Metal Gear 2 : Solid Snake (MSX2) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 


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Sortie du jeu : juillet 1990 exclusivement au Japon
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : action - infiltration

Support : cartouche de 4 Mb
Versions testées : jeu d'origine (en japonais) et version Subsistence inclus dans MGS3
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : japonais d'origine (traduit en français dans la version Subsistence)

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : MG2
Titre alternatif : Metaru Gia Tsū Soriddo Sunēku (JAP)


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Metal Gear 2

Solid Snake




Deuxième et dernière version MSX2 de Metal Gear, cet épisode fut testé dans les mêmes bonnes conditions que son prédécesseur : tout d'abord grâce à l'émulation (durant environ 2 à 3 heures) puis grâce à Metal Gear Solid 3 : Subsistence, un jeu PlayStation 2 qui incorpore divers bonus et dont le dique "Persistence" nous offre l'opportunité de jouer aux 2 premiers opus. A l'origine, Metal Gear 2 n'est sorti qu'au Japon, il n'a donc jamais été traduit (pas même en anglais) et n'a jamais été porté sur consoles, PC ou micro-ordinateurs. Et si vous voulez savoir pourquoi il n'a jamais quitté sa terre natale ou été adapté sur d'autres supports... il faudra sonder les Internets pour le savoir ! Ceci dit, j'ai quand même une théorie : Metal Gear 2 est sans réfléchir le jeu le plus ambitieux du MSX2 puisque sa cartouche fait pas moins de 4 Mb (ce qui est énorme pour un système 8-bits) et elle inclut un DSP Audio, afin de grandement améliorer la qualité sonore. Résultat, ce que Konami et l'équipe de production de Kojima ont réussis à obtenir de ce brave MSX2 était tout bonnement impossible à transposer sur d'autres supports ! La puce n'aurait pas pu être implantée sur d'autres consoles (comme la NES par exemple) et pour obtenir un portage de qualité, il aurait fallu qu'il soit adapté sur une machine de 4e Génération, telle que la Mega Drive ou la PC-Engine. Cependant le gouffre technologique qu'il y a entre un support 8-bits et un support 16-bits, fait que l'idée a sans doute été rapidement abandonnée. Ce qui est bien dommage car personnelement j'aurai vraiment apprécié de voir le jeu sur Mega Drive ou mieux encore, avoir un portage upgradé sur PC-Engine Super CD-ROM², avec musique CD et quelques cinématiques...



Mais rien de tout ça n'arriva et pour profiter réellement du jeu, il fallait soit passer par des patches de traduction amateur (car je suis comme tout le monde : j'entrave pas un mot de japonais !), soit attendre la sortie de Metal Gear Solid 3 : Subsistence, qui n'arriva qu'en octobre 2006. Ceci dit, quel bonheur de profiter de ce jeu magnifique, enfin traduit en français de façon officielle, avec possibilité de sauvegarde et agréablement jouable au pad. Car pour la 2e fois, je viens de finir un jeu sans commune mesure. J'ai eu beau retourner jusqu'aux fondations de la série, pour l'instant pas un seul épisode ne m'aura déçu. Hideo Kojima est bel et bien passé maître dans l'art de nous faire des jeux d'anthologie, même si ce n'était pas gagné d'avance avec le MSX2, humble machine 8-bits aux capacités limitées. Et pourtant, j'ai déjà eu peine à croire ce que j'ai vécu dans le premier Metal Gear, et cette fois, malgré un début laborieux, on peut le dire : c'est encore plus fort ! Le son, l'image, le scénario, le gameplay... tout a été amélioré pour notre plus grand plaisir et cet article signe le dernier test que je ferai sur cette machine. J'avoue être parti sur un mauvais à priori, en me disant qu'il serait difficile pour moi d'apprécier ce titre à sa juste valeur. Et pourtant, je l'avoue, 18 ans après sa sortie (à l'heure de ce test) je me suis éclaté à finir cet énorme pavé de la saga. Récit d'un monument 2D comme j'en avais encore jamais vécu...



 

 



Développement scénaristique

Il est étonnant
Cette suite dispose du meilleur scénario qu'un jeu 8-bits puisse proposer
de voir à quel point le scénario se révèle complexe, pour un jeu aussi... disons "vieux" pour faire simple. Une nouvelle fois on aura pas mal de dialogues via le Codec (la radio), un Codec qui nous offre cette fois le visage de notre interlocuteur, comme le fera le futur Metal Gear Solid, quelques 8 ans plus tard. On peut même demander de l'aide (par radio) à Campbell (dont c'est la première apparition) ou à un autre agent pour qu'il nous file un renseignement qui nous mettra sur la piste de l'énigme. Snake n'est plus un "rookie" mais un agent chevronné et au passage, il perd ses yeux bleus pour d'autres plus noirs. C'est sans doute mieux comme ça, ça surprend moins avec le brun de ses cheveux. D'ailleurs Snake est un dragueur depuis toujours, puisqu'il n'en ratera pas une pour faire des compliments aux jolies filles. Enfin le jeu se pare d'une véritable intro. On a droit à un prologue puis une scène qui nous détaille le nouveau Metal Gear. De plus, la construction scénaristique tient admirablement la route, le scénario s'appuie sur l'accent dramatique de certains passages (musiques mélancoliques à l'appui) pour nous faire vivre autre chose qu'un simple jeu de guerre. Les personnages ont leurs caractères, leurs étiques et sans dire que ça arrive à nous bouleverser comme dans les épisodes en 3D, on se sent déjà largement concerné, impliqué dans l'histoire, et ça c'était très rare à l'époque. Pour ne rien gâcher, l'épilogue est long, superbement mis en scène et pas avare en dialogues. Une belle surprise, surtout pour un système 8-bits où généralement les fins sont expédiées. En somme, Metal Gear 2 propose sans réfléchir le meilleur scénario qu'un modeste support né dans les années '80 puisse proposer. Je suis bluffé !


Jouabilité & Gameplay

Sans se reposer
Le gameplay s'est grandement enrichi mais il subsiste encore des facettes qui auraient pu être améliorées
sur le gameplay déjà fort efficace du premier opus, l'équipe de Kojima a repensé bon nombre de facettes du jeu. Mais il faut savoir être patient pour apprécier cette séquelle. En effet, les débuts sont vraiment laborieux. On se fait repérer toutes les 20 secondes, on meurt tout le temps, on trouve ça hyper difficile et du coup on se lasse. Ça c'est vrai pour le tout début de l'aventure ! J'ai moi-même failli lâcher prise tellement j'étais crispé, tellement ça me gonflait ! En fait, le tout début est vraiment coriace car on n'a rien sur soi, tout juste on trouve une arme en chemin... bruyante en plus (et au moindre coup de feu, c'est l'alerte). Mais dès lors qu'on trouve le silencieux pour notre flingue, ça va tout de suite mieux. Et ce précieux item, on le trouve dans la première demi-heure. L'autre point délicat du titre, c'est que cette fois on a affaire à un véritable labyrinthe. Les allers-retours sont incessants, on cherche très souvent quoi faire dans cet immense dédale et certaines énigmes, au demeurant simples, sont parfois tordues au point qu'on essaie la bonne solution qu'en dernier recours, après avoir passé 2 heures à se creuser les méninges pour rien. Par exemple le "coup de la chouette" est un peu tiré par les cheveux ou encore la fréquence radio de Madnar (qu'on doit trouver soi-même avec un code morse et qui est aléatoire) est un peu rédhibitoire. Autant le dire tout de suite, si le jeu n'est pas difficile en soi, trouver son chemin sera la seule difficulté, faisant de cet épisode le plus ardu de toute la saga. Et puisqu'on est à dresser la liste de ces petits trucs qui agacent, on peut citer des ennemis qui ont des réactions très inégales. Tantôt on se fera repérer à peine arrivé dans le tableau (pas le temps de souffler quoi), tantôt on est confronté à de vrais débiles profonds qui nous passeront à côté sans nous voir. Car fini la vision en croix du précédent opus, cette fois les ennemis voient (à peu près) normalement, à condition qu'ils soient dans l'axe. Mais comme je le disais, c'est au petit bonheur la chance et ça dépendra beaucoup du niveau. En plus, chaque repérage créé une micro-coupure (l'image se fige et se met en "mode alerte") ce qui peut être pénible si ça se répète souvent, le temps d'une évasion. Pour clore cette aparté, le jeu est assez stressant, surtout au début où l'arsenal est limité. Avec ses 30 items et ses 6 armes, on passe son temps à jongler entre ses items dans un menu fastidieux, d'autant qu'une fois encore, les portes n'ont aucun signe distinctif ce qui fait qu'on essaiera 20 fois le même passage jusqu'à ce qu'on ait la bonne carte. Un simple numéro sur la porte aurait tellement allégé la recherche mais non... Et comme toujours, une carte de niveau supérieur n'ouvre pas celles de niveau inférieur (une aberration donc).


Mais loin
Cet épisode est plus long et surtout plus difficile que le premier
de moi l'idée de descendre en flammes ce Metal Gear 2, je ne fais que souligner les lourdeurs, les petits tracas causés par un gameplan tortueux car il est, et restera un grand titre. La suite de ma plaidoirie s'évertuera à vous faire voir la plupart de ses bonnes facettes. Les tirs ont toujours une portée trop limitée pour être réalistes ce qui contraste avec le fait plus cohérent, que les objets ne réapparaissent plus d'une pièce à l'autre (il faut sortir du niveau et y revenir). La zone de contact est cette fois complète : qu'on touche la tête, le ventre ou les pieds, l'ennemi reçoit la balle. Une bonne chose. L'inventaire se réorganise au fur et à mesure qu'on accumule les items. Les rations se groupent ensemble, idem pour les clés. D'ailleurs, les développeurs ont eu l'excellente idée de créer des cartes spéciales, qui en regroupent 3 : la rouge fait office de carte d'accès 1 à 3, la bleue fonctionne comme les cartes 4 à 6 et la marron groupe les cartes 7 à 9. Ainsi sur la fin du jeu, on a 3 cartes au lieu de 9. Snake, comme dans le premier opus, verra ses capacités évoluer au fil de l'aventure (à chaque boss vaincu en fait). Il pourra porter plus de rations, plus de munitions et sa barre de vie augmentera du simple au triple. Véritable nouveauté, le niveau d'alerte est cette fois sur 3 niveaux (comme dans tous les Metal Gear suivants) car vos ennemis ne sont plus sourds (en plus de n'être qu'à demi-aveugles) et entendent vos pas selon le revêtement. Une belle nouveauté. Et puisqu'on parle de nouveauté, les interactions sont désormais plus nombreuses. Ainsi Snake mettra une grosse droite pour appeler un ascenseur et demander un étage. Même si ça manque de finesse, ça reste plus poussé que dans le premier Metal Gear. Le radar, prémices du futur Soliton, fait ici son apparition. Il permet d'afficher sur une succincte carte, les 8 autres écrans qui nous entourent (la mini-map faisant 3x3 écrans), votre position ainsi que celle de tout objet/personne en mouvement. On prendra d'ailleurs très vite l'habitude de s'en servir pour éviter de se faire repérer. Et si on se fait repérer, on n'est pas obligé de fuir, on pourra aussi se servir du camouflage mimétique. Original à souhait, on pose une sorte de couverture au sol qui calquera le revêtement. On se cache dessous et ainsi les ennemis ne nous voient plus. C'est génial comme idée et c'est sans doute ce gadget-là qui a donné l'idée à Kojima de créer la fameuse combinaison de Snake dans Metal Gear Solid 4. Enfin, la dernière trouvaille en matière de gameplay, c'est que Snake sait enfin ramper. Ainsi on peut se cacher sous les tables, sous les escaliers, ramper dans les interstices des murs afin de trouver son chemin et parfois même des items cachés. Tout ça pour dire que l'équipe de développement a poussé le concept à son rendement maximum et il aurait été difficile de faire un jeu plus riche et attrayant, même si sur MSX le manque de touches des manettes nous force à rester près du clavier (sur PS2, la question ne pose plus, le confort est total).


L'image

Metal Gear 2
La richesse et la compléxité des décors font de Metal Gear 2 l'un des plus beaux jeux 8-bits
est sans doute l'un des jeux les plus ambitieux du MSX2. D'ailleurs une fois encore, il est incompatible avec le MSX de première génération et se sentira plus à l'aise sur MSX2+ qu'avec le modèle de base. Dans tous les cas, sachez qu'à l'image d'un jeu PC, Metal Gear 2 exige des spécifications minimales, sans quoi il ne démarrera même pas. En effet votre machine doit être équipée au minium de 64 Ko de RAM et 128 Ko de VRAM (ne riez pas, on parle d'un jeu sorti en 1990 sur un micro-ordinateur 8-bits - comme toute chose, il faut commencer petit pour avoir de bonnes racines et faire ensuite de grandes choses... dois-je rappeler les modestes origines du PC ?). Autre preuve de son ambition et déjà à l'époque de sa mégalomanie, Kojima et son équipe ont eu besoin d'une cartouche de 4 Mb (soit 512 Ko) pour contenir toutes les données, ce qui est énorme pour un jeu de cette époque ! C'est 4 fois plus que le premier opus ! Pour tout vous dire, chez la concurrence les seuls jeux de 512 Ko / 4 Mb sont sur consoles 16-bits (parmi les plus gros hits 8-bits de l'époque, Wonder Boy III sur Master System ne faisait que 2 Mb et Super Mario Bros 3 ne faisait que 3 Mb), c'est d'ailleurs ce volume qui a imposé le support cartouche sinon il aurait fallu plusieurs disquettes et surtout, Konami n'aurait pas pu intégrer la puce audio SCC. Pour rentrer dans le vif du sujet, une partie de l'affichage est rogné par l'interface, ce qui "économise" un peu les ressources et permet ainsi d'avoir plus de sprites à l'écran et des décors plus détaillés.
Je ne l'ai pas mentionné lors du test du premier opus, mais le scrolling est séquentiel : l'image défile écran par écran. Ça a son importance pour ce jeu car tant qu'on est dans un écran, les ennemis dans un autre écran ne peuvent pas nous voir. D'accord ce n'est pas très réaliste mais faut bien faire un jeu, non ? Dans tous les cas, sur MSX2 il est difficile de trouver plus beau que Metal Gear 2 ! Malgré la puissance du support, on se retrouve pourtant avec graphismes ultra fignolés : les ennemis (et surtout Snake) sont mieux animés (les mercenaires nous cherchent en pivotant la tête), les couleurs sont mieux employées, la carte est plus grande et on a même quelques sympathiques effets. L'aventure est également plus longue (au moins 8 à 9 heures pour le finir une première fois). Le clou du spectacle étant le Metal Gear lui-même, qui impose une taille énorme même s'il est animé à la truelle. Le sprite prend la moitié de l'écran et il est en mouvement (alors que le précédent était fixe). Une nouvelle prouesse graphique dont Kojima et son équipe a su si bien nous accoutumer, déjà à l'époque. Metal Gear 2 est sans doute l'un des plus beaux et des plus riches jeux 8-bits auquel j'ai joué...




La cartouche


Le son

Comme vous
Les nouvelles musiques sont géniales ! Un régal pour tout amateur de chiptune...
pouvez le voir sur l'image ci-dessus, en plus de sa grosse ROM, la cartouche intègre un processeur sonore : le Konami SCC (Sound Custom Chip). Le SCC est un DSP Audio (processeur dédié au son), un générateur de son programmable, développé par Konami lui-même (rappelons que dans les années '80 et '90, la société était un apprécié développeur de la scène Arcade), en association avec Yamaha (le fabricant de motos mais aussi et surtout d'instruments de musiques et de circuits intégrés orienté sur l'audio). Cette puce ajoute 5 voies aux 3 voies de base du MSX pour les porter à 8, afin de rendre les compositions plus riches, plus complexes. Ainsi bien avant que Nintendo ne fasse de même pour sa Super NES, entre 1987 et 1990, cette puce accompagnera les cartouches de 12 autres jeux Konami, adaptés de hits Arcade ou exclusifs au MSX. Et c'est un fait, l'autre point fort du jeu, c'est sa bande-son. Elle fut composée par différents membres de la "Konami Kukeiha Club", notamment par Masahiro Ikariko (alias Ika-Chan). Elle comporte en tout 37 pistes (ça nous change des 9 pauvres musiques du premier opus), pas toujours mélodieuses certes, mais toujours dans le ton. Lorsqu'on passe dans les conduits d'aération on a un joli fondu, la musique d'intro est vraiment superbe et nous livre le premier thème d'une grande bande-son (moi perso j'ai toujours aimé le chiptune ^.^). La plupart des pistes, tantôt angoissantes, tamisant à merveille l'ambiance infiltration du jeu, nous proposent aussi quelques mélodies bien carrées comme je les aime. La variété est en plus de mise (ce qui n'est pas un luxe) et même si on retrouve souvent les mêmes musiques à cause des va-et-vient qu'impose l'aventure, elles si sont si bien composées qu'on ne se lassera jamais. C'est sans doute l'une des grandes différences avec son prédécesseur. Après c'est sûr, difficile d'en demander plus aux bruitages ou d'exiger des voix digitales sur une machine 8-bits... Soyons sérieux, le DSP Konami / Yamaha SCC n'a pas rendu les sources audio digne d'une Super Nintendo (console reconnue pour la qualité de sa partie audio). Ceci dit, la maitrise et le savoir-faire du support sont si précis, que la bande-son m'aura vraiment impressionné... dans le bon sens du terme.




Le DSP Audio SCC (2212P003) conçu par Yamaha et Konami


Conclusion

La persévérance sera payante dans ce Metal Gear 2. En effet il ne faut pas se laisser abattre par un début d'aventure lourd-dingue où on passe son temps à se faire courser par des mercenaires un peu trop prompt à nous repérer. Après cette délicate et ô combien stressante phase, le jeu prendra alors sa vitesse de croisière, dans une aventure qu'on dégustera de bout en bout. Il est vrai que certaines énigmes sont capilotractées, que le gameplan est un peu tordu et qu'il nous oblige à faire d'incessants allers-retours, ou encore qu'on trouvera à nouveau bien pénible de devoir jongler sans cesse avec les items de l'inventaire (notamment à cause de portes toutes semblables). Mais il est aussi difficile de bouder son bonheur. Certes dès qu'on est repéré c'est la panique mais il y aura toujours une solution efficace au problème (comme la fuite !). Si ce classique joue déjà la redite (comme le combat contre le Hind D), on trouvera aussi quelques phases originales comme la filature d'un béret vert. Une facette de la saga qu'on croyait découvrir avec Metal Gear Solid 4 et qui finalement provient d'un épisode plus vieux de 18 ans.
Il est d'ailleurs étonnant de voir que la plupart des phases de jeu ou même des grandes trouvailles des opus suivants, ont finalement été inspiré de cet épisode-là. Comme quoi je n'ai pas perdu mon temps à jouer à ces 2 perles du jeu vidéo que sont les deux premiers Metal Gear : ils ont posés les bases d'un Lore immense et riche, ainsi que les fondations d'une série de jeux mythiques. Avec sa réalisation du tonnerre, qui propose des graphismes léchés, et sa bande-son hyper mélodieuse et toujours dans le ton d'une action parfaitement menée, Konami et Hideo Kojima nous prouvent qu'à l'heure des consoles 16-bits (la Mega Drive avait déjà un an), un vieux système peut encore étonner. Ayant parcouru avec un très grand plaisir tous les épisodes principaux de la saga Metal Gear, je vais enfin pouvoir fermer la grande histoire de Solid Snake en rédigeant le test de Metal Gear Solid 4. Mais avant d'en arriver là, je vous conseille de goûter à ce joyau de l'infiltration/action 2D, pas seulement pour son nom évocateur mais aussi pour vivre pleinement ce fantastique préface aux Metal Gear Solid. Malgré quelques errances de conception et quelques lourdeurs de gameplay, Metal Gear 2 : Solid Snake est un très grand jeu, sans réfléchir le plus grand de sa génération et de la MSX2...


Les -

  • A l'époque le jeu n'était compatible qu'avec les MSX2 dopés aux hormones (comprenez avec plus de RAM et de VRAM)
  • Quelques facettes du gameplay auraient dû évoluer comme les pass qui s'utilisent automatiquement
  • Sur MSX2 la jouabilité est peu adaptée au clavier, à peine plus confortable à la manette
  • Une difficulté assez frustrante en début d'aventure
  • A l'origine, le jeu n'était qu'en japonais :(
  • Une IA qui gâche parfois l'infiltration
  • Des énigmes pas toujours évidentes


  • Les +

  • La version Subsistence de Metal Gear Solid 3 (sur PlayStation 2) nous a offert les traductions françaises (merci !)
  • Une jouabilité bien plus agréable grâce au DualShock 2 (version PlayStation 2)
  • Une bande-son monumentale que tout amateur de chiptune appréciera forcément
  • Une cartouche gonflée à bloc (4 Mb de ROM) incluant en plus un DSP Audio
  • Absolument tout est plus ambitieux que le premier opus
  • La présence continue de la carte, une excellente idée
  • Un gameplay peaufiné et une map plus grande
  • Une bonne durée de vie d'environ 9 heures
  • Une belle séquence de fin



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    Test réalisé par iiYama

    septembre 2008 (mise à jour : octobre 2021)