Virtua Fighter (32X)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1995
Développeur : SEGA (AM2)
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : combats (versus fighting)

Support : cartouche de 32Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : VF
Prix au lancement : 450Frs


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Virtua Fighter









Sur la lancée
Alors que Virtua Fighter 2 est déjà sorti sur Arcade, ce tardif portage ne propose que 8 personnages jouables
d'un Virtua Racing révolutionnaire et toujours sur Arcade, SEGA et sa talentueuse équipe AM2 sont passés à un tout autre registre. Fini les courses de Formule 1, place à la baston ! Pile un an après Virtua Racing, l'AM2 revient avec Virtua Fighter, un jeu produit par le bien connu Yu Suzuki. Virtua Fighter a impressionné beaucoup de joueurs à sa sortie sur Arcade en 1993. Il faut dire que le "versus fighting" bat son plein depuis l'avénement de Street Fighter II, et beaucoup ont suivis cette tendance : Mortal Kombat, Fatal Fury, World Heroes, Dragon Ball Z, Art of Fighting et autres Samuraï Shodown ont fait les heures de gloire d'une Arcade bruyante et pugiliste. Ceci dit tous ces jeux ont 2 points en commun : des supports 16-bits et une réalisation en 2D. Voulant révolutionner le jeu de combats, au moins autant que le jeu de courses, SEGA et l'AM2 sont donc partis sur de nouvelles bases, tout d'abord avec le célèbre hardware Model1 et par conséquent, une réalisation en 3D, la première sur le secteur. Mettant les 2 pieds dans l'ère de la 3D, Virtua Fighter proposait en plus des combats réalistes basés sur de véritables techniques de maitres. Malgré tout, même s'il est bien présent, le succès n'est pas unanime pour autant car les jeux de combats en 2D restent encore très populaires (à l'inverse des jeux de courses qui eux, vont définitivement passer à l'ère de la 3D). Un phénomène qui s'explique assez simplement : en 3D le jeu est plus lent, plus réaliste, généralement moins fantaisiste et (vous l'avez sans doute remarquer) la jouabilité est (comparativement à un titre 2D) moins intuitive (même si les jeux de combats en 3D ont, pour certains, leur charme). De son côté, la 32X est un add-on/console vraiment performant qui servira de base à la Saturn, voilà pourquoi on y retrouve les plus grands titres SEGA de l'époque.


Avec une jolie
Cette adaptation n'exploite pas complétement les capacités du 32X, d'où des graphismes largement revus à la baisse
cartouche de 32Mb (4 fois Sonic 2 tout de même), et sorti 2 ans après l'Arcade, on était en droit d'attendre mieux de ce hit fait de polygones. Cette version console propose les modes Arcade, Versus et Tournament. Les options disposent d'un beau panel de paramètres (dont un qui m'a marqué : on règle la taille de l'aire de combat) et on retrouve les 8 personnages de la version originale (d'ailleurs Lau ressemble un peu trop au Tao Pai Pai de Dragon Ball). A ce propos, en 1993 sortait déjà Super Street Fighter II et ses 16 fighters, alors qu'en 1995 (heure de ce portage) un jeu comme Ultimate Mortal Kombat 3 en propose 23, quand King of Fighters '95 en propose 24. Du coup le maigre roster de ce premier Virtua Fighter parait vraiment désuet. De plus, côté réalisation et même si je ne connais pas la version Arcade sur le bout des doigts, cette version 32X est quand même bien moche. Je veux bien que la 32X n'est pas le Model1 mais quand même : le nombre de polygones affichés est ridicule, rendant chaque personnage plus cubique qu'il ne l'était déjà (avec beaucoup de détails manquants, des décors simplifiés ou encore des mains devenues de simples cubes : voir le comparatif ci-dessous). Si parfaite qu'elle était, l'animation souffrira d'un manque flagrant de fluidité avec en plus, une prédisposition à la tremblote. Les décors sont insignifiants et si les persos ont souffert de la transposition, c'est Dural (le boss final) qui aura le plus pelé (elle ne ressemble franchement à rien !). Heureusement pour lui, il faut quand même souligner que la jouabilité est bonne. Sans être hyper souple ou parfaitement réactive, les coups sortent assez bien, les personnages se contrôlent plutôt facilement. Comme je le disais, la particularité de Virtua Fighter, c'est d'être "réaliste" (tout du moins plus que la concurrence de l'époque), ainsi pas de boule de feu ou de mouvements impossible à faire, ici votre avatar ne réalisera que des coups censés être praticables. D'ailleurs, à la façon d'un tournoi d'arts martiaux, si vous sortez de l'ère de combat, vous perdez le round. De plus, les manipulations sont à base de combos et je ne regretterai finalement qu'une seule chose : que la protection se fasse via un bouton, ce qui est loin d'être pratique.



Peut-être un peu Note
moins pourri que Virtua Racing, j'ai une fois de plus été très déçu par la 32X. Je vous le dis franchement, je m'attendais à mieux. Si l'adaptation a mis 2 ans à voir le jour, la réalisation ne fait pas du tout honneur au support. La 32X a su nous montrer le meilleur d'elle-même avec certains titres tels que Star Wars Arcade, et ici, malgré la simplicité de la version Arcade, on se retrouve avec une version très inférieure, tant en terme de graphismes (qui ont été simplifiés) que d'animations, pourtant à l'origine très fluide (vous l'aurez compris, ce n'est malheureusement plus le cas !). En plus le titre de la célèbre AM2 n'est pas bien difficile (contrairement à la version Arcade) et en 1h30 vous aurez fini le jeu avec les 8 persos (et oui, seulement 8 !). Alors que Virtua Fighter 2 est déjà sorti sur Arcade et qu'il ne va pas tarder à voir le jour sur Saturn, la 32X semble souffrir d'un portage réaliser à l'arrache et c'est bien dommage. Résultat, une fois fini, il retournera gentiment sur l'étagère (re)prendre la poussière...




Comparatif entre les versions : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

aout 2007 (mise à jour : septembre 2016)