Legend of Illusion (MS)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1998 (au Brésil uniquement)
Développeur : Aspect Co - SEGA
Editeur : SEGA - Tec Toy
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Brésilienne
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Castle of Illusion 3
Prix au lancement : 350Frs


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Legend of Illusion

Starring Mickey Mouse



En 1995,
Comme toujours, l'histoire ne vole pas bien haut. Dommage aussi qu'on perde les animations découvertes dans le précédent opus
Legend of Illusion est sorti mondialement sur Game Gear, la console portable 8-bits de SEGA. Non pas de sortie sur Master System, ce que beaucoup ont regrettés étant donné le succès commercial et technique des Castle of Illusion et Land of Illusion. Cependant, il faut savoir qu'en 1998, la Master System avait encore un énorme succès au… Brésil ! Et oui, aussi fou que ce soit, les brésiliens adorent cette modeste console, qui se vendra même plus que la Mega Drive ! Et à l'aube du nouveau millénaire, alors que la Saturn a déjà échoué à concurrencer la PlayStation et que la DreamCast est déjà sortie au Japon (!), Legend of illusion sort sur Master System… uniquement au Brésil. A l'image d'un Sonic Blast sorti très tardivement sur la machine, il est clair que Legend of Illusion, sur Master System, visait un public de niche. Et oui, alors que le monde passe à la next-gen de l'époque, avec des jeux aussi ahurissants que Sonic Adventure, Half-Life, Oddworld ou le sublime Resident Evil 2, on est en droit de se demander si les brésiliens ne seraient pas un peu arriérés ? Je parle bien sûr de jeux vidéos, je n'insinuerais rien de tel sur leur santé mentale, puisqu'après tout, avec la iQue, les chinois ont connu la Nintendo 64 tout aussi tardivement (en 2003, en pleine carrière de la GameCube, c'est dire !). Tien en parlant de consoles de jeux, sachez que le Brésil (encore lui) a connu des versions très spécifiques de leur machine préférée : la Master System III/3 ! Il y a tout d'abord eu la Master System III Compact (avec un "III" romain) construit par SEGA et vendue avec un classique pad à 2 boutons. Sa couleur était grise, un peu cheap, un peu moche. Ensuite il y a eu une Master System 3 Collection (avec un "3" normal) conçue par TecToy, de couleur gris perle avec des boutons orange fluo (encore plus cheap !) et vendue avec un pad à 6 boutons (issue de la Mega Drive). Ces 2 modèles ont en commun d'accepter les cartouches de 8Mb (ce que les Master System 1 et 2 ne pouvaient pas, Sonic Blast sera l'un des premiers jeux de cette nouvelle génération). Enfin, sur la fin de sa très longue vie, TecToy a créé (sous la férule de SEGA bien entendu), 2 autres modèles de Master System 3. Vous vous souvenez sûrement que chez nous, nos Master System II possédaient toutes Alex Kidd in Miracle World en ROM ? Et bien au Brésil, les Master System 3 contenaient selon le modèle (accrochez-vous bien !), 74, 105, 112 ou 131 jeux inclus ! Et pas des jeux pourris comme on pourrait le pressentir, mais bien les hits de la console, notamment ceux développés par SEGA. Il existe là aussi 2 modèles : un avec port cartouche (généralement de couleur bleu et blanche) et une entièrement noire, dépourvue de port cartouche. Bref, au Brésil la Master System a connu un paquet de modèles, avec ou sans jeux en ROM, avec ou sans port cartouche.



Les différents modèles de Master System III/3 : cliquez pour ouvrir


Bon maintenant
Etrangement, le gameplay a été retouché. Par contre, on ne pardonnera pas une jouabilité assez mauvaise
que tout le monde a bien suivi mon cours d'histoire (j'espère que ça vous a plu ? ^_^ ), revenons à notre Legend of Illusion. L'histoire est comme toujours sur la série des "Illusion", à coucher dehors ! Bien entendu, sur un jeu 8-bits inspiré des univers de Disney, je reconnais qu'il est difficile de faire mieux. Mais voyez plutôt (et je parle ici de l'adverbe, pas du personnage ^^) : une ombre a frappé le royaume et le conseiller du roi Pete (Pat Hibulaire en France) lui raconte que lui seul peut trouver l'eau légendaire de la vie, pour guérir le royaume. Mais le roi est un lâche, et ordonne alors à Mickey, un garçon de blanchisserie, de prendre sa couronne et de sauver le royaume (bref, de devenir roi à sa place et faire le lasse-boulot). D'abord réticent, finalement Mickey se lance à l'aventure, bien décidé à sauver son petit monde... Pour nous expliquer tout ça, nous avons une nouvelle fois une belle intro, même si on regrette un peu d'avoir perdu les animations du précédent opus. On retrouve quelques phases de dialogues entre les niveaux, où on croisera les têtes connues de la firme (Dingo, Donald…). Malheureusement, une fois encore, tout est écrit en anglais. Bien sûr, les francophones n'ont pas eu ce jeu, donc je ne tiens pas compte de cette critique, cependant les brésiliens parlent le portugais et c'est sûr qu'eux non plus, n'ont pas dû comprendre grand-chose (du moins les enfants). Dans ce dernier épisode 8-bits, Mickey a laissé tomber sa culotte rouge pour arborer une tenue plus proche de Robin des Bois. On retrouve la map de l'épisode 2, la jauge d'air pour les passages aquatiques, les points de vie et les gâteaux pour se remettre à flots ou encore le fait que notre personnage peut porter divers objets pour les jeter à la tronche des ennemis, ou pour débloquer le passage. Il y a aussi quelques nouveautés comme le fait de pouvoir tirer ou pousser des blocs ou encore le fait de s'accrocher à des lianes ou des cordes, ainsi que quelques idées fraiches pour le moins bien vues. Bonne nouvelle, le temps est désormais infini (merci !) et mieux encore, les ennemis ne reviennent pas ! Quand je pense à quel point c'était absurde et gonflant dans les 2 premiers volets, je sors un grand "ouf!" de soulagement. Par contre, le développeur a changé ce qui faisait l'identité même de la série (du moins sur Master System) puisque le coup de cul n'existe plus ! Alors c'est vrai qu'au début on trouve ça plus "crédible", maintenant il faut reconnaitre que ça vient vite à manquer ! Surtout lorsqu'on descend d'une corniche sans voir où on atterrit (et bien souvent, c'est sur un ennemi :/ ). Car en plus de ça, le scrolling vertical est séquentiel, ce qui est vite irritant.


Mais le pire dans tout ça,
La plupart du temps, le jeu est vraiment beau !
c'est que la jouabilité est assez mauvaise. On est souvent obligé de passer de plate-forme en plate-forme, et Mickey semble "glisser" ce qui nuit à la prise en mains. Et c'est vraiment dommage, car les 2 précédents opus, sans être parfaits (surtout en ce qui concerne la hitbox) s'en sortaient bien, sûr ce sujet-là. Pour compenser ça, Mickey lance des projectiles (comme dans Castle of Illusion sur Mega Drive), qui en plus, sont en nombre illimité. Quant à la difficulté, elle est bien dosée, je dirai même assez faible. Le jeu se finit donc assez vite et se veut adapter à son public : les enfants. Techniquement, nous avons une belle cartouche de 4Mb (presque une habitude sur la fin de vie de la console) et un jeu graphiquement propre. Pourtant j'ai de suite un bémol à émettre : on sent bien que le développement a d'abord été fait pour la Game Gear et non la Master System. Et personnellement, la Game Gear, je ne l'aime pas ! Avec son écran dégueulasse, ses scrollings qui deviennent tout flous, ses batteries qui se vident en moins de 2… je n'ai jamais eu cette console, mon frère Aquel non plus, et nous n'avons aucune sympathie pour elle. Alors certes, Legend of Illusion aurait pu faire un très beau premier test sur ce support nomade, mais non, on n'aime pas cette console et à moins de trouver un samaritain qui s'en chargera, il n'y aura sans doute jamais de tests sur cette machine. Bref, on sent bien que le jeu a d'abord été développé pour la portable car les pixels sont assez grossiers et même le cadrage ne correspond pas à la résolution native de la Master System. C'est à croire qu'ils ont fait un portage aussi rapide (et bâclé !) que possible, alors que le jeu est sorti 3 ans après la Game Gear. Ils avaient tout le temps de bien faire. Malgré tout, la réalisation reste (contre toute attente) de bonne facture. Il y a encore quelques ralentissements et même quelques décors un peu fades, mais globalement, le jeu est beau. C'est coloré (les changements de couleurs sont d'ailleurs assez sympas), certains boss imposent de belles originalités et certains niveaux sont vraiment réussis. Je pense notamment à cette course dans le désert (où la console affiche carrément des parallaxes) ou le niveau cristal, qui est particulièrement beau. Quant aux animations, elles restent propres, Mickey étant plutôt bien animé. Enfin la partie sonore n'offre rien de mieux qu'avant. Personnellement, je n'attendais rien du jeu à ce niveau-là. Les bruitages sont assez classiques (certains sont repris de la série) et les musiques sont toujours aussi nazes, presque une marque de fabrique sur la petite 8-bits de SEGA.



Legend of Illusion Note
est le dernier opus 8-bits à voir le jour. Il est sorti très tard dans la loooongue carrière de la Master System, car à l'origine, il devait rester une exclusivité à la Game Gear. Mais le public brésilien était si friand de la petite 8-bits de SEGA, qu'elle a traversé les âges et fait face à toute concurrence pendant des années. Un territoire unique que SEGA a choyé jusqu'au bout, en sous-traitant le développement et l'édition de certains jeux à TecToy. Ainsi, alors que la DreamCast voit à peine le jour au Japon, Legend of Illusion sort sur Master System, et uniquement au Brésil bien entendu. Quant à ce 3e épisode des aventures "illusionesques" de Mickey, il est difficile de ne pas l'apprécier. En effet, il est plutôt joli et bien réalisé (malgré un portage Game Gear un peu fainéant), on a une intro mignonnette, quelques idées de gameplay, quelques nouveautés et une aventure pour le moins agréable. Si on fera fi, pour la 3e fois, de textes uniquement écrits en anglais ou de musiques assez mauvaises (mais difficile d'en demander plus à une console si modeste en performances sonores), on passera plus difficilement sur le fait que le "coup de cul" ait disparu (alors qu'il faisait parti de l'identité même de la série) et plus encore sur une jouabilité vraiment mauvaise, qui nous pourrie des passages au demeurant tout bête. Enfin, si on revoit les anciens opus, cet épisode n'a d'illusion que le nom. Dans le scénario déjà, puis dans l'aventure qu'il propose, on est loin du côté féérique, voire magique et illusionniste des 2 précédents opus. Bref, un tardif épisode qui ne convainc pas autant qu'autrefois, mais qui reste malgré tout, un petit jeu sympathique.



Les -

  • On a perdu les animations des scènes de dialogues
  • Encore et toujours des musiques pourries
  • Plus de salvateur "coup de cul"
  • Scrolling vertical séquentiel
  • Jouabilité imprécise
  • Les +

  • Une difficulté enfin adaptée à son public : les enfants
  • Des graphismes inégaux, mais glogalement très réussis
  • Les ennemis ne "respawn" plus ! Cool :)


  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2013