dans le monde de l'information, tout va vite, très vite et certains têtes pensantes prennent plaisir à modeler nos gouts, nos envies et qui sait bientôt, ce que nous pensons des choses. Heureusement, certains sont encore libres de penser ce qu'ils veulent, c'est aussi ça le plaisir d'être "indépendant". ^_^ Maintenant soyons clairs, Bioshock Infinite n'est pas un mauvais jeu, bien au contraire ! Ce que je fustige, c'est le manque de transparence d'une presse qui encense d'un côté et qui ternit de l'autre, en clair une presse de moins en moins équitable et intègre (c'est comme ça qu'on vous fait acheter des disques absolument merdiques et vous fait aller voir des films français… la populace est hypnotisée, incapable de penser par elle-même, ça fait peur !). Souvenez-vous, à moins de faire une préquelle, il était prévu que ce Bioshock 3 ne se passe pas à Rapture, puisque la fin de Bioshock 2 signait le point final de cette utopie sous-marine. Dommage mais compréhensible. Cependant en changeant totalement d'univers, ne peut-on craindre de se retrouver avec un jeu qui, finalement, n'a plus rien à voir avec Bioshock ? Car Bioshock c'est quoi ? C'est Rapture, des Big Daddy, des Petites Sœurs, des plasmides, des chrosômes, de l'exploration et du crafting à gogo. Retrouvera-t'on cette formule ? La réponse dans les prochains épisodes… nan je déconne bien sûr. :)


1912,
Bioshock ne serait plus Bioshock sans ses pouvoirs ! Ainsi les plasmides deviennent des toniques
notre personnage se nomme Booker DeWitt et il arrive à un phare, mené par un couple chamailleur dans une barque. Oui un phare, comme quoi chez Irrationnal on aime bien réinjecter certains clichés déjà utilisés. Mieux encore, Booker ne va pas devenir le futur gardien des lieux mais prendra place dans une sorte de fusée qui l'enverra dans le ciel, aux portes de Columbia. Ici, exactement comme lorsqu'on a découvert Rapture, on fera un petit tour d'horizon de la ville, histoire de plonger le joueur en pleine fascination surréaliste. Cependant, moi y'a un truc qui me chiffonne. La mission de Booker DeWitt (un ancien flic désavoué, devenu détective et chasseur de primes) est de retrouver Elizabeth, disparue depuis 15 ans. Ça on le comprend dans les premières heures de jeu, mais en aucun cas on nous le montre directement ! Car au début, on se demande sérieusement ce qu'on fout là, ce qu'on est venu chercher, d'autant plus que notre personnage n'avait jamais entendu parler de la ville avant d'y mettre les pieds. Heureusement Irrationnal Games sait nous proposer des univers singuliers et accrocheurs, et sait de mieux en mieux "nous raconter des histoires". A première vue, on trouve le développement scénaristique un peu léger mais il n'en est rien ! L'univers proposé est incroyablement bien étayé, les cut-scènes sont travaillées et même si beaucoup d'évenements se déroulent via les yeux de Booker, il suffit d'être attentif et de bien tout fouiller, pour trouver que le fond de l'histoire est incroyablement détaillée, les questions qu'on se pose (comme se demander : "comment une ville entière peut-elle voler ?") ne restent jamais réponse et on aura quelques révélations bien juteuses. De plus, l'épilogue est long (ce qui est extrêmement rare), particulièrement poignant et riche en révélations ! Mieux encore, elle fait le lien être cet épisode et le tout premier Bioshock, et introduit admirablement le scénario des DLCs Tombeaux Sous-Marins. Après c'est sûr, la "formule Bioshock" sévit encore avec des bandes audio à écouter et même des kinétoscopes (ne vous moquez pas, ce truc a réellement existé, il a été inventé par Thomas Edison en 1888) qui nous passeront de vieux films afin de raconter le passif de la ville. Si la scénarisation et l'écriture sont de grande qualité, il est vrai que la mise en scène (hors épilogue) est souvent légère (en sachant que Metal Gear Solid 4 reste encore, quelques 5 ans plus tard, la référence absolue en la matière), mais on ne peut rien dire sur cet univers fascinant que le développeur nous offre à bouts de bras.


Columbia est
Les Big Daddy ont laissés place aux Handy Man : sacrément coriaces les bougres !
une ville au moins aussi chimérique que Rapture, à la différence que l'une est sous l'eau, l'autre flotte au milieu du ciel. Et c'est vrai qu'on a cette impression de "flottaison" : les bâtiments se dandinent lentement entre des nuages d'un blanc pur et à portée de mains. Les premiers pas dans Columbia sont envoutants, comment pourrait-il en être autrement ? On nous livre là une vision quelque peu fantasmagorique de l'Amérique profonde, mais la découverte est comme toujours, captivante ! On ne retrouve pas le côté poisseux et claustro' de Rapture, ici on respire le grand air, même si le charme ne durera pas, puisque tel la pomme de la sorcière, le fruit est beau en apparence, mais gâté à l'intérieur. Ainsi le jeu aborde des sujets typiquement liés à son pays : le patriotisme dégoulinant d'une Amérique forte, l'écœurant esclavage des noirs, le génocide des indiens ou encore les dérives d'une religion prônée haut et fort, alors qu'on sait très bien que plus un pays est évolué, plus il est dépravé ! Bref une Amérique puissante, prude et raciste. Des sujets sensibles et plus ou moins d'actualité, qui risquent de donner des haut-le-coeurs à beaucoup de joueurs. Car pour l'amerloque lambda, évidemment ça passe puisqu'on parle de son pays, mais pour le français, le belge, le japonais, l'espagnol, le russe ou le marocain qui va y jouer, ça fout un peu la gerbe. Il y a des bannières étoilées partout, ça transpire le patriotisme en permanence, et le jeu est rempli de détails qui nous rappellent qu'on est sur un territoire US. La nausée n'est pas loin. De même, je regrette fortement que certaines vidéos incrustées (comme les démos) soient restées en anglais, alors que dans les 2 précédents épisodes, elles étaient toutes doublées en français (et je ne parle pas de ces milliers de textures, où il faut lire des sous-titres). En plus de ça, Columbia est peuplée d'une armée de clones, aux animations peu fluides, peu travaillées, rendant les cut-scènes assez bof-bof. A Columbia, on ne parle pas de chrosômes, d'ailleurs Bioshock Infinite est lié aux 2 anciens épisodes mais ça, vous ne le saurez qu'en finissant le jeu et en jouant aux DLCs (qui sont par ailleurs excellents !).


Donc dans Columbia
Nos premiers pas dans Columbia sont fascinants
nous affronterons surtout la police locale, mais aussi les Handy Man, qui ne sont rien d'autres que le nouveau visage des Bid Daddy. Très orienté vers le steampunk, on croise beaucoup de robots et d'animatronics, ce qui forcément, créera une ambiance particulière. Et c'est ainsi qu'on retrouve une grande partie de la base de Bioshock : les magasins automatisés où on peut acheter de quoi se soigner ou des munitions, les upgrades des armes mais aussi de son personnage, les bonus à choisir (le pendant des "fortifications" du premier et deuxième opus), un rythme haché par l'exploration mais aussi et surtout, une arme à la main droite et un plasmide à la main gauche. Oups c'est vrai, on ne parle plus de plasmide mais de "tonique", on ne parle plus de seringues d'EVE mais de "cristaux" pourtant au fond, tout ça est pareil ! On retrouve donc ces fameux pouvoirs qui donnent un bon punch aux combats et surtout, qui les rendent moins basiques. La plupart sont originaux même si le feu et l'électricité ont encore une place de choix. De leur côté les armes ont un bon feeling, notamment parce que les bruitages sont "enfin" percutants. Ouf, il était temps ! Et puis il faut l'avouer, les chrosômes encaissaient trop pour certains, alors qu'ici on affronte des êtres humains plus ou moins normaux. Comprenez au passage que le jeu est relativement facile, seuls les Handy Man et les boss sont résistants. Seul regret par rapport aux armes : on ne peut en porter que 2, ce qui limite grandement notre pouvoir offensif. Les munitions sont en plus en petit nombre (même si en trouver par la suite est vraiment aisé) et cette mode de l'arsenal réduit est un peu pénible. Avoir un fusil à pompe, une mitrailleuse et un lance-roquettes aurait été plus sympa, d'autant que dans les 2 autres épisodes, on portait tout un tas de pétoires sans se plaindre. Enfin bref, c'est la mode mais heureusement, il y a une autre mode à laquelle ils n'ont pas succombés : les QTEs. Perso je dis ouf! (car je déteste ça) même si certains passages y étaient propices. Ceux qui disent que Bioshock est devenu bourrin, se fourrent le doigt dans l'œil. Si bien sûr on rushe comme un goret, déjà on limite drastiquement une durée de vie très correcte et surtout on se prive d'un des plaisirs de la licence : l'exploration.


C'est un fait,
Elizabeth n'est pas un bouche-trou, elle a une réelle utilité dans le jeu. De plus on a très vite une grande sympathie pour cet attachant personnage
l'exploration est toujours autant mise en avant, comme avec ces coffres "secrets" où il faut d'abord trouver une clé pour ensuite rebrousser chemin et dérober son précieux contenu. Cet aspect recherche/crafting est toujours aussi plaisant. Certes l'action est ainsi hachée, le rythme est hoquetant, mais il faut bien comprendre que Bioshock n'est pas un bête shooter où on tire à vue ! Pour ça, il faut se tourner vers Call of Duty ou Medal of Honor, même si je n'insinue pas que Bioshock est un jeu "intelligent" pour autant. Disons qu'il est plus posé, moins impulsif, moins primaire. En un sens Bioshock Infinite me fait beaucoup penser à Dishonored, dont les univers et les designs ne sont finalement pas si éloignés, même si le titre des petits français d'Arkane Studios, est nettement plus subtil. Comme on se balade dans une ville aux multiples bâtiments qui ne sont pas reliés entre eux (ils flottent indépendamment), Irrationnal Games a trouvé un bon moyen de rallier un point à un autre : grâce à une sorte de crochet (qui sert aussi de puissante arme de corps à corps), on peut "s'aimanter" à des points d'ancrage, passer de l'un à l'autre ou même glisser sur un rail appelé "sky-line". Le tout se fait le plus simplement du monde, avec juste une seule touche. Les sensations sont là, et je n'ai pas eu de problèmes de vertige, comme on aurait pu le craindre (il faut dire que j'ai fini plusieurs fois tous les Tomb Raider, ça aide ^_^). Enfin, il faut savoir qu'on délivrera assez tôt Elizabeth et que la mignonette sera toujours avec nous. Ok on l'a dans les pattes, elle aurait pu servir à créer un mode coop' (mais non en définitive) et s'il n'y a plus de quicksaves (dommage), ni de piratage (re-dommage), elle nous servira à 2 choses : créer des portails et crocheter. La bougresse peut donc crocheter les coffres forts et les portes bloquées par des serrures spéciales (contre un certain nombre d'outils de crochetage) et les portails sont en fait des passages vers une dimension parallèle. Ainsi Elizabeth peut nous faire apparaitre, à la demande, des caisses de munitions, des tourelles (pour attaquer les ennemis), des caisses de médikits ou des points d'ancrage. Evidemment tout ceci est limité par le jeu, ce qui fait que certains disent que le concept est ainsi sous-exploité. En un sens c'est pas faux mais déjà en l'état, j'estime que c'est bien trouvé.


Au niveau de la
Se déplacer d'un point d'ancrage à l'autre, ou sur la sky-line, se fait le plus simplement du monde
technique, c'est ici que la bas-blesse. Délaissant cet Unreal Engine 2.5 remanié des anciens épisodes, cette fois les développeurs sont passés à l'Unreal Engine 3 et… c'est pas forcément mieux. Pour être franc, de loin la ville est jolie, c'est bien construit et le design est fabuleux. Mais lorsqu'on s'approche un peu, on voit des PNJs aux animations robotisées, ces mêmes PNJs n'ouvrent pas toujours la bouche en parlant (?), parfois il y a des machines qui volent sans réacteur ni hélice (si si cherchez bien), des gramophones qui jouent de la musique sans faire tourner le disque (pas tous, mais ça arrive), ou mieux encore des parterres de fleurs réalisés avec des plaquages 2D ou un décor lointain qui n'est qu'un vulgaire bitmap, flou et peu détaillé (il en est de même pour le robot qui pilote les barges et qui n'est pas plus épais qu'une feuille de papier). Comment, en 2013, peut-on justifier ça ? Quand on pense que la next-gen (les Xbox One et PS4) est prête à sortir, excusez-moi d'être cinglant, mais on est en droit d'avoir des jeux peaufinés à l'extrême. Mais le fin du fin ça reste bien entendu cette ville peuplée d'une armée de clones ! Seuls quelques modèles existent et ils ont été répétés à l'infini. Les développeurs n'ont même pas pris la peine de changer de modèle quand 2 PNJs sont à côte, à croire que Columbia n'est habitée que de jumeaux ! Les pires sont sans conteste les femmes, qui ont un teint étrange qui les fait ressembler à des poupées Barbie (des poupées qui ont toutes la même trogne en plus !). Sérieusement, est-ce si difficile de créer plus de PNJs et surtout de faire semblant de varier les modèles, pour donner l'illusion de la variété ? Après 4 bonnes années de développement, je suis désolé mais c'est inadmissible. Car il faut le savoir, le développement de Bioshock Infinite a commencé dés la fin du premier opus (en gros, au début de l'année 2008), a couté 100 millions de $ et a donné du travail à plus de 200 personnes. Et le résultat fait qu'on se demande bien ce qu'ils ont foutus pendant tout ce temps !! Car certains développeurs font des jeux techniquement plus ambitieux, avec moins de moyens et de personnel. Finalement seule Elizabeth est jolie, singulière, elle est la seule à avoir des expressions faciales et une synchro labiale correcte (pas tout le temps mais bon), car tous les autres sont des animatronics bas-de-gamme !


Alors oui c'est vrai,
Si le design est vraiment fabuleux, la partie technique est par contre à la ramasse
le design est magnifique, cette cité flottante a quelque chose de captivant et certains effets sont très réussis mais bon sang, quand on dit d'un jeu qu'il est "parfait" au point de lui donner les meilleures notes possibles, je suis désolé mais la réalisation doit aussi être du même tonneau ! Car celles et ceux qui disent que les graphismes ne sont pas importants, sont des faux-culs ! Ce sont les mêmes qui disent que le manque de multi dans Bioshock n'est pas important, mais qui iront fustiger n'importe quel autre titre pour ça. C'est incroyable le monde dans lequel on vit ! Désolé, je m'emporte alors que je n'ai même pas fini... Terminons donc par la bande-son qui nous propose un gros casting vocal. On retrouve du Martial Leminoux (Professeur Layton), du Benoît Allemane (la voix officielle de Morgan Freeman), du Patrick Borg (le doubleur officiel de David Boreanaz), Anne Rochant (la voix du Dr Chakwas dans Mass Effect ou de la reine Locuste dans la trilogie des Gears of War) ou encore Patrick Béthune (la voix officielle de Kiefer Sutherland) dont le timbre est reconnaissable entre mille. Quant à Booker DeWitt, il profite de la voix de Guillaume Orsat (Cole MacGrath dans inFamous). En clair nous avons du très gros linge pour un doublage qui, pour le coup, est vraiment performant ! Ensuite comme déjà évoqué, nous avons des bruitages de bonne facture (une première pour la série) ainsi que des musiques… ma foi… qui mettent dans l'ambiance. Tout cet américanisme débordant passe aussi par là, avec en plus des chansons qui datent d'une époque révolue. Entre ces musiques qu'on entend partout, et beaucoup de choses qui n'ont pas été doublée en français, c'est sûr, le pays de l'Oncle Sam risque de vous sortir par les oreilles. Seul soucis : le développeur ne sait toujours pas gérer ses filtres audio et l'atténuation du niveau sonore ne prend pas du tout en compte le fait qu'un mur, une porte ou un étage entier nous sépare de la source. Dommage, même si ce n'est là qu'un détail.


Bioshock Infinite Note
est-il un jeu aussi excellent, exemplaire, inattaquable, irréprochable qu'on le dit ? Je vous le dis tout net : NON ! Car à mes yeux, un jeu qui mérite son 19/20 doit s'approcher de la perfection or celui-ci ne dispose pas de mode multi (moi je m'en tape mais faut reconnaitre qu'en 2013, qui plus est dans un FPS, c'est rare) et surtout sa réalisation fait vraiment peine. En 2013, voir une technique autant à la traine, je suis désolé mais on ne tient pas là un jeu parfait. D'accord les graphismes ne font pas tout (la preuve encore avec Dishonored), maintenant il ne faut pas pousser non plus, Irrationnal Games nous a chié sa partie technique, point final ! Cependant Bioshock Infinite reste un bon jeu et j'insiste là-dessus ! Disons juste qu'après le battage médiatique qu'il y a eu autour de lui, je m'attendais peut-être à mieux... Car je suis fatigué de ces injustices d'une presse de moins en moins objective, qui "immunisent" certains titres à la critique, et pas d'autres. Oui, Bioshock Infinite est un superbe jeu, à commencer par son design (car il bien faut séparer technique et design), qui nous dévoile une ville utopique absolument somptueuse, avec un Comstock qui prend la place d'Andrew Ryan, dans le même rôle despotique ! Montrant du doigt les dérives d'une Amérique que le monde idolâtre, de façon parfois peu subtile il est vrai, le développeur nous dévoile à quel point son pays est gangréné de l'intérieur, quand l'extérieur est rutilant, faisant briller les yeux des ingénu(e)s. Maintenant est-ce que ce Bioshock 3 ressemble à un Bioshock pur souche ? A première vue non, car on peut le dire, Columbia n'a absolument rien à voir avec Rapture ! Ainsi ce 3e épisode de Bioshock est très éloigné de ses racines, mais n'en reste pas moins un excellent titre et au fond, le (quasi) même gameplay fait preuve de racines similaires. Ajoutons à ça que la narration est magniquement amenée (avec en plus une fin en apothéose !), la durée de vie est très bonne, le rythme est un peu haché mais on signe aussi pour ça (pour de l'exploration), l'univers est fascinant, les ballades en sky-line sont grisantes, les combats sont nerveux... Au final Bioshock Infinite ne m'aura pas autant marqué que le premier opus, mais je dois avoué m'être particulièrement régalé à le parcourir. Donc malgré ses défauts, il n'empêche qu'il reste l'un des meilleurs FPS de ses dernières années, au moins pour son univers unique et son gameplay toujours aussi riche.



Les -

  • Une jouabilité pas super précise au pad
  • Une réalisation graphique à la ramasse
  • On ne peut porter que 2 armes
  • Une IA franchement débile !
  • Des PNJs tous identiques !
  • Les +

  • Scénario passionnant et épilogue poignant dont on ne soupçonnait pas les aboutissants
  • Direction artistique admirable et univers fantasque mais incroyablement cohérent
  • Un gameplay toujours aussi agréable et efficace
  • Elizabeth apporte un vrai plus au gameplay
  • Les grisantes ballades sur la sky-line
  • Columbia est une ville fascinante
  • Enfin des armes qui dépotent ! :)
  • Un rythme haché mais plaisant
  • Un excellent doublage
  • Bonne durée de vie

  • Test réalisé par iiYama

    juillet 2013 (mise à jour : février 2015)