Alice : Retour au Pays de la Folie (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité (clavier/souris)
Jouabilité (pad)
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : juin 2011
Développeur : Spicy Horse
Editeur : Electronic Arts
Genre : plate-formes / action

Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 8.5Go (PC) / 1Mo (X360) / 3.5Go (PS3)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Moteur physique : PhysX
Définitions HD (consoles) : 1080p (X360) / 720p (PS3)

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Compatible 3D (consoles) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : Alice 2
Titre alternatif : American McGee's Alice 2 / Alice : Madness Returns (US)
Prix au lancement : 70€ (consoles) - 50€ (PC)
Score des ventes : 1.2 Millions (tous supports)


Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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Alice

Retour au Pays de la Folie



C'est en 2001
Alice est plus belle que jamais et la gestion en temps réel de ses cheveux, apporte un vrai plus de charme et de réalisme
qu'American McGee nous avait fait découvrir, exclusivement sur PC, sa vision alternative d'Alice au Pays des Merveilles. Les bouquins de Lewis Carroll et même le film de Disney, en ont pris un sacré coup sur la tronche car ce jeu remaniait de façon profonde l'histoire d'origine, tout en implantant un décor et une ambiance malsaine. Depuis, McGee (qui travaillait avant pour id Software et qui a bossé sur des titres aussi mythiques que DOOM et Quake) a sorti en 2005 Scrapland (toujours sur PC) et en 2006 Bad Day L.A (un GTA-like très mauvais et au look de BD… encore sur PC). En 2008 il renoue avec le succès avec Grimm, un jeu dématérialisé vendu en 24 épisodes et qui revisitait, de façon pernicieuse, les contes des frères Grimm : Le Chat Botté, Le Petit Chaperon Rouge, La Belle et la Bête, Cendrillon, Le Roi Grenouille, Pinocchio, etc… Grimm avait en commun un design très particulier, mais cette fois réussi. De l'aveu même de McGee, son œuvre préférée reste Alice voilà pourquoi en 2011, la pourfendeuse de rêves fait un retour assez remarqué. Et nous commencerons ce test par dire que pour la première fois, le studio a développé le jeu pour les consoles (en plus du PC) mais aussi que le premier American McGee's Alice est offert avec cette suite. Techniquement remis au gout du jour, cette ancienne exclue PC a été remasterisée et est désormais jouable au pad... même sur PC. Quel bonheur ! Car si le jeu possède son lot de fautes de conception, il est clair qu'en 2001 sa plus grande erreur aura été d'être uniquement jouable au clavier et à la souris (il fallait littéralement se battre contre cette jouabilité pourrie jusqu'à l'os !). Pour un jeu de plate-formes proche d'un Super Mario 64, c'était simplement n'importe quoi ! Pile 10 ans plus tard, c'est un véritable plaisir de le redécouvrir au pad, et pour le coup, il devient un jeu appréciable qu'on parcourt avec beaucoup de plaisir.


Maintenant sur le
Depuis le premier opus, la formule a légérement évolué : Alice possède de nouvelles armes, la possibilité de planer et de rétrécir
plan des graphismes c'est sûr, malgré la HDisation, ça reste vieillot avec entre autre, des modélisations taillées à la hache, bien "cubiques" comme on aime (ou pas). Cependant les textures HD lui permettent de passer le cap et ne pas être trop dégueulasse sur nos écrans haute résolution. Pour Alice 2, le scénario ne vole pas bien haut. En véritable suite, on reprend donc les rênes d'Alice et elle est toujours aussi dézinguée de la cervelle. Voilà pourquoi il faudra qu'elle retourne au Pays des Merveilles, histoire de remettre de l'ordre suite à un premier passage où elle a tout saccagé. La mise en scène est assez légère, tout comme l'écriture et on peut regretter que McGee ne soit pas allé plus loin dans le développement de ses personnages, en reprenant bêtement la formule de la précédente itération. Malgré ça c'est suffisant pour retourner volontiers dans ce cauchemar éveillé, ce Pays des Merveilles qui n'a de merveilles que le nom et j'ai apprécié les petites vidéos en "plaques de carton", assez originales et bien faites. L'aventure se compose de 6 chapitres et de tout un tas d'objets à trouver et de bonus à débloquer, pour une durée de vie très honorable de 12 heures environ. Alice 2 reste naturellement calqué sur la précédente formule, à savoir un jeu de plate-formes mâtiné de beat-them-all pour les combats et de quelques puzzles pour pimenter le tout. Très linéaire, on suit un sentier fléché ce qui, dans un sens, évite qu'on se perde et qu'on passe des heures à trouver son chemin. Au rang des nouveautés, Alice dispose de nouvelles armes et de petites subtilités qui rendent les combats plus épicés. On retrouve bien entendu le glaive Vorpalin (un bien joli nom pour un simple couteau de cuisine) mais aussi le bâton cheval (nettement plus bourrin, il arrive à briser certaines défenses ennemies), la théière (sorte de lance-grenades) et le canon à poivre, véritable mitrailleuse pour tirer à distance. Avec lui, les ennemis peuvent être détruits ou étourdis (c'est selon, par exemple certains boss ont besoin qu'on leur tire d'abord dessus pour ensuite les attaquer au corps à corps). La poivrière sert aussi à déjouer quelques facéties du gameplan. Sa maniabilité se rapproche du third-person shooter (TPS) et se révèle assez marrante (bien que très imprécise avec entre autre, un lock débile qui ne vise jamais l'ennemi le plus proche).


Ensuite on dispose
Les phases de combats ont vraiment la pêche ! Certains ennemis réclament en plus, un peu de tactique
des chronobombes qui permettent de briser un mur fragile (comme dans Zelda ?) mais aussi de maintenir pour un temps, une dalle-interrupteur. Très sympa aussi, le mode hystérie peut être enclenché lorsqu'Alice n'a presque plus de vie. Elle entre alors dans une rage folle, devient intouchable et ses attaques sont décuplées. Ça rappelle la colère des titans de God of War, à la différence qu'ici ça nous permet de passer des moments vraiment chauds. Mais d'une façon générale, si certains ennemis demandent un peu de tactique pour être vaincus (notamment avec un sympathique système d'esquive et de contre), le jeu n'est vraiment pas difficile. Ceci dit il est clair que les combats ont la pêche et que vous pesterez quelques fois sur les phases de plate-formes pures. Mais bon, il n'y a pas de game over, on ne revient jamais loin de son point de chute, donc il n'y a pas à râler non plus. En parlant de ça, la belle aura également la faculté de planer dans les airs et de réaliser 3 sauts successifs (c'est d'ailleurs tout mignon puisque des pétales de fleurs et des papillons jaillissent de sa robe). Ces passages-là demandent un peu de précision et surtout, de ne pas avoir peur du vide. Car bien souvent, notre jolie héroïne fait ses cabrioles sans rien avoir sur les pieds et pour les sensibles du vertige, il y a de quoi avoir quelques frissons (d'autant que la petite ne se rattrape jamais aux corniches, il faut donc bien arriver sur les zones sûres). On aura également la faculté de rétrécir sur demande (juste en pressant une touche) ce qui nous permettra de passer certaines zones exigües, mais aussi de découvrir de nouveaux secrets et de voir certains messages cachés. Dernier point du gameplay : tout au long du jeu on récupère des chicots. Vous le savez sans doute, dans les rêves les dents sont liées à l'argent (c'est en tout cas l'une des nombreuses interprétations) et dans le jeu, elles permettent d'upgrader ses armes. Le principe est simple, efficace et comme Mario avec ses pièces, les développeurs ont trouvé une bonne idée pour nous forcer à fouiller les niveaux. Retour au Pays de la Folie fonctionne sous Unreal Engine III, le fameux moteur d'Epic Games, le roi de cette génération de machines. Si on a vu le middleware plus en forme, force est de reconnaitre que l'ensemble fait son bout d'effet.


En effet,
Alice 2 ne plaira pas à tout le monde mais si vous accrochez, vous trouverez le jeu magnifique
Alice 2 est un beau jeu même si on en attendait plus d'une telle production (en effet il y a quelques textures bien crades et beaucoup de clipping). Par contre le design rattrape la donne. Toujours aussi onirique à certains passages (comme au tout début, la ballade dans la forêt est bucolique et enchanteresse) et surtout malsain à beaucoup d'autres, le jeu impose une vision tout à fait gore et dérangeante du Pays des Merveilles. Fidèle à lui-même, le chat du Cheshire est toujours aussi bizarre, on recroisera la route de vieilles connaissances, au coup de crayon tout à fait original et satisfaisant. Quant à Alice, elle est plus belle que jamais. Plus mature, c'est désormais une jeune femme dont le visage d'ange ne transparait pas sa folie intérieure. Avec ses cheveux noir (en opposition au blond de certaines versions) et ses yeux de jade, difficile de ne pas craquer. Sexy, gothique, limite emo, c'est un véritable plaisir d'avoir une si jolie fille sous le pad. Je tiens d'ailleurs à préciser que ses cheveux sont d'un naturel éblouissant. Régis par le moteur physique, fini les perruques de playmobil, place au naturel et le résultat est simplement bluffant ! Je me demande même comment se fait-il que ce soit si rare dans nos jeux actuels. Et sur PC, lorsqu'on active PhysX (si on possède une carte nVidia récente) c'est encore plus finement retranscrit. Le charme opère… En parlant du PC, d'un côté j'ai subi pas mal de plantages et d'un autre j'ai apprécié de pouvoir jouer avec un pad non Microsoft. En effet, les développeurs ne nous imposent pas la manette Xbox (il faut quand même qu'il possède autant de touches et 2 sticks analogiques) et ça, ça fait vraiment plaisir à voir. On notera enfin que toutes les textures ont été traduites en français (ça aussi c'est très rare) et que le son (bruitages, musiques et doublage français) est de bonne qualité. Pas grand-chose à redire sur le sujet si ce n'est que le thème d'intro, avec son violon bien triste, m'a rappelé Max Payne et que la synchro labialle est à la rue (il y a même des PNJs qui n'ouvrent pas la bouche en parlant, et ça, c'est vraiment navrant !).



Alice : Retour au Pays de la Folie Note
est pour moi un excellent jeu, qui a quelque peu été sacqué par la presse. Certains se sont plaints de problème de caméra ou de la jouabilité, c'est surtout vrai sur PC lorsqu'on joue au clavier et à la souris (d'ailleurs la prise en mains y est assez désagréable). Maintenant, sur PC comme sur consoles, avec un pad le jeu se déroule tout seul : ce n'est certes pas très précis mais c'est autrement plus agréable et confortable à jouer. Après avoir sauvé le Pays des Merveilles du joug de la reine de cœur, Alice doit y retourner affronter ses vieux démons et je reconnais que ça s'est fait avec grand plaisir. L'univers, qui a visiblement inspiré Zack Snyder pour son film Sucker Punch, est ici envoutant et dérangeant. Un retour en force et en maitrise pour American McGee, qui signe ici son meilleur titre. Et plus qu'un simple bonus, lorsqu'on se dit que le premier opus est inclus (un code permet de le télécharger sur consoles, il s'installe directement sur PC), du coup on a véritablement 2 jeux en 1 !! Difficile dans ces conditions de ne pas vous le conseiller vivement.



Les -

  • Certains PNJs n'ouvrent même pas la bouche pour parler !
  • Prise en main fastidieuse au clavier/souris
  • Caméra et lock à côté de la plaque
  • Synchro labiale dans les canivaux
  • Jouabilité assez imprécise
  • Beaucoup de clipping
  • Les +

  • Le premier Alice est en HD et il est inclus gratuitement !
  • Une direction artistique originale
  • Alice est belle à croquer ^___^
  • Des combats parfois tactiques
  • Les bastons ont la pêche !
  • C'est joli dans l'ensemble


  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2011