Golden Axe Warrior (MS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1991
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : cartouche de 2Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Golden Axe Adventure
Prix au lancement : 350Frs



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Golden Axe
Warrior








Golden
Pour un jeu 8-bits, l'intro est bien travaillée. Dommage que la fin ne soit pas du même acabit
Axe Warrior n'est ni plus ni moins que la tentative de SEGA de s'opposer à la toute puissante série des Zeldas de Nintendo. En sortant ce jeu 5 ans après le premier Zelda (et 4 ans après le second), on peut dire qu'ils ont pris leur temps... La formule reprise est clairement celle du premier opus, mais l'effet kiss cool est que les années séparant les 2 jeux imposent naturellement des différences de réalisation. Ainsi la comparaison sera inéluctable et tiendra compte du temps passé entre les 2 sorties. Comme son nom l'indique, le titre propose donc d'intégrer une nouvelle fois l'univers des Goldens Axe, ces jeux phares de SEGA où l'on bastonne du barbare cornu et des dragons à tour de bras. A l'origine c'était des jeux d'Arcade, mais très vite les Golden Axe sont devenus parmi des beat-them-all appréciés sur Mega Drive. Il est vrai que l'univers est super accrocheur, mais la réalisation a toujours été minable. La raison du succès doit être ailleurs... Dans Golden Axe Warrior, tout commence avec une jolie petite introduction, servie par une musique entrainante et un topo de départ instaurant les bases scénaristiques du jeu. Le tout est illustré, oui madame. On nous rappelle ainsi le postulat de départ de la série (l'existence des géants), puis on nous instaure la trame de cet opus : le royaume de Firewood disposait de cristaux devant le protéger des forces démoniaques. Mais un jour, un ministre corrompu (comme quoi ça ne date pas d'hier :) trahit son pays en les vendant au diabolique géant Death Adder (encore lui). Ce dernier put ainsi aisément envahir le continent de FireWood, mais aussi de Nendoria et Altorulia, flinguant au passage toutes les familles royales. Par la suite on apprend notamment que Tyris Flare (fille du roi de FireWood) est toujours en vie, que la soeur d'Ax Battler s'est faite dessoudée et qu'on est finalement le prince rescapé de Nendoria (sauvé in extremis par la "nounou d'enfer" qui nous apprend la plus utile des magies du jeu). Bref, si j'en viens à dire tout ça, c'est parce que mine de rien, le jeu détient un p'tit bout de scénario qui se déplie au fil de l'aventure avec notamment des dialogues avec les différents habitants rescapés peuplant les lieux. Bon après cette base scénaristique, le reste n'évoluera d'ailleurs pas : on doit retrouver les bouboules magiques gardées par des boss terrés au fond des donjons, pour au final briser le sceau qui empêche de poutrer la façade au dernier boss.


Pas de
Ce spin-off de Golden Axe plagie beaucoup Zelda, tout en reprenant le design de la série dont il est issu
rebondissement dans les objectifs, du classique, efficace et pas cher. On retrouve aussi rapidement les marques les plus importantes de la série : la Golden Axe (dernière arme du jeu), le big méchant Death Adder, mais aussi les 3 héros de bases que l'on retrouve comme mentors pour la magie. Car oui, dans Golden Axe Warrior il y a une forme de magie simple mais efficace : la magie du feu nous est apprise par Tyris Flar, la magie de terre par Gillian, celle de la foudre par Ax Battler... et l'eau par un dernier (inconnu). Coté "inspiration" on retrouve une partie du bestiaire (disons un tiers environ, le reste étant soit repompé de Zelda, soit original, le tout étant quand même assez diversifié et quantitavement respectable). Ce Golden Axe n'est donc pas un vrai Golden Axe, mais n'en reste pas moins un spin-off inspiré et fidèle. Vous l'aurez sans doute déjà compris, c'est un jeu d'aventure typique comme le Zelda de Nintendo. Pardon madame ? Heu... non ce n'est pas un RPG, faut arrêter avec ça. Il faut arrêter de coller RPG de façon absurde à tout ce qui s'en rapproche, Golden Axe Warrior n'est pas un RPG, tout comme Zelda par ailleurs. Le jeu se déroule donc en vue de dessus, découpé en écrans (15x15 pour l'overworld, soit 225 écrans au total... pour info Zelda disposait de 16x8 cases (soit 128 cases, et la Master Quest n'y change rien vu que c'est la même taille) que l'on parcoure verticalement ou horizontalement avec comme on s'en doute, un scrolling séquentiel (écran par éran). A la manière du jeu dont il s'inspire allégrement, le personnage peut frapper, utiliser des outils spéciaux, ouvrir son inventaire pour le parcourir et vérifier l'état de sa quête ou la carte du monde. On n'a qu'une seule touche cela dit, et il faudra donc passer souvent du jeu à l'écran d'inventaire, mais le changement est tellement rapide (et tellement situationnel) que cela ne gêne pas. Notons quand même que le décor dispose de quelques reliefs, de pas mal de topographie et de variations. Sans parler des villes que l'on retrouve ci et là, apportant répit, sauvegarde et matos au héros (ainsi que quelques dialogues).


La progression
La Master System est plus performante que la NES, ce n'est pas une nouveauté. En résulte un jeu joli, détaillé et très coloré
globale suit les codes les plus élémentaires du genre. Ainsi les haches permettent de couper les arbres et donc de se frayer un chemin dans les forêts, la grande hache permettra quand elle de couper des arbres encore plus grand, le radeau permet de naviguer sur les courts d'eaux (le navire sur l'océan), la magie de terre peut péter des rochers... autant d'éléments qui se succèdent pour former le chemin que suivra le joueur. Cela étant, le coté libre du jeu est assez présent. On est bien en présence d'un titre jouant sur la liberté et le grand (toutes proportions gardées) espace de jeu, façon openworld. Graphiquement le tout est très très correct. Des décors pas trop mal fouillés, des sprites pas trop mal détaillés, des zones variées, des effets (magie du feu, intro) sympatoches, un bestiaire éclectique... bref, le tout est cohérent et emprunt d'une ambiance propre et agréable. Evidemment aujourd'hui ça pique un peu les yeux mais rappelons nous bien que Golden Axe Warrior a plus 20 ans et qu'il tournait sur une modeste console 8-bits. De base je considère que comparer Golden Axe Warrior à Zelda sur le plan visuel n'est pas intéressant, car trop évident. Mais comme j'ai lu pas mal de trucs aberrants sur le Net, je précise quand même : même si le support est de même génération, la production elle, ne l'ai pas ! Globalement, et quoi qu'en disent les aveugles, Golden Axe Warrior est carrément au dessus de Zelda (et même de Zelda II à vrai dire). Les décors ont plus de relief, plus d'originalité (plusieurs types de blocs, arbres, etc), les maisons ressemblent à des maisons (mais bon on trouve aussi des cavernes... faites à l'arrache cela dit), il y a des intérieurs de baraque, des crevasses dans le sol, et j'en passe. Les repompes envers Zelda 1 sont multiples et parfois sans gêne. De certains concepts légers (wizard qui se téléporte, clés à trouver ou à acheter, santé via ligne de coeurs qui progresse avec la mort des boss, types planqués dans le monde et qui filent des cornes -la monnaies du jeu- ou en font perdre, le plagiat est ouvert) jusqu'à des éléments plutôt lourd de sens (genre copie conforme de la "clé des voleurs").


D'un autre coté
Pendant les donjons, vous allez forcément baisser le son tellement la musique est gonflante. Le reste du temps, la bande-son est excellente
il y a des éléments uniques vis à vis de Zelda car le jeu se permet quand même pas mal d'ajouts : des concepts de progression (couper les arbres à la hache, briser les rochers), de type de décors (zone de lave, zone de marécage), les déplacements libres sur la mer, le bestiaire (un bon tiers du bestiaire repose sur des mécaniques neuves, même si c'est pas toujours appréciable), l'équipement (montgolfière pour voir la map en détail, grappin, les magies)... et même des villes tien ! Globalement le tout fonctionne très bien. En reprenant les bons cotés de l'un et en ajoutant les idées nouvelles de l'autre, on obtient en fait, ce qui aurait pu être un "véritable" Zelda II (niveau gameplay/gameplan) si Nintendo avait conservé ce style de jeu. Ne manque, à la rigueur qu'un manque de "type d'arme" tout juste comblé par les magies, là où l'ancêtre proposait un boomrang, un arc, des bombes, un sceptre... même si au final rien ne valait l'épée (sauf situations précises) ou comme ici la hache. Côté son, c'est pas dégueu dans l'ensemble, la musique d'intro est sympa, la musique d'overworld est entrainante, on a même une musique reprenant le thème des Goldens Axe lors de l'apparition des héros du premier opus (elle est d'ailleurs géniale !). Finalement seule la musique des donjons finit par gravement faire chier le joueur avec un bout sympa et un morceau archi horrible à supporter et qui gâche l'ensemble. La prise en main du jeu n'est pas mauvaise. En fait, une fois la phase d'adaptation passée (comprendre où tape le perso selon l'arme), sa vitesse de déplacement, celles des monstres, comment ils reculent sur le coup reçu (c'est à dire pas beaucoup), le jeu s'aborde ma foi très bien. On est un peu surpassé quand il y a trop de monstres à vaincre sur un même écran (ça devient l'horreur d'appliquer adroitement les stratégies d'approches quand on ne peut plus se mouvoir en paix), mais dans l'ensemble ça passe, en tout cas pour l'époque !



Golden Axe Warrior Note
est vraiment sympathique. Il accuse un tout p'ti peu de retard certes, mais correspond à une attente qui ne sera comblé que bien des années après : proposer un Zelda plus évolué sur Master System. Et en mon sens, c'est clairement réussi ! Je ne lui regrette finalement qu'une musique de donjon hyper gonflante et une fin bâclée (un topo vite fait et basta, c'est 50 fois moins intéressant/travaillé que l'intro donc). D'ailleurs je n'aurais pas crié au plagiat si un élément (pas forcément une Master Quest) avait apporté une petite Replay Value (comme recommencer en gardant son argent et son équipement), mais même sans ça, Golden Axe Warrior reste l'un des meilleurs jeux d'aventure de la petite 8-bits de SEGA.



Les -

  • Beaucoup de plagiats de Zelda, c'est
    une bonne et une mauvaise chose
  • Quelques passages un peu hard
  • La musique des donjons
  • La fin est baclée
  • Les +

  • Certaines musiques sont vraiment bonnes
  • L'univers de Golden Axe est respecté
  • Les nouveautés de gameplay
  • Revoir les héros de la série
  • Overworld gigantesque !
  • Superbe intro
  • Plutôt joli

  • Test réalisé par Aquel

    juillet 2012