Assassin's Creed III (X360/PS3/PC)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : octobre 2012 (X360/PS3) - novembre 2012 (PC/Wii U)
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3) / 1 iDensity (Wii U)
Espace disque nécessaire : 17Go (PC) / 2Mo (X360) / 4.5Go (PS3)
Moteur graphique : Anvil Next Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360/PS3) - 720p (Wii U)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 8 joueurs online

Abréviation : AC3
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 12.6 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800 GT / Radeon HD 4850)


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Assassin's Creed III








Assassin's Creed
L'histoire de Connor/Desmond est véritablement passionnante, et le contexte historique est hypnotisant
est l'une de mes licences favorites : mélange d'action et d'aventure, histoire et fiction. L'aventure de Desmond est certes complexe et par moment difficile à suivre, mais elle apporte toujours son lot de sensations fortes. De Altaïr à Ezio, la licence nous a offert des héros charismatiques dans des architectures toujours plus somptueuses. Alors cet épisode tant attendu d'Assassin's Creed, répond-t-il au cahier des charges que tout grand fan de la série souhaite voir respecter ? Fait-il mieux ? Corrige-t-il certaines faiblesses techniques des épisodes précédents ? Ou est-ce que ce troisième opus n'est pas la suite tant espérée, est-il un très grand jeu ou va-t-il finir par devenir un jeu triple B (beau, bon, bugué) ? Partons ensemble découvrir ce que Connor a à nous proposer en cette fin d'année 2012. L'histoire nous conte qu'ene éruption solaire devrait détruire toute vie sur Terre le 21 décembre 2012 (c'est vraiment pas de chance pour nous, et les éditeurs ne doivent pas être aux anges). Desmond (au travers de l'animus) va se plonger dans les aventures de son ancêtre Connor (d'origine anglaise et amérindienne) afin de trouver une solution à cette catastrophe imminente. De Boston à New York, des plaines enneigées aux combats en pleine mer, le décompte est lancé et l'avenir de la planète se joue dans le présent et dans le passé durant la révolution américaine. Le jeu débute par un long tuto puis première surprise, la partie historique commence en Angleterre et non pas aux États-Unis, et l'intervenant de ce début de partie n'est pas Connor (pas de spoil, enfin on va essayer) et pendant plusieurs chapitres, le jeu nous pose les bases de ce qui fera la personnalité de Connor. On peut dire que le fond de l'histoire commence avec l'arrivée dans les terres du Nouveau Monde. On découvre Connor, issus de 2 cultures radicalement différentes, qui se lance à corps perdu dans la lutte pour la liberté. Fort de sa formation d'assassin, il fera tout pour faire triompher ce qu'il pense être le camp du "bien". Ce combat va l'amener à faire des rencontres historiques importantes (George Washington, l'un des pères fondateurs de l'Amérique et bien d'autres). Le jeu tient sa promesse, il nous faire découvrir un nouveau pan historique et fictionnel, ici l'histoire n'est pas manichéenne, en effet il n'y a pas le camp des bons face au camp des mauvais, ils doivent assumer leurs côtés obscurs et leurs contradictions internes. Desmond se voit obliger aussi d'intervenir dans le présent afin de faire évoluer l'avenir. Je sais cela parait complexe mais les scénarios de cette saga ne sont jamais simples et ça fait également leur charme. Malheureusement la fin du jeu est considérée par beaucoup comme n'étant pas à la hauteur de la qualité globale de ce troisième épisode (et à la rédaction, nous sommes tous d'accord), et cela est hélas, certainement dû à des raisons purement mercantiles.


Graphiquement,
Le gameplay évolue en douceur mais reste toujours aussi agréable. Le batailles navales sont quant à elles géniales !
le jeu est superbe, le design de New York, Boston, de la zone forestière et des combats navals sont dignes de la série. Quelle joie de voir un assassin traverser une ville pleine de vie, une forêt et sa végétation luxuriante et sa faune vivace, traverser des plaines enneigées, et pour terminer ces navires sur une mer calme ou des flots déchaînés. Un pur régal ! Mais le tableau, n'est hélas pas si angélique que cela. En effet, le jeu est truffé de bugs et pas des petits bugs "sympathiques". Non là Assassin's Creed réalise un grand chelem : des bugs d'affichage (come des corps flottant dans l'espace...), des bugs de collision provoquant un freeze d'image, des personnages atteints de tremblements et j'en passe… La liste est malheureusement très longue. Le défaut majeur c'est qu'à force de vouloir faire dans le détail, la fluidité et l'open world, les développeurs ne se focalisent pas sur les finitions et le problème est bien là ! Cet opus est le 5e opus de la série, et on subit encore des bugs qui sévissent depuis le premier ! C'est franchement honteux et extrêmement pénible !! Côté gameplay, on se retrouve avec un Assassin's Creed classique : une quête principale composée de 12 chapitres et une multitude de quêtes annexes (une quantité astronomique bien plus importante que dans les opus précédents). Le jeu s'est tout de même amélioré sur bien des points. En effet, Ubisoft nous offre des batailles navales dantesques, une belle utilisation des chevaux, une exploitation très poussée des décors (décors naturels qui sont juste déconcertants de réalisme). Les combats ont été revisités : plus de style mais ils paraissent moins techniques, moins intenses dans la violence. Les soldats peuvent attaquer à 3 voire à 3, et il faut vraiment utiliser les contres à bon escient, et ne pas hésiter à se servir des armes secondaires et des particularités du décor. Assassin's Creed III reste malgré tout classique, avec des améliorations légères mais très esthétiques, mais hélas les bugs peuvent nuire au dynamisme des combats, qui peuvent tourner au cauchemar du fait d'un manque de précision du ciblage, d'un masque de collision assez bizarre, de soucis de saut assez énervants et qui peuvent survenir sans aucune raison. Les missions annexes ont été boostées, il y a bien sûr les traditionnelles plumes à collecter, les pages à trouver mais aussi des batailles navales, la gestion de la chasse, du commerce, son domaine et des artisans qui y travaillent, la gestion des assassins… en clair des heures et des heures de jeu qui vont bien au-delà de la trame principale.


Je reviens
La réalisation est de très haut niveau mais pour la 5e fois, le jeu est terni par une montagne de bugs graphiques et technique qui pollueront votre expérience
sur la bataille navale : un vrai plus du jeu ! La gestion du navire, gérer sa vitesse, sa méthodologie de combat (harponnage, destruction des mâts, destruction ou non des navires…) c'est le vrai cadeau du titre ! Même l'ambiance et la vie sur le navire sont à découvrir avec bonheur. Desmond sera aussi de la partie à travers des phases de grimpettes et d'infiltration qui, si l'on excepte leur importance pour l'histoire, gâchent le jeu pendant les 4 ou 5 phases où Desmond intervient. Desmond n'est ni charismatique, ni à la hauteur de ses ancêtres, c'est un fait. Pour le gameplay, il faut prendre aussi en compte le multi-joueurs (pour ma part, la mode de mettre du online partout m'indispose de plus en plus). Mais le multi reste sympathique, il y a un mode de domination où des équipes doivent capturer 3 zones au nez et à la barbe de leurs concurrents, tout en gérant la défense et l'attaque. Le mode meute, qui est une chasse en groupe et bien sûr un death match (rien de transcendant). Pour ce qui est de la partie son, comme toujours la synchro labiale est digne d'un différé entre Paris et l'Espace (en effet la voix arrive, après que les lèvres aient commencé à bouger) : c'est assez drôle, mais bon, un effort aurait le bienvenu, pour un jeu de 2012 il serait temps de résoudre ce genre de souci. Le doublage en français est de très bonne qualité, la musique est splendide, magnifique et l'orchestration est juste somptueuse. Elles collent parfaitement à l'ambiance du jeu. Enfin la durée de vie est comme toujours, conséquente. La trame principale dure entre 20 et 25 heures (en ligne droite et en sautant de passage en passage, mais quel est l'intérêt de gâcher une expérience qui se veut globale, et qui prend toute sa saveur en vivant la totalité des aventures de Connor ?). Comptez le jeu double voire triple en réalisant l'ensemble des très nombreuses et variées quêtes annexes. Le multi-joueurs (car certains joueurs adoreront et c'est tant mieux pour eux), proposera une durée de vie des plus honorable. On conclura en disant que l'aventure reste très riche, complète, bien au-dessus des autres titres de la licence (surtout les épisodes Brotherhood et Révélations dont le contenu était dense mais dont le scénario était très décevant), cependant il me tarde déjà qu'Ubisoft mette à disposition une mise à jour pour supprimer le tsunami de bugs qui déferle sur ce titre magnifique.



Assassin's Creed III Note
est-il le jeu de l'année 2012 ? Le jeu de l'année peut-être mais hélas la flopée de bugs empêche le titre de toucher la perfection. Il s'affiche pourtant comme le meilleur épisode de la série, et de loin. Maintenant peut-on pardonner des bugs qui, inlassablement, se répètent à chaque opus et s'amplifient ? Pourquoi offrir un jeu visuellement plus attrayant, offrant une intelligence artificielle plus élaborée, un contexte et un scénario travaillés et documentés, une musique de qualité, une montagne de missions secondaires et une trame principale fantastique (exceptée la fin qui peut décevoir) et pourtant accepter des corps qui restent en suspension, des victimes qui tremblent, des armes qui "volent", des dédoublements de personnages, des trous dans le décor et des murs invisibles bizarrement placés, etc... Le jeu mérite clairement une meilleure note mais perd des points à cause de tous les défauts techniques qui peuvent polluer l'expérience. Allez Ubisoft, un beau geste : un bon patch et le prochaine opus si possible un jeu sans bug afin qu'il passe de triple B (beau, bon, bugué) à son "vrai" statut de jeu triple A. Dans tous les cas, Assassin's Creed III reste un indispensable de l'année 2012, à conseiller et à apprécier sans modération.




L'avis d'iiYama : cliquez pour ouvrir



Test réalisé par Puffmagicd

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avril 2014