Land of Illusion (MS)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1992
Développeur : Aspect Co - SEGA
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes / aventure

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Castle of Illusion 2
Prix au lancement : 350Frs


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Land of Illusion

Starring Mickey Mouse



En 1990,
Le scénario est bidon, mais on apprécie des planches animées de très belle facture
SEGA a offert à ses 2 consoles de salon, un jeu mythique qui restera longtemps dans les mémoires, tel un chef-d'œuvre. Bon, en tout humilité, ce n'est pas un chef-d'œuvre… cependant Castle of Illusion est un excellent titre ! Que ce soit sur Master System, comme sur Mega Drive, les joueurs ont profités d'une réalisation de très haut de niveau et d'un jeu certes un peu court, mais vraiment agréable à parcourir. Entre temps est sorti Sonic, la tornade qui aura véritablement bouleversé les 2 consoles de fabricant japonais. Pourtant la série des "Illusion" n'a pas été abandonnée, bien au contraire. En effet, si la Mega Drive accueille le sublime World of Illusion, la Master System reçoit Land of Illusion. Cette fois les développements sont séparés, ce qui fait que les 2 jeux n'ont rien en commun. Sans aucun lien scénaristique avec Castle of Illusion ou World of Illusion, l'intro nous dévoile que Mickey s'endort sur un livre de contes de fées. Il se réveille avec étonnement dans un village sombre et triste. Une villageoise ressemblant à Daisy Duck vient alors lui demander de l'aide : le cristal magique qui apportait la joie dans le village a été volé par un méchant fantôme. Mickey décide alors de partir à la recherche du fantôme et de rapporter le cristal au village... Oui je sais, c'est super-mega-fantastico-génial, un tel scénario mériterait d'être adapter au cinéma dans une super production hollywoodienne ! Je plaisante bien sûr car entre nous, l'histoire est minable. C'est souvent le cas avec Disney et plus encore dans les jeux de plate-formes. Il ne fallait donc pas s'attendre à un scénario digne de Metal Gear (MSX2). Pourtant, malgré son aspect mielleux et gnan-gnan, on aura une jolie intro, animée qui plus est ! Oui, ça nous change de tous ces jeux où seule la notice se chargeait d'expliquer l'histoire ou alors de ses images fixes sans charme. Ici, sans être de véritables cut-scènes, les conversations entre Mickey et les diverses guest-stars du jeu, sont vraiment agréables. De même, on aura également des phases de dialogues à la fin de certains niveaux (souvent après un boss), qui nous apprendront quelques détails intéressants. Bref, un développement scénaristique plutôt bien fichu, agréable mais qui pose là un gros défaut : tout est en anglais ! Si sur Mega Drive certains développeurs font l'effort de traduire leurs jeux (comme c'est le cas de Flashback, Ecco 2 ou Dragon Ball Z), ici tout l'aspect "aventure" limite la bonne compréhension du jeu et même, peut compliquer l'aventure. En effet, le public Master System visait les enfants (quand la 16bits visait les ados et les adultes) or avec des textes en anglais, beaucoup (comme mon frère dans son jeune âge !) ne devaient strictement rien comprendre à l'histoire et surtout, ils sont passés à côté de précieux conseils. Car il n'est pas rare que l'affrontement avec un boss nous donne un artéfact et/ou débloque une partie d'un niveau.


L'aventure se compose de 14 levels,
Le gameplay est resté le même et la jouabilité a été améliorée
réunit sur une map-monde centrale. On ne s'y déplace librement qu'après avoir passé les niveaux, à la façon d'un Super Mario Bros 3. Mais là où les développeurs ont été malins, c'est qu'on devra refaire certains niveaux (c'est pour ça qu'à l'image de Quackshot, si on n'a pas ce qu'il faut pour continuer le niveau, on peut en sortir). En passant certains moments-clés du jeu, on débloquera certains passages dans d'anciens niveaux, une belle manière de rallonger la durée de vie. Car la durée de vie justement, était l'une des cibles du développement. En effet, tout le monde a adoré Castle of Illusion, mais il est unanimement considéré comme trop court. Ce qui entre nous, est débile. En effet, les jeux de plate-formes classiques ne durent guère plus longtemps d'1h30. Personne n'est jamais venu critiquer Sonic, James Pond II, Cool Spot ou Global Gladiators pour ça… alors pourquoi le faire avec Castle of Illusion ? Bref, dans Land of Illusion, la durée de vie a été démultiplié pour atteindre les 3 à 4 heures de jeu. Cependant, il y a 2 défauts majeurs. Tout d'abord sur 4 heures de jeu, il y a aucun passwords, ni aucune sauvegarde. Alors certes les continues infinis font qu'on ne lâche pas l'affaire avant la fin du jeu, mais je doute que dans les années 90, des parents aient laissés leurs chérubins jouer comme ça des heures durant. Vous imaginez la frustration de devoir recommencer à chaque fois du début ? L'autre faute, c'est la difficulté. Si Castle of Illusion est moins facile qu'on le dit (oui, j'insiste là-dessus car si on écoute les autres, ce jeu-là se termine le pad dans le nez…), Land of Illusion se veut même encore plus dur. Pour tout vous dire, il y a carrément des passages qui vont vous gonfler, car on subit un pic de difficulté assez injustifié. Je citerai par exemple ce level très original où le scrolling est imposé et où l'appuie sur un bouton, l'inverse. Malheureusement, le problème de "respawn" existe toujours, voire même se veut très pénible dans cet épisode. En effet, les ennemis reviennent sans cesse à cause de cette limitation, mais lors de ce niveau, on doit en plus transporter une clé. Il suffit alors que quitter la clé "des yeux" (qu'elle sorte du champ visuel) pour quelle disparaisse ! Entre ça et ce scrolling peu évident à gérer, vous allez péter les plombs !! De même, les boss sont loin d'être faciles, l'aventure (comme évoquée) est longue, et les niveaux sont parfois retors. Bref, Land of Illusion est loin d'être un jeu facile ce qui fait qu'il loupe encore une fois sa cible première : les enfants. D'ailleurs on regrettera que le "mode practice", particulièrement adapté aux plus jeunes, n'existe plus. Dernier point négatif selon moi : si je veux bien fermer les yeux sur le scoring (qui est totalement inutile sur un tel titre), par contre je trouve aberrant que le temps soit encore une fois, limité. Si sur Arcade on y trouve une justification, sur une console de salon, c'est contraignant et pénible.


Ceci dit, Land of
La réalisation graphique est étonnante !
Illusion reste un jeu agréable à arpenter, entre autre grâce à une jouabilité encore plus précise que dans le précédent épisode. De même, on ne change pas une équipe qui gagne, et le gameplay n'a pas été retouché. Mickey tue ses ennemis à coup de fessier, il est capable de porter certains objets, au départ on ne dispose que de 2 points de vie, upgradable lorsqu'on trouve des étoiles rouges, etc. Après tout, le gameplay du précédent opus était excellent, il n'y avait pas besoin de changer quoique ce soit. Le jeu est composé de 14 niveaux et ces niveaux sont soit originaux (zones aquatiques, manoirs hantés…) soit repris du précédent opus (forêts, cavernes et autre monde des jouets). Dernier point, les niveaux aquatiques imposent une jauge d'air, ce qui est une belle nouveauté, sans doute plus proche d'une forme de réalisme. Cependant il est false qu'on perde directement une vie lorsqu'on n'a plus d'air. Décidément, rien n'est fait pour nous faciliter l'aventure… Avec sa grosse cartouche de 4Mb (un volume étonnant pour une console 8bits !), Land of Illusion nous prouve que la carrière de la console n'est pas encore finie ! En effet, à la sortie de ce jeu (en 1992), la Mega Drive est plus ou moins en milieu de parcours et la brave Master System, commence à sérieusement se faire discrète. Mais cette fin de vie est contre-balancée par le fait que le parc installé est conséquent, que la console a encore un beau succès (malgré une guerre des 16bits qui fait rage), notamment en Amérique du sud, où elle explose ! Voilà pourquoi SEGA avait véritablement 3 fronts à tenir (et oui, il serait dommage d'oublier la Game Gear) et a continué à développer sur ce support. Bref, tout ça pour dire qu'avec ce jeu, la petite 8bits du constructeur est en plein forme. Les animations de Mickey sont super fluides, les décors sont très détaillés et bien colorés. Certains sont un peu ternes c'est vrai, mais dans l'ensemble la réalisation graphique a de quoi impressionner pour une si modeste console. Terminons par la bande-son qui nous offre, comme toujours, des bruitages sympathiques, et des musiques… assez pourraves. Car si certains disent que les musiques sont chouettes, géniales, mélodieuses… moi je leur conseillerais de s'ôter la cire des oreilles avant de jouer. En effet, les compositions sont beaucoup trop courtes et donc, extrêmement répétitives, ce qui fait que ça devient vite gonflant, surtout si vous jouez au casque. Et si on ajoute à ça les sonorités très particulières de la console, qui tapent beaucoup dans les aigus et les notes un peu scribouillardes, et bien on a vite fait de baisser le volume ! Toutes ne sont pas aussi mauvaises, certaines sortent un peu lot mais dans l'ensemble, c'est caca-beurk ! Et c'est bien dommage car des titres comme Wonder Boy III, Sonic ou Golden Axe Warrior, nous ont prouvés que la machine était aussi capable du meilleur.



Land of Illusion Note
n'est ni une préquelle, ni la suite de l'excellent Castle of Illusion, en réalité, la série de jeux "Illusion" font parti d'un tout, un peu comme tout l'univers de Walt Disney. Et si l'histoire est encore une fois un peu bidon, et surtout entièrement en anglais (une grosse faute de gout pour les jeunes joueurs de l'époque qui ne devaient pas comprendre grand-chose), difficile de ne pas féliciter un développement scénaristique très sympa, avec entre autre de belles planches animées. Si encore une fois on regrettera que la difficulté ne soit pas adaptée à son public (les enfants, d'ailleurs il n'y a plus de mode "practice") ou encore qu'on n'ait pas de sauvegarde ou de passwords, à contrario on a une excellente jouabilité, une grosse durée de vie pour le genre et une réalisation assez exceptionnelle pour un jeu Master System. Seules les musiques déçoivent, mais dans son ensemble, nous sommes en présence d'un excellent titre. Peut-être un peu moins connu que Castle of Illusion, peut-être aussi moins féérique et au final moins culte, mais il n'empêche que Land of Illusion reste un jeu majeur d'une machine qui fait de la résistance. Et oui, alors que la Mega Drive est en pleine forme, en pleine expansion et qu'elle dévoile enfin toutes ses capacités, la petite 8bits de la marque jette encore une fois un pavé dans la marre, nous prouvant une nouvelle fois tout le génie de SEGA et le potentiel d'une console que beaucoup, ont trop vite enterré.



Les -

  • Tout en anglais ! Pas facile de comprendre pour les plus jeunes
  • Une difficulté peu équilibrée
  • Ni password, ni sauvegarde
  • Une bande-son merdique...
  • Les +

  • Des scènes de dialogues animées
  • De très jolis graphismes
  • Une bonne durée de vie
  • L'aspect "aventure"

  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2013