Aladdin (MS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : Disney Interactive
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Aladdin
Prix au lancement : 350Frs


Une version similaire d'Aladdin (Virgin/Disney) est aussi disponible sur :




Une autre version d'Aladdin (Capcom) est également disponible sur :







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Aladdin









Le plus grand succès
La jouabilité, proche de Prince of Persia, pose quelques problèmes mais le jeu n'est pas dur alors...
cinéma de l'année 1992, se nomme Aladdin. Ce film issu des studios Disney, remporta pas moins de 217 Millions de $ rien qu'aux États-Unis (plus de 500 Millions de $ dans le monde). C'est absolument colossal. Pour sa sortie en cassette vidéo (et oui, les DVDs n'existaient pas encore) un an plus tard, la licence est adaptée en jeu vidéo. Pour convertir ce phénomène sur consoles, Walt Disney Pictures a vu large. En effet, Capcom s'est occupé de la version Super Nintendo, Virgin Interactive s'est occupé de la version Mega Drive et c'est la branche Disney Interactive qui s'est occupée des versions NES, GameBoy et de la présente version Master System. Si on y réfléchit 2 minutes, c'est assez logique puisque finalement, chaque développeur excelle sur le support qui lui ait attribué. Je ne vous ferez pas l'affront de vous remettre le scénario du film en tête (Aladdin le vaurien, accompagné de son singe Abu, héros malgré lui, est amoureux de la Princesse Jasmine, mais le méchant vizir Jafar se sert de lui pour récupérer la lampe du génie, etc… c'est bon, vous remettez ?). La première chose qui surprend, c'est de voir avec quelle fidélité le scénario a été respecté. Contrairement aux versions 16-bits, qui s'arrangent la sauce à leur manière et nous livrent des levels un peu hors contexte, sur Master System le jeu reprend exactement le film. D'ailleurs il y a énormément de scènettes animées où, avec du texte, on comprend les tenants et aboutissants de l'histoire. Une véritable prouesse sur un support qui ne nous a jamais habitué à ça (hors RPG bien entendu). Par contre, l'humour a été quelque peu mis de côté (je rappelle qu'on est sur une console 8-bits). L'esprit loufoque du film d'animation n'est pas vraiment retranscrit mais ça à la rigueur, on peut le comprendre. Comme on le sait, le genre majeur à cette époque-là, c'était la plate-formes. Et Aladdin propose un gameplay typiquement dans le style, puisque notre futur prince réalise tout un tas de mouvements : s'accrocher à une corniche, courir (2x avant), marcher sans faire de bruit (bas + sauter) ou réaliser un slide (courir puis action). Contrairement aux autres versions qu'on a testé, ici Aladdin ne fera de mal à personne. Il n'a pas d'arme et ne tue pas ses ennemis en leur sautant sur la tête. D'ailleurs il ne tue aucun ennemi. Disney Interactive a une fois de plus respecté scrupuleusement l'atmosphère du film. Le gameplay ne se table donc pas sur les versions Virgin ou Capcom de la licence, mais plutôt sur Prince of Persia (le jeu de plate-formes de Jordan Mechner, sorti en 1989), en mettant volontairement de côté les courses poursuites. Ainsi notre héros fera moults galipettes, récupèrera des clés pour ouvrir les portes, des items pour restaurer sa santé mais aussi des cailloux (le cimeterre n'intervient que lors de la lutte contre Jafar).


Les cailloux
Graphiquement c'est impressionnant pour un simple jeu 8-bits
peuvent étourdir un garde pour lui passer devant sans s'en soucier ou pour activer un mécanisme. A côté des poursuites à pieds (le jeu s'ouvre d'ailleurs sur cette scène) où il faut éviter les embuches, on a aussi 2 phases de vol aux commandes du tapis volant (l'une pour s'échaper de la caverne, l'autre est une ballade en amoureux avec Jasmine). On notera également que ces passages-là sont bien moins pénibles que sur la 16-bits de la marque. Et d'une manière générale, le jeu n'est pas difficile. On a des passwords pour reprendre sa partie, les vies sont infinies (mais on reprend au début du level) et globalement, les niveaux sont assez simples, à part quelques pièges un peu salauds qu'on est obligé de prendre pour passer. 9 levels vous attendent et à part peut-être le boss final (Jafar), il suffit de connaitre un peu le niveau pour le franchir sans trop de difficultés. Ensuite il y a toute la partie plate-formes et c'est ici que le titre perd des points. Aladdin est lourd à déplacer, le jeu est un peu lent et lorsqu'on veut grimper sur une corniche, il faut être placé bizarrement. Si on est pile en dessous, le personnage ne s'accrochera pas. On nous demande donc d'être précisemment décalé pour que ça fonctionne, ce qui est un peu débile. Et niveau contrôle, Aladdin ne peut pas sauter sans prendre d'élan (c'est vachement pratique...) et son contrôle n'est pas un modèle de précision. Heureusement que l'aventure n'est pas difficile, ce qui évite de le pénaliser. Techniquement par contre, cette version Disney Interactive est impressionnante. A part quelques clignotements, le jeu est très propre et a bénéficié d'une réalisation de premier ordre. Avec sa grosse cartouche de 4Mb (si, c'est gros pour une console 8-bits), le personnage principal est très bien animé (moins pour le reste forcément) et les décors sont vraiment superbes. Colorés, détaillés, on retrouve tout le charme et le design emprunté aux 1001 Nuits de la licence : le scarabée d'or, le tapis volant, les gardes du Sultan, le marché d'Agrabah, la cave aux trésors, le palais, etc. Bien sûr il faut comparer ce qui est comparable, cette version Master System est à 100 lieux d'atteindre le niveau d'excellence de la version Mega Drive, tant en termes de graphismes que d'animations, mais étant donné le statut de la console et ses modestes performances, il y a de quoi être étonné. D'ailleurs, ce qui m'a le plus impressionné, c'est que le jeu affiche des parallaxes lors des courses poursuites, et même des parallaxes en rotations (comme si certains éléments étaient en 3D). Ce procédé découvert avec Street Fighter II est toujours aussi bluffant, surtout pour une console de cet acabit. Enfin le son n'est évidemment pas du même niveau. Reprenant avec plus ou moins de succès les thèmes du film, les pistes tournent vite en boucle et finissent par agacer. Quant aux bruitages, ils sont habituels pour le support, c'est à dire barbares.



Si cette Note
version d'Aladdin n'a pas méritée les bons soins de Virgin Interactive et de son talentueux David Perry, elle n'a pas à rougir de la comparaison car graphiquement, repris dans le contexte des générations, cette édition Master System vaut bien les autres. C'est beau, c'est bien animé et cérise sur le gateau, c'est la version dont le scénario est le plus fidèle au film. Qui l'aurait cru ? Bien sûr il accuse quelques écueils au niveau de la maniabilité mais comme c'est également la version la plus abordable, ces menus problèmes ne gênent plus vraiment. Ainsi, sur Mega Drive comme sur Master System, Aladdin est un grand jeu, l'un des meilleurs titres d'une console dont la vie cherche à perdurer (je rappelle que cette version est sortie en 1994, plusieurs mois après les versions Mega Drive / Super Nintendo alors que la petite 8-bits de SEGA devrait être morte et enterrée depuis longtemps étant donné que son successeur a déjà 4 ans à la sortie du jeu). Bref, c'est une agréable surprise.



Test réalisé par iiYama

février 2011