Assassin's Creed Brotherhood (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2010
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 8Go (PC) / 4Mo (X360) / 3.2Go (PS3)
Moteur graphique : Anvil Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 8 joueurs online

Titre alternatif : Assassin's Creed II : Brotherhood
Prix au lancement : 50€ (PC) / 60€ (consoles)
Score des ventes : 6.8 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800 GT / Radeon HD 4700)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Assassin's Creed

Brotherhood



Ce n'est
Grosse déception : l'histoire est minable (surtout la fin)...
un secret pour personne, Ubisoft est un bon éditeur mais il prend plaisir à souvent "tirer sur la corde". Si bien sûr on peut dire de même pour Activision et son Call of Duty annuel, Ubisoft de son côté, nous a déjà fait le coup avec Prince of Persia, Splinter Cell ou plus récemment les Lapins Crétins et Just Dance, où des sorties trop rapprochées nous offrent des jeux de moins en moins bons et qui donc lassent les fans, même les plus assidus. Ainsi l'éditeur franco-canadien surfe sur le succès de sa licence, profite pour s'en foutre plein les poches le plus vite possible et surtout, ne laisse pas "refroidir" une licence au nom porteur. Tout ça pour introduire le fait que, à peine un an après le très bon Assassin's Creed II, Ezio fait déjà son retour (alors que 2 ans séparaient les 2 premiers opus) avec la promesse de s'offrir une suite à ses aventures ainsi que des ajouts substantiels et même un multi-joueurs. On retrouve donc à nouveau Ezio Auditore da Firenze, dans une suite directe à l'épisode 2 (d'ailleurs, nous avons un bon résumé qui nous remet dans le contexte historique). L'histoire reprend exactement au moment où Ezio apprend qu'une lourde tâche l'attend et que sa vie est liée à celle de Desmond. Bien con qu'il est, Ezio a laissé fuir Cesare Borgia à la fin d'Assassin's Creed II (sans doute pour justifier cette suite et mieux coller au contexte historique), et ce dernier ne tarde pas à contre-attaquer. Du coup, il sera à nouveau le grand ponte à abattre, ce qui fait franchement tâche. Et bien oui, pourquoi l'avoir laissé partir, après avoir tué des milliers de gardes et de têtes pensantes dans l'épisode 2 ? C'est crétin ! Evidemment, si le fond de l'histoire s'avère toujours aussi puissant, dans la forme il en est tout autre. En effet, en elle-même la trame scénaristique est vraiment très légère et si on recompte, entre le début et la fin du jeu, il ne se passe finalement pas grand-chose. Pire, l'épilogue est une véritable nullité qui finit en queue-de-poisson et si un soubresaut nous force à regarder les longs crédits jusqu'au bout (dans l'espoir qu'il va s'y passer quelque chose), en réalité on n'a rien de plus !


Une déception,
... par contre il faut le reconnaitre, la mise en scène est bien meilleure
d'autant que ça fait 3 fois de suite que les scénarios ne volent pas bien haut, alors que justement, l'univers est fort et son fond est particulièrement accrocheur. Je dirai même mieux, dans Brotherhood nous assistons à la pire écriture de la série, faisant souvent office de "remplissage" mais les révélations elles, sont si peu nombreuses qu'on peut déjà passer à l'épisode suivant, il ne nous manquera rien pour comprendre la suite. Par contre on saluera de réels efforts de mise en scène avec en premier lieu, des modélisations de bien meilleure qualité (car dans le 2, hormis notre personnage, tous -et je dis bien tous- était moches !!). Ajoutons à ça des animations plus naturelles, des filles plus jolies et une mise en scène plus travaillée, et nous obtenons une bien belle mise à jour de la licence… du moins sur cet aspect-là. Bien entendu, les expressions faciales sont encore à côté de la plaque mais on ne pouvait pas espérer tout avoir d'un coup. Pour ce qui est du doublage, la synchro est toujours à l'ouest mais moins décalée qu'autrefois. C'est pas encore Paname, mais ça s'arrange. Enfin question qualité du doublage, y'a des hauts et des bas avec comme toujours des dialogues vides de sens par moment, des mercenaires qui débitent toujours autant d'âneries… mais aussi un vrai travail sur les cut-scènes. Ouf, lors des séquences "importantes" (durant le solo donc) les discussions sont quand même plus inspirées, plus "pro". Au niveau du casting, Ezio a la même voix et certains personnages secondaires aussi (comme Mario, l'oncle d'Ezio, ou Shaun). D'autres, comme Desmond ont changés mais ça passe assez inaperçu. Maintenant soyons clair, Brotherhood c'est Assassin's Creed II avec quelques nouveautés, une sorte de version 2.2 (non pas 2.5, ça n'a pas tant évolué que ça !). Ainsi on retrouve l'exact gameplay de ce dernier, dans tout son fun et tous ses bugs. En somme, on prendra toujours plaisir à tuer (et ce, avec une facilité déconcertante), à se balader sur les toits et à visiter une map relativement grande et ouverte (même si certaines parcelles sont fermées le temps que le scénario les débloquent… pas très logique mais c'est comme ça). Maintenant il faut bien comprendre qu'on retrouve aussi les bugs de la licence avec un Ezio qui fait parfois n'importe quoi (le stick est tiré droit devant mais il saute légèrement sur la gauche... allez savoir pourquoi) ou encore ce "free run" toujours embarrassé de certaines confusions. On aurait vraiment apprécié que certaines errances soient corrigées mais il faudra sans doute attendre le prochain épisode.


Les pires passages
Cet épisode apporte quelques nouveautés et des combats plus permissifs
restant ces tours qu'il faut gravir mais où notre perso ne fait pas ce qu'on lui demande (on ne voulant plus avancer par exemple, alors que par expérience, on sait très bien qu'il en est capable) ou pire, ces phases où on nous impose de la jouer infiltration. De l'infiltration moi je veux bien, le problème c'est que le jeu ne s'en donne toujours pas les moyens ! Par exemple on ne peut toujours pas se baisser pour passer un peu plus inaperçu, certains ennemis nous repèrent un peu trop facilement (ou alors ne voient strictement rien, même sous leur nez !), les pires restant les archers sur les toits (toujours aussi pénibles ceux-là !) et au final, beaucoup d'irritations pour rien. Car au lieu de nous proposer plusieurs alternatives, bien souvent les développeurs ont eu un plan d'action, une idée bien précise de la marche à suivre et si on sort de cette optique, c'est tout de suite la galère. C'est un peu dommage car justement, proposer un jeu open-world, c'est aussi pouvoir faire ce qu'on veut et nous limiter de la sorte ne peut que provoquer des frustrations. En parallèle des bonheurs et lourdeurs que procurent un Assassin's Creed, nous avons (comme énoncé plus haut) pas mal de nouveautés. Tout d'abord il est possible de quitter l'animus pour jouer avec Desmond (qui est de plus en plus proche des capacités de ses aïeuls et qui profitera de quelques petites missions annexes), un personnage qui jusque-là, était relégué au 27e plan (au moins !). Sans dire qu'il devient un protagoniste important, central, au moins on le voit un peu plus qu'auparavant et ce n'est pas un mal puisqu'après tout, c'est l'histoire de ses ancêtres qu'on vit. Etant donné que nous n'avons plus accès à la villa, cette fois c'est tout Rome qu'on doit rénover ! Comprenez bien que pour reprendre la ville des mains des Borgia, on doit rénover des bâtiments (bordels, repères de voleurs et de mercenaires), des banques, des cases de médecin, des forgerons, des tailleurs… De même, on récupèrera pas mal d'objets sur les cadavres et dans les coffres, ce qui nous permet de revendre ce "craft" aux marchands et ainsi de débloquer de nouvelles armes ou de nouveaux objets (comme des pièces d'armures plus efficaces ou des sacoches permettant de porter plus de remèdes). C'est plutôt bien vu. Ensuite nous avons des palans pour monter plus vite sur les toits, on peut siffler pour appeler un cheval, d'ailleurs on peut se battre à dos de canasson et affronter des cavaliers. Et puis si le système de combats n'est toujours des plus simple à appréhender, au moins il a le bon gout d'être de plus en plus permissif et de ne plus nous imposer ces combats tactiques. Jouer bourrin se révèle désormais payant (d'autant que les coups de pied aident à faire baisser la garde d'un ennemi), même si encore une fois, le jeu n'est pas spécialement fait pour ça. D'ailleurs Ezio devient une vraie machine de guerre avec ses lames secrètes, son épée, ses couteaux, son arme à feu ou encore l'arbalète, qui rendra bien des services en tuant en un coup et d'assez loin, la plupart des ennemis.


Autre nouveauté,
Le jeu est très beau et la bande-son est magnifique
si on peut traduire "brotherhood" par "confrérie", c'est parce qu'Ezio ne libérera pas Rome et l'Europe tout seul. En effet, il formera jusqu'à 10 nouveaux assassins qu'il devra d'abord libérer, puis entrainer pour enfin les envoyer sur des missions bien spécifiques à travers tout le continent, de la Russie jusqu'à la Grande-Bretagne. Ces mêmes assassins, en tant que bons soldats, pourront ensuite nous prêter main-forte si jamais on en a besoin (évidemment, plus leur rang est élevé, plus ils sont forts et moins prompt à se faire tuer au moindre coup reçu). Ce dernier aspect du jeu est assez facultatif, pas vraiment hors de propos non plus mais finalement assez dispensable pour celui/celle qui ne veut pas s'y investir. Mais ce serait une erreur car ces assassins peuvent rendre de grands services. Dernier point du gameplay, Brotherhood est le premier épisode à offrir un mode multi-joueurs. Développé par Ubisoft Annecy (oui oui, chez nous :), le multi-joueurs se compose de 4 modes, se déroule sur plusieurs cartes (Rome, Florence, Venise, Sienne, San Donato, Monteriggioni, Pienza, Forli, Castel Gandolfo, le Mont-Saint-Michel et l'Alhambra) et propose des affrontements certes assez classiques mais pas déplaisants. Techniquement à présent, on retrouve le moteur Anvil Engine, qui officie depuis 2009 (Assassin's Creed II, Prince of Persia : Les Sable Oubliés). Si certains sites prétendent que le moteur commence à prendre de la bouteille et subit de nombreux bugs, en réalité il n'en est rien ! Même pas mis à jour, Brotherhood nous a affiché un rendu somptueux, avec parfois des textures chiadées, un bon framerate et un clipping assez discret. Certes il reste quelques bugs (sur un jeu aussi grand, on peut le comprendre) mais on apprécie un design toujours aussi efficace (aaaahhh le Colisée de Rome…) et des animations toujours plus souples : si Ezio profite bien sûr du meilleur travail, les ennemis sont également moins "robotisés". Terminons par la partie sonore, qui nous dévoile une nouvelle fois l'énorme travail de Jesper Kyd (bien connu pour son travail sur cette série mais aussi les Hitman, les Borderlands ou encore Darksiders II). Bref, un excellent compositeur qui nous offre ici la représentation du sommet de son art. Avec beaucoup de vocalises, le jeu est admirablement soutenu par des musiques de très grande qualité, au point qu'elles en galvanisent toute l'ambiance ! Je ne reviens pas sur le doublage et terminerai par les bruitages, qui sont restés quasiment les mêmes : sobres et efficaces en toute situation.



Avec Assassin's Creed : Brotherhood Note
et son développement éclair, on pouvait craindre le pire. En à peine un an, on s'est tous dit qu'Ubisoft jouait les opportunistes et nous sortait là, un DLC de luxe. Pourtant à bien y regarder, nous avons l'introduction de quelques nouveautés bien senties, l'intronisation du multi-joueurs mais aussi une belle durée de vie en solo, qui s'étale sur environ 20 heures. Bien sûr le jeu est moins long, moins vaste et moins riche que l'épisode 2, il ne corrige pas ses errances de jouabilité et nous impose encore quelques missions un peu chiantes où l'infiltration est souvent pénible à subir. Mais on ressort globalement satisfait de cette expérience. Finalement mon seul véritable regret vient de ce scénario franchement léger. Si on apprécie une mise en scène enfin digne de la série et des modélisations plutôt correctes, au final l'histoire est vraiment trop chiche en révélations juteuses, faisant de cet add-on/spin-off/suite (rayez la mention inutile) un épisode dispensable. Ceci dit, le fun est toujours là, c'est toujours aussi plaisant de contrôler Ezio et d'assassiner en silence, même si au fond, on aurait aimé un véritable épisode 3 plutôt qu'un étirement scénaristique de cet Assassin's Creed 2.x. Ainsi je rejoins l'avis de nombreux fans qui disent que Assassin's Creed : Brotherhood et Assassin's Creed : Revelations n'aurait dû former qu'un seul et même jeu, plutôt que d'étaler le peu de scénario qui leur est attribué afin de profiter d'une sortie annuelle. Mais Ubisoft aime bien cartoucher le porte-feuilles des fans et je vous l'avoue de suite, si vous voulez une véritable suite à Assassin's Creed II, achetez directement le 3.



Les -

  • Toujours les mêmes problèmes de jouabilité
  • Une fin qui se fout de nous !
  • Missions trop restrictives
  • Un scénario minable
  • Les +

  • Assassinats et balades sur les toits : toujours aussi fun :)
  • Des efforts de mises en scène
  • Des musiques magnifiques !
  • Combats plus permissifs
  • C'est beau !


  • Test réalisé par Aquel & iiYama

    avril 2013