Wonder Boy II (MS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 1988
Développeur : Westone Bit Entertainment
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes / aventure

Support : cartouche de 2Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Super Wonder Boy in Monsterland (ALT) / Monter World I (JAP)
Prix au lancement : 300Frs


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Wonder Boy II

Wonder Boy in Monster Land



S'il y a bien un
Le gameplay est clairement pensé Arcade avec son timing imposé
jeu mignon qu'on aura tous adoré sur la petite 8-bits de SEGA, c'est bien Wonder Boy II. Avant d'être l'un des meilleurs jeux Master System c'était avant tout un jeu d'Arcade développé par Westone et paru en aout 1987 sur SEGA System 8 (aussi appelé SEGA System 1, un hardware 8-bits proche des specifications de la Master System). Il fut ensuite adapté à presque tous les supports de son époque (CPC, ZX SPectrum, Amiga, ST, PC-Engine...) mais c'est la petite console de SEGA qui fut servie la première, dès 1988, dans une adaptation justement signée SEGA. Wonder Boy II (ou Wonder Boy in Monster Land selon le territoire) a eu le bon gout de troquer ses faux airs d'Adventure Island pour muter en un agréable jeu de plate-forme/aventure. Prémices aux futurs grands épisodes que sont les Wonder Boy III, V et VI, ici le scrolling n'est plus imposé mais pas le temps de flâner, encore très Arcade dans son esprit, le temps est limité (chaque fois que le sablier se vide on perd un cœur) et le score est encore présent. Bien que les développeurs et les joueurs de l'époque appréciaient de retrouver "l'Arcade à la maison" (l'un des slogans de SEGA et SNK à l'époque), il aurait tout de même été agréable qu'une option permette de geler ce timer qui nous met la pression, rend le jeu difficile et nous force à presser le pas. Sans ce timing bien souvent très serré, on aurait pu vivre ce Wonder Boy à sa vitesse, tel un "vrai" jeu d'aventure. Dommage que ne ce soit pas le cas. Notre "garçon merveilleux" partira de rien et on pourra au fil des niveaux, acheter dans les magasins divers objets bien utiles : des botes pour marcher plus vite et sauter plus haut, des boucliers pour se protéger, des armures pour que la barre de vie (qui compte à peine 10 cœurs) descende moins vite ou encore des pouvoirs spéciaux bien pratiques en cas de coup dur. Au nombre de 4, ces derniers s'utilisent en pressant -bas- et certains ennemis nous en offrent aussi. Cette dimension aventure reste tout de même très limitée puisque le menu pause ne propose aucune interaction (juste un récapitulatif des items acquis). Chaque objet acheté ou durement obtenu après un combat (comme les épées qu'on obtient en battant les boss) remplacent l'ancien, ce qui fait qu'on n'aura jamais d'inventaire à gérer.


Le gameplay
L'aspect aventure est vraiment sympa, la réalisation est de bonne qualité
s'axe donc vers la plate-formes et le jeu se résume plus ou moins à toujours aller droit devant. Pour rompre la monotonie, il y aura quelques passages secrets à découvrir, quelques raccourcis à arpenter et à chaque fin de niveau, il faudra exterminer un boss pour avoir la clé qui ouvre la porte de sortie. Pas aussi facile qu'il n'y parait, Wonder Boy II est un jeu qui se savoure sur la longueur car pour le finir il faudra étudier le moindre ennemi, savoir acheter intelligemment ses objets, connaitre le moindre recoin secret. Car s'il ne parait pas comme ça, certains passages sont assez coriaces, certains boss sont plutôt chauds à tuer et hormis un élixir qui vous donne une seconde chance, le jeu ne comporte aucune vie et aucun continue. Une fois le game-over affiché, il ne reste plus qu'à tout recommencer. Enfin sur la question de la jouabilité, Westone/SEGA a trouvé le ton juste, avec un personnage difficile à déplacer au début pour un jeu facile et inversement, un perso maniable sur la fin avec lequel on doit parcourir un jeu plus difficile. Techniquement, la Master System n'est pas une Mega Drive, ça on le sait, mais ça n'empêche pas de retrouver un univers très propre. Les couleurs sont maitrisées, le scrolling (bien qu'un peu lent) reste toujours fluide (quelques clignotements à signaler) et le design, très reconnaissable de la série et très mignon (et oui déjà), est une réussite. Seul bémol, la cartouche ne fait que 2 pauvres Mega-bits ce qui fait qu'on croise toujours les mêmes ennemis, il y a peu de variations du décor et surtout peu de musiques différentes. Au faible nombre de 4, tout au long du jeu on se tapera plus ou moins, toujours les 2 mêmes. Les bruitages, très fantaisistes, collent assez bien au jeu même si certains restent un peu "barbares", trahissant ses anciennes racines venues de l'Arcade.



Avec Note
Wonder Boy in Monster Land (souvent abrégé en Wonder Boy II) on tient là un très bon jeu Master System et je dirais même qu'à cette époque pré-Sonic, il était l'un des rares titres qui m'a donné envi d'avoir la petite 8-bits de SEGA. Une réussite même si certains passages s'avèrent franchement difficiles et que la dimension aventure est minimaliste. On aurait vraiment apprécié un adoucissement de la difficulté et surtout une option qui permette de stopper ce timer qui nous force à nous dépêcher, là où justement, si on avait pris le temps de le vivre comme on vrai jeu d'aventure, il aurait été (encore plus) génial ! Mais je suppose que les développeurs ont misés sur le fait que ce timer imposé faisait parti intégrante du gameplay, ce qui est compréhensible sur Arcade, beaucoup moins sur console où on est censé avoir tout notre temps (avoir l'Arcade à la maison oui, mais en retrouver ses plus mauvais côtés, non). Ceci dit, avec sa réalisation d'excellente facture, son ambiance bon-enfant et son design mignonnet, difficile de ne pas apprécier ce premier opus qui tourne le dos à ses racines orientée Adventure Island, pour devenir ce qui sera très vite l'un des plus sérieux concurrent au Legend of Zelda de Nintendo.




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Test réalisé par iiYama

janvier 2009