Assassin's Creed II (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2009 (consoles) / mars 2010 (PC)
Développeur : Ubisoft Montréal
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 8Go (PC) / 4Mo (X360) / 2Go (PS3)
Moteur graphique : Anvil Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (consoles) : 1080p (X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : AC2
Titre alternatif : Assassin's Creed II : Discovery
Prix au lancement : 50€ (PC) / 70€ (consoles)
Score des ventes : 11.3 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 2.4Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8600GT / Radeon HD4700)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Assassin's Creed II









On le sait,
Quel charisme ce Ezio !
la sortie d'une nouvelle génération de consoles est propice pour lancer de nouvelles licences. Avec la 7e génération (PS3/Xbox 360) les exclusivités ont cartonnées : Gears of War, Resistance, Forza ou encore Uncharted sont devenus les fer-de-lance des marques. Mais de vraies identités, tout aussi fortes, sont aussi venues des jeux multi-supports tels que Bioshock, Mass Effect, Call of Duty, Dead Space, Darksiders ou Borderlands… qui sont devenus les nouveaux pôles d'intérêt de tous les gamers actuels. Dés 2007, les consoles et le PC ont peu à peu perdus leurs exclusivités au profit des développements unifiés. Si certains ont serrés les dents (voir un Elder Scroll sur consoles ou un Street Fighter sur PC peut effectivement tenir de l'hérésie) finalement les grands gagnants dans tout ça, c'est nous, les joueurs. Car avec cette unification, le moindre support peut profiter de la plupart des jeux, ce qui évite d'acheter toutes les machines (hormis pour les dingues comme moi ^.^). Et s'il y a un autre grand vainqueur à ce bouleversement un peu sous-terrain de notre passion préférée, c'est bien Assassin's Creed. Ubisoft a attendu sagement que la PS3 s'implante (car rappelez-vous qu'elle était en retard la bougresse) pour nous offrir le digne descendant des Prince of Persia (qui depuis, a été relégué au second plan, lui qui a tant brillé sur les consoles de la précédente génération). Et avec plus de 10 millions de ventes, il est sûr qu'Ubisoft tenait là sa nouvelle poule aux œufs d'or. Pourtant, le premier Assassin's Creed n'était pas exempt de critiques, parfois très sévères, comme sa redondance, son scénario trop peu étoffé ou encore son gameplay jouissif mais ô combien perfectible. Toujours prompt a tirer sur la corde et à se faire un max d'argent sans trop se fouler (la preuve avec les Prince of Persia et les épisodes Brotherhood et Revelations dont les sorties annuelles ne visent qu'à occuper les ventes), le développeur Canadien (car oui, les Assassin's Creed viennent de Montréal et non pas de Paris ou Montpellier) aura quand même pris le temps de faire les choses correctement pour cette suite. 2 ans pour corriger un maximum de bugs, pour offrir une aventure au moins aussi intéressante que celle d'Altaïr tout en étant plus variée, 2 ans pour nous offrir un gameplay plus ciselé que jamais et un nouvel héros au charisme sans pareil.


Notre nouvelle
Desmond fait vraiment de la figuration et le scénario ne sera intéressant que sur la fin du jeu
aventure commence exactement là où s'était arrêtée la première. Desmond commence à associer sa vie perso et celle de son ancêtre, avec certaines capacités spéciales et aptitudes physiques. Mais pas le temps d'en profiter que Lucy (l'ancienne assistante du Docteur Vidic) vient le tirer des griffes d'Abstergo (qui l'a kidnappé au début du premier jeu) afin de l'emmener dans la "cachette des assassins" où l'attendent de nouveaux alliés mais aussi un Animus 2.0. Cette fois Desmond revivra les aventures d'Ezio Auditore da Firenze, un italien qui a vécu durant la Renaissance (une épopée de plus de 20 ans, s'étalant de 1476 à 1499). Suite à une trahison et la perte d'êtres chers, Ezio va venger les siens mais très vite, il se rendra compte que sa mission va au-delà de la simple vengeance… Une fois de plus, il est vrai que le début accroche, tout du moins scénaristiquement parlant. Car très vite le soufflet retombe. Si notre personnage nous fera vivre 23 ans de sa palpitante vie, on peut dire qu'entre le début et la fin du jeu, il ne se passe pas grand-chose. C'est un peu dommage et ce même écueil faisait déjà parti des problématiques du premier opus. De plus, le scénario est quelque peu confus, il aime bien "noyer le poisson", les objectifs ne sont pas toujours très clairs et finalement ce sont les pages du Codex qui nous en apprendrons le plus. Ces pages, écrites de la main d'Altaïr, nous renseignent sur le passif de l'ancien héros, sur ses pensées philosophiques loin d'être obsolètes et surtout sur le but ultime des assassins. Au final, on en apprend plus dans ces 30 pages-là, que dans tout le jeu ! Malgré tout il reste l'épilogue, qui est vraiment surprenant en révélations et qui donne envie d'en savoir plus. Après il est quand même dommage qu'Ubisoft n'est pas plus soigné son scénario et son déroulement, avec également des cut-scènes bien moches. La faute à des modélisations vraiment laides (il suffit de voir Lucy et sa "bouche de Joker" pour de suite se mettre dans l'ambiance) et ce, sans évoquer des animations robotisées. En plus, le tout n'offre aucun spectacle, c'est toujours des dialogues entre personnages. Pire encore, si Desmond n'avait qu'un petit rôle dans le premier jeu, ici il fait vraiment de la figuration. Pour tout vous dire, on ne le contrôlera qu'une paire de fois, et ce, dans des phases sans grand intérêt. En somme l'aventure est centrée sur Ezio et seulement lui, au détriment de ce qui se passe dans le présent. Bref, le développeur canadien a repris la base du premier opus, il l'a à peine amélioré mais en 2009, c'était vraiment insuffisant… surtout au regard d'un background très soigné et d'une trame qui sera passionnante dans les prochains opus. Car le jeu se sert habilement de l'histoire pour étoffer son fond et on apprendra avec plaisir quelques anecdotes bien réelles de l'histoire d'Italie, ainsi que certains personnages clés, notamment Leonard deVinci, qui est tout à fait attachant.


Mais encore une fois,
Le personnage de Leonard deVinci est tout à fait sympathique
ça reste insuffisant pour un jeu d'une telle ampleur, un jeu qui veut offrir du grand, du spectaculaire, mais qui au final, ne s'en donne pas les moyens. Par contre la jouabilité et le gameplay ont été peaufinés. On retrouve bien entendu le même système de combat, un système contraignant basé sur des manipulations, des sortes de QTEs. Personnellement, j'aurai vraiment apprécié qu'on nous offre un double visage aux phases de pugilat, avec d'un côté le système d'origine, subtil, scripté, et d'un autre quelque chose de plus direct, de plus nerveux, cette fois plus proche du beat-them-all. Parce que les combats deviennent très vite brouillons et chiants car affronter 10 gardes en même temps, n'a rien d'encourageant, surtout avec ce système un peu lourd-dingue d'attaque/contre-attaque. A contrario, les assassinats ont été largement améliorés ! Avec de nouvelles possibilités, comme tuer 2 ennemis en même temps, fondre sur sa proie à partir d'une zone élevée, assassiner à partir d'une corniche ou d'une planque (type meule de foin) ou encore utiliser des armes nettement en avance sur leur temps (lame empoisonnée, pistolet mono-coup), autant dire qu'on va très vite se faire plaisir ! D'ailleurs plusieurs missions nous impose de la jouer furtive, les éliminations discrètes ont ainsi toute leur place. Pour mettre en oeuvre ses missions, le jeu nous ouvre peu à peu la carte de la ville (on visitera d'ailleurs plusieurs villes : Florence, Venise, Forli…) et sur celle-ci, il y a des points d'intérêt. On peut (comme avant) désigner ses points de destination et réaliser des missions secondaires : messager, action punitive, course chronométrée… Personnellement, c'est tout ce que je déteste dans ce jeu car le timing est toujours imposé, les courses sont chiantes à faire ou les missions sont vraiment sans intérêt. Il y a aussi des missions hautement facultatives comme récupérer des plumes ou activer tous les points d'observation. Mouais, ce n'est pas vraiment palpitant mais il y aura toujours des gens qui n'ont rien d'autre à faire que de perdre des heures à réaliser ce qui est dispensable. Heureusement il y a d'autres sous-missions qui sont déjà nettement plus intéressantes comme la récupération des pages du Codex (même si par 30 fois on utilisera le même procédé), fouiller la planque des assassins pour récupérer les sceaux d'Altaïr (ce qui permet d'obtenir un précieux trésor mais bonjour la galère pour tous les obtenir…) ou trouver les séquences cachées du Candidat n°16.


Cette dernière nous impose
Le système de combat reste identique. Une bonne nouvelle pour certains mais pas pour d'autres...
de résoudre une série d'énigmes qui font penser aux jeux du Professeur Layton (les développeurs d'Ubisoft seraient-il fans ?) et qui débloquent, elles aussi, des infos sur le fond de l'histoire (la tuile, c'est qu'il faut véritablement fouiller chaque recoin de chaque ville pour les trouver et c'est moins évident qu'il n'y parait). Après bien sûr il y a toujours les missions dites "normales", celles qui font avancer l'histoire et qui se soldent généralement par des assassinats. C'est un bon point pour lui, le jeu est d'ailleurs bien plus varié qu'autrefois. Si les missions annexes peuvent encore paraitre redondantes, de leur côté les missions principales sont étonnamment variées : on ne fera pas 2 fois la même chose, ce qui est un plus. On notera aussi que les phases un peu lourd-dingue où Altaïr devait enquêter avant de tuer, n'ont pas été reconduites. Si Ezio peut toujours voler très facilement ses semblables, désormais il exécute ses missions sans trop se poser de questions, puisqu'il est bien plus libre que son homologue (il n'obéit pas à un chef, il réalise ses missions par dévotion). Dans Assassin's Creed II tout se paye ! Ainsi tout un système monétaire a été implanté puisqu'après tout, notre monde est régi par l'argent. On commencera par rénover le fort familial afin qu'il nous rapporte automatiquement de l'argent (une partie gestion un peu concise mais agréable), on pourra aussi fouiller chacune de nos victimes, dépouiller des passants, vider des coffres. Chaque action nous rapporte également de l'argent (comme un assassinat réussi) même s'il est idiot de recevoir un pécule de plusieurs milliers de florins (la monnaie locale) uniquement parce qu'on a discuté avec un gars ou qu'on a réussi une filature de 3 minutes. Mais je suppose que c'est pour compenser le manque à gagner de ceux qui n'auront pas envie de s'investir dans la rénovation du fort (erreur, c'est ce qui rapporte le plus et sans se fouler !). Et comme l'argent est au centre des échanges, on devra payer pour se faire soigner, acheter des potions de soin pour remonter sa vie en plein jeu (ahhhhh enfin ! on peut enfin se soigner en plein combat !), acheter ses couteaux de lancer mais aussi plus sympa, s'acheter de nouvelles armes et de nouvelles pièces d'armure (armure qu'il faut faire réparer auprès d'un forgeron pour quelle retrouve son efficacité). Mieux encore, on peut recruter des groupes de prostituées pour se fondre dans la masse (même si je trouve le système de couverture bien moins efficace qu'avec Altaïr) ou pour leur demander d'occuper des gardes.


Dans le même ordre d'idées,
Certaines missions sont chiantes à faire (courses, infiltration stricte...) mais globalement, le jeu est abordable
on peut faire pareil avec des mercenaires qui eux, peuvent carrément attaquer les ennemis à notre place. Tout ceci est évidemment payant mais aide grandement le joueur dans ses quêtes, ce qui incite a vraiment s'intéresser au système financier du titre. Niveau jouabilité, Ezio est le digne descendant du maure-ninja comme je m'amuse à l'appeler, à savoir qu'il a gardé toute la souplesse de son ancêtre. Quel plaisir de voguer entre les maisons, de sauter partout, de courir et visiter ses nouveaux lieux très verticaux. En effet, les cités italiennes sont loin des villes un peu formatées du premier jeu. Ici on prend plus de hauteur et chaque lieu a ses parcours propres, afin de donner aux cités, une véritable identité. Dernier point positif du jeu, Ezio sait nager ! Loin d'être aussi con qu'Altaïr (qui mourrait comme une bouse à la moindre trempette) cette fois on prendra plaisir à se déplacer à la nage (ce qui s'avère bien pratique, surtout à Venise). Maintenant j'aimerai entamer une phase un peu particulière de mon test, celle où je me lâche, celle où je vide un peu mon sac. En effet, il m'a été impossible de mettre une note plus élevée à cette suite et pour cause, même s'il accumule les bons points, une grosse part de fun et pas mal de nouveautés, je trouve inadmissible que certains professionnels aient mis des 18 voire 19/20 à Assassin's Creed II, comme s'il ne comportait pas de défauts. On commencera par cette caméra, toujours aussi co-conne et qui bien souvent, se place dans un mauvais angle, au pire moment (au hasard en plein combat, pile quand a que ça à foutre de la remettre en place !). Autre point, Ezio est bien mignon mais comme Altaïr, il fait parfois ce qu'il veut. On tire son stick droit devant mais cet imbécile nous fait (parfois) un saut sur la droite ! Allez savoir pourquoi, des fois ça lui prend, il ne comprend plus rien aux commandes et fait ce qui lui chante. Et lorsque ça implique une sévère chute qui va nous priver de 90% de nos points de vie, croyez-moi ça a tendance à mettre bien les nerfs. Autre détail, on a aussi de sérieux problèmes de cohérences avec par exemple un Ezio qui refuse d'avancer sur la corniche juste à côté, alors que 5 minutes auparavant (et bien entendu à un autre endroit) ça ne lui posait aucun problème. Mais le plus débile ça reste les sauts de l'ange que notre personnage fait. On ne revient pas sur la crédibilité dudit saut (car sauter de 80m de hauteur dans une meule de foin, devrait rendre le personnage handicapé à vie… ou mort, mais comme c'est bien pratique et que ça nous évite pas mal d'allers-retours, on ferme les yeux), mais le plus crétin c'est de voir Ezio réaliser des sauts en longueur faramineux qu'un athlète olympique serait incapable de faire.


Que la charrette
On retrouve avec plaisir l'exploration ouverte, si chère à la série
pleine de foin soit au pied du bâtiment d'où on saute, c'est un compte, mais qu'on réalise un tel saut à plus de 10 ou 20 mètres de là, là je dis non ! Un peu de crédibilité les gars, c'est n'importe quoi ça ! Alors à ce compte-là, autant qu'Ezio soit capable d'enjamber la ville en 5 sauts ou mieux encore, d'atterrir du haut d'une tour directement sur ses pieds. Après tout, si le réalisme doit être à la rue, autant aller jusqu'au bout des choses et faire de lui un super-héros digne d'un comics !! Enfin je voudrais dire que le jeu a tout pour nous offrir une aventure mémorable, mais qu'il échoue sur certaines missions bien chiantes. Déjà j'aurai apprécié d'avoir plusieurs niveaux de difficulté histoire de contenter tout le monde (avec entre autre un mode easy vraiment facile, et un mode hard pour les mordus de challenge relevé), ensuite le titre nous pourrit littéralement l'existence sur certaines missions. Je pense notamment aux dernières planques des assassins qui sont de véritables tortures architecturales (mais elles ne sont pas obligatoires) et sur certaines missions principales. On ne peut pas y couper et on nous impose tout ce que le jeu offre de pire ! Des courses-poursuites super chiantes (et ne venez pas me faire croire qu'un monarque italien habillé d'une toge qui lui tombe jusqu'aux pieds, courra aussi vite que nous, tout en sautant de toit en toit… c'est tout simplement irréaliste et idiot !!), des phases chronométrées (je déteste qu'on me pousse au cul !) ou encore, le fin du fin, ces assassinats qu'on doit perpétrer sans se faire repérer. Non mais venez m'expliquer l'intérêt de ne pas se faire repérer lorsqu'on doit tuer un gars, puisque de toute façon, on aura tous les gardes à nos trousses l'instant d'après ? A rien, bien entendu, d'autant que pour imposer des missions d'infiltrations, il faut d'abord s'en donner les moyens et Assassin's Creed n'est pas vraiment fait pour ça. Pour repartir sur des bases plus optimistes, cette suite tourne toujours avec le moteur maison d'Ubisoft, l'Anvil Engine. Une chose est sûre, pour retranscrire le caractère particulier des villes et des environnements de cette Italie de la Renaissance, le moteur fait fort.


En effet il n'y a
Les décors sont vraiment jolis mais les modélisations sont ratées...
pas de brouillard lointain, la distance d'affichage est admirable, la population est dense (une vraie performance !), les décors sont beaux et certaines animations sont juste fantastiques. Je parle bien sûr d'Ezio qui reprend les mouvements ultra fluides de son aïeul, tout en les améliorants. C'est impressionnant de fluidité et de précision. On peut aussi préciser que, même si on reste un peu trop sur Venise à mon gout (de même, un peu trop en ville aussi, alors qu'il y a de superbes abords), le jeu est plus varié et infiniment plus détaillé que le premier opus. Maintenant ne soyons pas non plus opiniâtres à voir la vérité en face, si Assassin's Creed II est beau, voire limite bluffant par endroit, il ne faut pas se voiler la face sur ses défauts techniques. Comme je le disais plus haut, les modélisations sont affreuses, tous les PNJs ont des animations ratées et robotiques, les visages sont vilains au possible et ne me parlez pas de synchro labiale ! Sur cette suite, c'est abominable de voir que les développeurs se sont totalement foutus de savoir si ça allait être calé ou pas, avec des protagonistes qui ouvrent la bouche au pif, parfois même quand ça ne parle pas ou avec un décalage de plusieurs secondes. Quand on voit des jeux -excusez moi du peu- avec moins de budget et d'ambitions faire mieux, moi j'ai un peu honte, surtout venant d'un pays francophone. Tien en parlant de doublage, sachez qu'Ubisoft ne se doute de rien car le doublage est simplement mauvais. Je n'évoque pas ces phrases "à l'italienne" qu'on nous balance à tout bout de champ (affaire de gout, on peut trouver ça irritant ou justement, trouver que ça met l'ambiance) mais bien d'un jeu d'acteurs clairement pas au niveau (au noter aussi que le casting a changé entre les 2 épisodes). Sur une telle production, c'est assez déplorable. Par contre, les bruitages sont toujours aussi bons (j'adore notamment le bruit des sabots des chevaux, particulièrement réaliste, ou le craquement des os lorsqu'on tue un ennemi… délicieusement sadique ^^) et nous avons plus d'accompagnements musicaux. En effet, les compositions de Jesper Kyd (bien connu dans le milieu pour avoir officié sur plusieurs gros titres comme Hitman) sont tout d'abord superbes, mais elles sont également plus présentes, ce qui souligne avec justesse l'ambiance du titre.



Je sais, Note
toute une partie de mon test aura certainement fait grincer quelques dents, cependant comment ne pas râler quand on nous pourrit la vie avec des missions aux objectifs absurdes et aux "fails" injustes, comment ne pas se dire que le scénario est beaucoup trop léger quand on nous en lâche un peu au début puis que ça ne ré-accélère qu'à la fin du jeu, comment ne pas pester contre une jouabilité qui fait parfois ce qu'elle veut ou encore contre cette réalisation graphique et sonore qui comporte pas mal de bugs et de faiblesses technique (regardez la gueule de Lucy, déjà elle ne ressemble plus du tout à la fille du premier épisode mais en plus sa bouche est affreuse… et ça, ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres) ? Alors oui, j'ai le courage de le dire, Assassin's Creed II est loin d'être parfait et sa note finale est à mon sens plus objective que celle de la plupart de mes homologues. Maintenant je tiens à rassurer les fans : oui c'est un fait, ce 2e épisode est bien meilleur que le premier ! Le jeu est plus varié, son gameplay est nettement plus riche, les environnements sont superbes, le fond de l'histoire est trop peu détaillé certes mais accroche sérieusement, c'est fun, c'est plaisant à jouer… en clair cette suite avait tout pour être le hit ultime. Assassin's Creed II reste une aventure unique en son genre, une aventure riche d'un gros contenu et d'une exploration toujours aussi fascinante à vivre. Ubisoft a fait beaucoup d'efforts pour nous offrir un jeu meilleur, plus vaste, plus ambitieux… et ils ont réussis ! Maintenant je croise les doigts pour que les épisodes suivants corrigent les dernières failles et nous offrent enfin, un jeu irréprochable et au charisme au moins aussi indéfectible que celui de ses personnages jouables.



Les -

  • Une IA tantôt débile, tantôt super agressive et extra-lucide !
  • Le même et contraignant système de combat
  • Des animations (hors Ezio) vraiment raides
  • Des missions parfois chiantes à réaliser
  • Synchro labiale ? Quelle synchro ?
  • Des visages vraiment laids
  • Les +

  • Des environnements très détaillés et très vivants
  • Le gameplay est toujours aussi plaisant et fun
  • Pas mal de choses à faire hors scénario
  • Des maps toujours plus grandes
  • Ezio, le charme, le charisme
  • Bonne durée de vie


  • Test réalisé par Aquel & iiYama

    février 2013